Eres

  • Les livres et les enfants d'abord !

    Patrick Ben Soussan

    • Eres
    • 17 February 2022

    Une visite guidée, avec gaîté, du pays des livres et des lectures partagées avec les tout-petits pour découvrir ce qu'autrices et auteurs, illustratrices et illustrateurs, y ont semé et ce que nous, parents, professionnel·le·s de la petite enfance, de la culture, de l'éducation... y récoltons.

    Les livres et les enfants d'abord ! Une boutade ? Non, une invitation. Mais un défi aussi, voire une provocation. Alors que la lecture a été déclarée grande cause nationale par le président Macron, la littérature au berceau se trouve convoquée pour que les plus jeunes deviennent demain de vrais lecteurs. Voilà donc un projet bien ambitieux ! Mais pour remettre la lecture au coeur de la vie des petites Français·e·s, encore faudrait-il clairement saisir ce que signifie lire avec un bébé, un tout-petit... Corps-à-corps, regards mutuels, attention soutenue, la voix du lecteur et le babil rassasié du tout-petit, celui qui n'a pas vécu les enchantements communs autour d'un album ne connaît pas ces petits bonheurs qui soutiennent notre quotidien de parents ou de professionnels ! Patrick Ben Soussan rappelle ce qui fait la richesse de cette rencontre, qui n'a aucun autre objectif (pédagogique, développemental, utilitaire) que de vivre ces moments d'intimité, de plaisir et de douceur partagés, avec l'aide de tous ces autres membres de l'humanité convoqués autour du livre. Il faut raconter des histoires aux enfants, lire avec eux des livres d'histoire, des albums. Pour faire du monde que nous avons habité, de celui qu'ils habiteront demain, une histoire racontable.

  • Les nouvelles beautés fatales : les troubles alimentaires comme pathologies de l'image Nouv.

    Les troubles des conduites alimentaires, anorexie et boulimie, sont un phénomène contemporain et sociétal en pleine expansion accéléré par l'utilisation massive des réseaux sociaux. Ils appartiennent à un nouveau domaine d'expression de la souffrance intime que l'auteure désigne comme « pathologies de l'image ».

    À partir de son expérience clinique, l'auteure analyse les liens entre les troubles des conduites alimentaires et les représentations du corps des femmes. La prolifération spectaculaire des images, jusqu'aux images de soi produites par soi, via les réseaux sociaux, et leurs simulacres que sont les images retouchées déterminent une relation pathologique entre la femme et son propre corps.

    Ainsi les troubles des conduites alimentaires permettent de mieux saisir notre époque où l'image, le corps, la mode, la beauté et le paraître constituent les termes de l'inscription postmoderne des sujets : comment les femmes se situent-elles par rapport à un corps pris dans les attentes sociales ? Comment s'en accommodent-elles ? Comment certaines, en parodiant jusqu'à la caricature cette idéalisation extérieure à leur propre chair, en font-elles le sacrifice ? Car tel est aussi le destin des troubles alimentaires comme pathologies de l'image : commettre le sacrifice du corps afin d'atteindre l'idéal éphémère d'une beauté contemporaine.

  • De la naissance aux premiers pas

    Michèle Forestier

    • Eres
    • 1 November 2018

    Ce livre expose de manière simple et très illustrée le chemin par lequel le bébé passe pour arriver à la marche et tous les bienfaits qu'il peut en tirer. Cette nouvelle édition augmentée tient compte des très nombreux échanges que l'auteur a eus, depuis la première parution, avec les parents, les kinésithérapeutes, les personnels de la petite enfance et les médecins.

    Kinésithérapeute expérimentée, l'auteur a observé et analysé avec précision les étapes qui mènent le bébé vers la marche. Par son côté pratique - des illustrations qui montrent le quotidien du bébé, un texte clair, mis en page de manière très simple et colorée - l'ouvrage a déjà séduit de nombreux parents et personnels de la petite enfance.
    On y « voit » les mouvements du bébé, on comprend facilement le chemin naturel qui conduit le nourrisson de la position « couché sur le dos » à la marche autonome et tout le bénéfice qu'un bon développement moteur peut lui apporter. L'auteur propose des conseils pour la vie quotidienne, pour le choix du matériel et des objets à mettre à disposition, mais aussi des jeux moteurs simples, faciles à partager, afin de donner au tout-petit toutes les chances d'être à l'aise dans son corps avant de savoir marcher.

    Stimulés ou pas, tous les bébés en bonne santé parviennent à marcher, sans que l'on ait besoin de leur apprendre. Toutefois, l'attitude des personnes qui les entourent peut favoriser ou freiner l'installation d'une bonne motricité.
    Forte de son expérience de kinésithérapeute, l'auteur répond aux nombreuses questions que se posent les parents et les professionnels de la petite enfance : le passage par le quatre pattes est-il important ? Faut-il aider le bébé à se mettre debout ou à marcher ? Doit-on s'inquiéter d'un petit retard d'installation de la marche ? Comment faire face à un bébé en difficulté ?
    Les nombreux dessins et photos rendent l'ouvrage dynamique, vivant et pédagogique : au service de tous les enfants, qu'ils soient en bonne santé ou qu'ils présentent une pathologie, il a pour objectif d'inciter l'entourage familial et professionnel à mieux observer les tout-petits, à s'émerveiller devant leurs exploits moteurs et mais aussi à agir au bon moment en cas d'inquiétude.

  • Ce livre se veut à la fois informatif et prescriptif. Médecin urgentiste, pionnière de la santé féminine aux États Unis, l'auteur montre non seulement comment la médecine moderne centrée sur l'homme nuit aux femmes, mais aussi quelles mesures les femmes peuvent prendre pour réduire leurs propres facteurs de risques et faire avancer les choses autour d'elles.

    Chromosomes, cycle menstruel, métabolisme... Les corps des femmes ne fonctionnent pas exactement comme ceux des hommes, notamment à l'échelle de la cellule. Et pourtant notre modèle médical est issu de connaissances recueillies sur des cellules de mâles, qu'il s'agisse d'hommes ou d'animaux. Quantité d'éléments demeurent troublants : ces maladies qu'on ne parvient pas à expliquer chez les femmes ou encore ces médicaments qui agissent sur les hommes et sont inutiles ou bien dangereux, voire mortels, pour les 50 % restants de la population. Les données sur le Covid-19 montrent que cette maladie affecte différemment les hommes et les femmes. À l'heure où l'on nous parle de « médecine personnalisée » et de « thérapies ciblées », il est impossible de lire ce livre sans être stupéfait(e) que les scientifiques n'aient pas pris cette donnée en compte plus tôt.

  • Réussir son burn-out : récits de résistance

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    • Eres
    • 13 January 2022

    À partir de leur récit, les sept autrices signent un ouvrage qui résiste au pathos et explique comment elles ont transformé l'épouvantable épreuve du burn-out professionnel en ressource pour les autres.

    Elles sont sept, de 35 à 60 ans, infirmières, couturière, assistante sociale..., mariées ou célibataires, grands-mères ou en attente de fonder une famille, vivant en ville ou à la campagne, harcelées, surchargées, ballottées ou encore mal traitées par un supérieur, un collègue, un système. Elles sont tombées brutalement, après un long déni. Elles ont mis des mois à se relever. Repérées par le service social de l'Assurance Maladie, elles ont accepté de participer à des séances de groupe. Là, entre pairs, elles se sont senties enfin comprises. À tel point qu'elles ont eu envie de prolonger des rencontres aussi ressourçantes que graves par un projet d'écriture. Même s'il y a beaucoup de livres sur le burn-out, celui-ci est novateur parce que : 1. Ce sont des victimes qui en parlent, et à plusieurs voix ; 2. Elles relatent non seulement leur épreuve mais également leur parcours de « résistance » pour quitter le statut de victime ; 3. Elles sont très peu en France à avoir créé une association telle que la leur ; 4. Elles montrent les vertus du travail social de groupe pour se rétablir.

  • Publiés dans une édition bilingue, les trois articles de Freud traduits ici sont parmi ses derniers écrits. Ils contiennent ses ultimes réflexions au sujet de l'apport déterminant de la psychanalyse, sur les plans de la pratique comme de la théorie.

    La traduction de trois articles majeurs écrits par Freud, entre 1937 et 1938, à la fin de sa vie donc, s'accompagne ici du texte original allemand, permettant à qui le souhaite de se reporter aux concepts fondamentaux tels que Freud lui-même les formule. Elle prend pour guide de lecture l'oeuvre de Lacan et s'efforce pour cela de faire entendre en français le poids du signifiant allemand, au point parfois de surprendre. Après l'Esquisse d'une psychologie, oeuvre-source rédigée en 1895 à partir de laquelle Freud met en place de nombreux concepts, les traducteurs proposent avec ces articles d'embrasser l'ensemble du parcours freudien, dans une sorte de tour d'horizon de sa pensée, des profonds changements théoriques et pratiques opérés, mais aussi de la continuité sous-jacente de la pensée de Freud, du début à la fin.

  • Le dialogue entre les deux auteurs de L'homme sans gravité se perpétue vingt ans après à travers l'actualité plutôt brûlante où les implicites de la question du transgenre résonnent avec la vie politique elle-même.

    Dans un échange cordial et accessible qui ne masque pas certaines différences, Charles Melman et Jean-Pierre Lebrun s'attaquent à la question cruciale de savoir si l'évolution de notre société nous entraîne vers davantage de civilisation ou si au contraire, elle contribue à nous déciviliser. À partir du film « Petite fille » exemplaire de la problématique du transgenre dont la progression est aujourd'hui évidente, ils interrogent ce que d'aucuns estiment être une avancée sous couvert d'une possible et nécessaire autodétermination de l'enfant. Le point central consiste à devoir se demander si la réalité de ce sujet capable de se penser sexué à partir de lui-même est autre chose qu'un voeu pieux basé sur un déni, en l'occurrence, de son anatomie. Comment penser une société qui se construirait sur de telles prémisses ?

  • Les jeunes au volant

    ,

    • Eres
    • 10 March 2022

    La conduite n'est pas seulement dangereuse en puissance pour les jeunes conducteurs eux-mêmes, elle l'est aussi pour les autres. Cet ouvrage collectif propose une réflexion globale autour de cette question : la manière dont ils apprennent à conduire et se représentent la circulation routière, leur relation aux autres, aux piétons, aux cyclistes, à leur voiture, au Code de la route, à la vitesse notamment, aux outils technologiques...
    Il s'agit du premier ouvrage majeur consacré à la conduite routière des jeunes générations qui utilisent la voiture comme un objet transitionnel (à la fois d'apaisement et de passage).

  • La constellation transférentielle

    Pierre Delion

    • Eres
    • 24 March 2022

    Notion déterminante de la psychothérapie institutionnelle, la constellation transférentielle est l'élément de base de l'institution pour soigner les pathologies archaïques telles que l'autisme, la psychose et la schizophrénie.
    Cet ouvrage fait le point sur son histoire, son utilité aujourd'hui et ses conditions de possibilité.

    La constellation transférentielle réunit l'ensemble des personnes qui sont au contact avec un patient présentant une pathologie archaïque (autisme, psychose, schizophrénie...). Elle résulte d'un travail collectif effectué au fur et à mesure dans l'équipe qui l'accueille et le soigne. Ce dispositif institutionnel gagne à être pensé pour tenir compte des formes spécifiques de transfert liées à ces pathologies. L'ouvrage revient sur les concepts qui fondent la constellation transférentielle : institution, transfert multi-référentiel, transfert dissocié, transfert adhésif, transfert projectif, réunion de constellation, problématiques hiérarchiques, fonction d'accueil, équipe soignante, politique de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie.

  • A l'heure où les neurosciences viennent concurrencer l'approche psychanalytique, l'auteur livre ici le parcours neurologique de Freud, engagé dans les courants scientifiques les plus novateurs de son temps, à travers des articles inédits en français, publiés entre 1884 et 1886.

    À l'heure où le projet psychanalytique est questionné dans ses fondements scientifiques et concurrencé dans son approche de la psyché humaine par le développement des neurosciences, l'auteur s'attache à montrer que le jeune Freud était engagé dans les courants scientifiques les plus novateurs de son temps. Il présente et restitue les textes, publiés entre 1884 et 1886, qui en témoignent. La psychanalyse est née dans ce terreau fertile d'une science neurologique en pleine mutation, et au moment même où les énigmes se déchiffraient les unes après les autres, permettant de concevoir un schéma cohérent de l'appareil neuro-cérébral. Au fait de tous les savoirs nouveaux de cette époque d'une insolente créativité, c'est en contrepoint que Freud construit son propre appareil psychique. Il s'y adosse un temps, pour mieux s'en détacher sans l'oublier jamais.

  • Victimes d'un lâchage institutionnel de l'État et de la plupart des départements, les jeunes majeurs de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) vivent une situation dramatique. L'auteur, acteur engagé, lance un cri d'alerte et propose des solutions originales pour leur accompagnement.

    L'ouvrage retrace, à partir des années 1970, l'histoire et les raisons profondes du lâchage institutionnel des jeunes majeurs relevant de l'ase. Avec des témoignages saisissants de jeunes confrontés à un manque de pilotage de l'action publique dans ce domaine, l'auteur souligne à quel point le traitement inhumain réservé à ces jeunes sans défense et sans protection est curieusement différent de celui réservé aux autres bénéficiaires de l'Aide sociale (personnes handicapées ou âgées : apa, rsa, etc.). Révolté par les conséquences de cet angle mort dans notre système de protection sociale que constitue l'Aide sociale à l'enfance, il propose un accompagnement de ces jeunes à partir de la notion de seuils de passage et de parcours individuel (16/25 ans) plutôt que de le penser en termes d'âge couperet lorsqu'ils parviennent à l'âge adulte (18 ans).

  • Donner des limites, c'est assumer son autorité. Celle-ci repose sur un subtil mélange entre le oui et le non :
    « Oui, c'est difficile pour toi, mais non, tu n'as pas le droit. » Le point de vue de l'enfant, sa tristesse, sa frustration sont entendus dans un entre-deux nuancé : tout admettre confine au laxisme, tout réprimer penche vers l'autoritarisme. Nous pouvons dire que l'autorité éduque, donc elle est de l'ordre de la bienveillance, alors que l'autoritarisme assujettit et risque de se situer sur le versant de la maltraitance. Les enfants apprennent ainsi le respect d'eux-mêmes et des autres tout en étant soutenus par une autorité bien tempérée.

  • « Dans Ma bibliothèque idéale pour les tout petits - de leur naissance à leur entrée en maternelle s'il fallait donner un âge -, il y a des albums et des albums, en étagères repues. Mais peu, à peine 20 livres m'accompagnent depuis des années. Comme une trousse de secours où seul l'indispensable se mérite. ».

    Avec sa sélection extrêmement resserrée d'albums de la littérature de jeunesse, Patrick Ben Soussan nous offre avec générosité son cabinet de curiosités et tout ce qu'on peut y trouver : un véritable capharnaüm de mots, d'histoires, d'images. Dans ce dialogue impromptu entre texte et illustrations, dans l'épure de certains albums ou l'exubérance des autres, il y voit les rires ou les chagrins qu'ils renferment. Il invite les lecteurs, petites et grandes personnes, à respirer dans leurs pages, à s'y cacher, à mêler les sens, vision, sensation, odeur, toucher, pour donner au monde une forme, un contour qui n'est pas que « visible », qui est vivant.
    A lire absolument avec Les livres et les enfants d'abord ! pour une immersion dans un univers d'où vous ne ressortirez pas indemnes !

  • Pourquoi Lacan - traduit du bresilien par danielle birck

    Betty Milan

    • Eres
    • 20 August 2021

    Dans l'analyse qui a permis à l'auteure d'accepter ses origines, son sexe biologique et la maternité, Lacan a recouru très largement à la séance dite courte. Betty Milan témoigne de la pertinence de cette pratique.

    Lacan n'était pas guidé par le temps de Kronos, celui de la durée qui s'écoule, mais par celui de Kairos, moment fugace où se présente une opportunité qu'il faut savoir saisir. Pour lui, le discours de l'analysant primait sur le temps de la pendule : dès lors que l'essentiel avait été dit, la séance était terminée, l'analyste avait rempli son rôle. La séance n'était pas courte comme on dit couramment, sa durée était variable. Mais il y avait aussi des séances très courtes, pour des raisons analytiques et non pas mercantiles... rien à voir avec time is money. En empruntant cette voie, Lacan a bouleversé la psychanalyse et lui a rendu la virulence de ses débuts. Plus que ça, il nous a appris à ne pas gaspiller le temps, ce qui est fondamental dans n'importe quelle activité humaine, aujourd'hui plus qu'hier.

  • La fragilité de source : ce qu'elle dit des affaires humaines

    Charles Gardou

    • Eres
    • 17 March 2022

    Dans une suite « incarnée » de La société inclusive, parlons-en !, Charles Gardou lie, dans une relation dialectique, sa posture de père avec celle d'anthropologue et universitaire.

    À partir des réalités de vie singulière de la jeune femme, affectée d'un syndrome de Rett, qui l'inspire, l'auteur formule des interrogations sur la diversité et la fragilité humaines, la société et le monde. Ce livre est celui, non d'un militant d'une idéologie, mais d'un acteur-chercheur engagé, avec une distance critique, dans la cause du handicap, qui le pousse à chercher l'inaltérable par-delà ce qui est altéré, le caché derrière l'apparent. Il invite à une alliance entre la raison et le sensible, sans surévaluer l'une au détriment de l'autre. La destinée inédite de celle qui inspire et accompagne son écriture lui donne une coloration particulière.

  • 3-6-9-12 Apprivoiser les écrans et grandir

    Serge Tisseron

    • Eres
    • 12 October 2017

    Les règles d'usage des écrans ne peuvent pas être les mêmes à chaque âge. La règle « 3-6-9-12 » - « Pas de télévision avant 3 ans, pas de console de jeux personnelle avant 6 ans, pas d'Internet avant 9 ans et Internet accompagné jusqu'à l'entrée en collège, vers 11-12 ans » - constitue une feuille de route pour un usage raisonné des écrans, de la naissance à la majorité, et au-delà.

    Cette nouvelle édition se présente enrichie de trois façons par rapport à la précédente, même si le message principal reste évidemment le même : l'apprentissage du bon usage des écrans commence dès la naissance, et il se fait en famille.
    1. De nombreux exemples nouveaux.
    2. La référence à des travaux parus depuis 2013 renforce l'idée que les troubles liés à la surconsommation d'écrans sont corrélés au temps passé devant un écran avant l'âge de trois ans.
    Du coup, l'accent de la prévention est déplacé. La responsabilisation se porte encore plus sur les parents qui doivent comprendre l'importance de tenir l'enfant de moins de trois ans à l'abri des écrans.
    3. L'énoncé d'un mode d'emploi pour aider les parents à tenir leurs décisions concernant les limitations du temps d'écran face à leurs enfants. Les enfants ont beaucoup plus de plasticité psychique et comportementale que tous ne le croient : profiter des changements, comme la rentrée scolaire, pour modifier les habitudes...

  • « La recherche des origines personnelles, dans le cadre d'une adoption, est une quête qui fait partie de l'histoire de chacun à la fois personnelle et intime. Il s'agit de reconnaître à chacun «le droit d'accéder à son histoire», droit dont la mise en oeuvre se heurte au «droit de la mère au secret». Tout en s'inscrivant dans les textes de loi en vigueur (loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 et loi n° 2002-93 du 22 janvier 2002), notre réflexion nous a conduits sur un chemin où nous constatons qu'il n'y a pas de dogme ni d'injonction ; la complexité des apports témoigne de l'impossibilité d'une réponse linéaire. Chaque situation est unique et aucun livre ne nous dira le chemin. La recherche des origines peut prendre des routes diverses et aboutir à des réponses et des modalités très différentes d'une personne à l'autre. Le respect et la position compréhensive s'imposent à nous. Cette recherche est une question légitime et universelle. Mais la réponse est singulière.
    Elle est une démarche personnelle qui a un caractère intime. »

  • L'insoutenable subordination des salariés

    Danièle Linhart

    • Eres
    • 14 January 2021

    Une lecture sociologique des innovations managériales en cours, qui tendent à faire oublier les véritables objectifs des employeurs : continuer à mettre en oeuvre la subordination des salariés, seule garantie de leur exploitation « légitime ».

    L'auteure décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui prend une forme de plus en plus personnalisée, intrusive et délétère, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s'emparer des véritables enjeux du travail. Des drh « bienveillantes » et préoccupées du « bonheur » de leurs salariés aux « entreprises libérées » par leur leader, en passant par l'esprit start-up et l'offre éthique, l'auteure analyse tous ces faux-semblants qui paralysent l'intelligence collective et menacent l'avenir du monde.

  • Deux ans après le début de la pandémie, le devoir d'inventaire s'impose désormais. Dans la suite de La démocratie confinée, à travers des chroniques qui reprennent en janvier 2021, Emmanuel Hirsch partage le suivi éthique de la gouvernance politique et développe une réflexion tirant les enseignements de ce qui s'est passé pendant cette crise sanitaire pour nous préparer aux prochaines.

    Notre démocratie est convalescente, fragile après des mois d'incertitude. Pourtant, dans l'exaltation de « nos libertés retrouvées », la convivialité sociale supplante l'exigence du débat public. Est-ce ainsi que l'on renouera avec la vie démocratique, déjà amnésique de ce que la société éprouve depuis mars 2020 ? Aucun bilan transitoire n'a été sollicité afin de convenir en société de ce que nous avons appris de ces mois de crise profonde, de ce que nous y avons perdu, parfois dans des renoncements inconsidérés. Que reste-il aujourd'hui de nos « essentiels » ? Quels principes d'action mobiliser pour aborder l'après, si nous n'avons pas pris le temps d'analyser, d'approfondir et de partager tant d'expériences inédites ? Nous ne pouvons reprendre le cours de nos existences sans effectuer ce premier devoir d'inventaire afin d'évaluer ce qui émerge de nouveau et reprendre confiance en notre destinée.

  • Après Le berceau vide, ce nouvel ouvrage approfondit la question du soin et de l'accompagnement des mères après la terrible épreuve de la perte d'un bébé avant ou après la naissance.

    Pour permettre à des mères de survivre à la terrible épreuve de la perte d'un bébé pendant la grossesse ou autour de la naissance, des cliniciennes créent et animent un groupe de parole thérapeutique. Dans cet ouvrage, le lecteur trouvera tant des témoignages de mères ayant participé au groupe que des réflexions théorico-cliniques plus particulièrement destinées aux professionnels, afin de comprendre la pertinence de ce type de dispositif et d'avoir les outils nécessaires pour créer un groupe.

  • Cet ouvrage a été écrit par des psychanalystes appartenant à différents courants doctrinaux, par des parents et une personne autiste.
    Devant l'ampleur du sujet, qui aborde plus d'un demi-siècle de débats, la priorité a été donnée aux apports contemporains des psychanalystes : apports scientifiques par la recherche et les innovations (le dépistage précoce par exemple) ; apports cliniques et thérapeutiques (enjeux d'accès à la position de sujet dans sa vie et dans la communication avec autrui, de la construction de la personnalité, des espaces psychiques, de l'accès à la symbolisation) ; apports dans les domaines éducatif et pédagogique, dans les institutions sanitaires et médico-sociales ; et bien sûr, apports aux familles et aux personnes autistes elles-mêmes dans l'accompagnement au quotidien.

  • Attachement et pulsion : deux forces pour toute la vie

    Philippe Greig

    • Eres
    • 11 November 2021

    L'ouvrage débute avec le rappel des observations historiques et des premiers concepts, et illustre l'attachement au quotidien : la tendresse de nos proches, notre environnement, la maison, les animaux familiers. Avec la régulation de la violence et de la sexualité, les forces pulsionnelles, dont les multiples facettes s'éclairent les unes avec les autres, donnent au sujet son incroyable développement. L'attachement sécure ouvre la voie au détachement sécure et à l'exploration du monde ; l'attachement perturbé présage un enchaînement de souffrances et d'échecs. Toutes les thérapies, tout comme les résiliences spontanées, inscrivent l'attachement au coeur de la transformation du sujet. La place essentielle de l'attachement et son indispensable intrication à la pulsion dans l'installation du processus langagier sont un apport central pour l'enracinement de notre culture. Dans l'aventure du couple, le croisement des forces pulsion et attachement apporte un regard novateur sur les crises ou les réussites de cette rencontre.

  • Agapè, danser à l'hôpital Nouv.

    Agapè, danser à l'hôpital

    Thierry Thieu Niang

    • Eres
    • 12 May 2022

    Danseur et chorégraphe, Thierry Thieû Niang est en résidence artistique dans les services d'oncologie et d'hématologie à l'hôpital Avicenne à Bobigny, où il accompagne en dansant les patient·e·s hospitalisé·e·s.

    Témoignages, réflexions et citations littéraires composent le tissu poétique et éthique de cette expérience originale, celle d'un danseur au coeur de l'hôpital. L'auteur dessine des portraits sensibles, des rencontres et des instants inédits dont la danse - le mouvement des corps - est le médium. Que peut la danse ? Comment raconter, partager le mouvement dansé des corps dans une chambre, un box, un couloir d'hôpital ?

  • Sage-femme, gardienne de l'eutocie ? approche anthropologique du savoir-faire des sages-femmes Nouv.

    À l'heure où les sages-femmes se déclarent en grève pour faire entendre leurs revendications, ce livre apporte un éclairage anthropologique et historique sur la formation et l'évolution de leur métier et permet de mieux comprendre les conditions actuelles de la naissance en France.

    Cela fait longtemps que les sages-femmes revendiquent de meilleures conditions de travail. « Une femme, une sage-femme », tel a été le mot d'ordre, resté sans réponse, pour un accompagnement optimal de l'accouchement. Depuis quelques années, ce sont les femmes qui prennent la parole pour dénoncer les violences gynécologiques et obstétricales, pour demander une humanisation et une diversification de l'offre de soin par la création notamment de maisons de naissance. Pour comprendre l'inertie dans laquelle les conditions de la naissance se trouvent en France, il est nécessaire de saisir, d'une part, les enjeux qui sous-tendent la formation et l'activité des sages-femmes, d'autre part, les éléments constituant l'accompagnement proposé aux femmes pour mettre au monde leurs enfants. L'engagement de celles qui tentent de préserver leur identité professionnelle de « gardiennes de l'eutocie », à qui cet ouvrage donne la parole, est également essentiel à la formation des nouvelles générations de sages-femmes.

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