Fantasy & Science-fiction

  • Bifrost n.106 ; Kim Stanley Robinson : terraformeur utopiste Nouv.

    Bifrost n.106 ; Kim Stanley Robinson : terraformeur utopiste

    Bifrost

    • Le belial
    • 28 April 2022

    Au premier anniversaire de la mission, Jasper, encore nu, encore fâché, décrète qu'ils sont piégés dans une simulation.
    « Réfléchissez, débiles. » Du plat des mains, il pousse contre le plafond bas en métal, fléchissant ses bras d'os et de tendons. « Le lancement, c'était comme à l'écran, non ? L'énorme grondement, le compte à rebours interminable, l'inversion de gravité. Un véritable film. ».
    À deux mètres de là, Beatriz est sous perf. Un tuyau sinue jusque dans son poignet tout meurtri ; le cocktail chimique la cloue au matelas en mousse à mémoire de forme. Elle se rappelle le lancement. Un vigile qui kiffait ses tatouages de la Santa Muerte lui a refilé en douce un sandwich au salami, genre ceux qu'elle achetait à la supérette avec sa mère. Elle a vomi ce dernier dîner quand ils sont passés en apesanteur ; il flottait dans la cabine comme un ballon pourri.
    Beatriz ne prend plus la peine de répondre à Jasper, sauf quand ils baisent...

    Rich Larson.
    On est peut-être tous des sims.

  • Bifrost n.105 ; Leigh Brackett : la dame de Mars

    Bifrost

    • Le belial
    • 27 January 2022

    Il pleuvait sur la vallée depuis trente-six heures, une pluie drue, ininterrompue. Le sol était saturé. Le moindre repli aux flancs hérissés crachait un torrent boueux qui courait s'agréger aux autres torrents en contrebas avant de se déverser par des chenaux naturels dans la rivière. Une rivière qui, tirée de sa torpeur coutumière, roulait en rugissant tel un nouveau Mississippi, déchirant ses berges, s'étalant en une vaste tache jaune sur les champs et dans les rues de Grand Falls fuies par ses habitants en quête de hautes terres. Arbres déracinés et poutres emportées heurtaient les murs des vieilles bâtisses en brique de la grand-rue. Dans le hall de l'hôtel, les crachoirs de bronze flottaient de plus en plus haut, entrechoquant en un glas pitoyable leurs flancs sonores. Au sommet des crêtes fermant la vallée au nord-est et au sud-ouest, cachés par une main méticuleuse, deux petits mécanismes bourdonnaient sans interruption - des minisemeurs qui ne devaient rien à la technologie terrienne. Leur énergie s'épuiserait en quelques jours, mais pour l'heure, ils fonctionnaient avec une efficacité remarquable, propulsant un courant régulier de particules chargées d'électricité vers le ciel, ensemençant les nuages qui s'amassaient sur les crêtes. Dans la vallée, la pluie tombait toujours...
    Leigh Brackett.
    Toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

  • Bifrost n.104 ; Stanislas Lem : un siècle de solaristique

    Bifrost

    • Le belial
    • 28 October 2021

    Pour son numéro 104, Bifrost passe à l'Est et se consacre à Stanislas Lem, le plus connu des écrivains polonais de science-fiction.
    Né en 1921 à Lviv (désormais en Ukraine), Stanislas Lem se destine à des études de médecine mais, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, oblique vers l'écriture. Il publie son premier roman en 1946 : intitulé L'Homme de Mars, il met en scène des thématiques qui deviendront récurrentes chez l'auteur, la rencontre avec l'Autre et la comprhéension impossible. Sa carrière prend de l'ampleur au cours des années 50, avec la publication de romans et nouvelles, mais décolle véritablement en 1961 avec Solaris. Classique absolu du genre, réflexion sur le deuil et sur l'incommunicabilité, ce roman sera adapté par deux fois au cinéma : par le cinéaste russe Andrei Tarkovski en 1972 et par Steven Soderbergh en 2002. Individu curieux de tout, Lem s'intéresse tout particulièrement à des sujets aussi divers que la cybernétique, la prospective et la théorie de la littérature. À partir des années 70, la production littéraire de l'auteur diminue, alors que sa célébrité grandit dans le reste de l'Europe et aux USA. Il s'exile en Autriche durant les années 80 ; c'est là qu'il publie son dernier roman, Fiasco (une nouvelle histoire de rencontre extraterrestre qui tourne mal). À compter de son retour en Pologne en 1988, il cesse d'écrire de la fiction pour mieux se concentrer sur les essais. Lem décède en 2006, à l'âge de 84 ans.
    L'équipe de Bifrost s'intéressera à Lem au travers d'un essai biographique, d'une longue interview de l'auteur par l'universitaire canadien Peter Swirski en 1994, d'articles consacrés aux points saillants de son oeuvre (l'essai Summa technologiae, le roman Solaris, les nombreuses adaptations cinématographiques), d'un guide de lecture explorant son oeuvre littéraire, sans oublier une bibliographie.
    Pour cette année du centenaire de la naissance de Lem, Bifrost rend ainsi hommage à l'un des géants de l'histoire de la science-fiction mondiale.

  • Hypermondes n°1 : robots & I.A.

    ,

    • Moutons electriques
    • 24 September 2021

    Une anthologie qui accompagne le festival éponyme en Nouvelle Aquitaine et plonge le lecteur dans le monde des automates d'hier et des intelligences artificielles de demain.

    Des nouvelles tant inédites que méconnues ou oubliées, par des grandes plumes de l'imaginaire français, vous sont proposées aux côtés d'entretiens exclusifs et de textes d'archives. Deux nouvelles, jamais traduites en français, montrent ce qu'Isaac Asimov, père tutélaire des trois lois de la robotique, doit à Eando Binder. Des articles, interrogeant l'imaginaire puissant du robot dans l'histoire, la culture geek ou la fantasy, permettent d'appréhender la machine sous toutes ses formes. Ces textes et récits offrent un panorama moderne de ce que les sciences et la fiction ont à vous dire sur le thème sans cesse renouvelé des robots et de l'intelligence artificielle.

    Cette belle et grosse anthologie réunit articles, interviews, portfolio couleur, traduction inédite d'un "pulp" (par Eando Binder) et le plein de nouvelles (de Nelly Chadour, Gaston Derys, Estelle Faye, Michel Jeury, Olav Koulikov, Christine Luce, Michel Pagel, Laurent Queyssi, Nicolas Texier et Roland C. Wagner).

  • Bifrost n.102 ; Arthur C. Clarke : l'odyssée de l'espace

    Bifrost

    • Le belial
    • 29 April 2021

    Aux côtés d'Isaac Asimov et Robert A. Heinlein, l'écrivain britannique Arthur C. Clarke fait partie des « trois grands » de la science-fiction anglophone.
    Né en 1917 en Angleterre, le jeune homme publie ses premières nouvelles à l'âge de 20 ans, mais c'est après la Seconde Guerre mondiale - période lors de laquelle il sert dans la RAF - que sa carrière décolle. Ses fictions paraissent dans les meilleurs magazines américains, comme Astounding. Son premier essai scientifique, Interplanetary Flight, paraît en 1950, et son premier roman, Prélude à l'espace, l'année suivante. Avec Les Enfants d'Icare (1953) et La Cité et les Astres (1956), l'auteur enchaîne les classiques. Très au point sur les questions scientifiques et techniques, Clarke fait autorité dans ce registre, au point que le trio Asimov-Clarke-Heinlein reconnaîtra que, de ses trois membres, le premier était « le meilleur écrivain de science-fiction » et le second « le meilleur écrivain de science ». En 1956, l'écrivain s'installe au Sri Lanka. La carrière de notre écrivain atteint son pinacle en 1968, lorsque Stanley Kubrick entreprend de réaliser le film de science-fiction ultime : 2001, l'odyssée de l'espace. Basé sur la nouvelle « La Sentinelle » (1948), le roman 2001 est écrit en même temps que Kubrick développe le long-métrage. L'un et l'autre deviendront des classiques absolus. En 1973 sort Rendez-vous avec Rama, un autre classique du genre. À partir des années 80, la production littéraire de Clarke se fait plus rare, et il écrit désormais davantage en collaboration : les trois suites à Rama, avec Gentry Lee, ou « l'Odyssée du temps », trilogie co-écrite avec Stephen Baxter, son héritier littéraire.
    Arthur C. Clarke est anobli par la Reine d'Angleterre en 2000 pour ses « services rendus à la littérature ». Il décède en 2008, à l'âge de 90 ans.
    L'équipe de Bifrost s'intéressera à Clarke au travers d'un essai biographique signé Claude Ecken, d'interviews de l'auteur, d'un guide de lecture explorant les facettes de son oeuvre littéraire, sans oublier une bibliogrpahie par Alain Sprauel.
    Un dossier considérable, tant par la taille que par son contenu, à la mesure de son sujet, l'un des plus grands auteurs de l'histoire de la science-fiction mondiale.

  • Bifrost n.97 ; Sabrina Calvo : cybermagicienne

    Bifrost

    • Le belial
    • 23 January 2020

    Née en 1974, Sabrina Calvo est l'une des personnalités les plus atypique du petit monde de l'imaginaire francophone.
    Non seulement parce qu'il s'agit de la première autrice transgenre du genre, mais surtout qu'elle est une créatrice dont le talent n'a d'égal que son hyperactivité. Scénariste de bandes dessinées et conceptrice de jeux, Sabrina Calvo est connue et reconnue pour ses romans et nouvelles, aussi déjantés qu'inventifs. Elle fait ses débuts en 1997 avec Dé- lius, une chanson d'été et empoche le prix Julia Verlanger avec son deuxième roman, Wonderful, en 2002. Une demi-douzaine de romans et recueils plus tard, Sabrina Calvo remporte le doublé Grand Prix de l'Imaginaire et Prix Rosny-aîné en 2018 avec Toxoplasma, thriller cyberpunk contre-culturel. Son prochain roman est attendu pour 2020 chez La Volte, avec une certaine impatience - comme on l'écrivait dans un précédent numéro de Bifrost : « Autant dire que la sortie d'un nouveau roman de ce méta-poète donne à la vie des atours de fête dont les afters peuvent se prolonger longtemps après la lecture, tant celle-ci illumine le coeur, réveille les sens et enchante l'esprit. » L'équipe de la revue mettra en avant cette autrice hors-normes au travers d'une novelette inédite, d'une longue inter- view-carrière, d'un guide de lecture passant en revue son oeuvre, sans oublier l'indispensable bibliographie signée Alain Sprauel.

  • REVUE XXI n.37 ; vivre en guerre

    Revue Xxi

    • Xxi
    • 11 January 2017

    Au sommaire du dossier : Fyodor Berezin, un écrivain russe de science-fiction, devenu militaire par hasard, livre une guerre à l'Ukraine qu'il ne cautionne pas.
    Nizar ali Badr est un artiste syrien réputé.
    Il vit à Lattaquié, en paix malgré la guerre à ses portes, où la vie est surréelle. Pour exporter ses oeuvres, il trafique. Pour survivre, il se tait.
    Et les familles des 3 260 victimes et des dizaines de milliers de blessés en Irlande qui cherchent désespérément une conclusion. « Le passé ne meurt jamais, il n'est même pas passé » disait Faulkner.
    Également une BD d'Hippolyte, le portrait d'un doorman d'un immeuble vide de la 5e avenue, et le portrait de français qui partent vivre en Algérie, pays de leurs parents.

  • Bifrost n.101 ; Dan Simmons : ouvre les tombeaux du temps

    Bifrost

    • Le belial
    • 28 January 2021

    Pour bien entamer l'année 2021, Bifrost tend ses radars vers l'un des auteurs majeurs de science-fiction et d'horreur des trois dernières décennies : Dan Simmons.
    Né en 1948 dans l'Illinois, Dan Simmons travaille dans l'éducation jusqu'en 1989. C'est en cette année faste que sa carrière littéraire, entamée au début des années 80 après sa participation à un atelier d'écriture dirigé par Harlan Ellison, décolle véritablement. De ses trois romans parus en 1989, les deux premiers sont devenus d'immenses classiques. Le premier, Hypérion brasse avec brio les grands thèmes de la SF en un cocktail inédit, récompensé par les prix Hugo et Locus 1990, et inaugure ce qui reste le grand oeuvre de son auteur : les « Cantos d'Hypérion », quatre volumes parus entre 1989 et 1997. Le deuxième, L'Échiquier du mal, est une fresque horrifique mettant en scène des « vampires psychiques » au fil d'une partie d'échecs dont les pièces ne sont autres que des humains ; les prix British Fantasy, Bram Stoker et Locus ont couronné cet éprouvant roman : en deux oeuvres, les « Cantos » et L'Échiquier..., Dan Simmons vient de révolutionner, et la science-fiction, et le fantastique... Enfin, Les Larmes d'Icare relève de la littérature générale et prouve que Dan Simmons est à l'aise dans tous les genres.
    Lors des années 90, notre auteur s'essaie au thriller horrifique avec le diptyque Nuit d'été / Les Chiens de l'hiver, au thriller historique avec Les Forbans de Cuba, roman mettant en scène nul autre qu'Ernest Hemingway, ou au polar hard boiled avec la trilogie « Joe Kurtz ». Il revient sur le devant de la scène littéraire avec Terreur, qui raconte le devenir de l'expédition Franklin, perdue corps et biens lors de la quête du passage du Nord-Ouest, et qui a récemment fait l'objet d'une série diffusée sur AMC : The Terror. Son prochain roman à paraître en France est Le Cinquième Coeur, un pastiche holmésien, tandis que Omega Canyon est annoncé aux USA pour 2021.
    Ce numéro proposera de redécouvrir la nouvelle « La Barbe et les Cheveux, deux morsures ». Le dossier vise à l'exhaustivité avec : un article biographique signé par le blogueur Apophis, un article par Simmons lui-même, une interview de l'auteur, l'indispensable guide de lecture, une étude des « Cantos d'Hypérion », un focus sur Dan Simmons et le polar, sans omettre la traditionnelle bibliographie par Alain Sprauel.

  • Bifrost n.99 ; Shirley Jackson : hantée...

    Bifrost

    • Le belial
    • 13 August 2020

    Mr. John Philip Johnson ferma sa porte derrière lui et, descendant les marches du perron, sortit dans le matin éclatant avec le sentiment que tout allait pour le mieux de par le monde en cette journée splendide, car le soleil n'était-il pas doux et chaud ? n'était-il pas à l'aise dans ses chaussures ressemelées de frais ? et il savait qu'il avait choisi exactement la cravate assortie à la journée, au soleil et à ses pieds à l'aise, et, après tout, le monde n'était-il pas tout simplement un endroit merveilleux ? Bien que ce soit un petit homme, et que sa cravate soit peut-être un tantinet voyante, Mr. Johnson rayonnait d'un sentiment de bien-être lorsqu'il arriva en bas des marches et s'avança sur le trottoir malpropre, et il sourit aux gens qui le croisaient, et certains lui rendirent même son sourire.
    Il s'arrêta au kiosque du coin et acheta son journal en lançant un « Bon-jour » plein de conviction au vendeur ainsi qu'aux deux ou trois personnes assez fortunées pour passer par là en même temps que lui. Il n'oublia pas de remplir ses poches de bonbons et de cacahouètes, puis il se mit en route vers les quartiers résidentiels.
    Il passa chez un fleuriste et acheta un oeillet pour sa boutonnière, mais il s'arrêta presque aussitôt pour donner cet oeillet à un petit enfant dans sa poussette, qui le regarda sans mot dire avant de sourire, et Mr. Johnson lui rendit son sourire, et la mère de l'enfant regarda Mr. Johnson durant une minute et sourit à son tour...
    Shirley Jackson.
    Un jour comme les autres, avec des cacahouètes.

  • Bifrost t.78 ; dossier Ursula K. Le Guin

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 24 April 2015

    Cette 78e livraison de Bifrost, qui marque les 19 ans de la revue, propose un dossier central consacré à Ursula Le Guin.
    - AU sommAire des fictions :
    - Deux récits d'Ursula Le Guin, dont le classique « Ceux qui partent d'Omelas » (prix Hugo en 1974), et le seul inédit restant du plus emblématique des cycle de l'auteure, « Terremer ».
    - Un court roman inédit signé Laurent Genefort, qui prend place dans son célèbre cycle « Omale » (publié chez Denoël) - AU sommAire dU dossier :
    Ursula K. Le Guin (née à Berkeley en 1929) et l'un des plus grands auteurs de SF encore en activité. Au rang de ses oeuvres les plus célèbres, on citera La Main gauche de la nuit (prix Hugo en 1970), Les Dépossédés (prix Hugo en 1975), ou encore le cycle de « Terremer » (trois romans et un recueil). Son oeuvre, considérable, a été récompensée par 6 prix Hugo, 3 prix des lecteurs de la revue Asimov's, 7 prix Nebula et 21 (oui !) prix Locus. En France, l'essentiel de son oeuvre a été traduite chez Robert Laffont, puis, plus récemment, chez l'Atalante, et est disponible au Livre de Poche.
    Le dossier proposera une interview de la vénérable dame, diverses études critiques, une approche biographique, une bibliographie exhaustive et, bien sûr, un guide de lecture.
    - AU sommAire de LA pArtie mAGAzine :
    - Toute l'actualité du trimestre (inédits en grand format, mais aussi rééditions en poche dans une rubrique dédiée) passée au crible de la critique par notre équipe à travers 35 pages de chroniques et études.
    - L'interview du libraire Olivier Legendre (Sauramps) dans la rubrique « Paroles de Libraires ».
    - L'astrophysicien Roland Lehoucq (chercheur au CEA, enseignant à Polytechnique), président du festival des Utopiales, qui, dans sa rubrique scientifique trimestrielle (« Scientifiction »), s'intéressera ici au film Interstellar de Christopher Nolan.

  • Bifrost ; dossier Peter Watts

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 24 January 2019

    Canadien né en 1958, Peter Watts est venu à l'écriture sur le tard et avec parcimonie. Son oeuvre compte pourtant parmi l'une des plus importantes du domaine, alliant la noirceur des visions avec la brillance des idées et se montre avant toute chose riche de sense of wonder - cet émerveillement propre à la meilleure des science-fictions.
    Titulaire d'un doctorat en biologie marine, c'est tout naturellement que Peter Watts a situé son premier roman dans les profondeurs abyssales : Starfish, paru en 1999 et volume initial d'une trilogie apocalyptique voyant l'humanité défaite par un virus issu des abysses. En 2006 paraît Vision aveugle, stupéfiant récit de premier contact extraterrestre, roman essentiel auquel Watts donne un prolongement en 2014 avec Échopraxie, un diptyque au sein duquel il questionne les notions d'intelligence et de conscience. Depuis 1990, Watts a publié une petite trentaine de nouvelles, la plupart étant rassemblées dans le recueil Au-delà du gouffre ; dans le lot figure « L'Île », prix Hugo 2010, vertigi- neuse au possible et à laquelle se rattache le dernier roman en date de Peter Watts, The Freeze-Frame Revolution.
    Une écriture sans concession, des idées novatrices, des réflexions poussant l'humain dans ses derniers retranche- ments : Peter Watts, dans la lignée de Greg Egan ou Vernor Vinge, est l'un des auteurs de SF, tendance « hard » bien sûr, les plus innovants qui soit. Susciter le vertige tant par les perspectives spatiales et temporelles que la puissance des idées, questionner le futur pour mieux souligner les manquements de l'époque présente.
    Un maître en devenir, à n'en pas douter, auquel Bifrost s'efforce de rendre justice au travers d'un dossier décortiquant son oeuvre et d'une longue interview-carrière esquissant son parcours étonnant et chaotique et révélant la profonde humanité d'un auteur souvent qualifié de pessimiste ou de misanthrope, mais qui se définit lui-même comme un « opti- miste en colère ».

  • Bifrost n.95 ; dossier lune

    Bifrost

    • Le belial
    • 11 July 2019

    Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin faisaient leurs premiers pas sur la Lune - c'était là non seulement l'aboutissement d'une décennie de course à l'espace, mais aussi la concrétisation de siècles passés à rêver et à s'in- terroger... Qu'y a-t-il là-haut ? Que se trouve-t-il sur sa face sombre ? Comment s'y rendre ?
    De L'Histoire vraie de Lucien de Samosate au II e siècle à 2001, l'Odyssée de l'espace en passant par Le Songe de l'astronome Johannes Kepler, la Lune n'a eu de cesse de fasciner les hommes et lui a fait écrire quelques unes de ses plus belles pages. Jules Verne avec De la Terre à la Lune, H.G. Wells avec Les Premiers Hommes dans la Lune puis Hergé avec Objectif Lune/On a marché sur la lune ont marqué l'imaginaire. Encore aujourd'hui, la Lune continue d'ins- pirer, comme le prouvent les récents Luna de Ian McDonald et Artemis d'Andy Weir.
    À l'occasion du cinquantenaire de cet événement historique, Bifrost va s'attacher à retracer l'influence du seul satellite naturel de la Terre au sein de la littérature de science-fiction. Au sommaire des nouvelles, Stephen Baxter, Hannu Ra- janiemi, Geoffrey Landis nous y emmèneront faire un tour. Côté dossier, Mike Ashley, spécialiste britannique de la science-fiction, proposera une étude historique fouillée, tandis que l'astrophysicien Roland Lehoucq passera en revue les moyens envisagés par la SF pour se rendre sur la Lune avant d'étudier la nature de l'astre lui-même. Enfin, l'équipe de rédacteurs de la revue nous offrira une bibliothèque sélénite idéale.

  • Bifrost t.76

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 20 July 2015

    De toutes les personnes qu'elle connaissait, Eleanor Voigt avait le métier le plus étrange : travailler huit heures par jour dans un bureau où il ne se passait rien. Son emploi consistait à surveiller un placard mural. Sa table comportait un bouton qu'elle devait pousser si quelqu'un sortait de ce réduit. Il y avait au mur une grande horloge. A midi pile, Eleanor allait déverrouiller la porte du local avec la clé qu'on lui avait confiée. Nu, il ne comportait ni trappe d'accès, ni panneau dérobé ; elle avait pris soin de l'inspecter. Il s'agissait d'un placard vide, point final.

    Si elle remarquait quoi que ce soit d'inhabituel, elle était censée regagner sa table et appuyer sur le bouton...

    Michael Swanwick Les Légions du temps

  • Bifrost n.76 ; spécial Tolkien

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 23 October 2014

    Si Howard Phillips Lovecraft (abordé dans le Bifrost n°73) peut-être considéré comme l'inventeur de la weird fiction, il ne fait pas de doute que c'est à John Ronald Reuel Tolkien que nous devons la fantasy telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ecrivain, poète et philologue, ce professeur d'anglais qui fit l'essentiel de sa carrière à Oxford est en effet aujourd'hui unanimement considéré comme le père dudit genre dans son acception contemporaine tant son oeuvre majeure, Le Seigneur des Anneaux, et le monde imaginaire dans lequel il prend place, les Terres du Milieu, ont codé un domaine qui, avant lui, n'avait jamais connu une telle reconnaissance populaire...
    C'est donc à ce géant des lettres anglaises que nous nous attaquons dans ce numéro d'exception, sans doute l'un des auteurs les plus incontournables du XXe siècle.
    Au programme du dossier central de ce Bifrost, et au-délà des trois récits inédits signés Thomas Day, Xavier Mauméjean et Michael Swanwick, tous des textes de fantasy plus ou moins hommages à l'auteur de Bilbo le Hobbit :
    - un article biographique sur Tolkien par Isabelle Pantin (professeur de littérature comparée à l'Ecole Normale Supérieure de Paris) - une très longue étude critique du Seigneur des Anneaux par Jean-Philippe Jaworski - Tolkien, langues inventées et réelles par Damien Bador - un énorme guide de lecture qui abordera non seulement les oeuvres de l'auteur, mais aussi l'imposant appareil critique qui lui a été consacré - le tout sous une couverture signée John Howe, l'un des illustrateurs « officiels » de Tolkien ayant collaboré aux deux cycles de films de Peter Jackson.

  • Capitaine Providence

    Philippe Monot

    • Nestiveqnen
    • 16 April 2021

    - Un recueil humoristique qui fait du bien au moral - Des personnages hauts en couleur, des histoires truculentes : tout ce qu'il faut pour passer un bon moment - Des histoires drôles et émouvantes servies par la plume incroyable de Philippe Monot - Un recueil de nouvelles attendu : certaines nouvelles étaient parues dans Lanfeust Mag et ce recueil les compile dans leur forme longue, tout en présentant des inédits.

  • Bifrost ; spécial Jean Ray

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 6 July 2017
  • Bifrost ; dossier Greg Egan

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 27 October 2017

    Australien né en 1961, Greg Egan fait ses début au tournant des années 90 dans la prestigieuse revue britannique Interzone. Il y publie alors une quinzaine de nouvelles en l'espace de quelques années, qui révolutionneront purement et simplement la science-fiction moderne, tant il y fait preuve d'une capacité de prescience sidérante et d'une approche science-fictive en phase avec le monde contemporain vertigineuse, interrogeant tour à tour la nature du vivant, le transhumanisme, les problématiques de l'intelligence artificielle et les prémices de la révolution biologique qui s'annonçait alors et se poursuit aujourd'hui. Son premier recueil, Axiomatic, paraît en 1995. Publié en France en 2006 sous le titre Axiomatique (éditions du Bélial' 2006), il est aujourd'hui considéré comme le plus important recueil de SF de la décennie 90, et l'un des plus grands livres de SF jamais écrit.
    à ce jour, Greg Egan a publié environ 70 nouvelles et une petite quinzaine de romans.
    En France, depuis plus de dix an, il est exclusivement publié par les éditions du Bélial', qui ont à ce jour entrepris l'édition intégrale de ses nouvelles (3 volumes : Axiomatique, Radieux et Océanique, Grand Prix de l'Imaginaire en 2010), notamment à travers la revue Bifrost, ainsi que deux romans : Zendegi et, tout récemment (février 2017), Cérès et Vesta, dans la collection « Une heure-lumière ».

    Auteur secret, peu friand d'interview et dont il n'existe aucune photo connue, Greg Egan est un mystère.
    Le présent dossier s'attachera à décortiquer son oeuvre SF proprement étonnante, tout en esquissant son parcours éditorial à travers l'interviews de plusieurs éditeurs ayant contribué à le faire connaître en France, sans oublier de s'efforcer à cerner, autant que possible, la personnalité d'un auteur éminemment discret.

  • Bifrost ; spécial Nancy Kress

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 25 January 2018

    Auteure de SF best-seller aux Etats-Unis, Nancy Kress, née en 1948 à Buffalo, dans l'état de New York, a publié une vingtaine de romans et cinq recueils de nouvelles. Couverte des plus prestigieux prix littéraires du domaine, son oeuvre lui a valu le Hugo à deux reprises, le Nebula six fois, et le prix des lecteurs de la revue Asimov's SF cinq fois. En France, elle a été publié chez Pocket, J'ai Lu et plus récemment chez ActuSF. Les éditions du Bélial' ont publié Le Nexus du docteur Erdmann en 2016, l'un des volumes ayant participé au lancement de la colletion « Une heure- lumière », un texte lauréat du prix Hugo 2009 qui s'est vendu à ce jour à plus de 3000 exemplaires, vient d'être réimprimé.

    « Nancy Kress est l'un des meilleurs auteurs de SF contemporains. Sa façon d'utiliser la science dans ses récits est aussi habile que porteuse de réflexions, la construction de ses récits aussi affutée que riche de sentiments. » Kim Stanley Robinson Le dossier que nous consacrons à Nancy Kress s'articule autour d'une très longue interview exclusive, un entretien carrière réalisé par Ellen Herzfeld et Dominique Martel, spécialistes de l'auteure ayant réalisé le recueil Danses aériennes aux éditions du Bélial' (novembre 2017). Divers articles complètent cet entretien, dont une bibliographie exhaustive et une guide de lecture...

  • Bifrost n.91 ; spécial fictions

    Revue Bifrost

    • Le belial
    • 12 July 2018

    Depuis ses débuts, les éditions du Bélial' défendent la forme courte, un positionnement qui s'incarne depuis l'origine de la maison à travers la revue Bifrost. La nouvelle est sans conteste la forme reine de la science- fiction et des littératures de l'imaginaire en général, la distance idéale pour développer une idée forte autour d'un récit allant à l'essentiel.
    Le coeur battant de Bifrost, ce sont de fait les nouvelles - la revue en a d'ailleurs publié plus de trois cents depuis son premier numéro, des récits plus où moins longs dus à la plume de cent quarante auteurs diffé- rents environ. Tant des récits de science-fiction que de fantastique ou de fantasy.
    Avec sa 91 e livraison, Bifrost a pour but de remettre les fictions en avant - une manière d'hommage aux dé- funtes revues Galaxie et la bien nommée Fiction, dont l'essentiel du sommaire consistaient en nouvelles.
    Dans ce numéro estival, ce sera donc cent trente pages de récits inédits que la revue offrira à ses lecteurs.
    (Parfait pour les vacances, non ?) Au sommaire : Greg Egan nous évoque une épidémie causée par des nanorobots livrés à eux-mêmes...
    Olivier Caruso nous convie à un premier contact avec des êtres faits de matière noire... Carolyn Ives Gil- man fait visiter la Terre à des extraterrestres... En peu de mots, Ken Liu retrace une relation mère-fille per- turbée par des paradoxes temporels... Dans une langue riche et ample, Ian R. MacLeod conte l'histoire d'Isabelle des Feuilles mortes...

  • Le visage vert n.19

    Le Visage Vert

    • Visage vert
    • 1 November 2011
  • Le visage vert n.18

    Le Visage Vert

    • Visage vert
    • 1 June 2011
  • Le visage vert n.26

    Le Visage Vert

    • Visage vert
    • 30 October 2005
  • Le visage vert n.28

    Le Visage Vert

    • Visage vert
    • 2 March 2017
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