Anthropologie

  • à chacun.e ses 9 mois Nouv.

    à chacun.e ses 9 mois

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    • Les liens qui liberent
    • 4 May 2022

    Voici deux ouvrages en un qui s'adressent à toutes celles et ceux qui vont devenir mère, devenir père, à leurs familles et aux professionnels qui les accompagnent. Les psychologues Sophie Marinopoulos et Franck Stives proposent d'aborder de manière accessible et déculpabilisante cette période si particulière qu'est la grossesse. Avec leur regard de professionnel et leur ton bienveillant ils balayent et répondent à toutes les questions que peuvent se poser les mères et pères en devenir. À mettre entre les mains de tous les futurs parents !
    Un ouvrage au format original, en tête-bêche (une partie devenir mère et une partie devenir père), accompagné d'illustrations humoristiques de Guillaume Florin.

  • Des poissons dans le désert : quand l'homme répare la nature

    Elizabeth Kolbert

    • Buchet chastel
    • 20 January 2022

    Ainsi qu'Elizabeth Kolbert l'a montré dans son précédent livre, La Sixième Extinction (prix Pulitzer 2015), l'homme par sa seule présence sur Terre affecte l'environnement, mettant son intelligence au service de la destruction de la vie. Mais cette intelligence lui donne aussi la capacité de réparer les dommages qu'il fait subir à la nature.
    Qu'il s'agisse de ces chercheurs australiens mettant au point une espèce de corail susceptible de résister à l'acidification des océans ; de ces ingénieurs qui ont électrifié la rivière Chicago pour préserver la faune des Grands Lacs de la carpe asiatique ou de cette entreprise en Islande qui propose de capturer le carbone émis dans l'atmosphère pour le stocker sous forme de pierres, Elizabeth Kolbert est partie à la rencontre de celles et ceux qui tentent de restaurer notre environnement.
    À l'écart de tout militantisme, elle raconte ce moment extraordinaire où le seul moyen de garder une planète vivable est de se substituer à la nature et de prendre les choses en main... pour le meilleur comme pour le pire.
    Reportage de premier ordre sur nos efforts extraordinaires pour adapter la planète à l'homme, Des poissons dans le désert nous donne aussi à réfléchir sur l'humanité et le paradoxe d'aujourd'hui : la nature ne pourra survivre qu'en cessant d'être naturelle.

  • Au commencement, disent les anciens Égyptiens, le bourdonnement de l'abeille née des larmes du dieu solaire Rê s'éleva au-dessus des eaux primordiales du Nil, et cette vibration dans l'air serait à l'origine du monde...

    Saviez-vous que des peintures rupestres espagnoles vieilles de 18 000 ans montrent que le miel sauvage était récolté dès la Préhistoire, au péril de leur vie, par les premiers hommes ? Que les scènes d'apiculture découvertes dans le temple de Niouserrê en Basse-Égypte témoignent de l'existence de ruches domestiques au moins 2 000 avant J.-C. ? Qu'à l'Âge du bronze, le perfectionnement de la métallurgie qui a permis aux empires de prospérer doit beaucoup à la pratique de la cire perdue, un autre produit de la ruche ? Que la première boisson fermentée alcoolisée que l'être humain a fabriquée est l'hydromel ? Qu'Hippocrate préconisait à ses patients de boire du vinaigre mélangé à du miel (oxymel) pour soigner les rhumes, la toux, et apaiser la douleur ?

    Remontant le cours du temps dans le sillage de ces petites butineuses sur tous les continents, Marie-Claire Frédéric nous montre que l'histoire des civilisations humaines est indissociable de celle des abeilles et de leur précieux nectar, et que leur destin est, aujourd'hui plus que jamais, lié à la préservation de notre planète.

  • Voyager dans l'invisible : techniques chamaniques de l'imagination Nouv.

    Voyager dans l'invisible : techniques chamaniques de l'imagination

    Charles Stepanoff

    • La decouverte
    • 5 May 2022

    Le chamane est un individu capable, d'une façon mystérieuse pour nous, de voyager en esprit, de se percevoir simultanément dans deux espaces, l'un visible, l'autre virtuel, et de les mettre en connexion. Ce type de voyage mental joue un rôle clé pour établir des liens avec les êtres non humains qui peuplent l'environnement.
    Les chamanes ne gardent pas pour eux seuls l'expérience du voyage en esprit : ils la partagent avec un malade, une famille, parfois une vaste communauté de parents et de voisins. Les participants au rituel vivent tous ensemble cette odyssée à travers un espace virtuel. De génération en génération, les sociétés à chamanes se sont transmis comme un précieux patrimoine des trésors d'images hautes en couleur, mais en grande partie invisibles.
    Ce livre est le fruit d'enquêtes de terrain et reprend l'ample littérature ethnographique décrivant les traditions autochtones du nord de l'Eurasie et de l'Amérique. Au travers de récits pleins de vie, il rend compte de l'immense contribution à l'imaginaire humain des différentes technologies cognitives des chamanes. Les civilisations de l'invisible bâties par les peuples du Nord, encore puissantes à l'aube du XXe siècle, n'ont pas résisté longtemps à l'entreprise d'éradication méthodique menée par le pouvoir colonial des États modernes, qu'il s'agisse de l'URSS, des États-Unis ou du Canada. Ce livre nous permet en?n de les appréhender dans toute leur richesse.

  • Sapiens face à sapiens ; la splendide et tragique histoire de l'humanité

    Pascal Picq

    • Flammarion
    • 18 February 2021

    Notre espèce Homo sapiens saura-t-elle s'adapter aux conséquences fulgurantes de son succès depuis 40 000 ans et à son amplification sans précédent depuis un demi-siècle ?
    Il n'y a pas si longtemps, plusieurs espèces humaines se partageaient la Terre et échangeaient des techniques et des gènes. Puis des populations sapiennes plus récentes (notre espèce), sorties d'Afrique, sont parties à pied et en bateau à la conquête du monde jusqu'en Australie et aux Amériques, avant d'écarter les Néandertaliens d'Europe ou les Dénisoviens d'Asie, parmi d'autres.
    Telle est la splendide aventure que raconte cet essai. Mais cette étonnante capacité d'acclimatation des hommes depuis plus d'un million d'années pourra-t-elle servir notre adaptation dans un monde urbanisé, connecté, pollué, menacé par des pandémies, comme la Covid-19, et aux écosystèmes dévastés ? Car l'évolution continue.
    Avec ses talents de vulgarisateur hors pair, Pascal Picq interroge les notions de progrès et d'évolution en explorant comment le succès inégalé de Sapiens le rend désormais seul responsable de son devenir : Sapiens est face à Sapiens.

  • L'animal et la mort : chasses, modernité et crise du sauvage

    Charles Stepanoff

    • La decouverte
    • 16 September 2021

    La modernité a divisé les animaux entre ceux qui sont dignes d'être protégés et aimés et ceux qui servent de matière première à l'industrie. Comment comprendre cette étrange partition entre amour protecteur et exploitation intensive ? Parce qu'elle précède cette alternative et continue de la troubler, la chasse offre un point d'observation exceptionnel pour interroger nos rapports contradictoires au vivant en pleine crise écologique.
    À partir d'une enquête immersive menée deux années durant, non loin de Paris, aux confins du Perche, de la Beauce et des Yvelines, Charles Stépanoff documente l'érosion accélérée de la biodiversité rurale, l'éthique de ceux qui tuent pour se nourrir, les îlots de résistance aux politiques de modernisation, ainsi que les combats récents opposant militants animalistes et adeptes de la chasse à courre. Explorant les cosmologies populaires anciennes et les rituels néosauvages honorant le gibier, l'anthropologue fait apparaître la figure du « prédateur empathique » et les rapports paradoxaux entre chasse, protection et compassion. Dans une approche comparative de grande ampleur, il convoque préhistoire, histoire, philosophie et ethnologie des peuples chasseurs et dévoile les origines sauvages de la souveraineté politique.
    Au fil d'une riche traversée, cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau les fondements anthropologiques et écologiques de la violence exercée sur le vivant. Et, en questionnant la hiérarchie morale singulière qu'elle engendre aujourd'hui, il donne à notre regard sensible une autre profondeur de champ.

  • Homo confort : le prix a payer d une vie sans efforts ni contraintes

    Stefano Boni

    • L'echappee
    • 8 April 2022

    La recherche d'un mode de vie centré sur le confort, c'est-à-dire débarrassé de toute forme de contrainte, de fatigue ou d'effort, est devenue un idéal absolu. Répandu dans la plupart des classes sociales des pays développés, il fait l'objet d'un consensus que brise ce livre original, qui se situe à la croisée de l'anthropologie et de la philosophie. Stefano Boni réactualise les analyses d'Ellul, Anders, Illich ou Latouche, pour révéler le prix à payer de l'expansion du confort moderne : affaiblissement de nos capacités cognitives et sensorielles, perte d'autonomie au profit de dispositifs technologiques, renforcement de l'individualisme, appauvrissement et instrumentalisation des relations sociales, mise à distance de la nature, et destruction des écosystèmes. En nous privant de toute expérience désagréable ou négative, le confort nous enferme dans un cocon protecteur qui nous coupe du monde extérieur et de nous-mêmes.

  • Edward Carpenter et l'autre nature

    Cy Lecerf Maulpoix

    • Le passager clandestin
    • 17 February 2022

    Socialiste, soutien des luttes féministes et défenseur des droits des homosexuels, Edward Carpenter fut une grande figure de l'époque victorienne.
    Habité par une quête en faveur de l'égalité sociale articulée à une critique farouche du capitalisme industriel, l'«écrivain maraîcher» n'envisageait pas la théorie sans la pratique. Cultivant son jardin au sein d'une communauté d'amants et d'ami·es, il revendiquait une « simplification profonde de la vie quotidienne la dégageant de toutes les choses qui s'interposent entre nous et la Nature ».
    Alors que la nécessité d'imaginer un avenir compatible avec la survie du vivant devient incontournable, Cy Lecerf Maulpoix nous invite à travers le portrait de cette figure ardente mais oubliée, à bâtir une écologie politique réellement inclusive.

  • Un nouveau paysage géopolitique et stratégique émerge, marqué par la combinaison du changement climatique et de ses effets systémiques, telles les migrations de masse, la compétition mondiale pour les ressources et la crise des régimes contemporains.
    Où les politiques de Trump, de Poutine et de la Chine mènent-elles la planète ? Comment l'épuisement des océans alimente-t-il la piraterie maritime ? Comment le réchauffement de l'Arctique est-il exploité par certains intérêts tandis qu'il constitue une immense catastrophe pour des milliards d'humains ? Quelles régions ont les meilleurs atouts pour traverser le XXIe siècle ? L'auteur, spécialiste de géopolitique, nous fait comprendre les liaisons dangereuses entre puissance économique, guerre et environnement. Le moment du choix collectif entre la « guerre de tous contre tous » sur une planète effondrée ou une alliance stratégique mondiale pour répondre aux nouveaux défis planétaires approche à grands pas.
    Jean-Michel Valantin

  • Travailler - la grande affaire de l'humanite

    Suzman James

    • Flammarion
    • 15 September 2021

    Le travail est devenu le principe d'organisation central de nos sociétés. Pourquoi travaillons-nous autant ?
    Comment le travail a-t-il pu façonner l'évolution de notre espèce ? Quelles sont les conséquences sociales, économiques et environnementales de notre culture du travail ? Peut-on imaginer un monde où le travail jouerait un rôle moins essentiel dans nos vies ? Autant de questions cruciales auxquelles James Suzman apporte un éclairage nouveau.
    Cette histoire de l'espèce humaine au prisme de notre rapport au travail, nous montre que ce type d'activité a toujours été fondamental, mais que notre obsession de la productivité est un phénomène moderne dont on commence à peine à mesurer les effets contreproductifs. Puissant dans les découvertes de l'épigénétique, de l'éthologie, de la génomique, de l'anthropologie sociale, de l'économie et de la théorie de l'évolution, ce livre déconstruit les représentations ordinaires du travail.

  • Une belle histoire de l'homme

    Yves Coppens

    • Flammarion
    • 6 April 2022

    «Y a-t-il du Néandertal en moi? Mais quand les Hommes ont-ils quitté l'Afrique? Pourquoi sommes-nous tous forcément cousins? Comment expliquer qu'on naisse avec des couleurs de peau différentes? Pourrons-nous encore nous nourrir en 2050?»Et si vous partiez à la découverte de la plus belle histoire qui soit, la nôtre? Cet ouvrage vous donne enfin toutes les clés pour percer les mystères de la formidable épopée humaine. Au fil des pages, signées des meilleurs experts du musée de l'Homme et d'ailleurs, vous apprendrez que nous avons tous un ancêtre commun... au 120? degré environ et que les plus anciens restes humains hors d'Afrique ont été retrouvés en Géorgie; vous saurez que Christophe Colomb n'a pas découvert l'Amérique, pourquoi nous sommes la seule espèce à parler et à quoi ressemblaient vraiment les premiers Homo; bref, d'où nous venons, qui nous sommes et où nous allons.Un livre précieux pour mieux penser notre passé mais aussi les délicates interrogations d'aujourd'hui autour de la diversité, du genre et de notre avenir sur Terre.

  • Devenir autre: hétérogénéité et plasticité du soi Nouv.

    Même si la plupart des humains disposent de la conscience d'avoir un moi unique et stable, ce dernier est plus fragmenté et plastique qu'on ne tend à le penser. Des sosies de Napoléon à Gary inventeur d'Ajar, de la cosplayeuse fan de Wonder Woman à l'amateur de devenir animal, du rôle d'acteur au jeu grandeur nature, en passant par l'anthropologue qui s'indigénise, David Berliner étudie un répertoire étonnant d'expériences identificatoires. En électrisant nos capacités de prise de perspective, d'empathie et d'imitation, ces formes spectaculaires du devenir autre sont autant de laboratoires de l'exploration du soi qui rendent possible l'émergence de la multiplicité et de la versatilité identitaires. On y est, notamment, amené à se découvrir soi-même comme un autre.
    Et si être soi, c'était non seulement ressentir l'unité du moi, mais également éprouver son inconstance, le passage incessant entre ses diverses facettes et l'acquisition de nouvelles dimensions ? Si être soi-même, c'était à la fois être un et plusieurs, permanent et oscillant ?
    Cet essai invite à étudier la gymnastique complexe du soi pour appréhender la nature hétérogène des identités ordinaires. Dans le même mouvement, il pose les bases d'une nécessaire discussion sur l'une des grandes controverses culturelles de notre époque : qui peut jouer à être qui ?

  • La convivialité

    Ivan Illich

    • Points
    • 7 October 2021

    « Si les outils ne sont pas dès maintenant soumis à un contrôle politique, la coopération des bureaucrates du bien-être et des bureaucrates de l'idéologie nous fera crever de «bonheur». La liberté et la dignité de l'être humain continueront à se dégrader, ainsi s'établira un asservissement sans précédent de l'homme à son outil. » Dénonçant la servitude née du productivisme, le gigantisme des outils, le culte de la croissance et de la réussite matérielle, Ivan Illich oppose à la « menace d'une apocalypse technocratique » la « vision d'une société conviviale ». Ce n'est que par la redécouverte de l'espace du bien-vivre et de la sobriété qu'Illich appelait la convivialité, que les sociétés s'humaniseront.

  • La mentalité de marché est obsolète !

    Karl Polanyi

    • Allia
    • 19 August 2021

    De tous temps, l'économie a fait partie des sociétés humaines. Sa place est naturelle. Nous n'avons pas de prise sur son développement. D'ailleurs, le marché satisfait tous nos besoins... Vraiment ?
    Karl Polanyi bat en brèche cette « légende ». Depuis le XIXe siècle, l'omniprésence du marché et, par conséquence, de l'industrie et de la technique, n'a cessé de croître. « L'Ère de la machine » a vu cet ensemble s'étendre à toutes les sphères de nos existences. Elle nous impose ses valeurs et son fonctionnement.
    Polanyi plaide pour une refondation de notre rapport à l'économie afin d'en retrouver le contrôle. Il affirme la nécessité de nouveaux principes directeurs. C'est à cette seule condition que nous pourrons nous extraire d'un engrenage qui ne peut mener qu'au totalitarisme.

  • L'homme est un singe social, qui a vécu pendant la plus grande partie de son histoire en petites tribus de quelques dizaines d'hommes et de femmes.
    Au cours des dix mille dernières années - une fraction de seconde à l'échelle de l'humanité - nous nous sommes retrouvés propulsés dans un monde complexe où nous sommes devenus sédentaires ; nous avons inventé l'agriculture, créé des lois, institué le mariage et la famille, imaginé la propriété, l'argent et le commerce.
    Mais en nous éloignant de notre nature de chasseur-cueilleur, qu'avons-nous gagné ?
    Ce panorama passionnant de l'histoire de l'humanité retrace les étapes et les progrès majeurs qui ont façonné notre mode de vie, et qui nous ont progressivement menés de l'état de nature au monde moderne.
    Ce grand récit de notre évolution nous incite à nous interroger sur les conséquences de ce basculement vers la modernité.

    Un retour aux racines de notre humanité pour mieux comprendre les crises que traverse notre monde.

  • Avant de mourir, l'anthropologue Margaret Mead a exprimé la crainte qu'en glissant vers un monde plus homogène, nous ne soyons en train de jeter les bases d'une culture moderne générique et informe, qui n'aurait pas de concurrente. Elle redoutait que toute l'imagination humaine ne soit contenue à l'intérieur des limites d'une unique modalité intellectuelle et spirituelle. Son pire cauchemar, c'était que nous nous réveillions un jour sans même nous souvenir de ce que nous avons perdu. Ainsi s'exprime l'anthropologue canadien Wade Davis qui, après avoir sillonné la planète pendant plus de quarante ans, confirme dans ce livre la réalité des menaces qui pèsent aujourd'hui non seulement sur la biodiversité mais aussi sur la diversité humaine et culturelle. Dans un avenir proche, de nombreuses cultures, parmi les plus fragiles, sont vouées à disparaître. Et avec elles, des connaissances, des modes de pensée, des arts et des spiritualités : toute une mémoire ancienne qui représenterait une perte considérable pour la planète.
    De la Polynésie aux Andes, du Mali au Groënland, du Tibet à l'Australie, Wade Davis nous entraîne dans un voyage qui est tout autant un plaidoyer en faveur des cultures anciennes qu'une invitation à repenser notre monde avant qu'il ne soit trop tard.

  • La composition des mondes ; entretiens avec Pierre Charbonnier

    Philippe Descola

    • Flammarion
    • 19 April 2017

    Philippe Descola est aujourd'hui l'anthropologue français le plus commenté au monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. De ses enquêtes auprès des Indiens jivaros de Haute-Amazonie à son enseignement au Collège de France, il revient sur son parcours d'anthropologue - son expérience du terrain et les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980-, et éclaire aussi la question environnementale et le droit des sociétés indigènes.

    Dans cette synthèse sous forme d'entretiens, il s'intéresse tout particulièrement à nos façons d'habiter une planète remplie de "non-humains" - plantes, animaux ou esprits. Ce faisant, il propose l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental

  • L'écologie mot à mot

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    • Editions de l'aube
    • 3 February 2022

    Les mots de la politique ne sont pas neutres ;
    Ils sont là pour servir une idée, défendre une cause, expliciter un projet de société. C'est le cas des « mots verts », comme « prospérité sans croissance », « simplicité volontaire », « communs », « zadistes »... Les mots construisent des représentations et les représentations génèrent des actions. Le dialogue entre Noël Mamère et Stéphanie Bonnefille interroge ces représentations. Ce livre documenté, au plus près de l'actualité, aux échanges vifs et stimulants, ouvre des perspectives passionnantes sur la rhétorique de l'écologie.

  • Pardon aux Iroquois ; les Mohawks, charpentiers de l'acier

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    • Lux canada
    • 20 January 2022

    « Je demande pardon aux Iroquois, et je veux essayer d'expliquer ici pourquoi il est possible de méconnaître à ce point les Indiens et pourquoi il est difficile à ceux qui se soucient d'eux, d'amener les autres à s'y intéresser. » Wilson, un intellectuel mondain newyorkais des années 60, apprend un jour que le terrain de sa maison de campagne se trouve sur un territoire revendiqué par un groupe d'Iroquois. Il part à leur rencontre, s'improvise ethnographe, et découvre sa propre ignorance de la condition des premiers habitants de son pays, de leurs traditions et de leurs combats.
    Ce texte, paru initialement en 1976, dans la collection 10/18, était épuisé depuis longtemps. Il est précédé d'un reportage de Joseph Mitchell sur les Amérindiens qui ont construit les gratte-ciels de New York.

  • Peuples et sociétés sont dépossédés de leurs moyens d'existence à travers le monde par la destruction de leur environnement. Face à cet écocide, comment repenser les droits de l'homme ?

    L'écocide (fait de détruire la « maison Terre ») est désormais le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d'habitabilité de la Terre. D'ores et déjà, les dérèglements en cours attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que les saccageurs de la planète restent impunis.

    Aussi est-il urgent de revendiquer de nouvelles formes de responsabilité et de solidarité. Urgent de redéfinir un nouveau sens et de nouveaux cadres à l'action humaine au sein des limites planétaires. Le droit international doit se métamorphoser et s'universaliser autour d'une nouvelle valeur pivot, l'écosystème Terre, en reconnaissant un cinquième crime international, le « crime d'écocide ».

  • Manifeste du museum : histoire naturelle de la violence

    Bruno David

    • Reliefs editions
    • 25 November 2021

    L'assassinat de Samuel Paty, les attentats du Bataclan et du journal Charlie Hebdo, jusqu'aux violences conjugales par lesquelles plus de cent femmes meurent en France chaque année sous les coups de leur compagnon, la violence s'expose à nous presque quotidiennement. Paradoxalement, malgré un ressenti généralisé de vivre dans un monde violent, le niveau de violence civile en Europe de l'Ouest n'a jamais été aussi bas depuis les origines de notre pays.
    Toutes les violences sont-elles comparables ? Qu'est-ce que la violence ? Quelles sont ses origines naturelles ? Signé par un collectif d'auteurs, ce manifeste convoque différentes disciplines scientifiques afin de disposer d'une grille d'analyse scientifique fondée et interroge l'essence même de la violence.

  • L'imaginé : l'imaginaire et le symbolique Nouv.

    En imaginant, l'homme peut rendre possible l'impossible : dans les mythes ou les religions, ce qui est imaginé n'est jamais pensé ni vécu comme imaginaire par ceux qui y croient. Cet imaginé-là, plus réel que le réel, est sur-réel.
    Si Lévi-Strauss affirme que « le réel, le symbolique et l'imaginaire » sont « trois ordres séparés », Maurice Godelier montre au contraire que le réel n'est pas un ordre séparé des deux autres. Les rites, objets et lieux sacrés ne témoignent-ils pas de la réalité de l'existence de Dieu, des dieux ou des esprits pour une partie de l'humanité ? Le symbolique déborde la pensée, envahit et mobilise le corps tout entier, le regard, les gestes, les postures mais aussi l'ensemble du monde : il est le réel.
    L'ouvrage nous entraîne au coeur stratégique des sciences sociales, car s'interroger sur la nature et le rôle de l'imaginaire et du symbolique, c'est vouloir rendre compte de composantes fondamentales de toutes les sociétés et d'aspects essentiels du mode d'existence proprement humain, des aspects qui forment une grande part sociale et intime de notre identité.

  • Sapiens : métamorphose ou extinction

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    • Humensciences
    • 23 February 2022

    D'où venons-nous, qui sommes-nous, où en sommes-nous, où allons-nous et que pouvons-nous faire ?

    Pendant des mois, 21 personnalités atypiques réunies dans « Gramhona », un Groupe de recherche multidisciplinaire sur l'Homme et la Nature, ont échangé pour apporter des réponses pertinentes à ces questions fondamentales.

    En faisant dialoguer biologie, médecine, art, neurosciences, chimie, écologie, informatique et bien d'autres disciplines, habituellement cloisonnées ou dispersées, ce livre tisse des liens inattendus et ouvre de nouvelles pistes que le lecteur peut emprunter comme il le souhaite.

    Une lecture indispensable pour raisonner librement plutôt que d'être le porte-parole des opinions des autres.

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