Arts et spectacles

  • Emier véritable essai consacré à Claude Sautet qui vient combler un manque par une lecture approfondie de l´oeuvre sous la plume passionnée et rigoureuse d´un cinéphile hors pair.

  • Les vingt actrices qui composent ce recueil, loin des stars incontestées et des célébrités de l'écran, appartiennent à l'univers fantasmagorique des égéries secrètes, des divas discrètes et des muses cachées. Ce recueil ne se borne pas à égrener des faits biographiques ou énumérer des films -il y a des encyclopédies participatives pour ça -, mais tient à mettre à jour la particularité essentielle qui les réunit : du western au polar, de la comédie légère à la tragédie la plus sombre, du film de cinéma à la série télévisée, du chef d'oeuvre au nanar, ces actrices d'exception n'ont en fait jamais cessé de relater un récit. Anicée Alvina, qui inspira Robbe-Grillet, Elisabeth Wiener, dont Clouzot fit sa Prisonnière, Amanda Langlet, la « Pauline » de Rohmer, ou Cathy Rosier, la pianiste du Samouraï, ont su créer sous nos yeux leur cinéma. Et ce, en dépit des convenances de l'époque, des obligations du scénario ou des contraintes de la mise-en-scène. Ainsi ne font-elles pas seulement ici l'objet d'un exercice d'admiration, ou d'érudition, mais bien de compréhension. Ce qui est encore la meilleure façon de leur rendre hommage. En douce, en secret et par la bande, la mutation féminine à l'oeuvre dans les quatre dernières décennies du siècle dernier, ce sont elles qui l'ont portée

  • Figure emblématique de la « Nouvelle Droite » aux côtés d'Alain de Benoist, ancien rédacteur en chef de la revue Eléments à laquelle il contribue toujours, Michel Marmin s'est également imposé très tôt comme l'un des meilleurs critiques de cinéma de sa génération. Il a illustré son talent à Valeurs actuelles, Spectacle du Monde et au Figaro. Ce livre d'entretiens permet de retracer un itinéraire très riche en découvertes, en rencontres et en points de vue toujours plus originaux et personnels où prime le décloisonnement et la place grandissante faite à l'émotion esthétique.
    Fervent défenseur du « Macmahonisme », dans sa jeunesse, il porte aux nues le cinéma de Raoul Walsh, Otto Preminger ou Samuel Fuller puis fait l'expérience inédite des créations tout à fait singulières de Jean-Luc Godard. Son regard s'ouvre aussi au fil du temps avec bonheur sur les oeuvres de Bresson, de Rohmer ou de Jacques Rozier. Son amitié avec Alain Corneau qui date des années de collège sera très fructueuse : si le musicien développe en lui une sensibilité toute particulière pour le jazz, c'est Michel Marmin qui révèlera sa fibre cinématographique avec la postérité que l'on sait. Collaborateur de Pierre Schaeffer dans les années 60, au Service de la Recherche de l'Ortf, il étend sa palette artistique à la musique concrète qui représente alors l'avant-garde. Grand ami de Léo Malet, il fera publier au Fleuve noir son Journal secret. Jean- Pierre Martinet, dont il fait la connaissance à l'Idhec, enrichit d'autant son goût littéraire jusqu'alors très « hussard » par une note à la fois plus noire, plus âcre et plus ample. De son côté, Michel Marmin a pris conscience rétrospectivement du talent cinématographique méconnu de l'auteur. Parmi d'autres amitiés décisives, on retiendra Jacques Vergès, l'avocat du FLN, Alexandre Astruc, cinéaste et critique éminent de la Nouvelle Vague ou encore Raymond Abellio, l'auteur de La Fosse de Babel.

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