9782707154491

  • À la fois technologie politique et pratique sociale, le vote nous apparaît paradoxalement comme un tissu d'évidences peu susceptible de retenir notre curiosité, mais aussi comme un ensemble d'énigmes dont certaines restent irrésolues.
    Par la vertu des sondages d'opinion, on sait - approximativement - pour qui les électeurs votent, mais beaucoup moins pourquoi ils le font. Quels genres d'échanges se (dé)nouent lors d'une campagne électorale ? Quels types de préférences s'y dessinent ? Quelle part de leur existence sociale et de leur trajectoire biographique les électeurs engagent-ils dans l'acte de voter (ou de ne pas le faire) ?
    Cet ouvrage tente de reprendre ces questions en interrogeant le(s) vote(s) sous trois rapports : l'élection comme institution censée assurer l'expression de convictions politiques en même temps que la désignation de « représentants » ; les modèles d'interprétation des votes et la succession des «écoles » analysant « ce que voter veut dire » ; les controverses autour de la stabilité (versus volatilité) des électeurs, leur degré de compétence et la portée du processus d'individualisation de leurs votes.

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