• Germinal

    Zola

    Germinal n'est pas l'unique roman de la mine, et sans doute la mythologie du charbon existerait-elle sans ce livre. Pourtant, les deux sont désormais indissociables. Pour écrire ce chef-d'oeuvre, qui a saisi les contemporains de Zola et a marqué l'apogée du naturalisme en France, il fallait être à la fois un reporter avide du détail documentaire et un prophète de la " question sociale ". C'est en effet au traitement épique de sa copieuse substance réaliste que cette fresque des ténèbres doit son immense succès.

  • The earth

    Zola

    When Jean Macquart arrives in the peasant community of Beauce, where farmers have worked the same land for generations, he quickly finds himself involved in the corrupt affairs of the local Fouan family. Aging and Lear-like, Old Man Fouan has decided to divide his land between his three children: his penny-pinching daughter Fanny, his eldest son - a far from holy figure known as 'Jesus Christ' - and the lecherous Buteau, Macquart's friend. But in a community where land is everything, sibling rivalry quickly turns to brutal hatred, as Buteau declares himself unsatisfied with his lot. Part of the vast Rougon-Macquart cycle, The Earth was regarded by Zola as his greatest novel. A fascinating portrayal of a struggling but decadent community, it offers a compelling exploration of the destructive nature of human ignorance and greed

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  • Anglais The debacle

    Zola

    Conservative and working-class, Jean Macquart is an experienced, middle-aged soldier in the French army, who has endured deep personal loss. When he first meets the wealthy and mercurial Maurice Levasseur, who never seems to have suffered, his hatred is immediate.

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  • Le ventre de paris

    Zola

    • Seine
    • 14 June 2005
  • Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : « C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : "Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux." Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie. »

    22 Autres éditions :

  • Germinal

    Emile Zola

    Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable « J'accuse » contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débouche sur l'espoir d'un monde nouveau lorsque le héros, Étienne Lantier, quittant la mine « en soldat raisonneur de la révolution », sent naître autour de lui une « armée noire, vengeresse... dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ».
    Germinal marque l'éveil du monde du travail à la conscience de ses droits et c'est au cri sans cesse repris de « Germinal ! Germinal ! » que la délégation des mineurs de Denain accompagna le convoi funèbre de Zola à travers les rues de Paris.

    28 Autres éditions :

  • Zola Au Bonheur des Dames Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

    Edition de Sophie Guermès.

    24 Autres éditions :

  • L'Assommoir Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire oe L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers «assommoirs» - un accident de travail, l'alcool, les «autres», la faim - ont finalement raison d'elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L'Assommoir, cette «passion de Gervaise», cet étonnant chef-d'oeuvre, avec des yeux neufs.

    Edition de Jacques Dubois.

    20 Autres éditions :

  • Nana

    Emile Zola

    « Le sujet de Nana est celui-ci : Toute une société se ruant sur le cul. Une meute derrière une chienne, qui n'est pas en chaleur et qui se moque des chiens qui la suivent. Le poème des désirs du mâle, le grand levier qui remue le monde. » (Émile Zola).

    « J'ai passé hier toute la journée jusqu'à 11 heures et demie du soir à lire Nana, je n'en ai pas dormi cette nuit... Les caractères sont merveilleux de vérité... La mort de Nana est michelangelesque ! Un livre énorme, mon bon ! » (Gustave Flaubert).

    Dans ce roman, et dans ce personnage de courtisane, Zola a peint à la fois la corruption d'une femme, de la société où elle recrute ses amants, et d'un régime politique, le Second Empire, qui se rue avec insouciance vers la guerre et la débâcle. Sexualité, histoire et mythe vivent et meurent ensemble, dans un même souffle brutal.

    13 Autres éditions :

  • « L'essentiel de La Bête humaine, c'est l'instinct de mort dans le personnage principal, la fêlure cérébrale de Jacques Lantier, mécanicien de locomotive. Jeune homme, il pressent si bien la manière dont l'instinct de mort se déguise sous tous les appétits, l'Idée de mort sous toutes les idées fixes, la grande hérédité sous la petite, qu'il se tient à l'écart : d'abord des femmes, mais aussi du vin, de l'argent, des ambitions qu'il pourrait avoir légitimement. Il a renoncé aux instincts ; son seul objet, c'est la machine. Ce qu'il sait, c'est que la fêlure introduit la mort dans tous les instincts, poursuit son travail en eux, par eux ; et que, à l'origine ou au bout de tout instinct, il s'agit de tuer, et peut-être aussi d'être tué. » Gilles Deleuze.

    16 Autres éditions :

  • Des nouvelles de l'ordinaire, souvent satiriques, qui exploitent avec virtuosité les motifs chers au naturalisme. Olivier Bécaille est-il mort ? C'est en tout cas le diagnostic que le médecin, convoqué par sa femme, prononce au-dessus de sa dépouille inanimée. Mais le malheureux n'a que l'apparence d'un cadavre : prisonnier de son corps inerte, il continue de percevoir le monde qui l'entoure. Et si, trompé par sa torpeur, on l'enterrait vivant ? La Mort d'Olivier Bécaille est suivie de Nantas, L'Inondation et Les Coquillages de M Chabre. 4ème Dossier librio + . Objet d'étude : La fiction pour interroger le réel . Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes . Prolongements : Le réalisme en peinture ; l'écriture naturaliste : les brouillons d'écrivains.

  • Camarade de jeunesse de Cézanne, ami et défenseur de Manet et des impressionnistes, Zola a résumé dans L'oeuvre toute son expérience du milieu et des problèmes de la peinture sous le Second Empire et les premières décennies de la IIIe République. Document de premier ordre sur ces «Refusés», ces «plein-airistes» que nous considérons comme les fondateurs de la modernité, L'oeuvre dit aussi la tragédie d'un homme, Claude Lantier, tempérament romantique hanté par des rêves d'absolu, le désir de «tout voir et tout peindre. Des fresques hautes comme le Panthéon ! Une sacrée suite de toiles à faire éclater le Louvre !» Mais, devant l'incompréhension de l'époque, l'absolu du rêve deviendra celui de la détresse, et Claude, qui a commencé comme Manet, aura la même fin que Van Gogh.

  • Zola Le Ventre de Paris C'est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon-Macquart. Après « la course aux millions » décrite dans La curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées.
    Florent, arrêté par erreur après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, s'est évadé du bagne de Cayenne au bout de sept ans d'épreuves. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l'opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l'Empire a su procurer au « ventre boutiquier, au ventre de l'honnête moyenne. le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier », il n'a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l'éternel affrontement des Maigres et des Gras.

    Nulle part peut-être, mieux que dans Le Ventre de Paris, n'éclate ce don épique qui s'appuie sur le réel pour le déborder bientôt et le transfigurer dans une lumière nouvelle. [.] Pour la première fois ici, un écrivain a discerné et pris en charge la beauté du paysage urbain moderne. Balzac l'avait pressentie, Baudelaire l'avait exaltée, mais c'est Emile Zola qui en a compris la vraie force et qui, avant tout autre, l'a placée au coeur d'un univers romanesque, lui donnant enfin ses lettres de noblesse littéraire.

    Robert Abirached.

    Introduction de Robert Abirached.
    Commentaires et notes de Philippe Hamon et Marie-France Azéma.

    8 Autres éditions :

  • Zola Nantas suivi de Madame Sourdis Nantas, un jeune Marseillais ambitieux qui vient de monter à Paris, ne parvient pas à trouver de situation lorsqu'un soir une mystérieuse visiteuse lui propose d'épouser Flavie, la fille du baron Danvilliers : il reconnaîtra l'enfant dont elle est enceinte et percevra deux cent mille francs. Simplement, la jeune fille lui demande de n'être jamais son mari que de nom et, après sa brillante ascension sociale, c'est Flavie que Nantas voudra conquérir. Relation qui s'inverse dans la seconde nouvelle, où le triomphe de la virilité se retourne en défaite. Car si Adèle désire épouser Ferdinand Sourdis dans l'espoir de mener le jeune peintre à la gloire, la paresse aussi bien que la débauche du mari conduisent peu à peu sa jeune femme à achever ses tableaux - et finalement à usurper son rôle.
    Publiées pour la première fois en 1878 et en 1880 dans Le Messager de l'Europe, une grande revue de Saint-Pétersbourg, ces nouvelles appartiennent pleinement à leur temps. Mais si l'ambitieuse puissance de Nantas évoque Son Excellence Eugène Rougon, ou Aristide Saccard, l'aventurier prédateur de La Curée, c'est bien plutôt à la misogynie des écrivains proches de Zola que fait songer Madame Sourdis, femme-vampire qui aura finalement dévoré son mari et inquiétante annonciatrice de bien des névroses fin-de-siècle qui feront aussi frémir de cette épouvante-là.

    Edition de Jacques Noiray.

  • A ce moment, le gendarme Rengade écarta brusquement la foule des curieux. Dès qu'il avait appris que la troupe revenait avec plusieurs centaines d'insurgés, il s'était levé. Dehors, sa blessure se rouvrit, le bandeau qui cachait son orbite vide se tacha de sang. Sa tête pâle enveloppée d'un linge ensanglanté, il courut regarder chaque prisonnier au visage, longuement. Et, tout d'un coup : " Ah ! le bandit, je le tiens ! " cria-t-il.
    Il venait de mettre la main sur l'épaule de Silvère. Rengade se tourna vers l'officier, qui n'avait pu trouver parmi les soldats les hommes nécessaires à une exécution. " Ce gredin m'a crevé l'oeil, lui dit-il en montrant Silvère. Donnez-le-moi... Ce sera autant de fait pour vous. "

    9 Autres éditions :

  • Le 13 janvier 1898, un article retentissant paraît dans le journal L'Aurore, intitulé " J'Accuse ". Zola y prend nommément à partie les principaux responsables de la condamnation du capitaine Dreyfus. Il n'ignore pas qu'il court le risque d'un procès en diffamation, mais son coup de génie est de comprendre que c'est là le moyen de porter l'Affaire au grand jour - et devant la magistrature civile. C'est ce qui advient : condamné, Zola est contraint de s'exiler, mais " la Vérité est en marche ". Cette lettre ouverte au président de la République n'est que le moment le plus célèbre de l'action déployée par le romancier en faveur de Dreyfus. Lui-même réunit en 1901 ses différentes interventions dans un ouvrage, La Vérité en marche. Elles sont ici reprises et redéployées de manière pleinement chronologique, et enrichies de nombreuses autres pages. On y trouve une véritable leçon de lucidité et d'éthique politique.

  • En 1874, Émile Zola, qui est déjà l'auteur d'imposantes fresques romanesques, fait paraître un recueil de quinze textes brefs sous le titre de Nouveaux Contes à Ninon. Sans restriction de genre, il y réunit avec une grande liberté fable, portrait, récit de souvenirs... Nous trouverons ici cinq de ces compositions à l'éclectisme délicieux, et où se rencontrent tour à tour un chat vagabond, un forgeron affairé ou encore une jeune héroïne au grand coeur.

    « J'avais alors deux ans, et j'étais bien le chat le plus gras et le plus naïf qu'on pût voir. À cet âge tendre, je montrais encore toute la présomption d'un animal qui dédaigne les douceurs du foyer... je n'avais qu'un désir, qu'un rêve, me glisser par la fenêtre entrouverte et me sauver sur les toits. » Textes extraits de Contes à Ninon suivi de Nouveaux Contes à Ninon.

  • La curée

    Emile Zola

    La France de Napoléon III vue par Zola : « À cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement fort la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe. »

    12 Autres éditions :

  • Le Ventre de Paris, ce sont les Halles, avec leur « souffle colossal épais encore de l'indigestion de la veille », leurs montagnes de mangeailles, de viandes saignantes, « de choses fondantes, de choses grasses », de « gradins de légumes » d'où montent « le râle de tous les potagers de la banlieue ». « L'idée générale, écrit Zola, est le ventre, la bourgeoisie digérant, ruminant, la bête broyant le foin au râtelier, la bedaine pleine et heureuse se ballonnant au soleil. » Aux « Gras » s'opposent les « Maigres » : Florent, un proscrit du 2 Décembre revenu à Paris qui fomente un complot contre le régime et sera dénoncé par Lisa, sa belle-soeur, une charcutière « au grand calme repu ». Florent retourne en prison et c'est à son ami Claude Lantier, le futur héros de L'oeuvre, que revient le mot de la fin : « Quels gredins que les honnêtes gens ! »

  • ? Aux champs, Histoire vraie, La Parure, Le Papa de Simon, Le Petit Fût de Guy de Maupassant ? Matéo Falcone de Prosper Mérimée ? L'Inconnue de Villiers de l'Isle-Adam ? Un mariage d'amour, Une victime de la réclame d'Émile Zola Affaires de famille, amours déçues et satire de la société, tels sont les thèmes abordés dans ces neuf textes qui permettent d'explorer l'art de la nouvelle réaliste au XIXe siècle.

    Groupements de textes :
    1. Portraits de femme dans les romans du XIXe siècle.
    2. L'argent, cible de la satire du XVIIe siècle à nos jours.

  • Avec Les Romanciers naturalistes (1881), qui rassemble des études d'abord publiées en Russie dans Le Messager de l'Europe entre 1875 et 1880, Zola promeut les grandes figures incarnant à ses yeux le triomphe du roman au XIXe siècle. En tête du volume vient Balzac, le «père de notre roman naturaliste», puis Stendhal, le «mécanicien de génie». Flaubert, le «pionnier du siècle», trône en position centrale. Arrivent ensuite les frères Goncourt, pour leur aptitude remarquable à restituer les sensations, et Daudet, cet «écrivain de race». Avec une lucidité que ne démentira pas la postérité, Zola passe aussi en revue la cohorte des «romanciers contemporains», ces écrivains calamiteux qui saturent le marché du livre.
    Cette grande leçon de critique, qui fit alors scandale, élargit notre compréhension du naturalisme et éclaire en profondeur la poétique du genre. Visionnaire comme toujours, Zola s'y plaît à façonner l'histoire littéraire pour sacrer « les princes du roman».

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