• Un amour grec

    Zoé Valdés

    • Arthaud
    • 13 January 2021

    « On apprend toujours de la douleur, elle le savait depuis toute petite ; et de la détresse, davantage encore. C'est pourquoi elle a accepté avec humilité cette solitude, qu'elle a - dans une certaine mesure - choisie. Elle s'est juré qu'il n'y aurait plus dorénavant d'autre homme dans sa vie que son fils, Petros, le fruit de sa passion de jeunesse. Petros était son chef-d'oeuvre, l'oeuvre du premier amour. » Dans un Cuba asphyxié par l'oppression, Zé, adolescente, tombe enceinte d'un marin de passage. Reniée par son père, jugée par la société, elle élève son enfant avec l'aide des femmes de sa famille. Son fils Petros deviendra un pianiste de renom dont la carrière le mènera avec sa mère jusqu'en Grèce, sur les traces de son père.

    Grâce à la musicalité singulière d'une langue à la fois simple et poétique, Zoé Valdés retrace un parcours cousu de ruptures et d'exils et transforme les difficultés de la vie en chant d'espoir.

  • Deux vieux Cubains, Arsenio, un exilé proche de Batista, et son ami Elbio, qui n'a jamais quitté sa campagne cubaine, se retrouvent après de longues années de séparation. Alors qu'Arsenio a commencé à recueillir des témoignages pour étayer la thèse de sa petite-fille, consacrée à l'histoire de l'île, il vient chez Elbio continuer ce travail de mémoire collective.

    Les deux amis, tout en évoquant leurs propres souvenirs, s'en vont à la rencontre des Cubains, les écouter, leur rendre la parole, dans la campagne environnante, puis, poursuivant leur voyage intérieur par un périple géographique, jusqu'à La Havane.

    À travers ces destins et au fil des dialogues, c'est toute la mémoire cubaine que fait revivre ce livre.

  • Quelques années après sa rupture avec Picasso, Dora Maar fait un dernier voyage à Venise pour tenter d'échapper à l'emprise du peintre et de se reconstruire en tant que femme. A son retour, elle se réfugie dans son appartement parisien, vivant en recluse jusqu'à sa mort. Z. Valdès livre la pensée tourmentée de Dora Maar le temps de cette escapade vénitienne.

    1 autre édition :

  • Desiree fe

    Zoé Valdés

    • Arthaud
    • 5 September 2018

    Dans ce roman, Zoé Valdés revient sur les lieux de ses bouleversantes nostalgies, à La Havane, pour cartographier les rêves d'une petite fille, Desirée Fe, ses fantasmes et ses frustrations d'adolescente, amoureuse découvrant avec l'ardeur de sa jeunesse les méandres de la sexualité. Parmi les ruines de la cité du désespoir, se dressent une infinie soif de liberté et une indomptable volonté de survivre.

    « Il existe une érotique féminine dont la rhétorique peut s'avérer aussi mielleuse et ennuyeuse que l'onanisme. Même Anna de Noailles est tombée dans ce travers. Mais, bien entendu, il y a aussi Thérèse d'Ávila, Mariana Alcoforado, les soeurs Brontë, Virginia Woolf, [...] il faut les écouter, ces voix, car ce sont celles de la Terre mère, de Déméter, de Perséphone, ce sont les voix des grands mystères, et pas un seul homme n'est parvenu ne serait-ce qu'à effleurer le ciel où elles évoluent, comme des femmes folles et décoiffées, avec leurs vociférations qui sonnent si juste. C'est sur ce chemin-là que tu avances, Zoé. Et ça me fait presque peur de te le dire. En même temps, je sais bien que dire ce genre de choses à quelqu'un de ton âge ne l'empêche pas de se heurter à des murs, et puis de se relever, pour retomber encore, et repartir sans cesse dans la bataille ».
    Álvaro Mutis, Prix Médicis Étranger

  • La douleur du dollar

    Zoé Valdés

    Voici l'histoire d'une femme, la Môme Cuca, abandonnée par l'homme de sa vie qui, pour tout souvenir, lui a laissé une fille et un dollar. Mais c'est aussi et surtout , des années prérévolutionnaires à nos jours, de la nonchalance à l'exubérance, de l'espérance à l'incertitude puis à la résistance d'un peuple, l'histoire de La Havane ville peinte ici dans toutes ses contradictions, sa violence et sa sensualité.

    Rayonnant de lumière et de magie, roulant au rythme provocant et fiévreux de la musique cubaine, l'écriture de Zoé Valdés nous fait entendre, avec insolence et nostalgie, l'inguérissable douleur des rêveurs et le ressac, non moins universel, des dernières utopies.

  • Cher premier amour

    Zoé Valdés

    Un train quitte la gare centrale de La Havane pour atteindre une mystérieuse vallée qui porte un secret d'amour. Il emmène Danaé à la recherche des paradis de sa jeunesse. C'était l'été de ses treize ans et de sa première école aux champs. Au sein de la joyeuse cohorte d'adolescents faisant l'expérience patriotique des travaux agricoles, Danaé découvrait l'amour interdit avec une Indienne habitant ce lieu autant qu'il l'habitait. Cette Terre a éveillé les sens de la jeune citadine à toutes les formes de vie, des algues de la lagune aux vibrantes cimes des palmiers.
    Résolument animiste, Cher premier amour puise aux sources poétiques des règnes minéral, animal ou végétal pour célébrer la terre cubaine et sa culture métisse.

  • Louves de mer

    Zoé Valdés

    a l'aube du xviiie siècle, des joutes amoureuses vont attiser les derniers feux de la grande flibuste et nourrir la légende de deux femmes irrésistibles.
    ann bonny, née des amours ancillaires d'un irlandais fortuné, épouse, à dix-huit ans à peine, le pirate james bonny. travestie en marin pour mieux prendre le large, sa mâle bravoure impressionne ses compagnons de route. née femme, mary read avait choisi la guerre. contrainte dès l'enfance à prendre l'identité de son frère disparu, elle entre dans la marine pour défendre les couleurs de son pays. jusqu'à sa rencontre avec ann bonny et calicot jack, et l'implacable procès qui mettra fin à leurs ébats...
    ces louves de mer, en qui s'incarnent les aspirations de zoé valdés, se jouent des équivoques et des conventions. manières, baroque et picaresque, pour la romancière cubaine, d'inscrire sa propre modernité dans la tradition du genre, en resituant ses caraïbes dans d'autres temps et d'autres remous...

  • Cafe nostalgia

    Zoé Valdés

    Marcela Roch vit à Paris dans une douloureuse nostalgie de Cuba qu'elle a quittée. Pour ses amis d'enfance, éparpillés maintenant à travers le globe, elle est la gardienne du temple de la mémoire, le point d'ancrage d'une bande dispersée dont chacun des membres cherche sa place dans le monde.
    Tour à tour photographe puis maquilleuse pour la télévision, la jeune femme semble vouée au succès le plus insolent ; mais il en va de la carrière comme de l'intimité : dans tous les territoires accostés, elle brûle ses vaisseaux. Portées de manière névrotique à leur paroxysme, ses sensations se mesurent toutes à l'aune d'un amour d'adolescence pour un homme d'âge mûr, auquel son épouse fit payer ses infidélités.
    Dans l'attente de l'accomplissement qui brisera ses entraves, elle attise avec ses amis la plaie profonde du souvenir et l'espoir d'un retour pour l'instant impossible.

  • Puisque Giulietta Masina était, comme l'écrit Zoé Valdés, "une femme-sonate", trois auteurs composent pour l'interprète de La Strada, Les Nuits de Cabiria et Juliette des Esprits une partition en trois mouvements...

    La romancière cubaine évoque sa découverte de Giulietta et de Fellini dans un cinéma de La Havane, et l'influence de l'actrice sur son oeuvre littéraire ; puis Dominique Delouche, assistant du Maestro et cinéaste lui-même, parle des rapports aussi créatifs que douloureux du couple Fellini, et voit dans la technique de comédienne de Giulietta un héritage vivant des sculpteurs de l'art roman ; enfin Jean-Max Méjean, critique de cinéma, brosse un portrait intime de Giulietta dans le contexte du cinéma italien de l'époque, et nous offre en coda de cette « sonate à Giulietta » une interview inédite de celle qui demeura jusqu'à la fin, contre vents et marées, la muse et la compagne de l'immense Federico Fellini.

  • La Havane, mon amour

    Zoé Valdés

    • Arthaud
    • 31 August 2016

    L'auteure livre un hommage à sa ville natale à travers ses souvenirs d'enfance et de jeunesse, des portraits de personnalités cubaines et d'anonymes, et des descriptions de quartiers et de paysages.

  • Quittant allégrement les utopies planifiées de La Havane, l'insatiable Daniela s'envole vers Paris, où son père, ambassadeur, compte bien lui faire jouer le rôle de la jeune fille modèle. Malheureusement pour lui, la "sous-développée" ne l'entend pas de cette oreille. Dès le décollage de son avion, elle croque le diamant que lui offre le baron Mauve, personnage mythique, audacieux pirate du ciel parisien, et gentleman-cambrioleur à ses heures. C'est en sa compagnie que, dans la ville gorgée de richesses, elle jouira de sa liberté nouvelle, perdra le peu qui reste de sa vertu, et goûtera aux fastes provocants du capitalisme fin de siècle.

  • Danse avec la vie

    Zoé Valdés

    Une romancière cubaine en panne d'inspiration est poussée par son éditeur à l'écriture d'un récit érotique.
    Elle trouve un nouvel amant, l'homme d'affaires Richard Solen, tandis que son roman prend forme. Il met en scène un triangle amoureux fermé de deux danseurs, Juan et Canela, et d'un photographe dépressif, Peter. Mais bientôt la vie de l'écrivain fait irruption dans l'existence des personnages, et les deux mondes finissent par se mélanger... Zoé Valdés entremêle habilement plusieurs histoires et déploie sa sensualité clans une trame romanesque des plus originales.
    En plongeant de façon insolite le lecteur dans son univers haut en couleur, elle nous propose, entre plaisirs charnels et mort, une danse avec la vie.

    1 autre édition :

  • Yocandra vient « d´une île qui avait voulu construire le paradis et s´est transformée en enfer ». Née de fervents communistes cubains, elle s´est d´abord appelée Patrie, avant de se réinventer sous le nom de Yocandra. Quand elle parvient enfin à quitter l´île, elle rejoint Miami, comme tant de Cubains exilés. À Little Habana, c´est le vertige, l´urgence, à chaque instant, on espère, on prie, bientôt Cuba sera libre. Gagnée par l´amertume, Yocandra fuit Miami pour rejoindre Paris. Dès son arrivée, son quotidien est envahi par les Cubains. Partout où elle va, ils sont là, comme si elle n´avait jamais quitté Cuba. À l´hôtel Monaco, l´immeuble borgne où elle a élu domicile, on parle plus espagnol que français, même les chiens ont l´accent de l´île. Dans l´avion, dans la rue, en bas de chez elle, elle ne cesse de croiser le même homme, Fidel Raùl, dont elle acceptera finalement l´aide pour faire sortir sa mère de Cuba. En cherchant à aider Le Nihiliste, son premier amour, Yocandra va connaître l´amertume de l´exil, le passé qui vous rattrape dans une course pour la liberté. Avec ce roman tragi-comique, Zoé Valdés signe une suite bouleversante au texte qui l´a fait connaître auprès du public français.  Traduit de l´espagnol par Albert Benssoussan

    1 autre édition :

  • Lola est la petite-fille préférée de Maximiliano Megía, et c'est uniquement pour elle qu'il accepte de rompre le silence dans lequel il s'est réfugié depuis que sa femme a quitté Cuba, le laissant seul avec ses cinq enfants. Son histoire débute en Chine : né de l'union très heureuse d'un célèbre chanteur d'opéra traditionnel, Li Ying, et de Mei, une jeune calligraphe, Maximiliano - Mo Ying de son vrai nom - est doté d'une intelligence et d'une sensibilité rares. Mais lorsque sa famille reste sans nouvelles de son père, parti à l'étranger comme des milliers de Chinois au début du XXe siècle pour échapper à la misère, Mo Ying s'exile à son tour, pour essayer de le retrouver. Après bien des péripéties et devenu Maximiliano Megía au Mexique, il débarque à Cuba...
    L'éternité de l'instant constitue une nouvelle preuve éclatante du talent romanesque de Zoé Valdés. Dans une foisonnante mosaïque d'histoires et d'aventures, son pouvoir d'évocation est mis au service d'une émouvante quête d'identité et de sens.

    1 autre édition :

  • La nuit à rebours

    Zoé Valdés

    • Arthaud
    • 27 April 2013

    « La Havane-Paris, le trajet durerait toute une nuit [...] J'avais tenu quinze années, le verrou poussé, sans à peine voir personne. Pendant tout ce temps, il y avait eu un grand silence, une parenthèse infernale dans ma vie. »

  • Zoé Valdés raconte ici l'histoire d'une jeune femme qui lui ressemble à s'y méprendre, de sa naissance à cette soirée ultime où, trente ans plus tard, en pleine "période spéciale", les deux hommes de sa vie vont jouer aux échecs le privilège de finir la nuit avec elle. Dehors semble l'attendre la mer, par où se sont déjà enfuis les amis chers...
    Tour à tour révolté, lyrique, provocant ou désespéré, ce texte paraît avoir été écrit d'un seul souffle, dans l'urgence de tout dire pour sauver ce qui pouvait l'être encore. Une artiste à l'écriture flamboyante, passionnément éprise de son pays, fait de son île natale un portrait d'une impardonnable vérité.

  • Le pied de mon pere

    Zoé Valdés

    «Alma Desamparada songea à son père. Pourquoi était-il allé fourrer sa queue dans la chatte de sa mère ? Pourquoi avoir craché sa sauce dedans ? Pourquoi sa mère avait-elle ouvert les jambes ? Pour l'avoir, elle ? Mettre au monde une crève-la-faim ? [...] Plus d'une fois on lui avait présenté tel ou tel type comme étant son père.
    - Voilà ton père, ton foutu père, lui avait dit sa mère le jour de ses six ans, alors que son parrain débarquait avec un gâteau trop sucré.
    Alma aurait donné n'importe quoi à présent pour une miette d'un gâteau pareil, même rance. Un sirop fruité imaginaire coula dans ses veines fragiles. Il avait été question si souvent de l'identité véritable de ce maudit père. Le coup des poubelles ou du panier abandonné devant la porte, elle n'y croyait plus. Si le type du gâteau était son père, elle s'en foutait purement et simplement.»

  • La fiction Fidel

    Zoé Valdés

    Je pense parfois que tout cela a été un cauchemar, un mauvais film, un roman médiocre, ou un exécrable feuilleton télé, une plaisanterie lourde ; et que cela n'a pas été ma vie, mon existence avec Fidel Castro, comme n'importe quel Cubain qui, tant qu'il vivra, ne pourra jamais se libérer de son passé avec Fidel. Fidel, une sorte de Frankenstein, créé par lui-même. Créé par les Cubains eux-mêmes? Nourri par les Américains? Je n'aurais jamais pensé écrire un livre sur Fidel Castro, et moins encore un recueil d'essais, où je me consacrerais à analyser la personnalité de l'homme qui s'est maintenu au pouvoir pendant un demi-siècle, et dans l'histoire de Cuba beaucoup plus d'un demi-siècle; et dans la mentalité cubaine, il restera sûrement encore pour un temps impérissable; car les séquelles castristes ne s'effaceront pas aussi facilement que nous le supposons ou le désirons, nous les Cubains. "

  • L'île de Musicalia, à l'aube d'un jour brûlant. Un jeune couple avec bébé part au bord de la mer ; un énergumène frappé de priapisme entend défendre la plage contre l'invasion des estivants ; trois amis offrent leur corps au soleil ; un touriste, fuyant sa femme - elle-même infidèle -, cherche l'aventure sous les tropiques... Zoé Valdés mène allégrement une comédie qui revêt bien souvent des aspects loufoques : les chemins du désir vont se croiser, les corps pris de frénésie se mêler jusqu'à ce qu'il en résulte un joyeux pugilat et que menace la grande éruption. Qu'adviendra-t-il des gens de la plage oe Poète et romancière cubaine, Zoé Valdés vit à Paris depuis 1995. On lui doit Le Néant quotidien, La Douleur du dollar et Compartiment fumeurs.

  • Venue chercher l'inspiration au bord de la mer, Zamia, écrivaine cubaine, rencontre sur la plage une jeune femme mystérieuse, qui se présente comme une chasseuse d'astres. C'est Remedios Varo, grande artiste surréaliste oubliée de nos contemporains, comme beaucoup de femmes. Deux femmes qu'un siècle sépare, et dont les histoires résonnent pourtant avec harmonie. Peintre et artiste surdouée née en Espagne au début du XXe siècle, Remedios Varo fut l'amie de Dali, Lorca et Breton. Elle fuit à Paris au début de la Guerre Civile, puis s'installa à Mexico pendant l'occupation allemande. Zoé Valdés dresse le portrait de cette femme exceptionnelle, de son rapport absolu à l'art, de ses quêtes amoureuses. En creux, se dessine le portrait de Zamia, jeune cubaine qui lutte à sa façon pour faire entendre sa voix d'artiste.
    Epouse d'un diplomate installé à Paris, elle vit avec le poids de la surveillance, la censure jusque dans son propre foyer, et l'envie désespérée de liberté. Avec La Chasseuse d'astres, Zoé Valdés revient aux thèmes qui lui sont chers : l'élan créatif, l'exil et la manière dont l'art se réfugie parfois dans les moindres recoins de nos vies.

  • Moïses Finalé

    Zoé Valdés

    Moïses Finalé est l'un des peintres les plus remarquables des années quatre-vingt à Cuba.
    Son oeuvre interroge la permanence d'un métissage en constante évolution. L'essence de son aventure créatrice consiste à assumer la connaissance en tant qu'inspiration intellectuelle et doute didactique, et c'est pourquoi il a fait à ses débuts une éphémère incursion dans la bad painting, pour ensuite se plonger dans le transavant-gardisme et les derniers mouvements européens. Il insiste sur la réaffirmation des expressions populaires, qu'il embellit en les vulgarisant.
    En même temps, ses références picturales à des cultures millénaires comme celle de l'Egypte, atteignent des dimensions énigmatiques. Plus tard, quand il nous présente ce brassage universel de cultes syncrétiques avec leurs caractères archaïques mêlés aux gestes et aux coloris les plus baroques et éclatants des érotiques carnavals havanais de jadis, il nous installe dans l'oeil du cyclone. Les origines dont s'est nourrie l'oeuvre de ce peintre cubain, né à Cardenas deux ans avant la révolution, sont à chercher dans l'inconfortable et ludique fusion entre les conceptions esthétiques de ses prédécesseurs - dans son ensemble, la peinture cubaine d'avant 1959 est trop peu connue en Europe le répertoire populaire enrichi d'éloquences intimistes, une grande diversité philosophique et religieuse, une culture littéraire très raffinée, et une recherche, artistique à l'extrême, du cosmopolitisme.
    Moïses Finalé est un artiste né au coeur du chaos et destiné à édifier un cosmos. Le cosmos où bouillonnent la mémoire, des chimères telluriques, de poétiques labyrinthes, la vie et l'écriture palpitant dans une ébullition expansive ; depuis les profondeurs de la nature, une montée en spirale vers la sérénité classique du mystère.

  • Miracle a miami

    Zoé Valdés

    Alors que la belle Iris Arcane s'est réfugiée dans le sanctuaire de glace, une rumeur merveilleuse court sur l'imminence d'un grand miracle à Miami...
    Elle n'est encore qu'une enfant de La Havane quand Abomino Dégeu, piètre photographe, remarque Iris Arcane à la sortie de l'école et l'arrache brutalement à sa famille. Devenue en quelques années un mannequin célèbre, elle se libère enfin de ce mauvais génie et des artifices de la mode pour filer le parfait amour avec le milliardaire américain Saul Dressler. Mais des ondes maléfiques, sorcellerie, présages, visions, menacent son nouveau bonheur. Vengeance de son ancien Pygmalion, jalousie assassine de Fausse Univers, mystificatrice siliconée qui rêve d'évincer sa rivale, ou bien s'agit-il de ces forces ténébreuses que combat depuis toujours le détective visionnaire Tendron Mesurat ? Et d'où provient cette mystérieuse incandescence qui consume Iris Arcane et menace d'ensevelir Miami sous les cendres ?
    Du suspense au mélodrame, de la tragicomédie au... base-ball, Zoé Valdés se joue des genres et des conventions pour atteindre à cette apothéose carnavalesque de l'âme cubaine dans la nostalgie de l'exil et l'exubérance radieuse de son imaginaire.

  • Je me hâte vers cet endroit d'où viennent les incendies.
    Je vis, amoureuse comme une chienne rêveuse. a la gare, les oiseaux viennent me manger dans la main, ils ont des regards frileux. moi aussi, j'aurai toujours froid. je m'ouvre l'âme avec un bistouri rouillé, et je bénis la maladie de sentir les paysages. dans quelques petites minutes la peur m'inondera, dans quelques petites minutes je repartirai vers le déséquilibre. (extrait).

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