• attentat suicide sur un marché de jérusalem.
    une femme est tuée. sur la victime, un unique document : sa feuille de paie, qui porte comme seule référence le nom d'une société. à l'hôpital, personne ne vient réclamer son corps. un journaliste tente de déclencher un scandale en dénonçant le " manque d'humanité " de l'entreprise, qui ne s'est même pas inquiétée de l'absence de son employée. mais qui est donc cette inconnue ? sur l'ordre de son patron, c'est le jeune responsable des ressources humaines qui se lance sur ses traces.
    peu à peu, l'image de cette femme s'insinue en lui et l'obsède...

  • Voyage vers l'an mil

    Yehoshua-A.B

    A l'approche du troisième millénaire, ce roman de Yehoshua nous invite à une extraordinaire odyssée.

    Nous sommes en l'an 999 : la " sauvage et lointaine Europe " est plongée dans l'attente de l'an mil ou, peut-être, le fils de Dieu reviendra sur terre. A Tanger, l'opulent négociant juif Ben-Attar s'embarque pour une aventureuse expédition avec ses deux épouses, son associé musulman et un rabbin dont il a loué les services en Andalousie. La nef du Maghrébin traverse l'océan et le mène, par la Seine, à une lointaine petite ville nommée Paris. Le but de ce périple : faire comparaître son bien-aimé neveu Aboulafia devant la cour de justice juive pour régler le litige qui les a séparés. Dame Esther-Mina, veuve originaire de Worms (sur le Rhin), devenue l'épouse d'Aboulafia, a en effet exigé de lui qu'il rompe sa fructueuse association commerciale avec Ben-Attar, tant elle ressent de répulsion à l'égard de la bigamie de l'oncle.

    Le jugement rendu à Paris ne satisfait pas les parties : voici que la caravane entreprend un long périple, par voie de terre, jusqu'à Worms, où siège un second tribunal. Lorsqu'ils reviendront sur leurs pas - de Worms à Paris, puis de Paris à Tanger -, les Juifs du Sud seront tous aussi profondément transformés que l'ont été à leur contact ceux du Nord qu'ils laissent derrière eux.


    Voyage vers l'An Mil est à la fois un roman d'aventures bariolé, bigarré, coloré, riche, drôle et sensuel, qui peut être lu comme une parodie de récit picaresque ; un roman d'initiation subtil, cherchant à explorer la vie émotionnelle et les possibilités de rapports entre hommes et femmes qui ne reposeraient plus sur le principe d'exclusivité ; un roman ambitieux et profond avec une symbolique complexe, une documentation historique lourde, une science religieuse érudite, pour une remontée vers la source de la double ascendance culturelle du judaïsme.



    Avraham B. Yehoshua est l'un des plus grands écrivains israéliens, publié dans le monde entier. Il a été couronné par le très prestigieux Grand Prix de littérature d'Israël pour l'ensemble de son oeuvre. Révélé en France par Maurice Nadeau dans la collection " Lettres Nouvelles ", il a peu à peu conquis le public français avec L'Amant (Calmann-Lévy, 1979), Au début de l'été 1970 (Calmann-Lévy, 1980), Un Divorce tardif (Calmann-Lévy, 1983), L'Année des cinq saisons (Calmann-Lévy, 1990), Pour une normalité juive (Liana Levi, 1992), Monsieur Mani (Calmann-Lévy, 1992, Prix Wizo 1993) et Shiva (Calmann-Lévy, 1995).

  • Un feu amical

    Yehoshua-A.B

    Yaari et Daniella, un couple qui s’aime après plus de trente ans de mariage, sont séparés pendant sept jours : elle est partie pour un voyage en Afrique centrale rendre visite à son beau-frère Jérémie. Sept jours de la fête juive de Hanoukka, sept chapitres du livre, dans lesquels alternent avec une parfaite régularité la voix de Yaari et celle de Daniella. Le « feu amical », ce sont les bougies de la fête, les feux des campements de brousse en Afrique, mais c’est aussi le « tir ami » : le fils de Jérémie a été tué par le feu d’un autre soldat israélien, et cette mort pèse sur tous les protagonistes du roman, notamment sur son père qui, désespéré, veut se dissoudre dans un exil volontaire. Et les autres nuages sont nombreux, qui s’amoncellent autour de l’amour conjugal de Yaari et de Daniella : les difficiles relations avec leur belle-fille, l’énigme des petits-enfants, le contexte israélien plein d’incertitudes… On retrouve dans Un feu amical toutes les qualités qui ont fait d’Avraham B. Yehoshua l’un des plus grands auteurs israéliens : le souci des détails, les étincelles d’humour, l’étrangeté de la réalité, le rôle des répétitions, des résonances. Malgré une apparence plus simple, moins complexe, plus quotidienne que dans ses précédents livres, Un feu amical est peut-être son œuvre la plus achevée.

  • Né à Jérusalem en 1936, Avraham B. Yehoshua est maître de conférences en littérature comparée à l'université de Haïfa.
    Ses oeuvres sont traduites en de nombreuses langues.
    Ecrivain israélien à l'écoute des voix et des frémissements de son pays, Avraham B. Yehoshua a choisi l'art subtil de la nouvelle pour balayer nos idées stéréotypées sur l'union sacrée de la foi et du patriotisme et l'ardeur inconditionnelle des citoyens-soldats.
    Israël a changé. Trois hommes viennent, en trois récits, nous en faire prendre conscience. Trois générations ayant vécu trois guerres et qui, chacune à sa manière, témoignent de leurs doutes. Du vieux professeur à la recherche d'un fils dont on lui a annoncé la mort, au conférencier venu exalter le sionisme devant les soldats du Sinaï et qui découvre leur totale indifférence à la question, et au commandant dont l'étrange torpeur contamine inexorablement ses hommes, ils sont tous la démonstration éblouissante que la guerre agit comme révélateur de la crise des valeurs traversée par la société israélienne.
    D'une plume fiévreuse, dans une langue magnifique, Avraham B. Yehoshua fait ici la preuve qu'en Israël, l'idéologie officielle des temps héroïques résiste mal à l'angoissante interrogation des individus sur le sens de leur vie.
    Du roman d'Avraham B. Yehoshua, l'Amant, les critiques ont dit :
    « Quatre cents pages de rêve, de fantasme, de magie.
    Six personnages qu'il est difficile d'oublier » E. Reichmann (Le Monde) « Radiographie amoureuse mais implacablement critique d'Israël » H. Bianciotti (Le Nouvel Observateur) « Un roman stendhalien. Une magnifique leçon de courage et d'optimisme » F. Ducout (Elle).

  • Un divorce tardif

    Yehoshua-A.B

    Né à Jérusalem en 1936, Avraham B. Yehoshua a fait des études de littérature et de philosophie à l'université hébraïque de cette ville.
    Il a vécu à Paris, où il a occupé le poste de secrétaire général de l'Union mondiale des étudiants Juifs.
    Il est maître de conférences en littérature comparée à l'université de Haïfa.
    Son roman L'Amant (Calmann-Lévy, 1979) l'a fait connaître du grand public, et la publication d'un recueil de nouvelles, Au début de l'été 70 (Calmann-Lévy, 1980) a confirmé son talent auprès des lecteurs français.
    C'est pour obtenir le divorce d'avec son épouse, internée dans un asile psychiatrique, que Yehouda Kaminka, un Israélien vivant aux Etats-Unis, revient au pays.
    Là-bas, au-delà des mers, une autre femme l'attend, qui porte son enfant.
    Ici, sur la terre d'Israël, il retrouve les siens :
    Ses fils, sa fille, ses brus et ses petits-enfants car le toujours jeune Yehouda a plus de soixante ans.
    En quelques jours de fièvre, au long des péripéties de cet ultime épisode conjugal, la venue du père va bouleverser l'existence d'une famille habituée tant bien que mal à son absence et à la folie de la mère.
    Passions, angoisses et doutes, rires et larmes mêlés constitueront le motif musical d'un superbe chant à neuf voix.
    Cette cantate pour un divorce exprime aussi, en contrepoint, l'esprit d'une société jeune aux prises avec les contradictions entre individu et communauté.
    Ainsi l'auteur de l'Amant approfondit-il, à travers ce roman familial, bouillonnant de vie et d'émotions, son étude des relations conflictuelles entre Israéliens et Israël.

  • Molkho a pris soin de sa femme atteinte d'un cancer avec un dévouement rare. Lorsqu'elle meurt, leurs enfants sont grands et il se retrouve libre. Du moins le croit-il. Elle le dominait, était à l'origine des décisions importantes et Molkho a du mal à reprendre pied dans la vie. Ses diverses tentatives pour avoir des aventures féminines le mèneront à des situations parfois abracadabrantesà et se solderont par des échecs. Il faudra que cinq saisons se passent, qu'une deuxième mort survienne, pour que Molkho sente qu'il est prêt enfin à assumer sa véritable liberté.
    Salué par la critique en Israël, aux Etats-Unis et en Allemagne comme un très grand livre, l'Année des cinq saisons est bien plus qu'un tableau actuel de la société israélienne. Sur un thème sombre traité avec amour, avec humour, avec parfois une ironie aiguë, A.B. Yehoshua trace le portrait d'un personnage réel, avec ses mesquineries, ses lâchetés, ses exigences, dans lequel chacun, s'il en a le courage, saura se reconnaître.
    A.B. Yehoshua est né en Israël. Révélé en France par Maurice Nadeau dans sa collection " Les Lettres nouvelles ", il est l'auteur de deux romans - l'Amant et Un divorce tardif ù, de deux recueils de nouvelles et d'un essai.

  • Yohanan Rivline, orientaliste de renom et membre du Département d'études moyen-orientales de l'université de Haïfa, est convaincu que le divorce de son fils Ofer cache un secret. Il y a plus de cinq ans que sa femme Galia l'a répudié, après à peine douze mois de mariage, et Ofer n'a toujours pas surmonté son chagrin. Pourquoi le jeune homme tient-il encore autant à elle ? Quelles sont donc les causes de toutes ses souffrances oe Ignorant le calme et la sagesse de son épouse Haguit, Rivline est incapable de supporter la douleur de son fils. Et quand il apprend la mort soudaine du père de Galia, il en profite pour reprendre contact avec la famille de son ex-belle-fille.

    Commencent alors visites et enquêtes dans la propriété du défunt, un hôtel à Jérusalem, où la soeur de Galia, la sombre Tehila, a repris les choses en main. Mais Yohanan Rivline ne réussira pas à résoudre seul le mystère. Ce sont les Arabes, craints mais respectés, qui vont lui venir en aide. Il rencontre Rashed, le chauffeur-messager, et Fouad, le majordome-poète, qui s'efforceront de rendre justice au malheureux Ofer.



    En nous guidant au coeur de l'histoire d'une famille, A.B. Yehoshua explore les désirs, les sentiments profonds et les secrets des âmes. Mais La Mariée libérée est aussi une saisissante allégorie du destin de deux peuples, et confirme encore une fois la maîtrise narrative et poétique de l'auteur, un des romanciers majeurs de la littérature mondiale.

  • Monsieur mani

    Yehoshua-A.B

    Epopée familiale, chronique couvrant l'histoire de six générations, Monsieur Mani est composé de cinq conversations remontant progressivement dans le temps, du début des années 80 à la moitié du xixe siècle.
    Dans un kibboutz du Néguev en 1982, pendant l'occupation allemande de la Crète en 1944, en 1918 dans une Jérusalem contrôlée par l'armée britannique, dans un village polonais au tournant du siècle dernier, à Athènes en 1848, des conversations, des dialogues tournés en monologues - seule une voix est chaque fois restituée - se font écho à travers les années, les pays et les événements.
    Au-delà de l'intrigue historique et de l'intérêt porté aux membres de la famille Mani, le roman de A. B. Yehoshua renvole constamment à une expérience présente, vivante et universelle : celle de la transmission entre les pères et les fils, hors de la simple procréation. Démission des pères, héroïsme des fils, ingratitude des fils, générosité des pères, c'est ainsi que Yehoshua scande le nom des Mani.
    Abraham B. Yehoshua est né en Israël. Révélé en France par Maurice Nadeau, il est l'auteur de trois autres romans (L'Amant, Un divorce tardif, L'Année des cinq saisons) et de deux recueils de nouvelles (Trois jours et un enfant, Au début de l'été 1970), Monsieur Mani a obtenu le grand prix de la littérature israélienne.
    Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot.
    Document de couverture : (c) Horst Tappe Couverture : Didier Thimonier

  • Shiva

    Yehoshua-A.B

    Le docteur benjamin rubin termine son année de stage dans le plus prestigieux des hôpitaux de tel-aviv, lorsqu'il lui faut accompagner le directeur de l'hôpital, akiva lazare, et sa femme dori qui partent en urgence retrouver leur fille einat, immobilisée en inde par une hépatite aiguë.
    Commence alors un long périple qui les conduit à rome, new delhi, bénarès : à chaque étape, benjamin se sent un peu plus gêné de vivre dans l'intimité de ce couple de semi-retraités étrangement fusionnel, et un peu plus exaspéré par cette lourde femme capricieuse imposant à tous ses quatre volontés.
    Et voici que, soudain, l'inimaginable se produit. alors qu'il est sur le point de s'éprendre de la fille, une étrange alchimie du désir l'attire irrésistiblement vers la mère. cette femme brune et replète dont la présence l'agaçait depuis le départ, cette femme mûre, sans beauté particulière, est en train de devenir le seul amour de sa vie.
    Tout le reste du roman est l'histoire folle de cet amour impossible, qui entraîne benjamin dans une spirale obsessionnelle et plonge le lecteur dans la confusion des sentiments, le mystère de la passion et l'obsession de la mort.
    Avraham b. yehoshua est l'un des plus grands écrivains israéliens, traduit dans le monde entier. il vient de recevoir le très prestigieux grand prix de littérature d'israël pour l'ensemble de son oeuvre. révélé en france par maurice nadeau dans la collection " lettres nouvelles ", il a peu à peu conquis le public français avec l'amant (calmann-lévy, 1979), au début de l'été 1970 (calmann-lévy, 1980), un divorce tardif (calmann-lévy, 1983), l'année des cinq saisons (calmann-lévy, 1990), pour une normalité juive (liana levi, 1992) et monsieur mani (calmann-lévy, 1992, prix wizo 1993).

  • Voici trois textes écrits par Avraham B. Yehoshua sur des questions en apparence différentes : le premier, " Pour une explication structurelle de l'antisémitisme ", propose de rechercher une racine commune, à travers les temps, à la haine des Juifs, et suggère que l'interrogation éternelle des Juifs sur leur identité - et la peur qu'elle suscite chez les autres - est peut-être une des racines de l'antisémitisme. Le deuxième, " Entre mon droit et le tien ", pose
    la question du droit sur la terre d'Israël. Le troisième s'interroge : " La révolution sioniste a-t-elle un avenir ? " Mais ces textes ont en commun un point essentiel : ils rappellent aux Juifs et à Israël la nécessité d'un examen moral. Un examen, au sens cartésien du terme : ce n'est qu'au prix de ce questionnement moral qu'Israël pourra répondre aux défis qui se posent à lui.

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