• C'est un homme dont la vie embrasse le siècle. Engagé à 17 ans dans les années 20, il est envoyé en Allemagne, officier à 25 ans au Maroc et au Tonkin, chef de bataillon à Nouméa en 1939. Après l'appel du 18 juin, il est un des premiers à rejoindre la France libre. Sa carrière reprend à la tête de régiments en Indochine et en Algérie, jusqu'à un modeste crime de lèse-majesté qui lui coûte cher. Mais en ce début des années 1970, il n'est qu'un vieux militaire retraité, veuf d'un mariage calamiteux, père d'enfants qui le rejettent. Le monde pour lequel il s'est battu n'existe plus, pour lui tout est fini. Tout, sauf Jeanne peut-être. Elle fut le grand et secret amour de sa vie. Et ensemble ils ont eu un fils qui aujourd'hui doit avoir dix-huit ans...

    Xavier Houssin poursuit sa quête romanesque d'un passé familial dont il ne connaît que des bribes éparses. Ici, il s'attache à la figure de son père, grand absent de son enfance, et le réinvente. C'est le parcours presque exemplaire d'un militaire dont les tribulations aux quatre coins des colonies sont la cartographie animée d'un Empire français au bord de l'effondrement. Quand rien n'a pu être sauvé, reste un homme hagard d'avoir vécu par et pour l'uniforme. Comment se réinventer ? Est-il possible de retrouver Jeanne, de rencontrer ce fils ? De vivre une autre vie, peut-être ?

    Ecrit à la première personne, L'officier de fortune suit avec pudeur, profondeur et une grande subtilité d'écriture les rêves, les désillusions, les deuils lourds et le colin-maillard sentimental d'un homme qui, sur le tard de sa vie, s'essaye à la douceur.

  • Mort de ma mere

    Xavier Houssin

    Le narrateur est au chevet de sa mère. C'est la nuit, dans un hôpital. Près du corps qui s'est endormi et ne se réveillera plus, le narrateur évoque à voix haute leur vie d'autrefois. Dans une langue poétique et sensible, Xavier Houssin raconte son enfance - fils unique et chéri de sa mère qui l'a mis au monde en l'absence du père -, la rue d'Avelghem, le Nord et la Normandie.
    Le lendemain, commence l'après. L'organisation des funérailles. Des journées hors du temps, pendant lesquelles le narrateur enveloppe de mots sa mère disparue.
    Xavier Houssin place en exergue de son livre une phrase du journal de Loti qui annonce la mort de sa mère : Je suis en bas, dans la petite salle à manger, écrivant à tous la même dépêche : « Ma mère vient de m'ouvrir ». Lapsus qu'il fait sien tout au long de ces pages émouvantes.

  • « Le mari de Françoise a fait plusieurs pellicules. La rue d'Avelghem barrée. Les marteaux et les pinces hydrauliques. Les concasseurs. La pelleteuse fouillant dans les décombres du salon. J'ai refusé de voir. Non merci. Non vraiment. En deux jours tout a été nettoyé. Plus de traces. Quand vont-ils s'arrêter ? De toute façon, c'est trop tard. Les petites maisons. Le vieux pont Nyckès. Ils ont même écroulé l'église du Sacré-Coeur.
    Je ne retournerai pas à Roubaix. »
    Chaque fois qu'il passe à Roubaix, le narrateur rôde autour des ruines d'une maison d'enfance sise au 16 rue d'Avelghem. Dans ses souvenirs, déjà, la bicoque était sacrément déglinguée. En 1935, autrefois, son grandpère
    Joseph s'est installé là avec sa marmaille. Il y est resté jusqu'à sa mort ayant, pendant les dernières années, perdu la tête. Le narrateur, fasciné par les pans de vie entiers arasés et oubliés, renoue les fils de l'histoire. Demeurent, pour essayer de retrouver un sens, l'esquisse d'un décor, des noms, quelques fantômes.

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  • La ballade de lola

    Xavier Houssin

    Tu es née à la Muette.
    Le 6 décembre. Rue Talma. Un ciel tout bleu malgré l'automne. Le jour de la Saint-Nicolas. Je ne me rappelais plus la légende. Les enfants dans le saloir et tout ça. Tu étais rose comme un rêve. Tu étais là. Tu étais là. Et de Lola à Lolita, on a vite franchi le pas. Tu étais si petite, Lola. Dans le bain avec tes canards. Quand tu boulottais tes orteils. Toute petite, ma Lolita. Aujourd'hui, je me demande. C'est peut-être à cause de ça.
    Il n'est pas simple ce prénom-là. On me dit que je suis ridicule. Que je mélange tout. Mais tu vois. Si tu t'étais appelée Valentine. Charlotte, Agathe ou bien Sarah. Je reste sûr, tout en moi-même, que rien ne se serait passé comme ça.

  • Ce ne sont pas des signes.
    Juste des concordances.
    Des ponts jetés au temps. Quelques coïncidences. Cette manière de faire feu d'un rien. Un coin de rue.
    Une date. Une trace du passé. Tellement inconnu.
    C'était tellement facile. Où il était, je suis. Strates du paysage. Les sentiments calqués sur ce qu'on ne voit pas. La vie en canevas. Points lâches et points serrés. Je ne sais ce qu'il est que parce qu'il m'habite. Une rencontre fortuite.
    Tout est parti de là. Tout commence toujours dans les pages d'un livre... Comment un écrivain oublié du XVIIe siècle peut-il changer le cours de votre existence ? Affinités troublantes, jeu des correspondances, aventures intimes...

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  • Houssin pour son magnifique livre de poésie "L'Herbier des Rayons"... Félicitations !

    " L'herbier des rayons réunit trente-six jours, trente-six rues, trente-six plantes, trente-six poèmes.

    Trente-six jours d'une radiothérapie en 2013 que je ne voulais pas jeter dans une parenthèse de mauvais souvenirs.

    Trente-six rues qui maillent le quartier des Peupliers dans le XIIIe arrondissement, parcourues une à une, autour de l'hôpital où je suivais le traitement.

    Trente-six plantes, cueillies, séchées, identifiées. De ces « sauvages » qui poussent en ville avec acharnement, avec résistance, dans la moindre anfractuosité.

    Petite botanique des lieux et de la mémoire..."

  • Nous sommes dans les années 1960. Le narrateur est un petit garçon qui quitte l'école primaire. Il entre en sixième, au collège religieux de Senlis. Fils unique élevé sans son père, il est un peu solitaire. Au moment des adieux maladroits à son meilleur ami, il se raconte le temps qui est déjà passé - il n'y a pas d'âge pour avoir des souvenirs. Ce sont la classe et les copains, les promenades en forêt, la pêche à la rivière. Le chien Mickie. Les oncles et les tantes, les grands-parents du Nord, les vieilles demoiselles, collègues de sa mère. Et les livres aussi. Ceux qu'il peut feuilleter dans la bibliothèque de la propriétaire du manoir d'à côté. Ceux de Mme Fiévet, la libraire.
    La rentrée scolaire va tout jeter à bas. Le monde où il pénètre ne veut pas des rêveurs, ni des doux. Au collège, il va devoir apprendre à être différent. Ces années de collège sont des années où l'on vous fait mettre à mort l'enfance, sous prétexte qu'il faut grandir, passer de l'autre côté. C'est la vie, disent-ils. Tous le répètent ensemble. Même ceux qui vous aiment. Les autres enfoncent le clou. Alors on se cogne, on souffre, on ravale ses larmes. Un jour, on s'aperçoit qu'on a le coeur durci. Trop tard ? Il suffit quelquefois d'un poème, de quelques mots d'un livre pour que reviennent les émotions. Et pour qu'on soit sauvé.

  • Montée des cendres trace un étrange itinéraire dans Paris, du cimetière du Père Lachaise aux quais de la station de métro Corvisart. Rues, boulevards, croisements, comme le décor d'autant de labyrinthes intérieurs. Le narrateur de ce long poème suit au tâtons des mots le jeu de piste d'une folie insidieuse et dévorante. « Les grandes cariatides/ Les fouillis entremêlés aux porches/ les balcons/ les enduits/ les bétons anonymes/ Ce havre de récifs pour mes tempêtes froides/ Des murs usés de sel/ Je m'y chauffe reptile/ Plus rien ne sortira de ce nouveau désert ». Montée des cendres marque le retour à la poésie de Xavier Houssin, l'auteur de 16 rue d'Avelghem et de La mort de ma mère...

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  • Il était une fois... un jeune aventurier qui rêvait de trouver les six Dofus, les six oeufs de dragon convoités par tous. Vous êtes cet aventurier, et la fin de votre longue quête approche. Au fil des années, vous avez réuni cinq Dofus. Il ne vous manque plus que l'oeuf de Grougalorasalar, le grand ver d'ébène. Arriverez-vous à entrer en sa possession ? Et si vous accomplissez l'impossible, quelle sera votre destinée ?

  • Il était une fois. un jeune aventurier qui rêvait de trouver les six Dofus, les six oeufs de dragon convoités par tous.
    Vous êtes cet aventurier.
    Après votre périple dans les profondeurs de l'île du Minotoror, vous auriez bien pris un peu de repos. mais le destin en a décidé autrement.
    À peine avez-vous débarqué sur le continent amaknéen que Strig se manifeste en hululant. La chouette de la magicienne Mériana semble dans tous ses états. Sa maîtresse court un grave danger ! Et vous seul pouvez la sauver.
    Sur les hauteurs d'un village perché dans les nuages, vous rencontrez la protectrice des Brigandins. Elle a bien connu Mériana, autrefois. Elle devine ce qui s'est passé : tout indique que la sorcière des mers est de retour.
    Depuis des siècles, au plus profond de l'océan, la sorcière rumine sa vengeance. Désormais, plus rien ne l'empêchera d'atteindre son but : ramener le dragon Bolgrot d'entre les morts, afin qu'il déchaîne sa colère sur le Monde des Douze.
    Investi du pouvoir des Dofus Pourpre et Émeraude, vous êtes prêt à relever le défi. Si vous l'emportez, l'oeuf turquoise d'Aguabrial sera vôtre !
    Vous attendent dans le Labyrinthe du Minotoror ?

  • Il était une fois... un jeune aventurier qui rêvait de trouver les six Dofus, les six oeufs de dragon convoités par tous. Vous êtes cet aventurier. Le roi Beldarion a besoin de votre aide : une ombre plane sur la cité de Bonta. Les oracles prédisent une terrible invasion venue d'une contrée que chacun est amené à visiter un jour, sans aucun espoir de retour... Externam, le pays des morts. Grâce au don octroyé par Terrakourial, vous seul avez le pouvoir d'explorer ces lieux interdits aux vivants.
    En franchissant les portes d'Onékros, vous allez découvrir une étrange nécropole hantée par les esprits des défunts. C'est là que se cache votre ennemi, un monarque déchu qui a osé enchaîner l'âme d'un dragon blanc afin d'emporter son Dofus dans l'au-delà. Réussirez-vous à sauver Bonta ? Briserez-vous les chaînes de Dardondakal pour devenir le nouveau gardien du Dofus Ivoire ?

  • Il était une fois... un jeune aventurier qui rêvait de trouver les six Dofus, les six oeufs de dragon convoités par tous. Vous êtes cet aventurier. Trois Dofus sont désormais sous votre garde. Le quatrième oeuf élémentaire est aux mains de l'alchimiste Otomaï, et celui-ci est prêt à vous le confier. Mais pour mériter un tel honneur, vous allez devoir vous acquitter d'une tâche capitale.

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