• La niche

    Virginie Doucet

    Pia aime chanter. Pia aime les petits bonheurs de la vie. Elle aimerait aussi parfois être une James Bond girl mais ça, c'est une autre histoire. Enfin, ce qu'elle aime tout particulièrement, c'est la serre à outils abandonnée au fond du jardin de sa grand-mère. Colonisée par ses aventures enfantines, elle se révélera être la bâtisse centrale de son existence : de la cabane pleine de trésors pour rêver durant ses vacances, elle se transformera en un refuge hanté par la Callas pour abriter ses vocalises adultes et peut-être finira-t-elle par devenir la niche d'un nouvel amour...

    1979 : Virginie Doucet voit le jour à Etterbeek (Bruxelles). Quarante ans plus tard, elle y enseigne une langue (presque) morte à des élèves bien vivants. Elle est la co-autrice d'un manuel : Je réussis mon CE1D de français.

  • 117 nord

    Virginie Blanchette-Doucet

    • Boreal
    • 11 October 2016

    J'ai oublié ce que c'était, d'avoir toute une maison pour soi. J'ai oublié beaucoup de choses. Le temps qui passe, l'heure qu'il est, des paysages entiers que j'absorbe et que j'efface aussitôt.
    J'ai oublié cette maison. Le geste lourd d'une pelle mécanique vers la cheminée de briques.
    Les fondations ouvertes et exposées aux intempéries ; on n'a plus rien à faire du béton qui s'effrite, des poutres qui pourrissent.
    L'Abitibi est trop belle et trop dure.

    Cinq cent vingt-neuf kilomètres séparent Val-d'Or de Montréal. Maude ne compte plus les allers-retours au volant de la Tercel turquoise que lui a donnée Francis. L'Abitibi, c'est la bille d'or qu'il faut extraire de la scorie. Montréal, c'est le grain du bois qu'il faut apprivoiser.
    Dans ce premier roman extraordinairement maîtrisé, Virginie Blanchette-Doucet montre comment les frontières de nos vies se redessinent sans cesse à notre insu.

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