• L'ambition de ce livre est d'initier le lecteur à la poétique du roman, c'est-à-dire aux différentes méthodes critiques qui intègrent l'analyse formelle dans leur démarche. Ouvrage de synthèse alliant l'exposé théorique à l'étude concrète, il se divise en deux parties.
    La première présente les approches narratologiques et sémiotiques, mais aussi les derniers développements de la psychocritique et de la sociocritique, ainsi que les apports les plus récents de la linguistique de l'énonciation et des théories de la lecture. La seconde propose, à titre d'illustration, des analyses précises, toujours centrées sur une dimension particulière du roman.
    Cette cinquième édition entièrement revue et corrigée fait état des nombreux travaux qui, ces dernières années, ont enrichi notre connaissance du récit. La « nouvelle narratologie » et les études culturelles sont désormais prises en compte. Le chapitre sur le plaisir du roman a été entièrement remanié.

  • Qu'est-ce qui nous pousse à ouvrir un roman ? à entrer dans une salle de cinéma ? à entamer le visionnage d'une série ? Plus encore : une fois établi le premier contact avec le récit, pourquoi, dans la plupart des cas, avons-nous tant de mal à le lâcher ? Et comment expliquer ce sentiment de vague tristesse qui nous saisit parfois au dénouement, quand nous sommes obligés d'abandonner un monde et des personnages ? En un mot, pourquoi aimons-nous tant les histoires ?
    Tous supports confondus, les récits de fiction n'ont jamais été aussi nombreux, et leur succès public transcende les barrières générationnelles et sociales. Mais les fictions textuelles sont aujourd'hui largement concurrencées par les séries télévisées dont la consommation est en constante augmentation. L'enjeu de cet essai est de comprendre d'où vient la force d'attraction du narratif qu'il soit question d'un roman, d'un film ou d'une série télévisée.
    La question du plaisir narratif ne sera donc pas envisagée d'un point de vue culturel - qu'est-ce qui fait qu'à telle époque et dans tel milieu on s'intéresse à tel type de fictions ? - mais sur un plan « anthropologique » : comment expliquer cette attirance de l'être humain pour les récits ? qu'y recherche-t-il et qu'y trouve-t-il ?

  • Dans l'histoire des représentations, la jeune femme endormie, étendue sur sa couche dans une pose sensuelle et lascive, est un motif demeuré constant de l'Antiquité à nos jours.

    Si les supports se sont différenciés avec le temps (à la peinture et à la poésie sont venues s'ajouter la photographie et la vidéo), la séduction de la scène n'a rien perdu de son intensité.

    Mais, alors qu'on a longtemps maintenu la dormeuse éloignée, dans un absolu qui à la fois l'isole et la sacralise, il s'agit aujourd'hui de se l'approprier. De la littérature aux sleepsex tubes, la belle endormie est devenue le miroir d'une société angoissée, méfiante et sur la défensive, répondant aux menaces qui l'assaillent par un fantasme de contrôle et d'emprise.

  • Dans l'analyse littéraire, la notion de personnage est complexe. Les différentes approches n'ont pu, malgré des tentatives remarquables, expliquer l'essentiel : la relation originale, complexe et plurielle qui lie le personnage au lecteur du roman. Les théories de la lecture permettent d'éclairer, quant à elles, un point fondamental. Élucider l'énigme du personnage, c'est en effet savoir ce qu'en fait le lecteur, comment il l'imagine, sous quel angle il l'aborde et pour quels résultats.C'est à partir de lui, de son imagination, de sa vision, que le personnage est en partie élucidé. Les prolongements de cette étude touchent non seulement à l'esthétique mais aussi à la psychanalyse et à l'anthropologie.

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  • 1. Au seuil du roman : le contrat de lecture 2. Le corps du roman : les structures du récit 3. Le coeur du roman : l'histoire 4. Le moteur du roman : les personnages 5. Le discours du roman : l'énonciation 6. Le réel du roman : l'inscription du hors-texte 7. Le lecteur dans le roman

  • Poétique des valeurs

    Vincent Jouve

    La collection " Écriture " dirigée par Béatrice Didier, professeur à l'École normale supérieure - Ulm, publie des essais sur divers problèmes théoriques concernant la littérature au sens large, témoignant de différentes sensibilités et approches du monde littéraire.

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  • La question de la valeur est habituellement refoulée dans la réflexion sur les textes littéraires. Pourtant, nous avons tous le sentiment confus que les textes « littéraires » ne sont pas tout à fait semblables aux autres et qu'à l'intérieur de la littérature certains ont plus de valeur que d'autres. Qu'est-ce qui fonde un tel sentiment ? Peut-on avancer des critères qui ne soient pas strictement subjectifs et culturels ? N'est-on pas obligé d'en trouver pour refuser le nivellement des textes et, à terme, la disparition de la littérature ?

    Les articles rassemblés dans ce volume acceptent d'affronter ces questions. La valeur littéraire y est envisagée dans toutes ses dimensions (esthétique, économique, institutionnelle, cognitive). La réflexion porte sur sa genèse (qui en décide ? selon quels critères ?) et sur ses fonctions (pourquoi et à quelles fins certains textes sont-ils dotés d'un statut spécifique?). L'enjeu est, finalement, de répondre à la question : à quoi sert la littérature ?



    Sont réunies ici les contributions de Emmanuel Bouju, Karen Haddad-Wotling, Annick Louis, Brigitte Ouvry-Vial, Franc Schuerewegen, Alain Trouvé, France Vernier.

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  • Pourquoi étudier la littérature ? La question peut paraître brutale. Elle mérite cependant d'être posée. Dans des programmes d'enseignement surchargés, est-il légitime de réserver du temps à l'étude de textes à la définition incertaine et dont la fonction est sans cesse interrogée? L'hypothèse de cet essai est qu'on ne peut réfléchir à l'intérêt et à la valeur d'une oeuvre littéraire sans prendre en compte son statut d'objet d'art. Le texte littéraire n'est ni un objet culturel parmi d'autres ni un simple fait de langage. Participant du champ artistique - dernier espace où tout est permis - il bénéficie d'une souplesse extraordinaire qui lui permet d'explorer les virtualités de l'existence et d'anticiper sur les connaissances à venir. Dans cet essai, l'auteur montre le rôle irremplaçable des études littéraires par ce qu'elles participent de la conscience de ce que l'on est et de la formation de l'esprit critique, moteurs de toute évolution culturelle. Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux théoriciens de l'art et de la littérature qu'aux enseignants soucieux de penser leur pratique, ainsi qu'à tout amateur d'oeuvres littéraires.

  • Les passions sont dans le temps, et contribuent à son expérience. Ce constat fonde l'étude de la représentation de la vie affective selon un temps psychologique, social ou historique, du XIXe au XXIe siècle ; elle relève de la poétique, de l'histoire des représentations, des théories de la lecture.

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    1 autre édition :

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