• Si la technique économique est difficile à appréhender par ceux qui n'en sont pas spécialistes, les principes sur lesquels elle se fonde doivent être accessibles à tous : Qu'est-ce que la richesse ? Comment la mesurer ? Comment la répartir ? À ces questions, le libéralisme et le capitalisme offrent des réponses radicalement différentes.
    Dès lors que la confusion entre libéralisme et capitalisme est dénoncée, le libéralisme permet de penser l'économie autrement. Ce n'est pas en se plaçant à l'extérieur du champ économique que l'on pourra desserrer l'étau dans lequel il nous tient, et notamment ses normes comptables. Ce peut être en se situant sur son propre terrain, mais en assurant une réelle cohérence entre les règles économiques et les valeurs promues par la théorie originelle d'Adam Smith, qui se trouvent être aussi au coeur des principes démocratiques. La démocratie est le marché du politique, c'est le système politique qui se fonde sur la confrontation entre une pluralité de demandes et d'offres sans position dominante.
    Présenter le libéralisme comme un espace de neutralité ne revient pas à en faire un horizon indépassable. C'est au contraire considérer que cette pensée peut offrir un terrain de discussion commun - ni capitaliste, ni socialiste - à partir duquel nous pourrons choisir et non plus subir les formes de l'économie.

    1 autre édition :

  • Notre monde est peuplé d'écrans : ceux du cinéma, de la télévision, des ordinateurs et désormais des téléphones et tablettes qui nous permettent d'accéder aux réseaux. Vivons-nous dès lors dans le monde de la caverne décrit par Platon, prenant des ombres pour le monde réel ?
    De fait, cette société d'écrans recombine l'espace et le temps, redéfinit les frontières du marchand et du non-marchand, mais aussi celles du public et du privé : elle démultiplie les capacités de surveillance des États et des entreprises, introduit de la temporalité dans ce qui nous apparaissait jusqu'alors comme des instants plutôt que comme des processus - la naissance et la mort ; elle démocratise l'accès à la célébrité. La réalité ne se donne pas seulement à lire sur nos écrans, elle s'y construit également, transformant le monde : ce monde n'est plus l'univers infini, naturel, de la science classique, mais un système réfléchi dans lequel les différentes sphères de la réalité interagissent continuellement. Les médias se font l'écho des situations extrêmes, la science a pris le pli de s'organiser en fonction des cas moyens, et nous nous trouvons démunis pour nous orienter dans la vie quotidienne. Le stade qu'atteint la fabrication du réel rend obsolètes les manières de penser que nous avons héritées des Lumières.
    C'est un nouveau discours de la méthode qu'il nous faut aujourd'hui.
    Ce livre en jette les bases.

  • à l'heure où les marchés financiers s'effondrent et où le capitalisme connaît sa plus grave crise depuis 1929, valérie charolles s'interroge sur la signification des chiffres et nous conduit pas à pas au coeur de la machine économique. car nous vivons dans un monde de chiffres. mieux, ce sont les chiffres qui nous gouvernent désormais. encore faut-il savoir les «déchiffrer».
    Sous la forme d'un journal tenu depuis l'été 2007 - une période clé, avec la crise des subprimes, l'affaire kerviel et les faillites en cascade dans le système bancaire -, cette chronique d'une crise qui n'avait pas été annoncée met à nu les mécanismes qui rendent fous les marchés financiers et l'aberration des outils mathématiques qu'ils utilisent.
    Concernant des problèmes cruciaux comme l'inégalité nord-sud ou le dérèglement climatique, le diagnostic est encore plus sévère: les données économiques se situent aujourd'hui à rebours de ces préoccupations. ainsi devrions-nous nous réjouir de l'augmentation du prix du pétrole, de la croissance des pays d'asie, et cesser de décompter la richesse comme avant.
    Mais valérie charolles n'en reste pas à une condam-nation pure et simple de la sphère financière. c'est à une révision de nos modes de construction des chiffres qu'elle nous invite, et finalement à une remise à plat de l'héritage des lumières, devenu inopérant dans un monde de faits et de chiffres.
    Un livre décapant et réjouissant sur les sujets qui nous préoccupent aujourd'hui.

    Valérie charolles, 39 ans, est philosophe et travaille dans la finance depuis plus de 10 ans. après l'ens et l'ena, elle a débuté à la direction du trésor avant de rejoindre le cabinet du ministre de l'industrie, puis radio france, dont elle a été directeur financier. elle est aujourd'hui à la cour des comptes et enseigne les enjeux politiques à sciences po. elle a publié le libéralisme contre le capitalisme (fayard, 2006).

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  • Nos générations sont les premières à pouvoir espérer que l'on saura bientôt expliquer comment fonctionne notre esprit. Déjà, nous connaissons beaucoup de choses sur la géographie intérieure de notre occiput, nous commençons à entrevoir comment ses différentes constellations travaillent ensemble pour produire la conscience, et certains imaginent la manière d'augmenter nos capacités et de dépasser les frontières de l'humain.

    C'est ainsi en termes nouveaux que le problème du corps et de l'esprit se pose. Savoir comment notre pensée s'articule et se traduit en actes nous guérira-t-il de nos passions destructrices ? La science du cerveau réglera-t-elle la question de l'être, ce que nombre de neuroscientifiques semblent considérer comme une évidence ?

    Ce n'est pas un ouvrage de science mais de philosophie. Il s'adresse à tous ceux qui sont curieux de savoir ce que la connaissance du fonctionnement du cerveau va changer dans l'existence. De ce parcours émergent des règles pour la direction, non pas de l'esprit, mais de la vie, et l'horizon d'un nouvel humanisme.

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