• Cracovie, au coeur de l'Europe : durant la visite d'une galerie de peintures, de jeunes Français rencontrent un vieillard insolite portant noeud papillon en laine et canne à pommeau. Il se tient immobile devant un tableau représentant des cigognes. Qui est cet homme irradiant tant d'énergie ?
    Au travers d'un récit bouleversant, le vieil homme témoigne de son expérience dans un pays jadis asservi par les nazis. Il livre cette part de vérité sans laquelle il n'est pas de liberté possible. Cette vérité irréparable que l'on porte en soi pour toujours.

    Une poignante leçon d'histoire.

  • Paris, janvier 1789. Marc-Antoine Doudeauville, avocat, fait appel aux services d'un jeune homme de lettres, Georges de Coursault, pour écrire ses mémoires.
    De cette narration va apparaître un vaste tableau historique couvrant les années prérévolutionnaires : une société en pleine mutation qui perd peu à peu ses valeurs traditionnelles. Y verrait-on une certaine similitude entre cette époque et la nôtre ?

  • « On venait d'ouvrir le cercueil de Marie de Médicis [...] il était [...] en putréfaction liquide. [...] Sa tête était entière et garnie de beaucoup de cheveux.
    Aussitôt, il a entendu les [...] ouvriers et autres assistants qui accusaient cette princesse du meurtre de son époux. [...] ces imprécations signifiaient néanmoins un hommage [...] rendu à la mémoire d'Henri IV toujours chérie, malgré la haine prononcée contre le nom de roi ! Les ouvriers [...] ont arraché et distribué au hasard ses cheveux. Il m'a confessé avoir alors tendu, au milieu du groupe, une main incertaine qui a réussi à en saisir une petite touffe qu'il a eu soin de conserver... » 1793, la France est assiégée. Prussiens, Autrichiens et Anglais cantonnent à quelques heures de Paris. Le bruit court que le roi de Prusse a fait retenir les loges à l'Opéra. Lyon et Bordeaux sont en rébellion contre la Convention tandis que les Vendéens insurgés ont pris Angers et Saumur. Terreur, sauvagerie et férocité caractérisent cette guerre civile.
    Le conventionnel Barère appelle à la destruction des mausolées royaux. Les sans-culottes applaudissent et l'abbé Grégoire lui-même s'enthousiasme. Les cercueils des rois et reines de France, princes, princesses, religieux et grands de l'État sont ouverts et leurs corps extraits un à un puis jetés dans deux fosses communes.
    Un témoin, Ferdinand Gautier, personnage réel, royaliste et catholique fervent, relate jour par jour ces faits à l'avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville

  • Louis Aragon est un des plus grands écrivains français du XXème siècle. L'un des plus mal connus aussi. Un auteur que nombre de critiques avouent ne pas comprendre. Son itinéraire, fait d'une trame où s'entrecroisent le créateur et le politique, relève de l'exception. L'entrecroisement entre création et politique est si constant chez lui que le risque est réel de trancher pour ne retenir qu'un aspect. C'est pourquoi l'auteur envisage ici l'écrivain et l'homme politique dans leur liaison délibérée.

  • L'enfance de Joseph Esperandieu dans un village d'Ile-de-France des années 1960 nous projette à l'intérieur d'un monde où se télescopent l'attelage de chevaux du Père Boulard et les premières files d'automobiles du dimanche soir.
    Une France à la fois lointaine et proche. Un passé encore vivace dans bien des mémoires. Les couleurs pastel de la nostalgie.

  • Il faut savoir désobéir est un recueil d'articles, d'entretiens, d'interventions et de correspondances de Valère Staraselski qui apparaissent comme autant de chroniques de la dernière décennie du XXe siècle. Une certaine part de l'actualité politique et littéraire y est traitée par un auteur qui est à la fois romancier et essayiste.

  • La Mise mort (1965), Thtre/Roman (1974) d'Aragon sont des romans de la fin. Des romans inclassables. Il y est question du stalinisme, de la vieillesse, du doute, de l'amour mais aussi de la cration littraire, de la place et du rle de l'imaginaire compris comme ce qui a rapport l'image de soi, de la conception du roman, du ralisme, du concept de mentir-vrai... Valre Staraselski offre ici une pertinente lecture de l'intrieur de ces deux grands romans encore trop mconnus de Louis Aragon.

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  • Homme à l'esprit libre, auteur non conformiste, écrivain inclassable considéré comme mineur de son vivant, rejeté par le Roi-Soleil, Jean de La Fontaine appartient aujourd'hui au patrimoine mondial des lettres. Cependant, sa gloire posthume a, semble-t-il, multiplié les légendes qui occultent trop souvent sa personnalité et la véritable portée de son oeuvre.

    Jean de La Fontaine devient, sous la plume de Valère Staraselski, un fabuleux personnage romanesque. Avec Le Maître du jardin, le lecteur est entraîné à la rencontre du célèbre fabuliste, en quatre périodes de son existence comme autant de saisons qui composent une vie. On est surpris, parfois décontenancé par ce que l'on découvre de cet homme simple, grand moraliste, de ce poète qui, s'essayant à dire des vérités pas toujours bonnes à formuler face à tous les pouvoirs, au brutal cours du monde, à l'adversité aussi, trouve le chemin du bonheur et de la bonté. De cet écrivain tellement aimé du public pour la raison que ses fables, si familières, participent aussi bien du manuel de survie pour les humbles que de l'exercice en plein vent de la liberté pour chacun !

    Un roman étonnant et exaltant à la fois, où le XVIIe siècle finissant fait écho au XXIe siècle débutant.

  • Chaque année, en prise avec le monde tel qu'il bouge, la Fête de L'Humanité ouvre ses portes à un public toujours très nombreux. Increvable, cet événement s'est inscrit dans le paysage politique et culturel au point que nul ne lui conteste aujourd'hui son appartenance au patrimoine national.
    Quel est donc la raison de ce succès qui revient depuis 1930 comme les vendanges et s'est imposé comme le plus grand rassemblement populaire permanent ? Tout commence par une tentative de liquider le journal L'Humanité en lui coupant les vivres via la Banque Ouvrière et Paysanne. En réponse à un appel de Marcel Cachin, 150 comités de Défense de L'Humanité se forment et se réunissent en congrès à Bezons. La fête qui s'y tient signe l'acte de naissance des Fêtes de l'Huma.
    On trouvera dans cet ouvrage les anonymes, les militants, les artistes et personnalités qui y participent : Jacques Prévert, Charles Trenet, Jean Ferrat, Yves Saint-Laurent, Joan Baez, Picasso, Youri Gagarine, Annie Fratellini, Eddy Merckx, Jacques Brel, les Who, Isabelle Aubret, Mikis Théodorakis, Johnny Halliday, Manu Chao, Raymond Devos, Juliette Gréco.
    Quant aux raisons du succès de la Fête de l'Humanité, laissons la parole à Maurice Béjart : « La fête de l'Humanité est l'une des dernières en France à rassembler les gens sur une idée et redonner au mot collectivité son sens le plus vivant. Action libératrice, créatrice, la fête c'est la collectivité plus la joie. Pour s'exprimer, cette joie de la collectivité doit naître autour d'une idée qui rassemble les gens ».
    À travers ce beau livre et des images souvent drôles ou émouvantes, l'histoire de France s'inscrit en filigrane.

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  • Avec cet ouvrage, l'auteur entre une nouvelle fois dans le champ de bataille contre les fauteurs contemporains d'aliénation humaine. Le marché, et surtout son arsenal idéologique : voilà l'ennemi. Voici une sélection d'articles, de communications, d'entretiens, d'allocutions parus dans L'Humanité, Libération, Témoignage chrétien, sur les sites Vendémiaire, Communisme 21, Altaïr, Transitions, La faute à Diderot et de la Fondation Gabriel Péri de 2003 à 2012.

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  • Publié en 1998, déjà réédité en 2003, Un homme inutile est malheureusement d'une brûlante actualité. La « belle France » néolibérale gagne année après année en inhumanité. Nombre de ceux qui se croyaient à l'abri de toute déchéance sociale ont aujourd'hui rejoint la nouvelle armée des ombres tandis que d'autres glissent inexorablement vers l'abîme.

    À n'importe quel moment, le chômage peut faire son apparition dans notre quotidien. Brice Beaulieu, l'antihéros de ce roman, en fait la douloureuse expérience. Au lieu de s'apitoyer sur le sort de ses personnages, Valère Staraselski raconte, d'un ton neutre et froid, l'itinéraire presque banal de cet homme devenu inutile.

    Le style de l'auteur est dépouillé, comme effacé pour laisser sa dimension humaine à chaque personnage. Le jaillissement de l'amitié et de l'amour ne fera que rehausser le tragique de ce récit.

    Ce livre est beau car il n'assène aucun message ; il raconte d'abord une histoire, tisse des ambiances. Le message se trouve sous les pétales de cette belle et vraie littérature.

  • Chaque année, la Fête de l'Humanité ouvre ses portes à un public toujours très nombreux.
    Tout commence en 1930 par une tentative du pouvoir politique de liquider le journal l'Humanité en lui coupant les vivres. En réponse à un appel de Marcel Cachin, 150 comités de défense de l'Humanité se forment et se réunissent en congrès à Bezons. La fête qui s'y tient signe l'acte de naissance des Fêtes de l'Humanité. Depuis, la Fête de l'Humanité est devenue partie intégrante du patrimoine national.
    Les anonymes, militants, artistes, personnalités politiques, chacun à sa manière, façonnent son originalité et en assurent le succès. Jacques Prévert, Charles Trenet, Jean Ferrat, Leny Escudero, Yves Saint Laurent, Picasso, Edmonde Charles-Roux, Nadine Gordimer, Youri Gagarine, Jean-Loup Chrétien, Eddy Merckx, Raymond Poulidor, Johnny Hallyday, les Who, Jacques Brel, Manu Chao, Sapho, Juliette Gréco, la liste serait trop longue.
    Retenons le témoignage de Maurice Béjart : " La Fête de l'Humanité est l'une des dernières en France à rassembler les gens sur une idée et redonnera au mot "collectivité" son sens le plus vivant ". Ou encore celui de Raymond Devos : " Mais la Fête de l'Huma - c'est pas du tout par complaisance que je dis cela -, elle m'a toujours subjugué. Elle est à la fois gigantesque et elle est l'esprit même de ce qu'est, pour moi, une fête ".
    La diversité des témoignages écrits et photographiques qui composent ce beau livre en atteste.

  • Le privilège de l'artiste repose intrinsèquement sur des devoirs ! clama presque l'écrivain.
    Pour michel-ange, il s'agit, en fait, je crois, de supériorité. une supériorité ou un accomplissement, si vous préférez, basé sur la volonté et acquis par le travail et le choix, dès le départ, de ne pas suivre le style raffiné des artistes de son temps. car là commencent à se créer les conditions de sa singularité, il s'est en effet tourné vers la tradition monumentale de l'art toscan : giotto et masacio, artistes qui vécurent un ou deux siècles avant lui ! artistes chez lesquels il avait trouvé grandeur et dignité exprimées dans des formes simples.
    Croyez-m'en, charles, michel-ange ne bénéficia pas que d'avantages, il eut, tout michel-ange qu'il était, à supporter de sérieux inconvénients à subir bien des avanies qui pouvaient à chaque instant le faire choir de sa situation.

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  • Dans le Paris de janvier 1789, l'homme de lettres Georges de Coursault se rend chaque jour
    chez l'avocat Marc-Antoine Dondeauville. Ce dernier, alité, lui dicte ses mémoires. Au fil de
    sa confession, défilent sous nos yeux les quelque vingt-cinq années troublées qui précédèrent et annoncèrent la Révolution française. Valère Staraselski esquisse ces nouveaux « tableaux de Paris » avec un bonheur d'écriture constant. D'ailleurs, au fil de la lecture, s'insinue en nous un étrange sentiment tant les similitudes paraissent grandes entre cette fin du XVIIIe siècle et aujourd'hui.

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  • Qui ne connaît pas les Alpes ne connaît pas la beauté du monde. Si, pour Katerine Wolf, jeune randonneuse passionnée, il y a un paradis sur terre, celui-ci se trouve dans les Alpes d'Autriche. Là où les hommes et les animaux vivent ensemble depuis si longtemps en harmonie avec la nature. Dans le Tyrol exactement. Parmi les monts qui surplombent les villes d'Innsbruck, de Hall et des villages alentour.

    La rencontre de Katerine, jeune femme née en Allemagne de l'Est l'année de la chute du mur de Berlin, avec un autre randonneur, Louis Chastanier, Français, expert en bois, lui réserve quelques surprises, dont l'anticonformisme de ce dernier ou la découverte d'un chevreuil blessé ne sont pas les moindres.

    /> Quand un marcheur rencontre un autre marcheur, qu'est-ce qu'ils se racontent ? Des histoires. d'aujourd'hui ! Avenir de la planète, des êtres qui y vivent comme de la végétation. Les époustouflants paysages du Tyrol qu'agrémente le son magique des clarines du bétail dans les alpages forment le théâtre peu commun de cette rencontre.

    La montagne, nature inexpugnable, resterait-elle un des seuls refuges possibles dans un monde de plus en plus brutal et promis à des catastrophes économiques, sociales, écologiques ?

    En célébrant la nature, ce roman la fait aimer davantage. Sur les toits d'Innsbruck réussit ce tour de force de réconcilier tradition et modernité.

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  • Marijke, jeune servante de 11 ans, travaille dur chez les Van de Velde. Pour ses maîtres, elle veille conscienssieusement à l'entretient de la maison. Elle rêve bien sûr d'une vie meilleure, et ne trouve des moments de liberté qu'en étendant le linge au jardin. Un jour, elle distingue parmi les épluchures de légumes une graine à l'aspect étrange. Elle décide de la planter dehors le long du mur. Très vite, la graine se transforme en arbre. Marijke y monte une première fois, puis une seconde et une troisième. A chaque escalade, elle découvre par dessus le muret des tableaux poétiques et étranges: une scène hivernale recouverte de neige, un petit coin de verdure bordé par une rivière, ou encore un champ de blé en pleine moisson. Et à chaque fois, elle y reconnaît un jeune homme, Gerlof, qui finit par lui offrir un ruban avec une perle en prononçant ces mots: "Quand je serai grand, je serai peintre. Je ferai ton portrait et deviendrai très célèbre". La graine se fâne, les années passent, sans que Marijke ne quitte le ruban cousu à son bonnet. Un jour, en ville, Gerlof et Marijke se reconnaissent, se retrouvent, puis se marient. Le peintre a trouvé son modèle, et la jeune servante sa vie rêvée.

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