• Sayouba Traoré s'est consacré à accompagner, par le biais de l'écriture, la lutte du peuple burkinabè pour se sortir de vingt-sept années de pouvoir du président Blaise Compaoré. Cette lutte a connu son épilogue fin octobre 2014, par la chute du président.

    Ce livre dévoile pour la première fois ces textes intimistes et pourtant virulents. La poésie minutieuse rend encore plus percutante l'indignation face à l'inacceptable.

    Du pays des hommes intègres, l'Homme se soulève, s'indigne, gronde. Comment concilier la fierté d'un peuple capable de pousser son président aux portes de ses propres frontières avec les lâchetés quotidiennes??

  • La coutume, c'est la coutume. Les canons du conquérant européen ont fait taire les querelles ancestrales. Les rivalités entre clans restent là, qui structurent l'existence. L'école du Blanc ouvre les têtes. Mais la grande initiation ne saurait s'éteindre. Jésus, Marie, Mahomet, le bois sacré, le savoir des fonctionnaires, l'enseignement des vieilles, cet immense kaléidoscope fait désormais l'humain. Les vérités se valent. Les rencontres sont difficiles. Et le sida : mal mystérieux frappant le tabou suprême. Sita promène sa jeunesse dans les rues de Sindou. Une vie à l'abri de la coutume. Une jeunesse sous la protection des anciens. La maladie se déclare. Et la vie est mélangée. Plus personne ne comprend rien. On sait seulement que la femme est coupable. Culpabilité femelle qui n'a même pas besoin d'être démontrée.
    Si la poutre est pourrie, la maison vacille. Et le jour hésite. Une sombre affaire. Qui réveille les rages antiques. Qui enseigne des angoisses nouvelles. Qui amplifie les bêtises des hommes. » Sayouba Traoré dépeint une Afrique contemporaine où chacun est placé dans une stratégie de survie. Les vieux sont obligés de prendre en charge des jeunes diplômés chômeurs, les jeunes attendent un avenir qui se dérobe constamment. Son roman narre les incompréhensions entre générations, les déchirures qui craquellent les couples, la vie quotidienne qui oscille entre nostalgie du ­village et rêve d'un confort urbain tout aussi illusoire.

  • L'histoire prend racine dans un village tout à fait ordinaire. La vie s'écoule doucement à Bookin, au Burkina Faso. Là comme ailleurs, Gara, teinturier de profession, doit se plier aux règles de la communauté, dictées par le roi, par la tradition. Mais l'insoumission sommeille. Un événement va précipiter le village dans la guerre et contraindre Gara à l'exil.
    Plus tard, en ville, les règles immuables rattrapent sa fille, Marguerite. Elle est amoureuse de Didier, mais leur union est interdite à cause des origines de la jeune fille. Les forces anciennes ressurgissent dans un contexte moderne. Il ne -restera à Didier et à Marguerite qu'une solution radicale pour forcer leur destin. Quand la culture originelle a été rejetée, et qu'on est abandonné au milieu de nulle part, on rejoint parfois le territoire des nouveaux barbares.
    Sayouba Traoré trace ici le devenir d'hommes et de femmes au destin tout à fait ordinaire, qui empruntent le chemin de leur vie, motivés par l'amour, la haine, l'ambition et le désir de braver l'autorité et l'interdit.
    Il dépeint avec brio la soif du pouvoir et de la réussite, les raisons qui y mènent,
    les compromissions, les scrupules qu'il faut faire taire, et l'étoffe dont sont faits les dictateurs...


  • Sayouba Traoré dépeint une Afrique contemporaine où chacun est placé dans une stratégie de survie. Les vieux sont obligés de prendre en charge des jeunes diplômés chômeurs, les jeunes attendent un avenir qui se dérobe constamment. Son roman narre les incompréhensions entre générations, les déchirures qui ­craquellent les couples, la vie quotidienne qui oscille entre nostalgie du ­village et rêve d'un confort urbain tout aussi illusoire.

  • Kougsalla, un village de la savane en pays moaga, se prépare pour la saison sèche quand une troupe d'infanterie coloniale prend possession du village. La vie change ; apparaissent les impôts, les réquisitions d'hommes pour les travaux forcés et pour l'armée, les recrutements de jeunes filles pour la mission catholique... L'absurde culmine dans cette frontière qui traverse dorénavant le village et le divise en deux camps irréconciliables.

  • Un député va mourir

    Sayouba Traoré

    • Komedit
    • 27 February 2012

    La plume de Sayouba Traoré associe la force et la beauté du récit simple au tranchant de la froide dénonciation. Sur le ton du badinage, ses réquisitoires portent des masques transparents qui laissent entrevoir la violence mal camouflée de ses propos. Sayouba Traoré n'écrit pas. Il parle. Il écrit comme il nous parle souvent. Il nous raconte sans rire, la misère, les mesquineries et l'indignité des hommes. Aujourd'hui, le "griot" a choisi le papier à la saveur du récit oral.

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