• Le domaine

    Federigo Tozzi

    Remigio, un jeune homme, reçoit en héritage un domaine agricole que lui disputent sa belle-mère et la maîtresse de son père, soudainement décédé. Remigio rejette le modèle autoritaire que lui proposait son père mais, par trop naïf, névrosé et dépourvu d'expérience, il ne parvient pas à lui trouver une alternative valable. Il ne devient pas un bon maître, il ne sait ni commander ni se faire respecter par ses ouvriers agricoles.
    Sa bonté naturelle et ses nombreuses maladresses sont autant de poisons. C'est le type même de l'inadapté rêveur voué à endurer la cruauté humaine. Son double, Berto, un ouvrier agricole non moins inadapté que son maître qu'il déteste ouvertement, l'abat d'un coup de hache sans vrai motif.

  • Barques renversées

    Federigo Tozzi

    Splendide livre de pensées - qui plus est unique recueil d'aphorismes de l'écrivain -, d'abord divulgué dans diverses revues en 1911 avant de ne paraître dans sa totalité pour la première fois en Italie seulement en 1981, Barques renversées de Federigo Tozzi est à compter, malgré sa singularité indéfectible, parmi les plus importants du genre (l'on songe à Nietzsche auquel Tozzi ne devait pas être étranger, à Pascal, et même, plus proche de nous, à Henri Michaux et son fameux Poteau d'angle).
    Cet ouvrage échelonne, en trois parties, tour à tour considérations, voeux, adresses, et même chants, chaque fois introduits par un mot, moyen par lequel Tozzi, par l'écriture, parvient à décrire « un état spécial de notre âme », ce, jusqu'à une conclusion finale qui n'est pas fin en soi mais bien précisément retour au silence.
    À ce jour toujours inédit en français, la parution de ce livre constitue alors un événement considérable. (O. G.)

  • Une héroïne intrépide, une équipe d'aventuriers et un soupçon de fantastique : le cocktail idéal pour une aventure africaine riche en rebondissements ! Avril 1925, Afrique de l'ouest, dans une région qui deviendra un jour la Tanzanie. Une expédition française d'autochenilles parvient à Arush. Le convoi est dirigé par le célèbre explorateur et chasseur de safari, Hubert de Beauterne, colonialiste assumé et méprisant.
    On y retrouve Louis, un guide sénégalais, ainsi que Billy, jeune prodige de la mécanique. Le sultan local les etconvie l'expédition à une halte au fort. Il leur fait visiter son cabinet de curiosités. On y trouve des reliques d'animaux fabuleux venus d'un endroit que le sultan nomme le cratère de K'Onghoro. C'est décidé, demain, Hubert de Beauterne fera changer l'itinéraire de son expédition vers ce lieu de chasse fantastique ! Le sultan fait convoquer Imani, une jeune Maasai de 14 ans qui sera leur guide dans cette aventure.

  • Les Choses et Les Gens sont deux séries de proses brèves qui font suite à Les Bêtes publiés en français dans la collection Biophilia chez José Corti en 2011.
    Les Choses se composent de 167 courtes proses ; des observations du poète qui se définit en évoquant les habitations de Sienne et de Florence, quelques objets et surtout la nature environnante. Ces fragments explorent l'immédiateté de la relation du narrateur entre l'extérieur et l'intérieur et sa lutte contre l'évocation de souvenirs.
    Souvent en affrontement avec lui-même dans une nature qui le pousse à la rêverie ou à la nostalgie qu'il combat férocement, le poète ne trouve de répis que de très courts instants et toujours dans un équilibre précaire.
    Le narrateur est complexe et torturé, porté par les errements «jusqu'à penser que mon âme était restée collée sous le sable mou, que la mer l'emportait parfois avec elle pour ensuite la rapporter.» Une des grandes originalités de ce texte réside dans le déroutant va-et-vient entre une nature personnifiée qui sonde le poète et la minutieuse exploration de celle-ci par celui-ci.
    Les Gens ne contiennent que 70 fragments mais les textes sont légèrement plus longs. Il s'agit principalement de portraits psychologiques de femmes très différentes, de tout âge et de diverses formes de parenté avec le narrateur.

  • Les betes

    Federigo Tozzi

    Cette série de proses brèves auxquelles Tozzi travailla de 1915 à 1917, constamment republiées depuis cette date, ont un seul point commun : dans chacun des 69 fragments, un animal apparaît, de manière fortuite ou marginale, pour parer le récit de sa signification propre. Chaque segment narratif se trouve ainsi relié à toutes les autres par un subtil fil symbolique.
    Deux fragments, le premier et le dernier, donnent la clef du texte. Ils se caractérisent par la présence du seul animal qui, au sein du recueil, semble vivre en accord avec la nature : l'alouette. Cet oiseau représente un besoin d'élévation, de sens, d'accord avec la nature. Dans la premier fragment est décrite la difficulté qu'a l'alouette à vivre dans un monde dominé par l'homme ; dans le dernier, un appel à l'animal afin qu'il revienne au sein de l'âme humaine pour la régénérer.
    Les narrations intermédiaires, dans lesquelles l'alouette n'est pas présente, deviennent des allégories vides. Celles-ci s'attachent à souligner le besoin d'un sens et l'impossibilité de l'obtenir.
    Les Bêtes est également le portrait d'un homme irrité contre la vie et contre lui-même en polémique avec son temps.

    Les Bêtes de Federigo Tozzi est considéré par la critique italienne non seulement comme un des sommets du récit italien du XXe siècle mais, encore, comme le chef-d'oeuvre stylistique de la prose italienne du temps.

  • Objectif : Ce livre est écrit pour celui qui veut apprendre à penser par lui-même. Il veut aider à prendre du recul par rapport aux préjugés ambiants, à accéder à l'autonomie intellectuelle, à devenir un adulte de la réflexion.
    Public visé : Il s'adresse aux lycéens, étudiants qui vont se confronter à cette expérience ou commencent à la vivre, et à tous ceux qui n'ont pas eu l'occasion de rencontrer la philosophie dans leurs études.
    Contenu : S'interroger sur le sens et la valeur de son existence, dans le monde et la société, sur les problèmes que posent la vie personnelle et professionnelle, les engagements individuels et collectifs auxquels on est confronté, c'est se mettre en situation philosophique. Il n'y a pas de " petite philosophie ", opposée aux grands philosophes, ces monuments de la pensée : tout questionnement essentiel aiguise en l'homme et en tout homme la passion de comprendre.
    Mais les certitudes ou au contraire le relativisme nous détournent de la recherche de la vérité. Il faut donc d'abord une volonté et du courage. Puis de la méthode, pour apprendre à poser correctement ces questions, en saisir le sens profond, se donner intellectuellement les moyens de cheminer vers des réponses. C'est cet apprentissage méthodique de la pensée sur son rapport au monde, à autrui, à soi-même, qui est ici proposé.
    Démarche : L'ouvrage a été conçu pour être abordé de façon personnalisée : il peut être lu chapitre après chapitre, il peut aussi être commencé par tel ou tel chapitre ou encore être consulté à partir d'une notion, d'une question, d'un auteur que l'on trouvera en index, ou même au fil des pages, si l'on veut aborder un contenu précis.

  • La non-violence reste pour beaucoup assimilée à un pacifisme béat, à une posture molle, naïve et impuissante donc potentiellement dangereuse quand la mort et la haine ont déjà frappé. Pourtant, il semble aujourd'hui crucial de soumettre la réponse non violente à la discussion, ne serait-ce que pour éviter les risques de surenchère face à l'horreur des actions terroristes. En s'appuyant sur des matériaux divers, depuis les témoignages recueillis sur le terrain jusqu'aux recherches universitaires et aux rapports d'expertise, l'auteur s'attache d'abord à étudier les racines du terrorisme. Il interroge ensuite les dérives sécuritaires des États démocratiques (torture, recul de l'État de droit) qui ne vont pas sans risques dès lors qu'elles réalisent une partie du projet terroriste: déstabiliser durablement nos sociétés.
    Dans cette perspective, ce livre invite à ne pas céder à la peur, au mimétisme, à la collaboration avec la violence terroriste, mais plutôt à reconquérir notre pouvoir d'action contre la haine. La non-violence est-elle en mesure de fournir des propositions réalistes en contexte de crise ? Sans être LA solution, peut-elle réellement participer des solutions face à la radicalisation violente et le terrorisme ?

  • L'individualisme amène les jeunes à se centrer sur leur propre monde et à revendiquer liberté et originalité. Le désir pressant, la recherche du plaisir orientent la vie et rendent difficiles à supporter la frustration, les efforts surtout quand ils sont imposés. Aujourd'hui, la morale, cela se discute.
    Comment alors former chez les enfants, un jugement moral qui peut éclairer leur conduite dans un monde complexe, et rendre la vie possible, voire harmonieuse, avec les autres, avec soi-même, avec la nature ? La morale, cela se construit. Tel est le défi.
    Cet ouvrage pour les enfants de 8 à 12 ans ne se veut pas moralisateur mais les sensibilise à des principes de morale, et aux règles nécessaires à la vie en commun. En les présentant comme un cadre nécessaire pour grandir en sécurité et en liberté.
    Michel Tozzi imagine un groupe de jeunes : des dialogues simples, des situations concrètes, des histoires, des exemples, des cas à analyser permettent aux lecteurs de vivre des expériences de pensée et, par les questions posées, de stimuler leur réflexion.

  • Les yeux fermés est tenu pour l'un des romans les plus expressifs du premier après-guerre en Italie, Federigo Tozzi ayant été une figure peu reconnue de son temps malgré les soutiens dont il disposait (Pirandello, Borgese) mais réhabilité dans les années 1960 à une époque où l'ambiguïté et les échecs de ses personnages ont été mieux compris.
    Les yeux fermés, écrit à Castegnato en 1913, est un roman d'inspiration autobiographique. Dans le Sienne des années 1910, Tozzi décrit une histoire d'amour trompée sur fond de maltraitance parental et de brutalité campagnarde. Loin du naturalisme, Tozzi met en place une structure narrative inspirée des avant-gardes en psychologie du XIXe siècle. Tozzi recourt au réalisme seulement pour exprimer une vision de la réalité qui tourne autour de l'inaptitude conçue comme une incapacité de l'individu à répondre aux exigences de la vie. Les personnages de Tozzi sont "incapables de.". Dans les romans de Tozzi on trouve une sorte de représention lyrique de la débandade de l'homme face aux contraintes. En ce sens, Tozzi rappelle beaucoup Joyce (Ulysse), Musil (L'homme sans qualités), Kafka (Le procès), Svevo (La conscience di Zeno, Una vie) et Mann. Tozzi s'inscrit dans cette famille de façon extrêmement originale.

  • Ces ouvrages donnent toutes les chances de réussir ces concours difficiles. Ces ouvrages ont été développés à partir de sujets de concours PACES, dans le but de permettre à chaque étudiant de s'entraîner et de s'évaluer sur les fondamentaux du programme de PACES.

  • Avoir un Bouledogue, ça pourrait être de tout repos. Ça pourrait seulement...
    Voici les aventures de Bou (Le BB Bouledogue) et de ses amis Jack (Jack Russel), du Colonel (un vieux chien qui dirige la BAC - Brigade anti-chats -), James (Bouledogue anglais) aux manières très british, et de Mag (une cocker) qui fait battre le coeur de tous les mâles.
    Le Bouledogue français fleurit dans nos rues : il y a un vrai engouement national pour ce chien atypique. Et pour en avoir deux à la maison, je vous garantis qu'on ne se rend pas compte à quel point ils sont spéciaux ! Ce ne sont pas les gros nounours tout calmes qu'on pourrait imaginer. Ils sont plein de vie et regorgent d'idées plus farfelues les unes que les autres pour vous pourrir la vie ! Mais ils sont tellement affectueux, qu'on leur pardonne tout...

  • « Quand l'auteur m'a envoyé son manuscrit, juste après les attentats de novembre, je l'ai trouvé culotté. Et puis je l'ai lu, et j'ai compris. Compris qu'il était possible de ne pas se résigner passivement à la violence du monde, de la société ou de l'homme. Découvert que pratiquer la non-violence, ce n'était pas rester passif face à la violence, mais lui opposer une résistance implacable. Qu'être non-violent, ça se travaillait, au plus profond de soi, pour arriver à s'opposer, de tout son être, aux entreprises de déshumanisation de tous les fauteurs de haine. Aujourd'hui, il y a urgence. » L'éditrice.

  • Quelle gouvernance internationale mettre en place pour la gestion des forêts ? Comment transposer le développement durable dans le champ forestier ? Pascal Tozzi ouvre la réflexion en prenant en compte les incertitudes, les jeux de pouvoir et les processus souvent conflictuels qui entourent les grandes problématiques de la préservation et de la conservation des forêts. Loin des discours moralisants et simplificateurs, des stratégies de captation et des modulations idéologiques dont le développement durable fait l'objet, l'auteur replace, par le biais du terrain forestier, l'action environnementale internationale dans toute sa complexité.

  • Cet ouvrage est le fruit d'un dialogue entamé par une vingtaine de chercheurs d'horizons géographiques différents (Belgique, Canada, France et Suisse), et de domaines de recherche variés (philosophie, sciences du langage, ergonomie, psychologie, didactique...), lors d'un séminaire de recherche portant sur une discussion à visée démocratique et philosophique (DVDP).

    Ces regards croisés de chercheurs sur ce corpus commun ont été l'occasion de permettre la rencontre, le dialogue et la construction de connaissances nouvelles sur cette pratique de philosophie avec les enfants.

    Les auteurs ont tenu à ce que la discussion soit retranscrite intégralement dans la partie introductive de l'ouvrage afin que le lecteur (praticien ou formateur) puisse confronter son regard aux analyses présentées.

    Cet ouvrage s'adresse tant au chercheur qu'aux animateurs de DVDP qui pourront trouver de nombreuses pistes et conseils pour pratiquer la philosophie avec les enfants et les adolescents.

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