Arts et spectacles

  • Mon premier est un gratte-ciel. Mon deuxième est un grand ensemble. Mon troisième est une banque, ou une école, ou un bureau de poste. Mon tout se trouve à New York, Sarcelles, Rotterdam ou la Défense.C'est...le style international, à qui nous devons cubes de béton, façades en verre fumé et ces intérieurs beige-noir-blanc cassé à quoi semble se réduire l'architecture moderne.Comment en est-on arrivé là? Pour Tom Wolfe, tout commence en Allemagne, aux lendemains de la Première guerre mondiale, avec le Bauhaus, qui regroupe les jeunes Turcs de la nouvelle architecture sous la direction de Walter Gropius. Leur devise: anéantir l'architecture bourgeoise. Marxistes, ils rêvent de balayer les décombres de la vieille Europe décadente, baroque et néo-classique, pour y édifier un monde rigoureux et abstrait, célébrant les noces de l'Art et de la Technologie.Chassés par la montée du nazisme, ils se réfugient aux États-Unis. Et c'est alors que se produit le miracle: subjuguée, la classe dirigeante américaine confia à un groupe de théoriciens le soin de définir son art officiel. Entre-temps, Le Corbusier en France et le groupe de Stijl en Hollande occupaient le terrain, propageant des idées analogues qui, formant un nouvel académisme, devaient inspirer le travail de trois générations d'architectes, d'un bout à l'autre de la planète.Oui, il court, il court le Bauhaus. Et nul ne sait où s'arrêtera l'invasion de ce style international, abstrait et incolore.Parce que la beauté est inséparable d'un certain art de vivre, Tom Wolfe s'attaque avec une férocité tonique à cette nouvelle scolastique, dénonçant ses dévots, ses clercs et ses dieux.

  • En 1964, le légendaire écrivain Ken Kesey et sa bande des Merry Pranksters (les « Joyeux Lurons ») se mettent en route pour une « tournée transcontinentale en bus » à destination de la Foire internationale de New York, sirotant en chemin (en toute légalité) du jus d'orange bourré de LSD. Le périple de Kesey, en compagnie des Merry Pranksters, forme le coeur de The Electric Kool-Aid Acid Test, un récit puisé à la source, décrivant les facéties et l'esprit du groupe, écrit par Tom Wolfe, jeune prodige du « Nouveau Journalisme ». Aujourd'hui considéré comme un classique de la littérature américaine et du mouvement hippie, le texte évoque à la fois l'expérience ésotérique des hallucinogènes et à expliquer les changements fondamentaux de la société américaine des années 1960.

    Cette Édition collector, signée par Tom Wolfe, comprend une version abrégée de The Electric Kool-Aid Acid Test, reproduit en impression typographique en relief, ainsi que des fac-similés de pages du manuscrit issues des archives de Wolfe et du journal tenu par Ken Kesey en prison, des prospectus et des magazines alternatifs datant de cette période. À la prose remarquable et poétique de Wolfe se joint les études photographiques de Lawrence Schiller, dont l'enquête audacieuse de ce milieu sous acide réalisée pour le magazine Life, inspira Wolfe dans l'écriture de son récit, et de Ted Streshinsky, qui accompagna Wolfe durant son premier reportage pour le New York Herald Tribune.

    Ainsi réunis - aux côtés de ceux du poète Allen Ginsberg et de certains autres photographes qui couvrirent la scène -, leurs clichés donnent une image vivante de la contre-culture que décrit Wolfe : les fêtes sous acide à Hollywood, les rues de Haight-Ashbury envahies par les hippies, l'usine abandonnée convertie en foyer par les Pranksters, et les tristement célèbres Acid Tests, Kool-Aid et autres.

    Édition collector de 1768 exemplaires numérotés, signés par Tom Wolfe, comprenant :
    - L'ouvrage relié sous coffret en carton gaufré, reliure en tissu sérigraphié.
    - Le texte imprimé en relief sur papier naturel non couché.
    - Reproductions en fac-similé de pages du manuscrit de Tom Wolfe et d'autres documents de cette époque.

    Également disponible en deux Éditions d'art de 100 exemplaires, comprenant chacune un tirage photographique signé.

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