• La vie sauvage

    Thomas Gunzig

    Seul rescapé d'un accident d'avion lorsqu'il était bébé, Charles a grandi dans la jungle d'Afrique centrale. Retrouvé par hasard grâce à Google le jour de ses seize ans, il est ramené à sa famille dans une petite ville de Belgique, et découvre les misères de la civilisation : un monde urbain pollué et une famille obsédée par la consommation. Scolarisé avec ses cousins, Charles observe ce nouvel univers avec curiosité, mais n'oublie pas Septembre qu'il a laissée en Afrique. La rage au ventre, il mettra tout en oeuvre pour retourner d'où il vient et où l'attend l'amour de sa vie.

  • « Au début, il n'y avait rien. Ni espace, ni lumière, ni temps qui passe. Pas d'hier, pas de demain, pas d'aujourd'hui. Pire qu'un jour de grève, Pire qu'une rupture de stock. Rien d'autre que le rien, mais bon, le rien, C'était déjà pas mal. Le rien, ça laisse quand même des perspectives. »

  • Après le succès de La vie sauvage, le nouveau roman de l'écrivain belge surprend par son acuité sociale, entre réalisme et satire contemporaine Alice, vendeuse dans un magasin de chaussures, a toujours été marquée par la précarité sociale. Mais elle n'en peut plus de devoir compter chaque centime dépensé et de ne pas pouvoir offrir une vie plus confortable à son fils. L'idée folle germe alors en elle d'enlever un enfant de riches dans une crèche de riches pour exiger une rançon. Malheureusement, tout ne se déroule pas comme prévu et elle se retrouve bientôt avec un bébé que personne ne réclame sur les bras.
    Tom, écrivain moyen, croise la route d'Alice et son histoire de kidnapping lui donne une idée : il lui propose d'en tirer un roman et de partager les bénéfices.
    Alice, peu convaincue, lui fait une contre-proposition : sous sa tutelle, elle écrira un feel good selon les recettes qui plaisent aujourd'hui, un best-seller susceptible de se vendre à des centaines de milliers d'exemplaires qui les sortirait définitivement de la misère...

    Roman en abyme où humour noir et fatalisme côtoient rage de vivre et espoir sans faille, Feel Good ne pouvait porter meilleur titre. Alternant des passages hilarants sur le phénomène littéraire du moment et description lucide de son temps, Gunzig parvient, avec beaucoup d'intelligence, à croiser son roman avec celui de son héroïne, pour mieux s'amuser de la littérature et brosser son époque.

  • Quelque part dans l'espace, à bord d'un oeuf spatial, vivent lesyurks.
    Ces extra-terrestres sont laids, horriblement laids, au point qu'ils ne veulent plus se marier entre eux. un yurk du nom de pieds-qui-puent imagine une solution : les yurks doivent se réincarner dans de belles formes. c'est alors que le scanner du vaisseau découvre, à des kilomètres de là... les jolis dessins de polo, qui travaille dans une usine de fabrication de crayons de couleur et qui, pour oublier le rude labeur, se réfugie tous les soirs dans les dessins de petits monstres, de jolis petits monstres.

    Qu'adviendra-t-il de polo ?

  • «Maintenant on se demandait vraiment quel effet pouvait bien faire une balle dans le ventre ou un éclat d'obus dans la figure. On se demandait comment c'était une vie sans jambes ou sans bras, une vie à plus rien y voir et enfin à quoi ça pouvait servir qu'on se les gèle, qu'on nous réveille à des heures impossibles, que les camions militaires soient aussi pourris, si ça aidait à gagner la guerre ou si c'était juste à l'image de l'univers, nul du centre à la périphérie».

    Les aventures d'un jeune homme, amoureux par nature, cruel par instinct de survie et ironique par nécessité, au pays de la sale guerre.

  • Cinq étudiants vont passer un week-end dans un chalet au bord d'un lac perdu en forêt pour se détendre après leurs examens. À la nuit tombée, l'un des deux couples est dérangé par un bruit étrange. Ils aperçoivent par la fenêtre de la chambre une ombre en lisière du bois, sortent pour tenter de débusquer le voyeur... Le cauchemar ne fait que commencer et entraînera la petite bande jusqu'aux tréfonds de l'horreur.
    Sur ce scenario de film d'horreur de série B, Gunzig nous régale d'une galerie de personnages comme ils les aime, anti- héros ridiculement drôles dans leur congénitale maladresse et, bien malgré eux, capables de courage, voire d'héroïsme, dans les situations les plus extrêmes.
    Dans la plus parfaite tradition des slashers, Thomas Gunzig, en grand fan du genre, rend hommage à une sous-culture fondatrice dans un « roman didactique » codé où tout est référence, du plus surréaliste au plus gore, illustré par Blanquet, autre poète du genre.

  • « À quel moment quelqu'un s'est dit : «Tu ne pourras tomber amoureux que d'une seule personne à la fois parce que sinon ta vie deviendra un labyrinthe compliqué, un nid de mensonges, un trou de culpabilité au fond duquel tu ne trouveras que la douleur, le malheur et le désespoir ?» » Un lit. Un couple.

    Les deux amants sont enlacés, visiblement amoureux. Mais dans une heure, il doit partir pour retrouver sa femme.

    Une heure est suffisante pour parler d'amour, de désir, de sexe, de fidélité et d'infidélité, des normes sociales et de la puissance des sentiments.

  • Hugo, Elisa et Pedro sont des jeunes comme tous les autres...
    En apparence seulement: ils ont des super-pouvoirs, qu'ils gardent bien cachés. Un jour, une caméra surprend l'un d'eux en pleine action de sauvetage. Le secret bien gardé est révélé au monde entier sur les écrans de télévision. Et Hugo, Pedro et Elisa sont contraints de fuir pour échapper aux terribles individus lancés à leur poursuite. D'où leur viennent ces super-pouvoirs ? Pourquoi sont-ils poursuivis ?

  • Le suicide, la guerre, le sexe, le racisme, la torture, la solitude... Thomas Gunzig aborde, dans les douze nouvelles qui composent ce recueil, les sujets les plus délicats de façon frontale. Sa poésie violente s'exprime au rythme d'une imagination effrénée. On sent l'étrange compassion d'un auteur qui assiste sans l'avoir voulu aux convulsions d'un univers déréglé. Terreur ? Et pourtant, l'humour qui surgit ici et là, dévastateur, apparaît comme le dernier rempart contre la folie.

  • « Vous comprenez, avait-il dit, je connais son père et sa mère. Au fond de moi je sais bien que c'est une vache. Je connais ses chromosomes sur le bout des doigts. Je ne pourrais jamais être aussi naturel qu'il le faudrait. Alors que vous, vous êtes vierge en quelque sorte. Pour vous, cette vache c'est quand même et avant tout une jeune fille. C'est de ça que j'avais besoin, de quelqu'un comme vous pour vivre avec elle, voir si tout se passe bien. Tout ce que je vous demande c'est de la garder trois mois et de me la ramener. Vous êtes d'accord ? » Avec Le plus petit zoo du monde l'auteur de Mort d'un parfait bilingue livre un bestiaire extravagant, à la fois loufoque et étrange, à travers quelques nouvelles « naturalistes » à l'humour corrosif.

  • Monologue écrit pour le théâtre, après un succès retentissant à Bruxelles, il est joué au Festival d'Avignon tout l'été avant d'entamer une tournée en Belgique et en France.
    Un père raconte sa propre adolescence à son ftls de 7 ans. Comment ça s'est mal passé et comment il a fini par trouver sa place. La scène de La fureur du dragon, célèbre fùm de Bruce Lee des années 1970, qui donne son titre à la pièce, est le socle de l'histoire du père qui raconte à son enfant son adolescence de gosse introverti et mal dans sa peau qui a appris à prendre conscience du monde et à l'affronter en regardant des filins de série B qui ont changé son existence.
    L'histoire universelle d'un enfant qui trouve dans le cinéma de genre ce qui organise sa construction identitaire et son rapport à la vie.

  • Raymond, un entraîneur aguerri de foot belge, probablement inspiré à l'auteur par le célèbre Raymond Goethals, nous délivre ses leçons de vie.
    Comme un entraîneur sait le faire, il convertit les situations à l'aide de schémas de jeu pour exposer quatre grandes vérités fondamentales autour desquelles s'articule selon lui un destin d'homme... Tout homme finit, à un moment donné, par caler ; pour tout homme le bonheur consiste à contempler une jolie fille ; tout homme grandit avec une scène d'amour en tête. Enfin, la vie fait preuve d'un humour bizarre.
    Raymond entrecoupe son monologue de digressions philosophico-footballistiques de poids sur son enfance, l'équipe idéale de football, la complémentarité con-méchant ou le récit de matchs cruciaux dans l'histoire du foot.
    /> Et si finalement, le schéma absurde de Raymond n'était ni plus ni moins que le sens de la vie ?

  • Les lumières dans la salle s'éteignent. La caméra tourne. Action ! Le cinéaste Jaco Van Dormael et la chorégraphe Michèle Anne De Mey réalisent un film, en direct, sous les yeux des spectateurs. Comme Kiss & Cry, leur succès planétaire depuis 2011, Cold Blood est bourré d'inventions visuelles époustouflantes. La presse et le public ont réagi avec un enthousiasme irrépressible à ce spectacle qui confronte cinéma, danse, texte, théâtre et bricolages de génie. Avant le coup d'envoi d'une nouvelle tournée mondiale. Le livre met en valeur la poésie de la voix off, écrit par le romancier Thomas Gunzig, en l'accompagnant de nombreuses images tirées du spectacle. On peut le lire comme le souvenir ou la promesse d'un spectacle exceptionnel. On peut aussi l'apprécier comme une oeuvre à part entière.

  • Kiss&Cry réunit le texte poétique de la voix off du spectacle éponyme, écrit par le romancier Thomas Gunzig, et de nombreuses images tirées du spectacle. On peut le lire comme le souvenir ou la promesse d'un spectacle exceptionnel. On peut aussi l'apprécier comme une oeuvre à part entière.

  • Kuru

    Thomas Gunzig

    L'univers social de Fred se composait de cinq personnes, pas une de plus pas une de moins, qui chacune occupait une place précise dans le petit avion qui figurait sa vie. Fred le migraineux, Kristine l'intello, Paul la brute révolutionnaire, Pierre le clone souffreteux et Katerine, sa cousine, une vraie bombe. Une bande de héros pour dénoncer les horreurs de la répression capitaliste et, si possible, l'existence d'un grand complot mondial. Cette pensée traversa Fred, il sourit amèrement. Il maudissait sa faiblesse qui l'avait conduit ici, à Berlin, dans cet appartement pourri. »
    Vous trouverez ici des déboires amoureux extraordinaires, du sexe, de la magie, de la politique, des gourous, des manifestations altermondialistes, des violences policières et des armes non létales. Le tout dans un style corrosif, avec ce sens inné de l'absurde et du loufoque propre à Thomas Gunzig.

  • Les Borgia

    Thomas Gunzig

    Et si, un jour, par accident, on voyait enfin nos familles telles qu'elles sont : de toutes petites cages peuplées de monstres terrifiants. L'ironie voudrait sans doute que ces familles, on continue à les aimer. Par-dessus tout. Les Borgias est une comédie contemporaine qui raconte cette histoire presque drôle. Une histoire de quête de la famille idéale...

  • Deuxième recueil de nouvelles publié au Diable vauvert, il rassemble 27 nouvelles parues dans différents recueils diffusés exclusivement en Belgique comme Carbowaterstoemp et aujourd'hui épuisés, données sur scène mais encore inédites, ou encore parues en revues.
    Gunzig donne ici la pleine maîtrise d'un talent de nouvelliste incontournable, arrivé à maturité. Sous des titres culinaires, une galerie de portraits, humains ou animaux, piégés par la dure réalité de la vie qu'ils tentent en vain d'adoucir, mais c'est sans compter les multiples embuscades du destin.

  • En définitive, les seules choses qu'il était bon de savoir c'est que, d'une part, il n'avait jamais violé personne et que, d'autre part, l'idée que la personne qu'il allait violer soit l'arrière-petite-fille d'un dignitaire nazi, ça rachèterait un peu son acte, ça le déculpabili-serait, bref ça l'aiderait.À travers cinq nouvelles, Thomas Gunzig s'attache à relever la force de l'imaginaire dans le quotidien, le poids du fantasme, la présence des ombres. On retrouve dans ces cinq brèves fictions tout ce qui compose l'univers littéraire de l'auteur :
    Les animaux, les névrosés, les losers, la bizarrerie des êtres.

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