Sciences humaines & sociales

  • Aline, née en 1927, retrouve et commente le journal intime qu'elle avait rédigé à l'âge de 17 ans sous l'Occupation. Elle était alors élève normalienne au lycée Saint-Sernin de Toulouse.
    Attentive aux enseignements et aux rites de passage transmis par les hussards d'une République déchue et sous la surveillance de Vichy, la future institutrice raconte la vie d'une jeune fille dans une période bouleversée de l'histoire : péripéties du ravitaillement, colis destinés aux prisonniers, vols de vêtements.
    Là on découvre l'existence d'une cousine déportée à Ravensbrück. Ici tonnent les bombardements alors que tombent en pluie des bouts de ferrailles sur des têtes vaguement protégées par de vieilles casseroles.
    Là-bas se dessine le tendre portrait de son quartier populaire. Ici encore, les sorties au théâtre, au cinéma et les défilés en monômes viennent mettre un peu de ciel bleu dans la morne plaine des restrictions ordinaires.
    Puis, comme les violettes annoncent le printemps, la liberté vivace reprend enfin ses droits. Aline commente les combats de la Libération et l'arrivée du général de Gaulle au Capitole. En 1944, une amie lui confie qu'elle avait été repérée par la Résistance pour intégrer les réseaux. L'élève devient enseignante, la ville occupée se libère, la société se modernise, l'adolescente devient femme, puis mère et grand-mère.
    Près de 70 ans après la rédaction de son journal, Aline se replonge dans son écrit de jeunesse.
    Une postface met en évidence les problématiques d'hier qui questionnent celles d'aujourd'hui, notamment via le thème de la laïcité. En annexe, les grandes dates et personnages importants de cette période viennent compléter ce travail d'historiens.

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