Librairie Generale Francaise

  • À la suite d'une confusion, c'est avec la dépouille d'un inconnu qu'Isabelle Rimbaud fait le trajet de Marseille à Charleville. Déjouant les pronostics des médecins, Arthur, lui, se remet. Et ce sont les journaux qui lui apprennent sa mort... Jadis poète, naguère marchand, Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud sera-t-il capable de s'inventer un troisième destin ? Relancé dans la tourmente de l'histoire, de l'affaire Dreyfus aux tranchées de la Première Guerre mondiale ; témoin stupéfait de la construction de son propre mythe, celui qui écrivit « Je est un autre » avait-il imaginé à quel point cette phrase se révélerait prophétique ?Thierry Beinstingel donne à cette existence inventée une incroyable tangibilité. Palpitant de bout en bout. Jean-Claude Lebrun, L'Humanité.Un Rimbaud-roman au style élégant et fluide, qui joue avec l'obsession contemporaine de la vérité biographique. Fabrice Pliskin, L'Obs.

  • Lors de la dernière présidentielle, c'est dans un petit village de l'est de la France qu'un parti d'extrême droite réalise son meilleur score. Des journalistes sont dépêchés pour se pencher sur le phénomène. Parmi eux, de retour en France après avoir passé vingt ans au Moyen-Orient, coupé du pays natal depuis trop longtemps pour manier un discours de circonstance, Pierre arrive sur les lieux. Accompagné d'un preneur de son aveugle, hébergé dans un gîte rural, il écoute les habitants éluder ses questions, parler d'invasions qu'ils n'ont pas subies ou évoquer une pierre préhistorique enfouie sous les fondations de l'église. Chacun réinvente une histoire différente, mais les protagonistes ignorent encore qu'un drame va les réunir.
    Mêlant narration romanesque et langage collectif, Faux nègres confronte notre histoire avec l'actualité la plus récente.
      Un Beinstingel laconique, dont la plume subtile fait merveille. Jérôme Dupuis, L'Express.

  • Avant, le soir, pour me détendre, je faisais des croquis, avec règle et compas, comme on me l'a appris pendant mes études de dessin industriel.
    Maintenant j'écris sur un cahier volé dans la maison d'en face, désertée par ses occupants.
    Ce qui m'a pris d'entrer dans cette maison, je ne saurais l'expliquer. La poussière qui s'accumulait sur la voiture garée devant, la boîte aux lettres qui débordait de publicités ont dû me faire craindre un événement dans le genre des faits divers dont parlent parfois la télévision ou les journaux.
    Ce que j'y ai découvert n'avait rien de spectaculaire.
    Pourtant, ce cahier que j'y ai ramassé dans une chambre d'enfant allait bouleverser mon existence.
    T. B.
      Cet épisode caniculaire a quelque chose de rafraîchissant et cet homme froid, de chaleureux. C'est la réussite de Thierry Beinstingel, artiste de l'odyssée minuscule. Macha Séry, Le Monde des livres.
       Un hommage aux mystères de l'écriture. Sylvie Tanette, Les Inrockuptibles.

  • Au travail, on le surnomme « l'ancêtre » ou « l'ours », peu importe, pourvu qu'on lui concède sa vie de solitude sur les routes. Il est VRP en papier peint depuis quarante ans. Un jour, sa hiérarchie souhaite qu'il vende aussi des canapés. Quand il songe au temps qu'il a fallu à l'espèce humaine pour apprendre à se tenir debout, il juge cette évolution déshonorante. D'où lui vient une telle idée ? Peut-être de la correspondance de Rimbaud qui l'accompagne toujours en chemin. C'est une toute jeune diplômée d'une école de commerce. Elle vient d'être nommée à la tête de l'équipe de ventes. Un salaire inespéré lui a permis d'acheter à crédit un appartement trop grand pour elle, dont une pièce reste obstinément vide. Y installera-t-elle un canapé ? Sa première mission est claire : licencier l'ancêtre sans délais. Un affrontement s'annonce. Mais l'être humain trouve parfois d'étonnantes ressources pour braver la logique d'entreprise...

  • Désormais Eric : un sans-visage, un anonyme, une voix... Jusqu'au jour où des suicides rappellent que l'homme n'est pas une machine. Alors, peu à peu, Eric s'évade : la course à pied, l'écriture. Enfin, il décide de transgresser les consignes et rappelle, de sa propre initiative, un client.Regard clinique, précision méthodique, utilisation, contre toute attente, d'un humour dévastateur, le livre est un formidable révélateur de la violence du monde du travail contemporain.
    Michel Abescat, Télérama.Un roman saisissant, impressionnant, acéré, percutant, mélancolique, sans révolte sur l'individu dissous dans le collectif anonyme, interchangeable, qui, peu à peu, perd pied. Sans bruit. Jean-Claude Raspiengeas, La Croix.

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