• Le soufisme, apparu peu après la mort du Prophète Mahomet, repose sur deux idées essentielles : la conviction que le Coran possède un sens caché qui complète son message apparent, et la nécessité d'en faire une lecture intériorisée pour favoriser l'élévation spirituelle des musulmans. Voie mystique de l'islam, le soufisme encourage l'émergence de formes de dévotion nouvelles : méditations, retraites, invocations, chants et danses extatiques. A partir du XIIIe siècle, les communautés soufies se structurent en grandes confréries dont l'influence s'exerce sur la vie religieuse mais aussi politique, sociale et culturelle. Historien, spécialiste du soufisme, Thierry Zarcone retrace le cheminement de ce courant ésotérique présent dans l'ensemble du monde musulman, de l'Afrique à l'Inde, de l'Asie centrale à la Chine et à l'Indonésie. Un voyage dans le temps et dans l'espace à la découverte des doctrines, rites et pratiques mystiques dont la diversité prouve la capacité de dialogue et d'échanges avec les autres traditions religieuses, et met en lumière la dimension universelle du soufisme.

  • Soufi libéral, prince de l'islam, héros de la résistance algérienne, Abd el-Kader fut aussi un franc-maçon favorable au progès. En cela, il reste une énigme de l'histoire. Alors que le monde musulman préfère nier son affiliation à la maçonnerie, Thierry Zarcone démêle le vrai du faux et revisite, à la lueur de nouvelles sources arabes et occidentales, l'histoire secrète de l'émir et le rôle joué par son fils aîné et ses descendants dans la construction d'un mythe. Car si le souvenir d'Abd el-Kader a perduré dans la confidence de certaines loges du Caire, de Tunis, de Dakar et de Paris qui portent son nom, son grand retour dans les débats sur l'islam de France, le djihadisme ou la laïcité nous engage à découvrir l'homme derrière le mystère.

  • Le soufisme

    Thierry Zarcone

    Voie mystique de l'islam, née peu après la mort de Mahomet, le soufisme repose sur la conviction que le Coran possède un sens caché et sur la nécessité d'en faire une lecture intériorisée. Il encourage des formes de dévotion nouvelles - méditations, retraites, invocations, chants et danses extatiques - afin de favoriser l'élévation spirituelle. À partir du XIIIe siècle, les communautés soufies se structurent en grandes confréries dont l'influence s'exerce sur la vie religieuse mais aussi politique, sociale et culturelle. Le soufisme se diffuse dans l'ensemble du monde musulman, de l'Afrique à l'Inde, de l'Asie centrale à la Chine et à l'Indonésie. S'adaptant aux modes de vie locaux, il constitue aujourd'hui encore une passerelle entre l'islam et les autres religions.
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  • De l'Empire ottoman à la démocratie de ce début du XXIe siècle, la Turquie a accompli sa révolution politique et culturelle. Dès la fin du XVIIIe siècle, l'Empire entreprend de se moderniser sur le modèle européen. Vaincu avec l'Allemagne, en 1918, le pays est occupé par les puissances victorieuses et menacé de démembrement. Mustafa Kemal, un jeune pacha proche des réformistes Jeunes-Turcs, prend la tête de la guerre de libération. Vainqueur sur le champ de bataille, il proclame la République et se donne pour objectif d'élever la Turquie au rang de grande puissance européenne. Prenant le nom d'Atatürk, « le Père des Turcs », il impose au pays des réformes radicales : adoption du principe de laïcité, abandon de l'écriture arabe au profit de l'alphabet latin, égalité des sexes, droit de vote accordé aux femmes. Atatürk s'éteint en 1938 ; reste alors au pays à faire la part de l'héritage kémaliste et à trouver l'équilibre entre démocratie et pouvoir autoritaire, modernité ét traditions ancestrales, laïcité et islam, culture occidentale et passé ottoman.
    En retraçant les grandes étapes de cette évolution, Thierry Zarcone éclaire la réalité de la Turquie actuelle.

  • L'auteur dans une première partie propose une large vision historique de la franc-maçonnerie dans l'ensemble du monde musulman, du Maroc à l'Indonésie en y intégrant les régions subsahariennes en insistant sur le difficile passage d'une franc maçonnerie coloniale à une franc maçonnerie pluriconfessionnelle où les principes du vivre-ensemble maçonnique sont mis en action mais où ils trouvent dans certains cas, leurs limites et signent l'échec du fraternalisme maçonnique comme au Liban ou en Palestine.
    La seconde partie de l'ouvrage aborde des questions précises d'ordre anthropologique, en relation avec les tentatives d'élaboration d'une franc-maçonnerie musulmane, ou plus exactement avec celles qui visent à harmoniser les pratiques de l'ordre avec les cultures sunnite, ch'ite, ismaélienne des pays d'islam. En effet, comment l'initié imprégné de telle tradition trouve-t-il sa voie dans une structure riche en rituel et en symboles d'essence judéo chrétienne où rien ne lui rappelle sa culture ?

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  • Aux confins du désert du Kara-Koum et de la steppe d'Asie centrale, Boukhara, l'interdite, gardait jalousement ses secrets. Et pourtant au XIXe siècle, des aventuriers, entre espionnage et exploit, comme Desmaisons et Vambéry vont, au prix d'une périlleuse mystification, contempler de l'intérieur ce joyau de l'Islam. L'arrivée du chemin de fer, en 1888, marquera la fin d'une légende.

  • Vue de l'Occident, la route de la Soie serait reine.
    Reine des routes caravanières reliant les confins de l'actuel Iran à la Grande Muraille. Vues d'Orient, les mêmes voies empruntées furent l'objet d'un tout autre commerce : celui du jade et des chevaux, denrées autrement plus précieuses aux yeux des Chinois que ne le fut la soie pour les Occidentaux... Le jade, cette pierre sacrée qui conférait puissance et protection à leurs empereurs, les Chinois l'ont fait venir pendant plus de deux mille ans des oasis du centre de l'Asie.
    Extraite des mines des Monts de la Lune dans l'Himalaya et récoltée dans les rivières qui vont mourir dans le désert du Taklamakan, la pierre a fait la célébrité de ces cités-oasis d'où les caravanes partaient. La route du jade longeait le Tibet du Nord et les régions les plus hostiles de l'Asie, les plus reculées du monde, où les voyageurs se perdent encore. Ainsi cette pierre cheminait-elle vers le Levant, la soie vers l'Occident.
    D'un blanc laiteux et translucide à l'aspect de l'huile figée ou de la cire - indices de préciosité -, elle n'avait pas la couleur que nous lui connaissons aujourd'hui. Commerce d'État au seul bénéfice de l'Empereur, unique personne autorisée à le porter, objet d'opérations de contrebande à grande échelle, le jade fascinait les grands et les simples ; tous rêvaient de porter la pierre féerique, symbole du pouvoir, de la vitalité, et la plus parfaite représentation terrestre du principe du yang.

  • L'islam chinois est mal connu, surprenant, aux couleurs et aux langues diverses et variées, turque, mongole et bien sir chinoise.
    Il est présent partout en Chine, dans les déserts du Xinjiang, dans les steppes mongoles, sur les marches du Tibet du nord, au Tibet même, dans les provinces du Nord-Ouest, à Pékin, et dans les principaux ports de la mer de Chine, à Shanghai, à Quanzhou et enfin à Canton où a été bâtie, au XIe siècle, l'une des plus anciennes mosquées du pays. C'est l'imam de cette mosquée qui a fait imprimer sur planches de bois, en 1876, un ouvrage de dévotion en arabe et en persan intitulé " Les Prières des musulmans chinois ".
    Cet ouvrage est un exposé, précis des prières qui sont récitées pendant la journée et au moment des fêtes religieuses, le Ramadan, la nuit de l'ascension de Muhammad, la nuit du destin, etc. Il a été traduit en français en 1878 par René Basset (t 1924) alors élève de l'École des langues orientales et futur spécialiste du monde musulman. Cet ouvrage, reproduit ici dans son intégralité, est précédé d'une brève introduction de Thierry Zarcone sur l'histoire de l'islam à Canton et dans les ports de la mer de Chine, et d'un choix de textes écrits par des voyageurs qui ont rencontré et décrit les musulmans de cette région à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

  • Yusuf est un esclave noir. Vendu comme un vulgaire bien, il devient sous le nom de Joseph le serviteur d'un jésuite italien. Ce dernier est chargé de visiter les établissements de son ordre en Asie. Avec Joseph, il débarque au Japon dans les années 1570. Oda Nobunaga, le fils d'un daimyo va rencontrer cet étranger à la peau d'ébène et, contre toute attente, se lier d'amitié avec notre héros.

  • Les peuples d'Asie septentrionale reconnaissent parmi eux des individus doués de qualités hors du commun à qui ils confient la gestion des relations avec le monde invisible.
    Le terme utilisé en Occident pour les désigner, "chamane", appartient aux langues toungouses de Sibérie. Au cours de rituels destinés à une communauté, une famille ou un individu, les chamanes font surgir dans leurs chants des esprits anthropomorphes et zoomorphes et miment les dialogues, négociations et combats qu'ils mènent avec eux. Par la force ou l'habileté, le chamane obtient ainsi pour ceux qui le consultent la guérison, la fécondité, le succès à la chasse ou le croît du bétail.
    Les traditions chamaniques d'Asie centrale et septentrionale présentent une forte unité, notamment en raison de la continuité du fond culturel turco-mongol qui, au fil des migrations, s'est étendu jusqu'à l'Arctique et à la Méditerranée. Comme la plupart des positions sociales dans le monde turco-mongol, la fonction de chamane est fortement héréditaire. Dans les pratiques mêmes des chamanes, de nombreux thèmes directement issus de la civilisation nomade des steppes occupent une place centrale.
    Souvent assimilé à un guerrier ou un cavalier, le chamane d'Asie se distingue du chamane amérindien par l'attirail d'objets chamarrés dont il s'entoure : tambour, "armes", "cuirasse", "monture", cravache... La diffusion de l'islam en Asie centrale, à partir du VIIIe siècle, ne signe pas la fin du chamanisme, car celui-ci est recomposé avec cette nouvelle religion et, en particulier, avec sa forme mystique, le soufisme.
    Un phénomène semblable se produit dans les régions où le bouddhisme est introduit à partir du VIIe siècle (Tibet, Mongolie). Dans la nouvelle société musulmane, le chaman remplit généralement une fonction de thérapeute, parfois en association avec l'art du barde. Le XXe siècle a réuni dans un destin commun les chamanes d'Asie centrale et septentrionale, soumis aux persécutions des régimes communistes en URSS et en Chine.
    Vus comme des alliés de la classe dominante, de nombreux chamanes furent exilés et exécutés. Lorsque les pratiques chamaniques réapparurent au grand jour au début des années 1990, ce fut dans un monde nouveau. Si certains chamanes ont tenu à rester fidèles aux traditions perpétuées dans le secret pendant la période soviétique, d'autres ont choisi de s'adapter au monde urbanisé moderne en vendant leurs services dans le cadre d'associations.
    Dans les sociétés occidentales, les tenants du New Age prônent un "néochamanisme", dans lequel les rituels de guérison peuvent désormais s'enseigner, se transmettre, voire faire l'objet d'un commerce lucratif.

  • Cet ouvrage met en lumière un certain nombre de traits propres à l'étonnant métissage culturel qui a fait du cerf le grand nourricier de l'imaginaire de peuples aussi différents que les Européens christianisés ou les turcophones d'Asie centrale en cours d'islamisation.
    S'il partage avec le lion ou l'aigle la position de figure emblématique quasi universelle, il possède une particularité presque unique qui est de servir de passeur.
    Grand communiquant, le cerf est un familier des sphères célestes dont il assure la liaison, dans les deux sens, avec ici-bas, la terre des hommes. Il a aussi accès au monde souterrain, présent dans les légendes celtiques comme dans le chamanisme sibérien : ses bois y dessinent la carte d'accès au monde invisible.
    /> Ainsi, par ses bois qui poussent (naissent) et tombent (meurent) chaque année, il incarne la mort spirituelle suivie d'une renaissance.
    Après avoir interrogé la sacralité du cerf dans le monde de la culture abrahamique (judaïsme, christianisme, islam), et dans ses liens avec des cultures étrangères, l'ouvrage montre que cet animal occupe une place notable dans les hagiographies chrétiennes et soufies.
    Il conclut par une étude sur la chasse qui n'est rien d'autre qu'une confrontation avec un invisible peuplé de saints et d'esprits, par laquelle le chasseur se trouve éprouvé.

  • La bataille de Valmy est une bataille curieuse qui verra l'armée professionnelle des rois coalisés d'Europe rebrousser chemin face aux cris d'enthousiasme des jeunes conscrits français. Pourtant, il s'agit d'un événement majeur. Grâce à cette victoire inespérée et hautement psychologique, la Convention abroge la monarchie, la France devient républicaine et entre dans une nouvelle ère.

  • Le présent ouvrage, qui réunit parmi les meilleurs connaisseurs des débuts de l'histoire de la franc-maçonnerie en France, se donne pour objectif de faire connaître et d'analyser, autant que le permettent les sources, le processus qui voit une jeune sociabilité britannique, riche cependant d'une préhistoire de deux siècles au moins, se transporter sur le continent - pour le cas qui nous concerne, ici, en France - et s'y acclimater. La structure maçonnique (la loge), ses mythes fondateurs et le rituel qui leur est attaché, résistent au voyage de France mais ils sont par la suite, et très tôt, relus et déclinés dans des voies nouvelles.

  • Ecrit à l'intention d'un public cultivé par des spécialistes du soufisme persan et turc, ce livre rassemble, pour la première fois dans une langue occidentale, l'essentiel de ce que l'on doit savoir sur la confrérie Mawlaviyya, aussi célèbre que méconnue, autrement appelée ordre des Derviches tourneurs.
    Aucun des différents aspects littéraires, doctrinaux, historiques, anthropologiques et symboliques du phénomène n'a été négligé. Le lecteur y trouvera ainsi des indications biographiques sur Jalâl al-dîn Rûmî, l'inspirateur de l'ordre, qui tentent de reconstituer sa personnalité authentique et de synthétiser au mieux les points essentiels de sa pensée mystique et de sa poétique enracinées dans le soufisme et la littérature persane classique.
    Il y découvrira aussi l'évolution historique de la confrérie, des renseignements inédits sur son mode de fonctionnement - fondé sur une sociabilité mystique soufie -, ses développements doctrinaux et la codification progressive des rituels de noviciat et d'investiture. Enfin, une large part de cette étude a été consacrée à la cérémonie de la danse mystique (samâ', ou mukabele), où sont décrites les étapes de ritualisation de ce qui fut au départ une danse extatique spontanée, les interprétations symboliques qui lui ont été données et la manière dont l'Occident les a reçues.

  • Au cours de leur enquête sur le vol de la sphère olmèque, Duroc et son acolyte découvrent une conspiration visant à détruire l'Empire, menaçant les fondements mêmes de leur monde. Le plan des séditieux consiste à remonter dans le temps et d'empêcher la victoire française à Waterloo. Pour déjouer l'infâme complot, le duo n'a d'autre choix que d'emprunter un vortex temporel afin de les projeter en 1814.

  • Waterloo 1911 ou le récit d'une enquête menée par Théophile Duroc qui, s'il avait été anglais, se serait appelé Sherlock Holmes...
    Un objet précieux et mystérieux a été dérobé dans une exposition située dans un endroit inaccessible pour qui n'y est invité. Le responsable de cette exposition commandite Duroc. Commence alors une enquête capricieuse qui s'avèrera particulièrement dangereuse, romanesque et truffée de bons mots.

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  • Laissé pour mort suite à son agression dans les égouts de Paris, Théophile se remet sitôt de ses blessures, ce qui déroute pour le moins son nouvel associé, Alcée Poivron. Ce prompt rétablissement amène le détective à révéler un pan trouble de son passé durant la campagne égyptienne de Napoléon. Cette révélation livrée, ils reprennent de plus belle leur enquête sur le vol de la Sphère Olmèque...

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