• Sous un tonnerre d'applaudissement, Lydia quitte la scène, chargée de bouquets, dont l'un uniquement d'orchidées, fleur de prédilection de Diaghilev. Il n'a inscrit qu'un mot sur la carte épinglée à la gerbe : Bravissima ! Elle lève les yeux vers sa loge et le salue, avec Serge Lifar, son partenaire dans cette entreprise triomphale de L'Oiseau de feu. Et elle aperçoit Maynard qui applaudit avec tant de frénésie que ses mains en paraissent floues...

    ...Maynard Keynes, son mari, le célèbre économiste, dont les gouvernements britannique, américain et même soviétique s'arrache les conseils, et qui, à quarante ans passé, est tombé amoureux fou de la danseuse étoile des Ballets Russes, lui qui n'avait connu jusque-là que des liaisons homosexuelles. Et elle, la belle Lydia Lopkova, qui a dix ans dansait Casse-Noisette devant le tsar Nicolas II, devenue une star au fil d'une carrière professionnelle et amoureuse mouvementée.
    Leur liaison improbable, puis leur mariage, inattendu, à Londres en 1925, stupéfia et émut l'Angleterre, en particulier leurs amis du fameux Groupe de Bloomsbury, dont Virginia Woolf, qui commença par s'y opposer... Voici leur histoire.

  • Dans la douceur d'un jardin anglais, deux jeunes filles s'éveillent au monde. Elles sont soeurs, fusionnelles mais rivales, toutes deux animées par l'art et le goût de la liberté. Vanessa veut être peintre, tandis que la fragile Virginia se destine à l'écriture. Virginia deviendra Virginia Woolf, une des plus grandes romancières du XXe siècle. Elle et Vanessa ne se quitteront jamais.

    Des blessures de l'enfance au célèbre cercle littéraire de Bloomsbury, des éclairs de génie aux tumultes des amours contrariées, Vanessa et Virginia met magnifiquement en scène les destins croisés de deux soeurs légendaires, Vanessa Bell et Virginia Woolf, portés par la passion et la tragédie.

  • Roman et non biographie, Virginia, mon amour, ma soeur s'appuie sur les vies entrecroisées de deux soeurs célèbres : Virginia Woolf et Vanessa Bell. Vanessa est la narratrice, c'est elle qui parle, à la première personne du singulier - sauf lorsqu'elle évoque sa soeur, à qui elle réserve le " tu " intime de leur complicité.
    Liées, les deux soeurs le sont plus que tout, comme si elles ne pouvaient se passer l'une de l'autre, d'un soutien réciproque, d'une approbation mutuelle. Elevées ensemble dans un conformisme étouffant, elles deviennent plus proches encore lorsque la mort de leur mère les livre à un père tyrannique. Et cependant, déjà, elles sont aussi rivales : Vanessa jalouse les attentions dont bénéficie Virginia, à la vocation littéraire précoce.
    Très tôt, elles se sentent l'une comme l'autre des aspirations créatrices : Virginia écrit, Vanessa peint. A l'âge adulte, elles lutteront pour réaliser leurs ambitions artistiques, en dépit de désirs contrariés ; en dépit du scandale, aussi - car, à Bloomsbury, elles adoptent un nouveau mode de pensée, un nouveau mode de vie, s'affranchissant des conventions morales ou sexuelles -, en dépit enfin de la maladie, et de la guerre. Génie et folie se mêlent dans cette chronique traversée par le désir de faire naître la beauté au milieu de la souffrance et des difficultés.
    Susan Sellers, qui connaît parfaitement l'oeuvre de Virginia Woolf, dont la technique narrative brillante l'a beaucoup inspirée, (avec l'utilisation d'une voix intérieure, sensible, impressioniste), a su se mettre dans la peau de l'artiste Vanessa Bell, et recréer l'histoire des deux soeurs telle que, peut-être, elles l'auraient elles-mêmes racontée.

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