Sciences humaines & sociales

  • Raffinement des techniques d'analyse, l'archéologie environnementale connaît un essor sans précédent. La compréhension des environnements du passé, de leur évolution, des impacts qu'ils ont subis et de la réaction du vivant (végétaux, animaux, humains) constitue un élément de réflexion fort pour le présent et le futur des sociétés humaines. Depuis l'apparition de l'homme et, surtout, depuis les débuts de l'agriculture, ces dernières ont significativement modifié leurs écosystèmes et les cycles du vivant. Plus récemment, elles ont commencé à altérer l'environnement global de la planète à une échelle encore inconnue jusque-là. Depuis les années 1970, la prise en compte et le développement des études paléo-environnementales en archéologie par des chercheurs de plus en plus nombreux permet aujourd'hui de proposer de nombreux scénarios, passés comme futurs. Ainsi, l'archéologie environnementale a une double fonction. Elle contribue à une meilleure connaissance de l'évolution de l'homme et des sociétés et prend part à l'évaluation, à la prospective et à la prise de décision concernant l'avenir de notre planète, par son approche historique des dynamiques socioenvironnementales. Fondé sur des analyses réalisées le plus souvent dans le cadre de l'archéologie préventive, cet ouvrage présente les différentes disciplines environnementales et les résultats les plus significatifs obtenus ces dernières années.

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  • Bien qu'elle en trouve parfois, l'archéologie n'a pas vocation à chercher de chefs-d'oeuvre. Elle exhume et interprète les indices que recèle le sol pour connaître les sociétés humaines du passé. Mais, la recherche ne s'arrête pas à la fouille et se prolonge par un intense travail de laboratoire. Ainsi l'archéologie recourt-elle, de longue date, aux outils des géosciences, des sciences de la vie, des sciences environnementales, des sciences chimiques et physiques pour interpréter les éléments les plus ténus.
    Ces disciplines connaissent un développement continu pour analyser, dater, imager ou restituer les données sur les sociétés, les environnements du passé et leurs interactions. Cet ouvrage fait le point sur leurs dernières avancées. Des scientifiques confirmés et de jeunes chercheurs présentent des travaux novateurs : sans entrer dans la technicité des méthodes, ils montrent comment la connaissance du passé, à partir des traces les plus infimes, est renouvelée par l'apport de ces nouvelles disciplines.

  • S'adapter au changement climatique comme au changement global est devenu un objectif vital pour toutes les sociétés. Parfois confrontées de façon brutale à l'exacerbation, en fréquences et en intensité, de phénomènes météorologiques tels qu'inondations, sécheresses ou tornades, elles doivent aussi faire face à l'augmentation des températures et à leurs impacts sur l'équilibre des écosystèmes, l'évolution des espèces, animales et végétales, comme sur le développement des populations humaines, leur condition de vie, leur organisation sociale... Si l'étude des variations du climat au cours du temps montre la capacité des écosystèmes à s'adapter ou à se transformer, l'accélération de certains phénomènes, comme l'augmentation planétaire de la température due aux activités humaines, peut conduire à un point de non-retour. Cet ouvrage, composé d'une cinquantaine d'articles écrits par des scientifiques et experts du sujet, est unique. Il suscite une réflexion sur ce qu'est l'adaptation, et la maladaptation, faisant intervenir plusieurs champs disciplinaires, sectoriels et territoriaux. Tout en montrant les freins et les limites, il témoigne et propose des façons d'agir et de s'adapter.

    Ces contributions viennent en appui à la mise en oeuvre de l'Accord de Paris sur le climat (2015) et en particulier à la COP 23 (23e conférence des Parties de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à Bonn, 2017), conférence climatique dont l'une des priorités porte sur l'adaptation, tant dans ses objectifs que dans son financement.

    Cet ouvrage est le résultat d'un partenariat entre le CNRS et le Comité 21.

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