• Lucienne Eden, une enfant à l'énergie insolente et à l'univers loufoque, vit presque seule sur une île préservée. Depuis que sa mère est partie, elle a pour unique voisin un mystérieux vieil homme. Un matin, elle découvre sur la plage un garçon de son âge rejeté par la mer au milieu de déchets plastiques.
    Peu à peu, ils s'apprivoisent. Lucienne lui fait découvrir son île fantastique où la nature a repris ses droits : forêt de brocolis géants, pandas mangeurs de grizzlis... Mais cet endroit idyllique aux parfums d'enfance est menacé : il va falloir se résoudre à le quitter pour le monde réel.
    Dans cette comédie écologique et amoureuse, Stéphane Jaubertie explore dans une langue vive les bouleversements de la préadolescence et la naissance du désir. Une apocalypse joyeuse pleine de rebondissements !

  • jojo est un solo boy urbain.
    dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. surgissent deux fées un peu déglinguées, anita et sa vieille mère jilette. des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au rmi (revenu magique d'insertion). anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. commence alors pour jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (batman, billy juan poucet dit le p'tit...).
    ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.
    avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, stéphane jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. c'est touchant, drôle : un bonheur à lire et à jouer.

  • « Stéphane Jaubertie, en collaboration étroite avec les acteurs du Petit Théâtre de Pain, tient le scalpel de l'écriture. «La servitude participative» est le thème de ses variations. En une série de situations où le travail se pose comme condition inéluctable au bonheur, il interroge notre capacité à accepter l'inacceptable - parfois contre notre propre nature ou nos propres valeurs - et taille des scènes, de prime abord familières, jusqu'à la vrille. Jusqu'à perforer le réel. Chaque prise sur le vif est un combat ordinaire. Cruauté, insolite et humour s'y partagent les rounds où les questions d'identité et de quête de sens se renvoient dans les cordes. »

  • Laughton, comme l'automne, est né d'un couple illégitime. À chaque hiver, le père part et laisse la mère seule : à son retour, un automne, il découvre ce fils. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il le rejette. Le petit garçon, solitaire, ostracisé, parle seul pour se tenir compagnie, jusqu'au moment où il se lie d'amitié avec Vivi, une petite fille de sa classe.
    Comment Laughton va-t-il se construire, entre une mère perdue dans des centaines de feuilles de papier noircies de poèmes, de nouvelles, de récits ; et un père qui tolère à peine son existence et passe sa colère en amassant des feuilles mortes, automne oblige ?
    Distribution : deux enfants (un garçon, une fille), une femme, un homme.
    Genre : théâtre de l'intime.


  • les animaux ont fui l'île polluée : yaël, né après ce grand exode, n'a jamais vu ni poule, ni grenouille, ni aucune bête à poils ou à plumes.
    depuis, il questionne son grand frère gaétan sur ses souvenirs d'animaux. ils rencontrent un jour m. habilis, peintre animalier vivant sur la grande terre, refuge de la faune en fuite. c'est décidé : ils iront sur le continent pour admirer et se régaler de ces bêtes. là-bas, c'est le coup de foudre entre gaétan et kinoë, la fille du peintre. yaël, lui, se découvre une passion pour la peinture et devient l'apprenti d'habilis.
    /> le chemin des deux frères se sépare alors : il est temps pour eux de grandir. voyage initiatique, découverte de l'art et de l'amour, stéphane jaubertie propose cette pièce drôle et poétique dans une langue inventive et imagée.

  • Un fils porte la honte en lui, celle d'avoir un père différent et une mère qui cherche à le cacher. Il comprend vite la cruauté des enfants. Son amour filial va l'aider à dépasser cette honte et à grandir.

  • Dans ce texte tendu comme un arc, Stéphane Jaubertie joue sur l'ambiguité. Qui est cette petite fille qui prétend s'extraire d'une famille pour disparaître, puis réapparaître ? Une émanation irréelle chargée de révéler les choses à venir en creusant dans la mémoire des autres puis d'y semer l'oubli ? Ou une petite demoiselle en fugue, enfant de parents séparés, coupée en deux, dont le trop-plein d'émotions a rejailli durant l'été ? Un peu des deux, sans doute. Lecteurs et acteurs se reconnaîtront dans cette petite fable : on a tous le souvenir d'un doux été à flâner près d'un lac ou à la campagne. Mais Létée n'est pas triste : c'est un texte lumineux, lucide, qui décolle du réel. Un bonbon acidulé.

  • Effrontée et pleine d'indépendance, Livère est une jeune fille au caractère difficile. Quand son père entame une nouvelle histoire d'amour, elle se voit alors imposer une belle-mère méfiante et un nouveau frère.

  • C'est la collection "historique", l'essentiel de la production avec 14 à 20 sorties chaque année. Les éditions THÉÂTRALES publient ainsi de nouveaux auteurs et soutiennent leurs "auteurs maison".On retrouve donc des auteurs français, de Azama à Rullier, en passant par Bonal, Besnehard, Cormann, Durringer, Fichet, Minyana ou Renaude, entre autres, et des auteurs étrangers tels que Belbel, Bouchard, Dalpé, De Filippo, Fischerova, Hacks, Horovitz, Müller, Murphy, Motton, Nadas, Rozewicz, Schwajda, Santanelli, Stock, Tabori ou Zahnd, par exemple.
    Les textes sont publiés en fonction de leur théâtralité - comme le démontrent les nombreuses créations dont ils font l'objet - et surtout de leur capacité à pouvoir être lus et appréciés pour leurs qualités littéraires.

  • Dans une ambiance d'apocalypse, La Chevelure de Bérénice raconte le voyage d'une enfant poubelle enfuie de la montagne d'immondices où elle vivait et d'un fou vivant de poèmes.

    Tous deux remontent le fleuve vers l'océan en colère : là-bas, leur destin les attend. Une pièce métaphysique et cosmique dans laquelle l'espoir vient des laissés-pour-compte et des étoiles.
    Sam, jeune homme un peu paumé, laisse son amoureuse et ses amis dans leur petit café pour aller au bord de la mer Noire faire la connaissance de son père mourant. Il s'égare dans l'espace immense des Falaises et rencontre une gosse solitaire et un autre monde où la survie est l'unique préoccupation. En se confrontant à l'inconnu, Sam se perd pour mieux se révéler.

    Deux contes initiatiques qui interrogent les marges, l'enfance et les forces de la nature.

  • Crève l'oseille est un cri de rage, un cri de ralliement, mais aussi une version contemporaine de Guignol. Tout est repris par Stéphane Jaubertie de la tradition marionnettique lyonnaise : le compère Gnafron, les affreux, les gendarmes, la gouaille et le patois, les bastonnades, les spécialités culinaires de la capitale des Gaules... Mais cette joyeuse troupe est bel et bien en 2017 et devra être portée par des acteurs de chair.
    Ces figures sorties du XIXe siècle se heurtent à notre époque dans ce qu'elle a de plus sombre : misère sociale et alcoolisme, travailleurs exploités et patrons avides, trafics de drogue et règlements de compte... Le tout porté par une langue enjôleuse, l'efficacité du théâtre de Jaubertie et son humour, plutôt noir ici. Ce Guignol-ci est, comme à l'origine, aussi margoulin que victime, aussi retors que sentimental avec ses compagnons de soif.
    Et cette comédie sociale se déroule sous nos yeux de grands enfants qui ont bien du mal à ne pas crier, dans un mouvement quelque peu régressif, pour l'appeler encore : "Guignol ! Guignol !"

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