• Alors que Camus aurait eu cent ans, que reste-t-il de son oeuvre?? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'Histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba, où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin, à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Par cette plongée au coeur-même de l'inspiration camusienne, l'auteur montre quelle singularité et quelle force la terre d'Algérie a donné à une pensée de la dissidence, de l'intranquillité et de la fragilité de la condition humaine à une époque où la toute puissance de l'esprit idéologique semblait inexorablement dominer les consciences. Avec Camus, une passion algérienne, réédité à l'occasion du centenaire de la naissance de l'auteur de L'Étranger, c'est en toute complicité intellectuelle et spirituelle que Stéphane Babey s'attache à dire quel héritage ce maître nous a légué à jamais. Cet essai, loin des codes académiques, nous entraîne dans le voyage littéraire d'un écrivain foudroyé de soleil et bouleversé par la beauté métaphysique de l'Algérie.

  • L'auteur retrace l'histoire des conflits entre la France et l'Algérie à partir des attentats du FLN de novembre 1954 jusqu'à nos jours, en montrant que ni l'entente ni la séparation entre les deux pays ne sont possibles. Parmi les causes de cette situation : la primauté des intérêts d'Etat sur les intérêts des nations, et la persistance d'une communauté de destin entre les deux peuples.

  • Dans la poésie de Stéphane Babey, nous sommes tous « nus », c'est-à-dire destinés au partir, à la confrontation avec la mort.
    Mais la leçon philosophique serait incomplète si le poète n'envisageait pas aussi une sorte de mort au coeur même de la vie : la condition humaine au-delà des apparences fallacieuses de la séduction, de la mode, des ambitions, des illusions, des faux-semblants.
    En effet, oser vivre nu, c'est oser être vrai et d'aller vers l'Autre, « mon semblable, mon frère » !
    Aller nu, c'est braver les mensonges, les interdits, les morales hypocrites. C'est vivre alors vraiment et atteindre une éternité terrestre, grâce à l'amour, grâce au corps sensuel d'une femme, et même au temps de la vieillesse, comme « à l'aube de sa première lune de miel ».
    Avec cette poésie remplie d'humour, d'amour, de métaphores, le poète nous fait prendre conscience que l'homme n'est jamais perdu, dévêtu, quand il est aimé, et que l'amant n'est jamais nu quand il est « habillé de la nudité de l'Autre ».
    Le recueil renferme aussi des moments plus graves, sur l'actualité, la guerre, l'exil.
    Là, le poème, par touches brèves mais percutantes, traverse le monde des conflits et s'affirme engagé sans que le message ne soit jamais lourd ou idéologique.
    Voici une poésie bien humaine, méditerranéenne et universelle, équilibrée tel « midi le juste », évoluant entre les frontières mouvantes du Royaume et de l'Exil, fidèle à la leçon de Camus, que Stéphane Babey ne se lasse pas de fréquenter.
    Jean-Pierre Bonnel

  • La haine de Dieu

    Stéphane Babey

    • Artege
    • 15 October 2011

    La société occidentale connaît une crise morale, existentielle mais aussi économique. La volonté de puissance individuelle semble l'emporter sur toute autre considération et malgré cela certains intellectuels médiatiques se font fort de dénoncer le retour en force d'un Dieu castrateur et liberticide - dont Nietzsche avait pourtant annoncé la mort ! Libérer l'homme contemporain des chaînes millénaires du christianisme, tel est donc le mot d'ordre lancé par ces fiers soldats dont la prétendue révolte tourne vite à la quête hédoniste. Comment croire qu'une telle philosophie constituerait une révolte métaphysique ? Elle ne fait que refléter l'esprit d'un temps qui voit l'homme chercher à fuir ses responsabilités et même sa propre condition. Fuir la question de Dieu en transformant celui-ci en coupable idéal d'un procès absurde n'est pas seulement le signe d'une haine à l'encontre de Dieu lui-même mais bien la marque avérée d'une haine de la philosophie en tant que telle, haine qui immanquablement se transforme en détestation de l'homme. Stéphane Babey porte ici un regard original sur la question de Dieu: il n'est pas un chrétien engagé qui transmettrait l'enseignement reçue d'une église. Il est un homme de bonne volonté, un compagnon encore sur le « Parvis des gentils » qui, par amour de la philosophie, dénonce et réfute les raccourcis et les fausses accusations dont Dieu est la cible.
    Il est grand temps que l'homme occidental se confronte à sa fragilité pour mettre fin au vide spirituel dans lequel il ne cesse de sombrer.

    Fuir la question de Dieu en transformant celui-ci en coupable idéal est la marque avérée d'une haine de la philosophie et donc une haine à l'encontre de l'homme luimême.
    Cet ouvrage est une réponse argumentée au retour de la philosophie nihiliste.

    Sur commande

  • L'inconnu d'Alger

    Stéphane Babey

    Que faire d'un père absent, quand on est un enfant, qu'on vit en france auprès d'une mère européenne, et que ce père est algérien ? père idéalisé pour un pays rêvé : s'approcher au plus près de cet inconnu en partageant avec lui les accidents et les errements de l'histoire, celle qui s'écrit, comme dit rené char, à la pointe d'un revolver.
    Jusqu'à ce que, crevant ce rêve, surgisse le visage de zoulikha. roman violent, tout d'amour et de révolte, de refus et de consentement, de parfums et de lumière. par cette blessure ouverte et par cette parole donnée, stéphane babey s'inscrit dans la lignée de kateb yacine et d'albert camus.

  • Peur sur la loge

    Stéphane Babey

    Le détective Dan Velasquez, ancien des services secrets français, est plongé bien malgré lui dans la tourmente politico-médiatique perpignanaise. En effet, Pierre Delage, le maire destitué de Perpignan depuis l'affaire de "la fraude à la chaussette", lui demande d'enquéter sur un mystérieux groupe terrorsite décidé à venger "l'honneur perdu de Perpignan" à sa façon... L'enquête devra être menée tambour battant, avant les élections anticipées ordonnées par le Conseil d'Etat.

  • Quelques années après l'arrestation de Saddam Hussein, un chercheur met au jour les carnets que le dictateur irakien aurait rédigés pendant sa fuite. C'est ce document qu'a imaginé Stéphane Babey : un journal tenu par un homme aux abois, terré à quelques centaines à peine de son village natal dans sa minuscule cache souterraine. Non seulement le lecteur assiste au quotidien pathétique de la fin de son règne mais se familiarise avec une autre vérité, celle d'un chef d'état honni, diabolisé qui aura renversé les critères habituels de la conscience politique.

  • Visa sans retour

    Stéphane Babey

    La vingtième édition du festival "Visa pour l'image" s'annonce comme un immense succès. Pour Jacques Leprince, son fondateur, cette année devrait même être celle du couronnement. Et l'exposition du photoreporter russe, Piotr Potakov, sur un massacre commis par l'armée russe en Tchétchénie, va, à coup sûr, remuer l'opinion publique.
    Mais à quelques jours de l'inauguration, le rêve à portée de main de Jacques Leprince va basculer dans l'horreur absolue. Une effroyable tuerie, qui vise directement le festival, a lieu dans l'enceinte même du couvent des Minimes. Et très vite, le crime odieux va tourner à l'affaire d'Etat, sur laquelle planera rapidement l'ombre des services secrets russes...

  • Stéphane Babey journaliste, aborde le thème de l'appartenance. Retrouver ses origines, connaitre ses racines, se construire une identité, cette quête qui nous concerne tous est poursuivie par le héros " des assassins de la citadelle ". Pour ce quatrième roman, l'auteur choisit en toile de fond une période sombre de l'histoire de France, celle de la guerre d'Algérie et des cinquante années suivantes. Dans un style énergique, sur le ton du roman policier, Stéphane Babey traque une histoire qui ne connaît pas les frontières, elle les bouge, les dépasse, les efface. Jean-pierre Durieux professeur et historien réveille des passés endormis parce qu'il est à la recherche, depuis sa plus tendre enfance, de ses origines, d'un père inconnu et disparu. Depuis Alger jusqu'à Barcelone, de Besançon à Perpignan tous se lie, de l'histoire des hommes à celle des personnages de ce roman. Les résistants d'hier devenus bourreaux voient leurs crimes oubliés ressurgir comme une implacable conséquence, brisant leurs vies de notables amnésiques. Les seules causes reconnues par l'Histoire s'écrivent à l'encre de la liberté. Les nostalgiques de L'O.A.S s'autorisent l'impunité de l'oubli, mais parfois s'exhume la mémoire de leurs crimes. La sombre citadelle de Besançon rejoint Perpignan l'ensoleillée pour révéler au grand jour une vérité encombrante où seule l'histoire n'est pas ingrate avec ses acteurs. Les avenues et les places de notre beau pays mélangent héroïsme et hypocrisie aux grés des noms qu'elles arborent, ainsi va le cours des assassins passés au fil de l'Histoire. Au de la de toutes les convictions, Jean-Pierre Durieux cherche des faits simplement incontournables.

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