• Le livre le plus célèbre de Freud, cinq conférences prononcées par Freud en 1909, lors de son voyage aux Etats-Unis, devant un public de non-spécialistes.
    On y trouve un récit simple et vivant des origines de la psychanalyse inventée par l'hystérique Anna O., mais aussi une introduction aux problèmes centraux : la sexualité infantile, l'interprétation des rêves, le complexe d'OEdipe. Freud conclut sur la nature des névroses et le refuge dans la maladie. Les Cinq leçons sur la psychanalyse sont suivies de Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, où Freud retrace les débuts difficiles de la psychanalyse et les résistances qu'elle rencontra.

  • Dans ces conférences où Freud prouve une fois de plus son talent à exposer ses idées, nous sommes guidés au coeur de la révolution psychanalytique : le moi n'est pas maître chez lui. Rien d'obscur ou de désincarné ici, mais le mouvement même de la psychanalyse, les phénomènes qu'elle prend en compte (rêves, lapsus, symptômes), les problèmes majeurs qu'elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose), et les notions qu'elle a forgées (libido, transfert, inconscient, etc.).

  • "Un jour, les frères chassés se sont réunis, ont tué et mangé le père, ce qui a mis fin à l'existence de la harde paternelle." Freud résume ainsi le grand "mythe scientifique" qu'il a construit pour expliquer la naissance de l'humanité. S'appuyant sur un matériel anthropologique, linguistique, clinique, il cherche à comprendre ici la psychologie collective à l'aide de la psychanalyse. Le primitif, l'enfant et le névrosé sont les sujets de l'interprétation psychanalytique, qui devient, par la virtuosité de Freud, une théorie générale de l'humanité. Traduction entièrement révisée par Olivier Mannoni.

  • Alors que, 70 ans après sa mort, les textes de Freud tombent dans le domaine public, les éditions du Seuil ont entrepris de retraduire les plus grands d'entre eux. Sous la direction de Jean-Pierre Lefebvre, ces nouvelles traductions, par leur parti-pris de lisibilité, s'adressent à l'honnête homme et non aux seuls psychanalystes. Livre monument qui n'a d'équivalent dans l'histoire de la pensée occidentale que Le Capital de Marx, L'Origine des espèces de Darwin ou La Phénoménologie de l'esprit de Hegel, L'Interprétation du rêve est LE livre de Freud.
    Il connut huit éditions successives entre 1900 et 1930, chacune enrichie des lectures qu'en firent les interlocuteurs de Freud. Somme théorique, consacré à un phénomène psychique universel, il ouvrit la voie à des pratiques thérapeutiques fondées sur la parole échangée avec les patients. Ainsi naquit la psychanalyse. La présente édition s'imposera à n'en pas douter comme l'édition de référence, tant la traduction française aujourd'hui disponible (aux PUF) est décriée pour son peu de lisibilité.

  • « Tous les humains, même les plus normaux, sont capables de rêver. » (S. Freud).

    Publié en 1901, Sur le rêve offre une synthèse vivante de la monumentale Interprétation des rêves, qui est au coeur de la méthode psychanalytique. En une dizaine de courts chapitres, décryptant plusieurs rêves dont les siens, Freud propose une typologie des rêves, explique leur fonctionnement et le rôle qu'y jouent le désir, la censure et le refoulement. Ce faisant, il aborde divers thèmes comme les rêves des enfants, la créativité du rêve ou la part d'érotisme que recèlent nos rêves, sans oublier d'initier son lecteur à l'art délicat d'interpréter les symboles oniriques.

  • « Cela ne cesse de me faire une impression singulière de voir que les histoires de malades que j'écris se lisent comme des nouvelles ».

    La psychanalyse repose, à ses débuts, sur cinq cas célèbres : Dora, Le Petit Hans, L'Homme aux rats, Le Président Schreber, et L'Homme aux loups. Une jeune fille manipulée et abusée par son père, un garçon pris de panique à la vue des chevaux, un jeune homme obsédé par un horrible supplice chinois, un respectable magistrat se disant persécuté par Dieu, un Russe bipolaire aux étranges hallucinations... Chacun incarne une notion clé : l'hystérie, la phobie, l'obsession, la castration, la paranoïa. Freud les a regroupés dans ce livre publié d'abord en 1935 chez Denoël et qui, depuis lors, a marqué, charmé et inspiré des générations de thérapeutes et d'étudiants grâce à sa puissance narrative.

  • Sommes-nous faits pour le bonheur ? À lire cet essai de 1929 que Freud intitula d'abord Le Bonheur et la civilisation, puis Le Malheur dans la civilisation, avant de s'en tenir à Malaise dans la civilisation, on peut en douter, notre existence étant plutôt caractérisée, selon lui, par la violence, la souffrance et l'insatisfaction. Utilisant la théorie des pulsions élaborée dix ans plus tôt dans Au-delà du principe de plaisir (PBP n° 761), Freud explique pourquoi l'agressivité, l'hostilité et la cruauté sont inhérentes au genre humain, il dégage ce qui les relie au plaisir et à l'amour, et il montre à quelles conditions la culture permet de contrôler les pulsions de mort. Un livre terriblement actuel sur la violence dans notre société, mais aussi sur l'égoïsme et l'altruisme, le sentiment de culpabilité et la conscience morale, la possibilité même de liberté individuelle.

  • Le Malaise dans la culture, publié en 1930, est le seul véritable exposé de la conception de la réalité sociale et de la philosophie politique de Freud.
    Son diagnostic en a troublé plus d'un : la culture s'efforce d'endiguer l'irréductible agressivité humaine sans jamais remporter de victoire décisive. On a voulu y voir la preuve du pessimisme d'un vieil homme rongé par la maladie et rattrapé par l'histoire. Bien au contraire, en leur montrant qu'ils n'ont rien à attendre d'un retour à la « nature », d'une société sans classes ou encore d'un paradis régi par les lois du marché, Freud délivre les hommes de leur dernière chaîne, celle qui les liait à la croyance et à l'espoir, et les fait entrer dans le royaume de la liberté où l'illusion n'a plus cours.

  • Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.

  • « La question cruciale pour le genre humain me semble être de savoir si et dans quelle mesure l'évolution de sa civilisation parviendra à venir à bout des perturbations de la vie collective par l'agressivité des hommes et leur pulsion d'autodestruction. Sous ce rapport, peut-être que précisément l'époque actuelle mérite un intérêt particulier. Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maîtrise des forces de la nature qu'avec l'aide de celles-ci il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. Ils le savent, d'où une bonne part de leur inquiétude actuelle, de leur malheur, de leur angoisse. Il faut dès lors espérer que l'autre des deux «puissances célestes», l'éros éternel, fera un effort pour l'emporter dans le combat contre son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l'issue ? » Sigmund Freud

  • En février 1910, un jeune Russe de vingt-trois ans, Sergueï Pankejeff, vient consulter Freud. Il souffre d'une névrose extrêmement grave qui le handicape jusque dans les gestes les plus simples de la vie quotidienne. Sa cure, qui va durer plusieurs années, déchaînera la passion des psychanalystes et rendra ce patient immédiatement célèvre sous le nom de l'homme aux loups. Ecrit alors que Freud est en pleine rivalité avec Jung, ce livre est surtout l'analyse d'un des rêves les plus importants de l'histoire de la psychanalyse, qui débouche sur la thématique de la castration et sur la reconstitution magistrale d'une scène - réelle ou non - à laquelle Pankejeff, alors âgé de dix-huit mois, aurait assisté et que Freud nommera plus tard scène primitive : le coït de ses parents, événement incompréhensible sur le moment et source après coup d'une terreur archaïque...

  • Au moment où la Première Guerre mondiale et ses millions de morts ne permet plus de pratiquer des rituels collectifs de deuil, Freud, dont les fils ont participé au conflit armé, choisit de s'intéresser au deuil personnel. Que se passe-t-il quand nous sommes confrontés à la perte d'un être aimé ou à celle d'un idéal ? Pourquoi certaines personnes réagissent-elles par le deuil, qui sera dépassé au bout de quelque temps, alors que d'autres sombrent dans la dépression ? Ce court essai de 1917 est sans doute le texte de Freud le plus cité : il n'est pas possible aujourd'hui de parler du deuil ou de la dépression sans s'y référer. Son public potentiel est très large. Il concerne bien entendu les psychanalystes et les psychiatres, mais aussi les enseignants et les étudiants comme ce fut le cas, par exemple, de La mère suffisamment bonne de Winnicott (PBP nº 595), et plus globalement les non-spécialistes au même titre que Deuil et dépression de Melanie Klein (PBP nº 486). En annexe de la présente traduction, qui est inédite, on trouvera l'article de Karl Abraham auquel Freud renvoie à plusieurs reprises. Avec Deuil et mélancolie de Freud, qui vient s'ajouter à Deuil et dépression de Melanie Klein et Manie et mélancolie de Karl Abraham (PBP nº 772), la PBP propose désormais sur cette question les trois textes fondamentaux de la psychanalyse.

  • Totem et tabou fut, au dire de Freud, la plus osée de ses entreprises. À partir d'une lecture toute personnelle de la littérature anthropologique de son temps, le père de la psychanalyse y sonde les fondements de la société humaine, de ses lois et de ses interdits, dans un mouvement qui mène des peuples « primitifs » aux enfants et aux névrosés, et inversement.
    « Dans le complexe d'oedipe convergent les débuts de la religion, de la moralité, de la société et de l'art, dans une pleine concordance avec le constat de la psychanalyse que ce complexe forme le noyau de toutes les névroses » : tel est le point d'aboutissement de cet ouvrage, dans lequel Freud s'attache à étudier des phénomènes sociaux et culturels - l'inceste, le totémisme, l'animisme, la magie - à partir des principes de la psychanalyse.
    Offrant un tableau radicalement pessimiste de l'origine et du destin de l'humanité, à jamais marquée par le meurtre originel du père, Totem et tabou pose les bases sur lesquelles Freud édifia, avec L'Avenir d'une illusion, Le Malaise dans la culture et L'Homme Moïse et la religion monothéiste, sa théorie de la culture.

  • L'illusion à laquelle Freud s'attaque ici est la religion. Selon le père de la psychanalyse, nous avons créé les dieux, la Providence et la morale divine pour répondre au désir archaïque et infantile d'être rassurés - contre l'incompréhensibilité du monde, l'angoisse de la mort et la violence des rapports humains. Toutefois, la religion n'a rendu les hommes ni plus moraux ni plus heureux. Pour Freud, elle a fait son temps : grâce à la science, l'humanité va sortir de l'enfance, et l'illusion s'écroulera.
    Mais sur quoi fonder alors la moralité ? En privant l'homme des croyances religieuses, ne risque-t-on pas de basculer dans le chaos ? Enfin, la science n'apparaît-elle pas elle-même comme un nouvel objet de croyance ?

  • Voici le texte le plus célèbre de Freud après les Cinq leçons sur la psychanalyse. Publié en 1905, sans arrêt remanié, corrigé, réécrit jusqu'à son édition définitive de 1920, il brise l'image de l'enfance innocente et place le « sexuel » au centre de toute l'activité psychique de l'être humain, y compris culturelle et sociale. C'est dans ces Trois essais que Freud parle pour la première fois de la pulsion, là aussi qu'il décrit l'enfant comme un pervers polymorphe, là encore qu'il explique comment l'on devient sexuellement adulte.
    S'il existe depuis quelques années sur le marché plusieurs autres traductions de ce texte majeur, Payot, éditeur historique de Freud (plus de 25 titres au catalogue) se devait de proposer sa propre édition.

  • Pourquoi rêve-t-on ? Comment rêve-t-on ? Quel sens donner aux rêves ? Ces trois questions sont au coeur du rêve de l'injection faite à Irma que Freud fit dans la nuit du 23 au 24 juillet 1895 et qui est sans doute le rêve le plus célèbre de toute l'histoire de la psychanalyse. C'est en l'analysant en profondeur que Freud, en effet, élabore pour la première fois sa méthode d'interprétation des rêves...

  • A partir de 6 cas cliniques, dont celui de sa propre fille Anna, Freud montre comment les enfants ont des fantasmes. Un texte célèbre dont Lacan s'est emparé pour élaboré son approche de l'angoisse.

  • Mémoire et répétition : ce nouveau recueil de Freud traite de deux thèmes centraux à la psychanalyse. Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs, les mêmes actes ? Comment cette même compulsion à la répétition peut-elle nous permettre de sortir de ce cercle vicieux qu'elle semble pourtant dessiner ? Ce recueil complète «Anna O.» et contient notamment le célèbre essai « Remémoration, répétition, perlaboration » (1914), ainsi que « Sur les souvenirs-écrans » (1899) et « Note sur le "bloc magique" » (1925).

  • En plaçant l'ensemble des essais ici recueillis sous le titre du plus célèbre d'entre eux, nous croyons être fidèles à l'esprit qui les anime comme à l'objet même de la psychanalyse : l'ouverture à l'Unheimliche, à ce qui n'appartient pas à la maison et pourtant y demeure.
    Cette édition reprend dans une traduction nouvelle et annotée, qui devrait être l'occasion d'une lecture neuve, les textes qui figuraient jusqu'alors dans les Essais de psychanalyse appliquée. Ils apparaissent ici, augmentés d'une étude sur l'humour, dans l'ordre chronologique de leur publication.

  • Traduction inédite de « L'étiologie de l'hystérie » (1896). Reconnaîtra-t-on ce Freud-là, qui ne nous parle ni d'Oedipe ni de sexualité infantile mais d'agressions et de traumatismes, qui n'interroge pas des fantasmes mais écoute des souvenirs ? Devant une assemblée médusée, Freud renonce à la sécurité de l'exposé scientifique pour mieux déployer son énergie argumentative : touche par touche, il prépare son auditoire, ménage ses effets, anticipe et désamorce les objections, comme le détective d'un roman policier qui s'apprête à dévoiler l'identité de l'assassin. C'est cette puissance de conviction que s'attache à rendre la présente traduction, en restituant au texte son oralité première, dans une langue dépoussiérée de tout académisme.

  • Très tôt Freud se soucie de montrer que l'inconscient est à l'oeuvre chez tout un chacun et pas seulement chez les névrosés. Nous rêvons tous, mais le rêve est asocial et il est un produit de la nuit. Nous commettons, en public, des lapsus troublants, des gestes intempestifs. Des mots et des noms, que nous connaissons bien pourtant, nous échappent. Ce sont ces phénomènes marginaux que Freud analyse en détail ici, multipliant au fil des ans et des éditions, tel un collectionneur gourmand, les exemples. En ceux-là, il voit autant de preuves du bien-fondé de sa thèse qui veut que dans ces méprises, ces défaillances de la fonction, se manifeste un désir refoulé venu contredire l'intention consciente.

  • « «L'homme est un loup pour l'homme» ; qui donc, d'après toutes les expériences de la vie et de l'histoire, a le courage de contester cette maxime ? » « Sombre tableau, Malaise a la couleur de son temps ; la haine, l'agression, l'auto-anéantissement en donnent le ton psychanalytique. Sinistre présage, Freud dépose son manuscrit chez l'imprimeur en novembre 1929, tout juste une semaine après le «mardi noir» de Wall Street (29 octobre). Les derniers mots de la première édition conservaient malgré tout un vague espoir dans les effets de l'«Eros éternel», le grand rassembleur. Un an plus tard, lors de la seconde édition - les 12 000 premiers exemplaires ont été rapidement vendus, Freud est devenu un homme célèbre -, la dernière phrase ajoutée assombrit la perspective : entre les deux adversaires, Eros et la pulsion de mort, «qui peut présumer du succès et de l'issue ?» » (Extrait de la préface).

  • Le moi et le çà

    Sigmund Freud

    Le Moi et le Ça, paru en 1923, est la clé de voûte de ce qu'on appelle la « seconde topique » chez Freud. À l'empilement pyramidal de l'inconscient, du pré-conscient et du conscient (première « topique » de la psychanalyse) succède une conception du système psychique plus fluide, interactive et dialectique, dans laquelle le Moi s'avère très lié à l'inconscient, lequel ne coïncide plus avec le refoulé.
    Freud complète cette réorganisation par la mise en évidence d'une instance qualifiée de « Surmoi », qui prend le relai de l'idéal du Moi mis en évidence dans les travaux antérieurs sur le narcissisme. Tout le champ du travail psychanalytique est remanié, les conflits à l'origine de la névrose sont redéfinis, la théorie de la libido est redéployée pour mieux intégrer la dualité (pas toujours contradictoire) des pulsions de vie et des pulsions de mort, qui avait été abordée pour la première fois dans Au-delà du principe de plaisir.

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