• " Peut-être n'y a-t-il que le silence après chaque tentative de dire les choses de la vie.
    Puisqu'il n'y a plus rien à dire et que tout a été dit. Mais peut-être pas. Ce n'est ni l'espoir, ni l'orgueil, ni la nostalgie, mais un au-delà des mots qu'à défaut de définition on appellerait poésie. La poésie vient alors dire non. Dire qu'il y a une alternative, autre que le silence, autre que la mort qui partout s'insinue. On en retire une sorte de bonheur, malgré tout, et on tâche de survivre sans s'abandonner au néant.
    On en donne même quelques éléments pour que chacun suive son chemin, un peu comme le murmure d'un chant. Il suffit d'être attentif parmi les voix d'antan. "

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  • « De métaphores animalières en allusions grivoises, l'art de la bouche se confond à celui des bouches, gorges profondes et orifices. », Le Magazine littéraire.

    C'est au XVIIIe siècle, et à travers le roman libertin, que l'art gastronomique fait une entrée en force dans la littérature. Considéré comme l'un des ingrédients du plaisir, il reste un précieux témoignage des moeurs galantes de l'époque. Dans cet ouvrage l'auteur met en lumière la relation étroite et subtile qui a toujours lié érotisme et nourriture. En quelques chapitres classés par nature d'aliments (chocolat, huîtres, café, champagne...) et enrichis d'anecdotes savoureuses tirées de nombreuses oeuvres libertines, il nous révèle avec truculence et humour les mystères d'une sensualité du goût aujourd'hui oubliée.

  • Lettres gersoises

    Serge Safran

    • Laquet
    • 20 February 1999

    La lumière, la musique et les couleurs d´un paysage du Gers deviennent autant de prétextes à raconter la vie. Les lettres seront gersoises et comme dans une peinture, par touches, elles diront les sentiments parfois extrêmes inspirés par l´être aimé quand la distance s´étire d´un coeur à un pays.

  • Heures tendres

    Serge Safran

    Rencontres éphémères mais intenses, expériences sexuelles ou affectives, ruptures et " disparitions ', les nouvelles de ce recueil sont autant d'" heures tendres ' qui parviennent à créer un univers profondément charnel. L'érotisme, très cru, y est distillé par petites touches percutantes.
    Qu'il s'agisse d'écrire un conte de Noël aux côtés de jeunes gens aux moeurs légères, de se noyer dans les yeux d'amours interdites, d'évoquer d'exquises maîtresses, tantôt soumises, tantôt indomptables, la chaleur italienne de Catia, les désirs fous de Pascale, la naïveté de Nadine, la beauté de Bérénice ou la fougue provocante de l'adolescente Lydia...

  • « Il est rare que me soit donnée l'occasion de faire ce que ne font pas les autres. Particulièrement dans le domaine de l'écrit, dit de littérature. Un récit sur une région (Lettres gersoises), sous forme épistolaire, comme au XVIIIe siècle, mon siècle de prédilection. Ou celui d'une année entière, 1986, (L'Année Alison, ou comment survivre en amour à l'âge fatidique de trente-six ans), publié en même temps que des historiettes érotiques extraites de mes écrits intimes. C'était des propositions inattendues d'éditeurs qui m'offraient cette opportunité. Duetto ainsi me permet d'extraire des milliers de pages de mon Journal intime, intitulé « L'Écueil de naître », ce que m'a inspiré la lecture du Journal littéraire de Léautaud.» Serge Safran
    L'auteur: Serge Safran Poète, romancier, essayiste, critique, il est aussi cofondateur des éditions Zulma et fondateur des éditions qui portent son nom.

  • Deux élans contraires déchirent Philippe, le narrateur de ce roman de formation ironique et nostalgique. Il sait, la trentaine venue, qu'il n'a plus le choix, qu'il doit, s'il veut vivre la vie de poète dont il rêve, venir à Paris, se faire connaître, batailler. Mais comment abandonner la vie libre, endiablée, qu'il a menée jusque-là ? Comment se séparer de Sandra, l'adolescente avec qui il vit une passion sans pareille ? Nous sommes à la fin des années 70. Il a connu les utopies réalisées de l'amour libre, de la vie communautaire, expérience indépassable pour lui comme pour toute sa génération. Qu'espérer encore ? Ainsi monte-t-il à Paris, non avec l'enthousiasme du conquérant, mais la mélancolie au coeur, et obsédé par la crainte que le bonheur, à l'heure où une vie nouvelle s'apprête à commencer, ne soit derrière lui.

  • La stagiaire

    Serge Safran

    « Même pour aller trois ou quatre jours à Barcelone, en sachant que le temps risquait de n'être pas clément, il me fut difficile de partir sans la revoir. Lors d'une matinée plutôt calme, elle vint vers moi pour me demander conseil, pour me montrer son travail, pour me proposer du thé. Ce désir de servir était-il inné ? C'était pour le moins une gentillesse qui dépassait la norme car rares étaient les stagiaires avant elle qui m'avaient porté une telle attention. De là à me faire des idées, à m'imaginer que. Nous avions reparlé des soirées à venir. Les occasions allaient se présenter de se voir en dehors du lieu de travail. Lui parler ? »

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  • Epreuves d'origine

    Serge Safran

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  • Heures tendres

    Serge Safran

    Parallèlement à son journal, nous publions du même Serge Safran un recueil de nouvelles érotiques : Heures tendres. Centrés sur des rencontres, des expériences sexuelles ou affectives, des ruptures et des "disparitions", ces textes parviennent à créer un univers profondément charnel où l'érotisme, très cru, est distillé par petites touches percutantes. On se plaira à comparer le "journal" qui confronte et rythme les obsessions au quotidien à ces nouvelles qui les exaltent dans l'imaginaire.

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  • Le chant de talaimannar

    Serge Safran

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  • Le souhait de Serge Safran, éditeur et auteur, de voir publier son journal résulte d'une rencontre avec un ami de 20 ans son cadet qui lui confie une peine de coeur. Pour l'aider, Serge Safran lui fait lire son journal d'il y a 20 ans, période où lui-même a subi les tourments d'une déception amoureuse.
    L'expérience de l'un peut-il aider l'autre ? La lecture d'un journal peut-il nous apprendre quelque chose sur notre propre vie ? C'est à ces questions (entre autres) que s'attache ce projet éditorial. La spécificité de ce journal est de mettre en évidence le primat des obsessions sexuelles, énergie vitale, faim jamais rassasiée, douleur au ventre qui ne peut se taire que dans les bras - entre les cuisses, d'une nouvelle aventure. Pour combler l'attente de la femme aimée qui se refuse rien de mieux que la chair d'autres femmes consentantes.
    Pourtant quand la nature suit son cours, la culture revendique ses droits :
    Théâtre de notre quotidien dans lequel il s'agit de tenir son rôle, autel sur lequel on sacrifie nos pulsions les plus impérieuses... Les amitiés littéraires sont solides quand l'amour tangue, les passions artistiques occupent une place provisoirement béante... De ce combat, de cette lecture, on sortira sans certitude, sans réponse, avec peut-être ce supplément de grandeur que l'on peut ressentir à côtoyer la vie, dans tout ce qu'elle offre d'imparfait.

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