• Traquer les criminels nazis, tel est le combat mené par Serge et Beate Klarsfeld depuis cinquante ans. Distribution de tracts, manifestations, sit-in, tentatives d'enlèvement, coups d'éclat - ainsi Beate giflant le chancelier Kiesinger, en novembre 1968, « pour qu'on reparle de son passé nazi » - la « méthode Klarsfeld » prouve leur obstination à débusquer ces anciens criminels qui occupaient encore des postes officiels en toute impunité. Serge Klarsfeld s'est plongé dans les archives de L'Express pour nous raconter, grâce aux plumes aussi prestigieuses que celles de Raymond Aron, Jacques Derogy, Éric Conan, Fred Kupferman ou de Beate Klarsfeld elle-même, la traque d'Eichmann,Mengele, Lischka, Brunner et, bien sûr, de Klaus Barbie, jugé à Lyon en 1987.

  • A la mort de son père en 1943 à Auschwitz, Serge Klarsfeld se fait la promesse d'obtenir le jugement et la condamnation des principaux responsables nazis de la déportation. Il témoigne, du procès d'Eichmann aux commandos pour déstabiliser Lischka, jusqu'à la tentative d'enlèvement de Klaus Barbie en Bolivie.

  • « Dans le domaine de la Shoah, j'ai toujours considéré comme les plus importants, les témoignages recueillis pendant que leurs auteurs vivaient l'expérience dont ils rendaient compte, alors qu'ils ne pouvaient échapper à la situation existentielle dans laquelle ils étaient plongés. Les textes prioritaires sont certainement ceux où le témoin pouvait s'exprimer librement, comme dans les lettres sorties clandestinement ; dans les autres, l'obstacle de la censure obligeait le témoin à se concentrer sur les sentiments familiaux et, malgré la volonté de rassurer, l'angoisse s'exprime confusément.

    Tenant compte de ces critères et de la masse documentaire rassemblée par mes soins au cours des dix années de publication du Mémorial des Enfants Juifs Déportés de France (aux éditions Fayard), j'ai choisi une cinquantaine de textes qui expriment la tragédie des enfants juifs déportés de France.

    Peut-on pénétrer plus profondément dans cette tragédie qu'en lisant les textes écrits par les mères, les pères et surtout les enfants victimes de ces arrestations, de ces internements et de ces déportations "vers une destination inconnue" ? II s'agit de la page la plus douloureuse des persécutions subies par les Juifs de France. »

  • Une somme, jamais rassemblee auparavant, sur la « solution finale » des juifs de france.
    Un memorial et une mine inepuisable de documents pour les historiens de demain président fondateur (avec beate klarsfeld) de l'association des fils et filles des déportés juifs de france, serge klarsfeld a joué un rôle considérable dans la recherche historique et également dans la traque de criminels de guerre et contre l'humanité (barbie, bruner, papon, etc.). les quatre volumes présentés ici sont le résultat de trente ans de recherches.

  • Sur le côté gauche de la poitrine, solidement cousue sur le vêtement. " Avec cette ordonnance en date du 29 mai 1942, la " Solution finale " est en vue. Les autorités allemandes, qui travaillent à la mise au point de ce texte depuis septembre 1941, ont dû ménager la susceptibilité de Vichy, prétexter la multiplication des " attentats juifs " et miser sur une application rapide, sans recours excessif à la propagande : le marquage des Juifs doit passer pour chose naturelle. Mais, dès le mois de juin, les premiers signes d'un tournant de l'opinion publique se manifestent à Paris. L'étoile jaune n'attendra pas la fin du conflit pour provoquer malaise et indignation. Serge Klarsfeld a déterré les dossiers secrets des Renseignements généraux, les procès-verbaux de la police française, et présente les témoignages de solidarité de ces Français que les Allemands appelaient ironiquement les " amis des Juifs ", et qui surent exprimer leur hostilité à cette mesure, au péril de leur liberté. Une chronique de l'inimaginable que complètent des photographies et des documents inédits, pour commémorer, avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le soixantième anniversaire de " l'étoile jaune ".

  • Paru en deux volumes en 1983 et 1985, Vichy-Auschwitz s'est imposé comme l'ouvrage fondamental sur la tragédie vécue par les juifs de France entre 1942 et 1945. L'auteur a encore complété et affiné son information. Pour cette édition définitive et augmentée en un seul volume.

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  • Une somme, jamais rassemblee auparavant, sur la « solution finale » des juifs de france.
    Un memorial et une mine inepuisable de documents pour les historiens de demain président fondateur (avec beate klarsfeld) de l'association des fils et filles des déportés juifs de france, serge klarsfeld a joué un rôle considérable dans la recherche historique et également dans la traque de criminels de guerre et contre l'humanité (barbie, bruner, papon, etc.). les quatre volumes présentés ici sont le résultat de trente ans de recherches.

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  • Rien ne prédestinait cette fille d'un soldat de la Wehrmacht et ce fils d'un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de « chasseurs de nazis » que l'on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné contre d'anciens nazis. Puis leur lutte les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et joue un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé.
    Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

  • J'ai profondément espéré ces entretiens avec Serge et Beate Klarsfeld. Je voulais les entendre raconter le coup d'éclat de Beate giflant le chancelier Kiesinger, les fameux procès de Cologne contre Lischka, Hagen et Heinrichsohn, ou leurs périples à haut risque en Amérique latine sur les traces de Klaus Barbie. Avant que, par leur action méthodique, toujours au péril de leur vie, la justice finisse par passer sur Papon et Touvier.

    Ce projet qui voit maintenant le jour permet de saisir au plus près les ressorts d'un engagement unique, mené par l'énergie et l'obstination d'un homme et d'une femme. Leurs voix se mêlent, chacune distincte, tendues vers un but commun. « C'est avec la même conscience professionnelle que je lave le linge sale de la famille et celui de l'Allemagne ! » a pu dire Beate.
    « Je ne suis pas seulement chasseur de nazis ; je suis surtout chercheur des âmes juives disparues dans la Shoah », tranche Serge en écho.

    Dans une époque où l'oubli avance au bras de l'indifférence, où les vérités historiques les plus établies sont impunément contestées, alors que les actes antisémites se multiplient, ces témoignages résonnent avec une infinie justesse et une actualité toujours brûlante.

    Éric Fottorino

  • Voici l'histoire, dans toute son horreur, de la longue traque des nazis, de 1945 à nos jours.
    Soixante ans d'enquêtes, de rebondissements, de procès et de drames, essentiellement l'oeuvre de trois personnages hors du commun : l'Autrichien Simon Wiesenthal et le couple franco-allemand Beate et Serge Klarsfeld. Simon Wiesenthal, rescapé des camps de la mort, a poursuivi ses bourreaux sans relâche, depuis les kapos jusqu'à Mengele, le médecin d'Auschwitz. Fils d'un déporté juif assassiné, l'avocat et historien Serge Klarsfeld a consacré sa vie à la traque des plus hauts responsables nazis encore en fuite.
    Il a épousé Beate, une Allemande non juive qui dénonce le silence de son peuple et les lois qui permettent l'impunité de ces criminels. Ensemble, ils vont démasquer et juger des tueurs de la Gestapo comme Kurt Lischka, Herbert Hagen ou Klaus Barbie. Cet ouvrage réunit d'une part les images et le commentaire du documentaire exceptionnel d'Isabelle Clarke et Daniel Costelle la Traque des nazis et d'autre part des documents d'archives (textes, entretien, photographies extraites de l'Album d'Auschwitz et du Mémorial de la Shoah...) de Beate et Serge Klarsfeld.
    Des témoignages exceptionnels, trois destins admirables qui font de ce livre une oeuvre incontournable.

  • Un des aspects les plus odieux de l'État français de Pétain a été l'internement de dizaines de milliers de Juifs étrangers, en particulier dans la zone dite " libre ", où s'exerçait la souveraineté du gouvernement de Vichy.
    Longtemps avant l'ouverture en zone occupée des camps de Juifs de Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Compiègne et Drancy, la sinistre réputation des camps du Sud, tels Gurs, Les Milles, Saint-Cyprien, Argelès ou le Vernet avait déjà atteint l'Amérique. Internés d'abord comme ressortissants d'États ennemis dès septembre 1939, les Juifs allemands et autrichiens le furent à partir d'octobre 1940 en tant qu'" étrangers de race juive " et les Juifs polonais, tchèques, russes, considérés eux aussi comme apatrides vinrent les rejoindre derrière les barbelés.
    Il ne s'agissait pas seulement d'hommes dans la force de l'âge, mais de vieillards, de femmes et d'enfants. Leurs conditions de vie furent toujours difficiles et parfois atroces : plus de 3 000 d'entre eux périrent de misère psychologique, de faim et de froid. 10 000 de ces étrangers (dont plus de 500 enfants) qui s'étaient réfugiés sous le drapeau français, dont certains avaient volontairement combattu pour la France et qui tous avaient confiance en cette terre d'asile, furent livrés pendant l'été 1942 par le gouvernement Pétain - Laval à la Gestapo en zone occupée à Drancy pour être immédiatement déportés.
    Ils furent les seuls Juifs d'Europe à entrer dans les chambres à gaz d'Auschwitz en provenance d'un territoire où il n'y avait pas d'Allemands. D'autres Juifs furent internés dans des camps de la province de zone occupée : Mérignac, Poitiers, La Lande, Ecrouves. Au total, près de la moitié (36 000) des 76 000 Juifs déportés de France furent arrêtés en province. Cette étude décrit ce que fut leur tragique situation et comment s'organisa leur spoliation : les biens qu'ils laissaient derrière eux, à leur domicile, au moment de leur arrestation disparurent ; bien peu d'entre les internés récupérèrent l'argent, les valeurs et les bijoux qu'ils avaient déposés au camp quand survint brutalement la décision de leur transfert vers Drancy ; le marché noir dont profitaient leurs gardiens avaient absorbé l'argent qu'ils avaient dissimulé pendant les fouilles.
    Sans oublier les membres des groupements de travailleurs étrangers astreints au travail forcé sous surveillance policière pour le plus grand profit des entreprises qui les exploitaient.

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