• Precious

    Sapphire

    Precious, seize ans, claque la porte. Elle ne se laissera plus cogner par sa mère, ni violer et engrosser encore une fois par son père. Jamais. Virée de l'école, elle envisage une nouvelle vie, loin de Harlem et du ghetto afro-américain de son enfance. Elle veut apprendre à lire et à écrire, raconter son histoire à travers des poèmes et élever dignement son fils.

  • The kid

    Sapphire

    Abdul, le fils de Precious, l'héroïne de Push, a 9 ans à la mort de sa mère. Recueilli dans un foyer pour orphelins à Harlem, il grandit dans un monde rendu toxique par la brutalité des enfants et la perversité des adultes. Sans repères, contaminé peu à peu par la violence qui l'entoure, Abdul est mal parti. Mais lorsqu'il découvre la danse, tout est transformé : il vient peut-être de trouver le moyen de sauver sa peau - et son âme.

    2 Autres éditions :

  • Push

    Sapphire

    Precious jones a 16 ans et vit à harlem.
    Elle est noire. elle ne sait ni lire ni écrire.
    Elle attend un enfant de son père. quand elle est mise à la porte de l'école, il ne lui reste plus rien sinon l'envie de se battre pour reconquérir sa dignité.
    Push c'est l'histoire d'une femme qui n'a pas eu d'enfance et n'a connu de l'âge adulte que la violence et la pauvreté. c'est aussi le bouleversant portrait du peuple noir anéanti par le crack, un réquisitoire contre la société américaine contemporaine, ses laissés-pour-compte et ses ghettos.
    Enfin, et surtout, une formidable démonstration de vie.

  • Anglais PRECIOUS - FILM TIE IN

    Sapphire

    A story of Precious Jones, a sixteen year old illiterate black girl who has never been out of Harlem.

    Poche N.C.
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  • Anglais The Kid

    Sapphire

    In Push Sapphire told the story of Precious Jones and in 2009 her book was adapted into the Oscar-winning film Precious. The Kid is Sapphire's heartbreaking sequel to Push.

    Abdul is nine years old when his mother dies. Parentless, he is sent to a foster home and then to a Catholic orphanage. But the priests charged to care for him abuse his trust terribly.

    Abdul reacts in the most frightening way imaginable. Soon he is trapped in a dark cycle of sexual violence and betrayal. Yet through dance, in controlling his body, he discovers a way he might somehow break free and become himself . . .

    A harrowing and powerful novel set in New York, The Kid is a portrait of a boy growing up in a cruel world.

    'Prepare to be harrowed; I was sobbing by the end of the first chapter . . . [Sapphire] writes with a burning anger that gives this novel an explosive power' The Times 'Hardcore. Brave, bold, uncompromising. The breathtaking velocity and visceral power of Sapphire's prose soars off the page' Observer 'Captures the gruelling heartbreak of trying to love anything when the world doesn't love you enough' New York Herald Tribune 'A dark and punishing tale' Big Issue 'A fearless writer and thinker of enormous talent, insight and skill. Abdul's story is frighteningly realistic. A consummate work of art, style and brains. Full of the energy of pain, rage, grief and doubt' List 'Devastating. An accomplished work of art . . . hard to forget' Los Angeles Times 'Urgent, troubling, harrowing, masterfully narrated, powerful' Diva Sapphire is the author of two poetry collections, Black Wings and Blind Angels and American Dreams and the bestselling novel Push. The film adaptation of her novel, Precious, received the Academy Awards for Best Screenplay and Best Supporting Actress, in addition to the Grand Jury Prize and Audience awards in the U.S. Dramatic Competition at Sundance. In 2009 she was a recipient of a United States Artist Fellowship. She lives in New York City.

  • Ces chroniques couvrent une série de problèmes fondamentaux qui, réorga- nisées, dessinent une logique. Les questions militaires et stratégiques ne s'opposent pas à l'économie, bien au contraire car cette dernière est bien un espace de rapports de force. Et quand on parle des unes, on évoque l'autre; et inversement. Au l de ces textes, véritables chroniques littéraires, le XXe siècle qui a vu tous les visages de la stratégie se mettre en place, c'est une nouvelle approche du fait stratégique qui se dévoile. Les principaux chapitres portent sur : L'économie à la lecture de la stratégie ainsi que treize chroniques de stratégie. - Aux origines de la mobilisation économique. - Le Journal de Guerre du Général Buat: évolutions et transformations du haut-commandement pendant la guerre de 1914-1918 - L'adaptation, clef de la victoire? - La question des victimes civiles françaises des bombardements alliés et le piège du point de vue « doloriste ». - De quelques mythes urbains concernant la seconde guerre mondiale. - Guerre, religion et politique: la trajectoire de l'Amiral d'Argenlieu. - L'armée rouge au travers des yeux de l'armée française. - Le 80e anniversaire du Pacte Germano-Soviétique. - Staline, Hitler et l'opération Barbarossa. - La bataille de Koursk: un point de vue allemand. - La marche à la guerre en Asie et la question de l'Indochine. - Le symbole de Bir Hakeim. - Du Front Populaire à la Résistance: Suzanne Cointe. - Le Covid-19 et l'impératif stratégique L'auteur Jacques Sapir est Directeur d'études à l'EHESS (École des hautes études en sciences sociales) et du CEMI (Centre d'études des modes d'industrialisation). Économiste non-orthodoxe, c'est un spécialiste reconnu des questions de dé- fense et stratégie depuis 1986. Auteur de nombreux ouvrages chez Tallandier, au Seuil ou aux Éditions du Cerf... Il dirige depuis quelques années les travaux d'une équipe d'historiens chargés de rendre crédible militairement, politique- ment et économiquement l'uchronie : « et si la france n'avait pas perdu en juin 1940... »

  • Face à la crise du capitalisme, on voit le FMI, des gouvernements ou des économistes célèbres brûler ce qu'ils ont adoré - le marché - et réhabiliter l'État autrefois honni : nous vivons l'amorce d'une « démondialisation ». Ce mouvement réveille de vieilles peurs. Et si elle annonçait le retour au temps des guerres ?
    Ces craintes sont l'effet d'un mythe qui fut propagé par intérêt, celui du « doux commerce » venant se substituer aux conflits. C'est par la violence, en réalité, à coups de calculs et de mensonges, que les puissances dominantes ont ouvert les marchés et modifié à leur guise les termes de l'échange.
    Il faut donc établir le vrai bilan de cette mondialisation, pour penser rigoureusement une nouvelle organisation commerciale et financière qui ne conduise pas au chaos et à l'affrontement des nationalismes.

    1 autre édition :

  • Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ? Et si le gouvernement français avait continué la lutte contre l'Allemagne hitlérienne depuis l'Afrique du Nord ?
    Telles sont les questions posées par cet essai où l'histoire rencontre la fiction à travers une oeuvre romanesque haletante et poignante.
    Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d'étudier l'histoire de l'année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique. Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n'ayant qu'un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n'était en rien inéluctable.
    Voici le récit d'une histoire qui n'a pas été, mais qui aurait pu être.


  • Les trois auteurs (un historien, un économiste et un politologue) situent les changements intervenus en 2016, du referendum sur le Brexit au nouveau président des USA, dans le cadre plus global de l'Occident (incluant la vaste vague populiste et nationaliste) et du système mondial, avec l'émergence de la Chine, des nouvelles économies et d'un monde multipolaire, instable, fragmenté et plus dangereux.


    Ce changement majeur dans l'histoire mondiale impose un tournant à l'UE. Une nouvelle perspective européenne ne sera possible qu'à deux conditions : que les systèmes socio-économiques européens évoluent vers plus de convergence avec les modèles nationaux les plus performants dans le cadre de la mondialisation, conciliant ouverture, compétitivité internationale et protection sociale; et que, deuxième condition, l'UE des 27, sans rêver d'un super-État européen, lance, de façon réaliste, un nouveau modèle d'intégration, plus politique, différencié en fonction des différentes volontés d'avancer ensemble.



    Mario Telò, Chaire J. Monnet ad personam, est professeur de Relations internationales à l'ULB et à la LUISS de Rome. Il a récemment publié L'Europe en crise et le monde, Bruxelles 2016. André Sapir est professeur émérite d'économie à l'ULB et Senior fellow de la Fondation Bruegel et du ECPR. Parmi ses ouvrages, An Agenda for a Growing Europe: The Sapir Report, Oxford University Press, 2004. Sapir et Telò sont membres de l'Académie Royale des Sciences. Donald Sassoon est professeur émérite d'histoire au Queens collège, Université de Londres. Parmi ses livres, The Culture of the Europeans., Harper Collins 2006.

  • Pourquoi la science économique, celle que l'on enseigne aujourd'hui à tous les étudiants du monde, de chicago à moscou en passant par paris, celle qui fonde le discours universel des experts, a-t-elle construit un modèle économique qui exclut les questions de l'argent et du temps ? en partant de cet étonnant paradoxe, jacques sapir, nous raconte la fabuleuse histoire de la science économique dominante au xxe siècle qui, en fait de science, n'a peut-être construit qu'une gigantesque fable idéologique.
    Ce livre, qui se présente comme un essai vivant et polémique, rend aussi le service d'un petit traité de la pensée contemporaine et de méthodologie économique.

    1 autre édition :

  • Qu'est-ce qui fonde la souveraineté ? De quand date-t-elle ? Quelle était sa place dans les régimes politiques antérieurs à la Révolution française ? Pour répondre à ces questions, un économiste laïque, Jacques Sapir, et un philosophe dominicain, Bernard Bourdin, se confrontent.
    Quand le premier évoque les fondements du pouvoir à Athènes, dans la Rome impériale et au Moyen Âge, l'autre revient aux origines de la notion de peuple dans l'Ancien Testament, sur l'essence de l'autorité papale et la doctrine de La Trinité. C'est aussi l'occasion pour eux de dialoguer avec d'illustres penseurs : Platon, saint Augustin, Bodin, Hobbes, Spinoza, Locke ou encore Marx.
    Cette réflexion d'ordre historique et philosophique montre qu'il n'y a pas d'humanité sans racines, sans origines, sans legs, que ce soit pour celui qui croit au ciel comme pour celui qui n'y croit pas.
    Un ouvrage indispensable pour comprendre les enjeux de la souveraineté nationale dans son rapport au phénomène religieux en Occident.

  • La dissolution de l'urss et la guerre du koweït ont signé en 1991 la fin du xxe siècle.
    On imaginait alors un xxie siècle dominé par les états-unis, hyper puissance militaire et économique. mais ce " siècle américain " a avorté entre 1997 et 2003. la crise financière internationale de 1997-1998 a suscité l'irruption de nouvelles stratégies économiques, le sursaut de la russie, la rupture de nombreux pays latino-américains avec le modèle américain et l'émergence de la chine comme pivot de la stabilité en extrême-orient.
    En tentant de restaurer leur hégémonie par la force, les états-unis ont engendré, en afghanistan et en irak, deux désastres militaires et politiques. alors qu'ils faisaient figure de victime le 11 septembre 2001, ils sont aujourd'hui isolés diplomatiquement et doivent affronter l'image de guantanamo et des tortures à abou ghraïb. sous nos yeux naît un nouveau xxie siècle, sans puissance régulatrice, marqué par un monde multipolaire et où la souveraineté nationale redevient un axe clé de la pensée politique.
    Las, les élites européennes tardent à reconsidérer leurs politiques à l'aune de cette nouvelle donne. comme leurs aînées incapables de comprendre le xxe siècle ouvert par la " grande guerre ", elles s'accrochent à des prismes politiques obsolètes. pour combattre la répétition de cette erreur funeste, jacques sapir s'attache à montrer quelles leçons la france et l'europe devraient tirer d'une perception plus juste du siècle qui vient.

  • Faut-il sortir de l'euro ?

    Jacques Sapir

    • Seuil
    • 12 January 2012

    De la Grèce à l'Italie, en passant par l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, la zone euro est en feu. La monnaie unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la zone euro étaient notoires et bien connus des économistes.

    L'Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu'à l'irréparable. Elle dira aussi l'immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe fédérale en contrebande, par le biais de la monnaie unique, à des peuples qui n'en voulaient pas. Aujourd'hui, c'est aussi une certaine conception de l'Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d'une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le traité de Lisbonne et le déni de démocratie qui suivit le référendum sur le projet de traité constitutionnel en 2005.

    Faut-il, dans ces conditions, sortir de l'euro ? Ce livre tente de répondre à cette question. Il se propose d'examiner la crise actuelle, de mettre en évidence tant ses origines que la conjonction de politiques particulières qui l'ont rendu inévitable. Il entend montrer au lecteur comment nous en sommes arrivés là, à partir des espoirs ? pour certains réels et pour d'autres imaginaires ? qui avaient été mis en l'euro à l'origine. Il se propose enfin de montrer les solutions possibles qui s'offrent à nous, et d'évaluer objectivement si nous avons un intérêt à rester dans l'euro.

  • La "nouvelle Russie" a vingt ans.
    Elle est devenue l'un des acteurs a de notre monde multipolaire et fait aujourd'hui partie des économies "émergentes". La transformation de l'Union soviétique en la Russie constitue un phénomène aux répercussions essentielles, un véritable défi pour la science économique et pour les économistes occidentaux. Entre 1992 et 2011, le pays a fonctionné, à son corps défendant, comme un immense laboratoire de mise en pratique des théories économiques.
    Les bouleversements qu'il a subis nous semblent particulièrement éclairants pour comprendre les phénomènes macroéconomiques actuels. La Russie a connu de 1993 à 1997 une privatisation sauvage et largement criminelle. Elle a traversé en 1998 une "crise de la dette souveraine", dont elle est sortie par l'action conjuguée d'un défaut et d'une forte dévaluation. Si le pays est devenu membre de l'OMC, c'est qu'il a su remettre à flots son industrie, en particulier dans le secteur automobile, au moyen d'une politique protectionniste raisonnée.
    La "grande transition" montre ainsi l'importance des institutions pour le devenir économique d'un pays, mais aussi le rôle de la pérennisation de l'épargne populaire. Toutes ces questions sont aujourd'hui d'une pertinence essentielle pour analyser la situation européenne. Cet ouvrage rassemble les textes de quatre économistes, trois Russes et un Français, directement engagés dans cette histoire tumultueuse.
    Il a pour ambition de présenter au lecteur une synthèse des vingt dernières années, afin d'identifier les défis auxquels la Russie se trouve aujourd'hui confrontée et ses atouts pour les relever. Mais l'expérience russe nous tend aussi un miroir sur notre futur mouvementé. Car ce livre éclaire non seulement le devenir de la Russie, appelée à devenir un acteur majeur entre l'Europe et l'Asie, mais aussi celui de nos économies occidentales.

  • Ce que l'on appelle le grand jeu a opposé, au xixe siècle, les intérêts géopolitiques russes et anglais, notamment en asie centrale, et est considéré comme un épisode majeur des relations internationales de cette époque.
    Pratiquement inconnu en france, à l'exception de quelques spécialistes, le grand jeu s'avère pourtant fondateur et son impact sur les représentations politiques dans les élites russes, britanniques, américaines, mais aussi indiennes et chinoises ne doit pas être sous-estimé. mais ce que les anglo-saxons ont baptisé le "grand jeu" et les russes le "tournoi des ombres", c'est aussi une incroyable épopée, presque romanesque, qui a fait émerger une galerie de portraits d'aventuriers, d'explorateurs, de militaires et d'espions qui ont inspiré la littérature comme le cinéma.
    Aujourd'hui, le grand jeu redevient d'une brûlante actualité. les affrontements, plus ou moins secrets, qui ont lieu en asie centrale et autour de la mer caspienne renvoient à ceux du xixe siècle. de nouveau, l'afghanistan et ses marges deviennent l'objet de toutes les convoitises, des lieux d'affrontements par personnes interposées et la scène de complots multiples. une histoire à découvrir, dont la connaissance, dans toutes ses dimensions, historique, mythique et politique, s'avère plus que jamais utile pour comprendre les enjeux contemporains.

  • L'effondrement financier de La Russie en août 1998 a déclenché une double réaction en chaîne aux effets dévastateurs.
    D'abord et surtout pour la population russe, confrontée à une crise politique, économique et sociale sans précédent. Mais aussi, d'une autre façon, pour le reste du monde, en particulier pour les pays de l'Union Européenne. Pour comprendre cette crise et ses effets possibles à moyen et à long terme, il est fondamental d'en connaître les causes. Tel est le premier objet de court essai de l'un des meilleurs spécialistes français de la Russie.
    Jacques Sapir y montre, de façon particulièrement convaincante, pourquoi le krach, pourtant largement prévisible a surpris la majorité des responsables et des experts occidentaux : ceux-ci ont préféré fermer les yeux sur le chaos dans lequel le pays était plongé depuis plusieurs années. Et il montre aussi comment ces responsables (FMI. G.7) ont encouragé les gouvernements russes à suivre des politiques qui ne pouvaient mener qu'à des impasses.
    Tout autant que ses graves conséquences matérielles, le krach a ouvert une profonde crise morale en Russie, qui frappe de discrédit la nouvelle élite russe, coupée de la société et déchirée par de féroces conflits. Mais cette crise touche aussi les opinions occidentales, choquées par les erreurs incroyables des grandes puissances qui prétendent régenter le monde. Pourtant le pire n'est pas sûr, comme le montre Jacques Sapir en explorant en conclusion les conditions de redressement.

  • Linguistique

    Edward Sapir

    Anthropologue autant que linguiste, passant d'une étude strictement technique de phonétique historique à des considérations extrêment générales sur la nature et les fonctions du langage, sapir occupe une place à part dans l'histoire de la linguistique.
    Il a touché à presque tous les problèmes que les linguistes peuvent être amenés à se poser à propos du langage et à beaucoup d'autres dont, en général, ils ne s'avisent même pas. il se dégage de son oeuvre un certain éclat qui a toujours séduit ses lecteurs. suivant de très près les progrès de disciplines comme la psychologie, la psychanalyse et la sociologie, sapir entend replacer le langage dans l'ensemble du comportement humain.
    Loin de dissoudre la linguistique dans les autres sciences de l'homme, il définit, en particulier par une analyse des rapports entre la langue et la culture et entre le langage et la pensée, les conditions auxquelles la science peut fournir aux autres sciences du comportement leur modèle formel.

  • Le « non » Français à la Constitution européenne claqua comme une gifle magistrale des simples citoyens aux élites tellement assurées de leur domination qu'elles n'hésitèrent pas à manifester leur mépris pour une opinion populaire présumée vulgaire. De là à dire que ce vote historique n'exprime qu'un décalage entre l'élite informée et le peuple dépassé par un monde qu'il ne comprend plus, il n'y a qu'un pas. De là à croire que ce « non » ne débouche sur rien, car il n'y a pas d'alternative au « modèle » euro-libéral, il n'y a aussi qu'un pas. Mais ce sont deux faux pas que le livre de Jacques Sapir entreprend de corriger. Au-delà du « non » français, ce livre bref, décapant, savant et pourtant facile à lire, va aux fondements mêmes du décalage entre le peuple du « non » et l'élite du « oui ». Jacques Sapir démonte tous les non-sens économiques sur lesquels repose le discours euro-libéral dominant. Dans une forme accessible, il explique comment les résultats de la science économique réduisent à néant le culte de la concurrence libre et non faussée sur lequel repose la construction européenne
    depuis vingt ans. Il met en lumière la « nouvelle trahison des clercs » unis pour le « oui ». Leurs argumentaires, mélanges d'attaques haineuses et de lieux communs erronés, témoignent d'une profonde crise intellectuelle et du mépris pour la démocratie. Une fois démontrées l'absurdité du discours euro-libéral, l'auteur peut présenter les fondements d'un modèle alternatif pour l'Union
    européenne : l'économie mixte organisée plutôt que l'économie de marché dérégulée.

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