• Célestine a 8 ans. Elle vit avec son père, son grand frère handicapé dont il faut s'occuper, et sa mère qui travaille beaucoup, jusque très tard. La famille vient d'emménager à la campagne. Entre l'installation et les soins pour son frère, Célestine s'évade, s'échappe. Pour tromper l'ennui, elle va jouer et danser sous les fenêtres du vieux voisin, Léonardino.
    Peu à peu, un lien se tisse entre le vieil homme sauvage et la petite fille solitaire. Léonardino lui offre sa porte et lui raconte ses souvenirs, sa femme danseuse trop tôt disparue. Célestine traverse ses émotions d'enfant, la colère de devoir s'occuper d'un frère trop présent malgré l'affection qu'elle lui porte, l'envie de danser reléguée au second plan, l'ennui et le manque de sa mère trop occupée... jusqu'à (re)trouver l'équilibre et la légèreté de ses chaussons de danse.

  • Anatole et Alma : un été près de la mer. Anatole, 7 ans, ne veut pas de l'arrivée prochaine de sa petite soeur et se cache dans une grotte pour montrer sa colère. Alma, 4 ans, cherche sur la plage avec son chat en peluche son papa qui a quitté sa maman et se perd. Collision entre ces deux enfants, qui vont dès lors vivre une journée intense dans leurs questionnements, leurs peurs qu'ils surmonteront à deux, avant de retrouver le giron familial.
    Une fable touchante sur des maux d'enfants dont on aurait bien tort de se moquer. L'histoire d'Anna : Anna grandit. Elle observe la solitude de son père et la coquetterie grandissante de sa mère. Dans toute la maison, elle respire l'odeur d'un amour fané. Elle se sent coupable, triste, en colère, impuissante. Dans sa cabane secrète, elle rêve, écrit, parle avec sa poupée Anita et avec son amie Lili.
    Sabine Tamisier décrit avec beaucoup de finesse et d'empathie la position douloureuse de l'enfant témoin de l'amour de ses parents qui s'épuise.

  • Dans les pas du photographe engagé Sebastião Salgado, Sabine Tamisier donne la voix aux milliers d'enfants en exil, dont les familles anéanties ont été victimes de la guerre et de la pauvreté. Avec justesse, l'autrice dresse à son tour les portraits de ces jeunes déracinés (en s'inspirant des photographies de Salgado), dont les sourires, face à l'adversité, for- cent l'admiration. En parallèle, elle écrit les tracas ordinaires de la vie - des retrouvailles compliquées avec une nièce au style de vie radicalement différent, les impératifs du métier d'auteur... - qui continue, elle, malgré tout. Une pièce forte, qui appelle à la tolérance et à l'altruisme.

    DISTRIBUTION : 1 femme / 1 jeune fille / 1 homme / 1 chien et 1 chat.
    GENRE : 1 Drame social et politique / Théâtre du quotidien.

  • Sabine Tamisier fait entendre ici la voix de Nina en guise d'épilogue ou de «lendemains» à La Mouette d'Anton Tchekhov. Nina est à Yelets et joue Ophélie dans Hamlet. Ce soir, le journal lui annonce la mort de Treplev qui l'a aimée et qu'elle a laissé. Il fait nuit, il neige. Nina part.


    Elle croise ceux qui l'ont connue : Arkadina, Trigorine, Medvedenko, Dorn... Nina est traversée par leurs voix. Fantômes ou rencontres? Traverses. Elle marche, chute, se relève, à l'aube arrive et rage. Rend ce qu'elle doit à Treplev pour encore marcher, avancer, jouer et se tenir debout, longtemps.

    Un monologue parcouru de voix, des fantômes, Hamlet, La Mouette, Tchekhov... c'est un hymne au théâtre qu'entonne Sabine Tamisier. Et c'est une déclaration d'amour à Nina, archétype du personnage tchekhovien et de l'actrice engagée. Une partition majeure et une écriture empathique qui laisse sourdre l'exaltation russe.

  • Précipices de Sabine Tamisier. Une bande d'adolescent·e·s, réunie au bord d'un précipice. L'un·e d'entre eux a disparu, les autres l'évoquent et se rappellent leurs discussions, leurs rêves, leurs envies de départ. Ils et elles racontent par bribes le traumatisme causé par la perte de leur ami·e et la difficulté d'exister au sein d'un groupe.
    DISTRIBUTION : un groupe d'adolescent·e·s - GENRE : drame intime. À partir de 12 ans.

    Transgressions de Jaime Chabaud. « De 12 à 14 ans, j'ai été un sale gamin. J'en ai fait voir de toutes les couleurs à mes parents, en particulier à ma mère. Très vite, j'ai goûté à l'alcool et aux drogues. Je suis tombé amoureux et j'ai eu le coeur brisé, mille fois. Des émotions et des sentiments s'agitaient, bouillonnaient, dans ma tête.
    Je me croyais parfois déprimé alors qu'en réalité, une rage infinie m'habitait, ou inversement... et ainsi, jusqu'à l'infini. Étais-je fou ? Non, j'étais un adolescent ! » DISTRIBUTION : quatre adolescentes, trois adolescents, un homme - GENRE : drame intime. À partir de 14 ans.

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