• Les monstres suscitent la peur et, chez ceux qui osent y réfléchir, la controverse au sujet de leur génération.
    Pour Aristote, le monstre est contre nature au sens général de ce qui va contre les règles générales de la nature ; l'époque classique, au contraire, y voit un prodige de Dieu. Comme l'atteste son étymologie - monstrum - le monstre se montre et c'est en cela qu'il suscite l'étonnement et l'interrogation au sujet de sa nature. Alors, est-il véritablement contre-nature ou est-il d'une autre nature ? Le statut du monstre s'inscrit désormais dans le problème de l'ordre et du désordre.
    Le XIXe siècle tentera de ramener le monstre à l'ordre, en hiérarchisant à partir du normal la petite déviance pour aller jusqu'à la monstruosité la plus avérée. C'est aux travaux d'Étienne et d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire que nous devons cette grande classification des monstruosités. Cependant, une telle méthode reste-t-elle suffisante pour ramener le monstre du désordre à l'ordre ? Il faudra attendre les travaux d'Étienne Wolff, avec la production expérimentale des monstruosités, pour comprendre que le monstre doit s'appréhender comme du normal empêché ou dévié.

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  • "La crise est une façon de nommer un réel. Qu'est-ce qu'une crise à l'époque postmoderne ? L'éthique est-elle capable d'en embrasser la complexité ? Comment répondre à ce moment critique et quelles décisions doit prendre le sujet saisi par la contingence ? Dans cet instant les nouvelles coordonnées de l'avenir sont inconnues et pourtant, le sujet responsable doit y répondre en acte. Pas sans éthique. Cet essai est le produit d'un dialogue entre philosophie et psychanalyse entamé avant le Covid-19. Cette pandémie nous a révélé la nécessité de repenser l'acte et son éthique. Mais, qui croire ? À quoi nous référer ? Là où la science a remplacé la religion, toutes deux fomentent la crise du déclin de leur croyance. Les habits d'un savoir acquis se sont déchirés. Ladite postmodernité révèle un monde de défiances envers la science et le politique. L'opinion prend place publique et de nouveaux experts prospèrent. Que reste-t-il du sujet dans son rapport à l'autre ? Précieuse boussole que l'éthique."

  • Le devenir du remède est étroitement influencé par les grands systèmes de la physique qui renouvellent les modèles du corps humain. Cette réflexion entrelace l'histoire de la pharmacopée et ses contextes philosophiques, scientifiques et techniques, en soulignant l'importance des modèles mécaniques du vivant dans l'évolution des thérapies. Cette étude du XVIIe siècle à nos jours, issue des philosophies médicales de l'Antiquité et des "alchimistes" du Moyen-âge propose une relecture des textes des médecins vitalistes.

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