• Parmi la diversité et le foisonnement des tendances, écoles et courants philosophiques contemporains, comment s'y retrouver ? Comment mettre en évidence les présupposés méthodologiques de chaque théorie philosophique ?
    Ce livre est un manuel de survie dans la jungle de la philosophie contemporaine. Il en saisit les enjeux en adoptant une perspectiv e internationale, à partir de la distinction fondamentale entre philosophie analytique et philosophie continentale, et permettra à chaque étudiant d'en comprendre les clivages décisifs et les enjeux essentiels. Après avoir fixé les termes et les enjeux de cette distinction fondamentale, le livre examine comment, dans la philosophie contemporaine, un clivage tout aussi fondamental est apparu au sujet de la relation entre la philosophie et l'histoire de la philosophie. D'autres problèmes centraux dans la philosophie contemporaine sont décrits et discutés : le rôle de la logique, la question du réalisme et de l'antiréalisme, le statut de la connaissance et de la réflexion sur la connaissance, la relation entre l'esprit et le corps.

  • La collection Chemins Philosophiques a pour objet de favoriser la compréhension
    de notions et d'étayer la réflexion philosophique. Chaque ouvrage offre un
    traitement cohérent et complet de la problématique par le biais de deux
    approches complémentaires de la notion concernée : un exposé de l'enjeu
    philosophique et des principales articulations théoriques de la notion, suivi
    d'une présentation de textes accompagnés d'un commentaire. Ces deux parties
    permettent ainsi au lecteur de saisir la complémentarité de la réflexion
    philosophique contemporaine et de la tradition philosophique.

  • Définir la connaissance, mettre à l'épreuve la justification de nos croyances, tels sont les objectifs de l'épistémologie contemporaine. Mais la vie de la pensée est aussi, comme toute vie, chargée de valeurs. Elle a ses vertus et ses vices.
    Bien ordonnée, cette vie est divine, pensait Aristote. Thomas d'Aquin insiste sur des vertus comme la studiosité ou l'humilité. À leur suite, ce livre invite à repenser l'épistémologie comme une éthique intellectuelle.

  • Par sa mise en question d'une conception moderne de l'esprit et de la pensée - apparue avec Descartes, dominante dans la phénoménologie et toujours présente dans les sciences cognitives - Wittgenstein a assuré une voie d'accès à la philosophie de Thomas d'Aquin, au moins à sa conception de la pensée et de l'esprit. C'est en allant de Wittgenstein vers l'Aquinate que des philosophes britanniques, comme Peter Geach, Elizabeth Anscombe, Anthony Kenny, ont développé une lecture du Docteur angélique et de l'auteur des Recherches philosophiques. Mais pourquoi et comment une interprétation de Wittgenstein peut-elle être une invitation à la lecture de la Somme théologique ? Ce livre se propose de le montrer.

  • Il est devenu inhabituel dans la philosophie contemporaine de faire appel à Dieu, à la nature humaine créée, à l'âme, à la finalité de toutes choses et à celle de l'homme en particulier. C'est pourtant ce que tente ce livre : une métaphysique de l'art et de la vie esthétique dans une tradition réaliste et religieuse.

    Cette métaphysique est adossée à deux idées principales, l) L'art et la vie esthétique sont un aspect de la réalisation, par l'homme, de sa propre nature rationnelle. 2) Par son âme rationnelle, l'homme participe autant qu'il est possible à l'esprit le plus élevé : celui de Dieu duquel dépendent toutes choses. L'art et La vie esthétique sont ainsi des formes du désir naturel de Dieu - telle est la thèse que ce livre entend défendre.

  • A-t-on le droit de croire en l'existence de Dieu ? Non, répondent ceux qui veulent des preuves. Oui, affirme ce livre, car nous avons le droit de croire même sans justification épistémologique. Cela n'a rien d'intellectuellement honteux, contrairement à ce que disent certains philosophes, en parlant d'une éthique des croyances Une nouvelle question se pose alors : a-t-on le droit de croire avoir reçu une révélation et prétendre connaître ainsi la vérité ? Non, répondent ceux pour lesquels la vérité ne peut pas être donnée par Dieu dans la Bible.
    Oui, affirme ce livre, et, qui plus est, une épistémologie peut défendre la rationalité de notre croyance à la révélation. Dès lors, peut-on faire comme si les affirmations du Credo étaient des fictions ? Est-il vrai que la religion est avant tout une affaire pratique et une forme de vie ? Non, répond ce livre : les arguments en faveur d'une conception non réaliste de la religion sont faibles ; en revanche, le réalisme théologique peut être défendu.
    Renouvelant ainsi la traditionnelle question de la relation entre foi et raison, ce livre discute aussi bien les thèses de saint Thomas, de John Locke, du cardinal Newman et de Ludwig Wittgenstein, que celles de philosophes analytiques contemporains de la religion comme Alvin Plantinga, Richard Swinburne, Peter van Inwagen ou Linda Zagzebski.

  • Comment une propriété esthétique nous permet-elle d'identifier une oeuvre d'art ? Si elles existent, quel est le mode d'existence des oeuvres d'art ? Qu'est-ce qui justifie dans la beauté son attribution à des objets réels ? Examiner la nature des propriétés attribuées aux objets, c'est déterminer le contenu de notre expérience artistique et le sens que nous lui donnons. L'ontologie de l'oeuvre d'art proposée par Roger Pouivet soumet une conception particulière de l'existence de l'oeuvre d'art.

  • La collection est dirigée par Michel Meyer, professeur de philosophie à l'Université libre de Bruxelles. Philosopher, c'est aussi interroger les auteurs du passé et les problématiques qui furent les leurs à la lumière de celles qui sont les nôtres. La collection est le lieu privilégié de ce dialogue entre les époques mais aussi entre les nations, par exemple avec la pensée anglo-saxonne.

    Sur commande
  • La musique rock accompagne quotidiennement un grand nombre d'entre nous. En
    voiture, dans le métro, en travaillant, pour nous délasser, danser, dîner
    agréablement, etc., nous passons un CD, mettons les écouteurs d'un ipod dans
    nos oreilles, cliquons sur un fichier mp3. Comment cette ubiquité de la musique
    est-elle possible ? Parce qu'on a su exploiter les possibilités de
    l'enregistrement et produire des oeuvres musicales par des techniques du studio,
    et non plus en les composant. Mais la plupart des philosophes de l'art abordent
    le rock comme un phénomène artistique et social ; ou ils le méprisent, échouant
    ainsi à comprendre l'une des nouveautés les plus fondamentales de la musique du
    XXe siècle. Une philosophie du rock est nécessaire pour comprendre la nature du
    rock : ni stylistique ni sociale, mais ontologique. Seule une métaphysique des
    choses ordinaires permet de comprendre pourquoi le rock a modifié le mode
    d'existence des oeuvres musicales et notre vie musicale. Roger Pouivet est
    professeur à l'Université Nancy 2 et directeur du Laboratoire d'Histoire des
    Sciences et de Philosophie - Archives Poincaré (CNRS). Il a notamment publié
    Esthétique et logique (1996), Le réalisme esthétique (2006), L'ontologie de
    l'oeuvre d'art (2000, 2e éd. revue 2010).

  • La philosophie contemporaine (à partir du XXe siècle) est marquée par la « philosophie analytique » (anglo-saxonne) et la « philosophie continentale » (européenne). Leur distinction recouvre une nette divergence au sujet de ce qu'est la philosophie et de ce qu'on peut attendre d'elle. Après avoir fixé les termes et les enjeux de cette distinction fondamentale, le livre examine comment, dans la philosophie contemporaine, un clivage tout aussi fondamental est apparu au sujet de la relation entre la philosophie et l'histoire de la philosophie. D'autres problèmes centraux dans la philosophie contemporaine sont décrits et discutés : le rôle de la logique, la question du réalisme et de l'antiréalisme, le statut de la connaissance et de la réflexion sur la connaissance, la relation entre l'esprit et le corps. Cet ouvrage entend saisir les enjeux de la philosophie contemporaine et montrer comment s'y orienter, sans se limiter au paysage français, mais au contraire en adoptant une perspective internationale.

  • Si l'art de masse est né au xxe siècle, c'est peut-être seulement au xxie siècle qu'on s'en avisera vraiment.
    L'art de masse n'a pas fait l'objet d'une attention soutenue de la part des philosophes de l'art. s'ils le mentionnent, parfois en le confondant avec les arts populaires, c'est principalement pour en dénoncer l'absence de valeur. la relation idéologiquement honteuse qu'il entretiendrait avec des formes d'aliénation économique et sociale fait aussi l'objet d'une sévère critique. pourtant si l'art moderne et l'art contemporain ont renouvelé les formes de l'art, peut-on dire qu'ils ont modifié tant que cela le statut ontologique des oeuvres d'art ? n'aura-t-il pas été modifié de façon plus radicale dans l'art de masse ?.

  • Le terme "esthétique" désigne une discipline philosophique. Une épistémologie de l'esthétique est une enquête méthodologique sur cette discipline. Le terme "esthétique" qualifie aussi les notions d'expérience, de propriétés, de pensée. L'épistémologie de l'esthétique porte alors sur les opérations sensibles et cognitives caractérisant les expériences ou les modes de pensée esthétiques.

    La première partie, méta-esthétique, examine différentes façons de faire de l'esthétique (Pierre-Henry Frangne, Jacques Morizot, Roger Pouivet). La deuxième partie de l'ouvrage s'interroge sur les relations conceptuelles qui sous-tendent notre perception des oeuvres d'art (Alessandro Arbo, Guillaume Schuppert, Carole Talon-Hugon). La troisième partie porte sur la valeur cognitive des arts (Derek Matravers, Julia Beauquel, Catherine Elgin).

    La dernière partie explore certaines applications des questions épistémologiques en esthétique (Sandrine Darsel sur l'art conceptuel, Hervé Gaff sur l'architecture, Alexandre Declos sur les jeux vidéo, Vincent Granata sur le blues). On a pu parler d'une "tournant épistémologique en esthétique". Ce livre le prend délibérément.

  • Esthétiques qui, pour n'être pas toujours explicites, n'en sont pas moins impérieuses. Il en résulte aujourd'hui une " esthétisation " de l'existence et une difficulté des arts proprement dits à se situer dans ce contexte. L'opacité des mythologies contemporaines et la prolifération des discours et théories sont autant de raisons de développer une réflexion dédiée en propre à ces questions.
    Or, paradoxalement, en tant que discipline à part entière du champ philosophique, l'esthétique est mal connue, volontiers marginalisée ou abandonnée aux intuitions les plus vagues. L'ambition de ce dictionnaire est de contribuer à une cartographie de son territoire. Il fait le choix d'une approche notionnelle, centrée non pas sur les auteurs ou sur les oeuvres mais sur les concepts, leur définition, leur généalogie, leurs contenus et leurs relations.
    A travers plus de 240 entrées, sont ainsi abordées les principales questions relatives au fonctionnement de l'art, au niveau ontologique, sémiotique, intentionnel, évaluatif, etc. Quelques articles plus spécifiques portent sur des aspects caractéristiques de certains arts, notamment visuels. Enfin une trentaine d'essais ouvrent de véritables perspectives sur des tendances contemporaines - comme les arts de masse, l'écologie ou la cognition - et proposent des relectures des grandes interrogations philosophiques.
    Cette nouvelle édition, enrichie d'une quinzaine d'entrées et essais, confirme la vocation de référence de cet ouvrage.

  • Ce livre examine les principales questions posées par Goodman : Peut-on penser la réalité en termes d'une logique des touts et des parties? Les espèces sont-elles naturelles ou artificielles? En quoi consistent les oeuvres d'art et comment fonctionnent-elles? Si la réalité n'est pas donnée (ready made), en quel sens est-elle construite? Les apports de Goodman se situent aussi bien en métaphysique, logique, épistémologie, philosophie du langage, qu'en esthétique et en philosophie de l'art. Après une brève biographie de Goodman, sa pensée est étudiée, ses oeuvres majeures analysées et une bibliographie permet au lecteur de passer de l'initiation à un examen plus poussé de la philosophie - ou des philosophies, comme il se plaisait à dire - d'un des penseurs majeurs du XXe siècle.

  • Que nous apprend le mouvement dansé sur la nature humaine ? Quelle signification la danse permet-elle de donner à la relation entre le corps et l'esprit ? Les animaux non humains peuvent-ils danser ? Un spectacle de danse n'est-il qu'un divertissement agréable ou la contemplation perplexe d'un monde mystérieux et ineffable ? La danse permet-elle d'affiner notre perception de certaines propriétés expressives, notamment musicales ? A quelles conditions telle oeuvre, Le Lac des cygnes ou Annonciation d'Angelin Preljocaj, est-elle correctement interprétée par les danseurs et bien identifiée par les spectateurs ? Quel est le statut des partitions chorégraphiques dans cette identité de l'oeuvre dansée ? Voici quelques-uns des problèmes auxquels se confrontent les spécialistes internationaux de la philosophie de la danse qui ont participé à cet ouvrage.
    En posant avec clarté certaines questions de philosophie de l'esprit, d'ontologie, et d'épistémologie, ils témoignent à la fois de l'intérêt réel de la danse comme objet philosophique et du rôle unique que peut jouer la philosophie dans une meilleure compréhension de cet art.

  • L'art nous apprend-il quelque chose ? La réponse à cette question a parfois été négative : l'art ne nous apprend rien, il nous flatte, voire nous corrompt. En revanche, certains ont suggéré que les arts nous permettent d'accéder à une connaissance supérieure à celle des sciences ou de la philosophie. Ce livre pose le problème de savoir si la valeur cognitive des oeuvres d'art entre dons leur mérite artistique, ou si cette valeur ne s'y attache que de façon contingente et non décisive, ne pouvant alors constituer une norme de leur intérêt artistique. Le livre, organisé en deux parties, examine le problème dans sa globalité, pour tous les arts ; avant de s'attacher à des questions particulières (la relation entre esthétique et mathématiques, la valeur cognitive de la littérature ou de la photographie, celle de la musique et particulièrement du jazz). Qu'elle soit épistémologique ou éthique, la revendication cognitive dans les arts est-elle justifiée ? N'est-elle pas une illusion conduisant à accorder une valeur excessive à l'art, ou à faire une erreur sur ce qu'il peut réellement nous apporter ?

  • Dans la philosophie et la logique du début du XXe siècle, l'Europe centrale occupe une place prépondérante dont on ignore encore l'importance. Ce livre examine certaines questions, qui sont aujourd'hui en jeu dans la métaphysique analytique. La première partie évoque certaines des figures principales de cette époque, la seconde explore quelques questions centrales de philosophie de la logique.

  • L'auteur analyse la nature de la croyance, ses implications épistémologiques et éthiques, ainsi que les conséquences de ces implications sur la garantie des croyances religieuses.

  • L'art n'a cessé, depuis un siècle, de relativiser les topoï dans lesquels l'esthétique puisait jusqu'alors ses repères.
    La teneur n'en a pas été irrémédiablement invalidée, mais le contenu demandait à en être requalifié et redistribué à partir des problématiques qui s'imposent désormais à l'attention.
    Ce livre s'y efforce à travers un éventail de " questions " destinées à faire le point et à souligner la vitalité de la réflexion philosophique sur l'art à l'âge contemporain. il offre une alternative aux options méthodologiques courantes, dans le souci d'un meilleur accès aux questions et aux oeuvres, et dans l'esprit d'un engagement philosophique qui privilégie l'argumentation et les thèses clairement définies.

  • Toute civilisation perçoit le monde à sa manière, et en exalte des aspects spécifiques si bien qu'objets, corps et comportements sont assujettis à des normes esthétiques qui, pour n'être pas toujours explicites, n'en sont pas moins impérieuses.
    Il en résulte aujourd'hui une « esthétisation » de l'existence et une difficulté des arts proprement dits à se situer dans ce contexte. L'opacité des mythologies contemporaines et la prolifération des discours et théories sont autant de raisons de développer une réflexion dédiée en propre à ces questions.
    Or, paradoxalement, en tant que discipline à part entière du champ philosophique, l'esthétique est mal connue, volontiers marginalisée ou abandonnée aux intuitions les plus vagues.
    L'ambition de ce dictionnaire est de contribuer à une cartographie de son territoire. Il fait le choix d'une approche notionnelle, centrée non pas sur les auteurs ou sur les oeuvres mais sur les concepts, leur définition, leur généalogie, leurs contenus et leurs relations.
    À travers quelque 240 entrées, sont ainsi abordées les principales questions relatives au fonctionnement de l'art, au niveau ontologique, sémiotique, intentionnel, évaluatif, etc. Quelques articles plus spécifiques portent sur des aspects caractéristiques de certains arts, notamment visuels.
    Enfin une trentaine d'essais ouvrent autant de perspectives sur des tendances contemporaines - comme les arts de masse, l'écologie ou la cognition - ou proposent des relectures des grandes interrogations philosophiques.
    À la fois outil de référence et de formation, cet ouvrage vise à mettre en évidence l'importance d'une discipline et à donner aux étudiants un accès de plain-pied à l'essentiel des débats contemporains sur le sujet.

empty