• Corneille

    Roger Parisot

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  • Herésies

    Roger Parisot

    • Pardes
    • 11 January 2002

    Les hérésies sont des doctrines contraires aux dogmes.
    Elles naissent des interrogations de l'esprit, des inquiétudes de l'âme, des intuitions du coeur, face aux mystères de la foi, chez certains, fidèles inspirés, illuminés ou possédés. Elles ne concernent pas le seul christianisme, mais intéressent toutes les grandes religions qui, toutes, ont connu leurs divisions en écoles rivales, en sectes dissidentes, en chapelles schismatiques. Elles peuvent provoquer des guerres intérieures, ou " guerres de religions ", qui sont les pires des guerres civiles, et on peut dire qu'une bonne partie de l'histoire du monde est faite de conflits entre elles et de combats contre elles.
    Les hérésies posent à la conscience humaine un problème redoutable, car les tolérer met en péril la vérité d'une doctrine, et les interdire met en danger la liberté de la pensée. Ajoutons qu'une religion peut être une hérésie qui a triomphé. Le christianisme n'est-il pas une hérésie du judaïsme, et le bouddhisme, une hérésie de l'hindouisme ? Ce B.A.-BA des hérésies montrera combien elles ont marqué la vie de l'esprit.

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  • Balzac

    Roger Parisot

    Un Balzac inconnu ? Du neuf sur Balzac ? Ce Balzac (Qui suis-je ?) propose un regard inédit sur le romancier et sur l'énigme que constitue le contraste entre la "grandeur" de l'oeuvre et la " misère " (pascalienne) de l'homme, ce prodige qui contenait en lui, selon ses propres dires, " toutes les incohérences ".
    Ce Qui suis-je ? présente une nouvelle lecture, fondée cette fois sur la " doctrine mystique " de Balzac, ce " christianisme johannique " auquel il entendait se rattacher, auquel il rattachait sa Comédie humaine et par lequel il se rattachait lui-même à la tradition ésotérique universelle. On verra que cette doctrine, trop négligée jusqu'à présent, si elle ne résout pas le mystère de la création balzacienne, en dégage le sens et la portée générale.
    Elle en éclaire les intentions profondes et agit comme un révélateur des véritables dimensions de cette entreprise romanesque hors pair. En effet, elle inscrit la Comédie humaine dans le cadre d'une vision, peut-être confuse, mais assurément grandiose, qui relie le monde à son Principe suprême et renvoie l'homme à sa destinée spirituelle, telle qu'elle est représentée, dans la société et dans l'oeuvre, par le combat entre les Forts et les Faibles autour de l'argent, du pouvoir et de l'amour, l'ensemble placé sous l'éclairage de cette " recherche de l'Absolu ", dont la soif confine quelquefois à la démence...
    Ainsi, la doctrine apparaît comme l'instance médiatrice entre Balzac et le génie qui le dirigeait, ainsi que l'avait aperçu Victor Hugo.

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  • Borges

    Roger Parisot

    Il y a, chez Jorge Luis Borges, auteur illustre d'une oeuvre renommée, un paradoxe et une contradiction dont l'homme et l'oeuvre eurent également à pâtir.
    Ce fut de n'avoir pu écrire, parce qu'il était Borges, le Livre qu'il aurait voulu écrire - parce qu'il était Borges. Il fallait, en effet, être Borges, Jorge Luis, homme de lettres argentin, épris de lecture et pétri de culture, pour former l'idée d'un Livre total, nécessaire et infini, Livre des livres ou Livre absolu, qui contiendrait tous les livres et qui serait le Monde. Et il suffisait d'être Jorge Luis Borges, individu, fini, accidentel et fortuit, pour être radicalement empêché d'écrire.
    C'est de cela qu'il souffrait lorsqu'il se plaignait du " malheur " d'être Borges, lorsqu'il disait sa lassitude d'être toujours celui qu'il était, lorsqu'il exprimait son espoir que, au moins, la mort mettrait un terme pour lui au fait d'être Borges. C'est la finitude et le négatif de son identité singulière qu'il déplorait, car c'est cela qui lui interdisait d'être, pour écrire l'oeuvre dont il rêvait, et devenir, en l'écrivant, le véritable et suprême Hacedor, l'impersonnel et intemporel auteur de l'impossible Livre absolu.
    Ce " Qui suis-je " Borges montre que les ouvrages qu'il écrivit sont la solution fictive apportée par l'auteur à l'insoluble problème de l'homme. Non sans humour, toutefois, car le grand écrivain argentin, lucide et toujours clairvoyant, en dépit de sa cécité, se plaisait parfois à déconcerter, voire à mystifier, ses lecteurs.

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  • Cosmogonies

    Roger Parisot

    Les cosmogonies sont des récits mythiques qui traitent de la création du monde, qui expliquent pourquoi et qui racontent comment sont apparus le Ciel et la Terre, le Soleil et la Lune, les Montagnes et les Océans, les Animaux et les Hommes ; qui disent ce que firent les Dieux au commencement pour qu'existent les choses visibles.
    Ces récits sont nombreux et divers, selon qu'a s'agit de création " ex nihilo ", de création par la parole, de mise en forme cosmique d'un chaos originel, de l'oeuvre d'un démiurge, qui peut être potier, tisserand, forgeron ou charpentier. Et selon que leur symbolisme est celui de l'oeuf du Monde ", ou celui du " Géant dépecé ", celui des nombres ou celui des quatre éléments. On trouvera dans ce BA-BA des cosmogonies des exemples de ces différentes cosmogonies, qu'on s'est efforcé de mettre en ordre, et de rendre les plus intelligibles possible.
    Mais surtout, on a cherché à ramener la diversité de celles-ci à l'unité, en montrant quel schéma traditionnel, primordial et universel sous-tend leurs formulations symboliques. Enfin, pour être aussi complet que possible, ce livre traite de la fin du monde, par le feu du ciel ou l'eau du déluge, fin qui concerne directement les cosmogonies, puisque, traditionnellement, la fin du monde est toujours le commencement d'un nouveau monde.

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  • Pierre de Bérulle est né le 4 février 1575 au château de Cérilly, près de Troyes.
    Il est ordonné prêtre le 5 juin 1599. En 1603-1604, il se rend en Espagne avec Madame Acarie pour ramener des carmélites en France. En 1611 : fondation royale de l'Oratoire. En 1623, il publie le Discours de l'état et des grandeurs de Jésus, et en 1627, son Elévation à sainte Madeleine. Il est nommé cardinal en 1627 et meurt le 2 octobre 1629.

  • Le diable

    Roger Parisot

    • Pardes
    • 2 December 1999
  • Certes, le XVIIe siècle français fut marquant par le style de son esthétique, les qualités de son théâtre, et plus encore par le triomphe de la monarchie absolue. Pourtant, ce qui éclaire le mieux sa nature profonde, et peut-être secrète, est d'ordre spirituel et religieux. S'y développa un mouvement de rénovation de la foi et un parachèvement de l'essor de la vie mystique et contemplative, faite de renoncement à soi et d'abandon à Dieu, dont l'acmé est la doctrine du " pur amour ". Cette doctrine est tout autant abandon confiant à la Providence, que relation existentielle avec Dieu. Il s'agit d'un "pur" amour de Dieu, au sens de " désintéressé ", de "gratuit", de "généreux" et de "bénévole", dont les premières manifestations apparaissent avec saint François de Sales, s'affirment avec Fénelon et Mme Guyon. Pascal, s'il ne fut pas un adepte déclaré de ce mouvement, en fut l'un des chantres éminents.

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