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  • "...Robert Groborne trie, classe, répertorie, documente. Il conserve précieusement dans des boîtes, dans des tiroirs, dans des pochettes, plusieurs familles d'objets constituées au fil du temps, dépourvues de sens pour tout un chacun, mais qui, un jour, constitueront peut-être le départ d'une nouvelle série d'oeuvres. Presque toujours en effet, la collecte est à l'origine de sa démarche, qu'il s'agisse d'objets (plaque en zinc, talons de chaussures érodés, joints de caoutchouc, rivets oxydés par la mer, plombs, clous rouillés trouvés en Bretagne) ou d'images (clichés des serres du Museum d'Histoire naturelle, réalisés avec un appareil Polaroïd). C'est la forme, la texture dans le cas d'un objet, ou la trame formée par le jeu des ombres et des lumières dans le cas d'une photographie, qui déterminent le choix du motif. Commence alors un processus de questionnement, de familiarisation, d'appropriation. Pris pour ce qu'il est, définitivement détaché de son contexte, passé au crible d'un regard purement analytique, l'objet finit par rencontrer l'exigence de l'artiste qui peut alors intervenir, et commencer son travail..." Gérard Sourd, Robert Groborne, L'ordre du hasard, "Les nouvelles de l'estampe".
    Textes de Henry-Claude Cousseau, directeur de l'École nationale supérieure des beaux-arts et de Gibert Lascault.

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