• Cet ouvrage met en pleine lumière un moment décisif mais relativement méconnu de la naissance du mouvement humaniste dans l'Italie du début du Quattrocento : ce n'est pas à Florence, mais à la cour des papes revenue à Rome que s'épanouit et s'affirme une nouvelle génération d'intellectuels, au sein d'un milieu cosmopolite, travaillant dans l'administration pontificale et au service des élites ecclésiastiques.
    Et c'est dans un contexte de crise profonde, le Grand Schisme d'Occident, que la papauté s'ouvre à l'idéal d'une Renaissance. Aux origines de la République des Lettres, une constellation de lettrés - vedettes en devenir, lecteurs érudits ou protecteurs éclairés - a oeuvré en commun à définir le programme des "sciences humaines", à célébrer, déjà, un réveil culturel et à promouvoir leur rêve d'une Antiquité retrouvée auprès d'une audience internationale de gouvernants.
    Du pontificat d'Innocent VII au concile de Constance, la curie a été le melting pot et le vivier professionnel de nombre d'humanistes, dont les carrières publiques ont aussi connu les aléas d'une administration confrontée à la division de l'Eglise, secouée notamment par la rébellion des cardinaux à Pise. Elle a encore été le laboratoire d'un projet à la fois savant et politique, le cicéronianisme, qui ambitionnait de réactiver la puissance de l'éloquence classique au service de l'Etat et de refaçonner le modèle de l'officier en orateur, à l'image de la nouvelle figure montante qu'était le secrétaire apostolique.
    Au fil d'une enquête croisant sources archivistiques et littéraires, l'histoire de ce tournant est retracée, de l'afflux de jeunes lettrés en quête de fortune dans une institution en crise aux débuts d'une révolution rhétorique et idéologique qui plaçait Rome, capitale proclamée mais instable, éternelle mais défigurée, en point de mire d'un redressement futur.

  • L'Europe des xve et xvie siècles voit émerger puis triompher le mouvement humaniste. Comment l'humanisme, né comme une contre culture et diffusé par des réseaux intellectuels italiens épris de la redécouverte des classiques, s'impose-t-il aussi vite comme un modèle dominant ? A cette question classique, ce livre apporte des réponses nouvelles. Il montre que l'humanisme triomphe à travers l'Europe selon des formes, des expressions et des degrés variables selon les espaces, les publics et les écosystèmes socio-politiques et socio-intellectuels. Il évoque les résistances parfois farouches que ce système d'interprétation du monde rencontra. Il brosse, en laissant toute leur place aux multiples capacités d'adaptation de cette culture, le tableau bigarré des humanismes européens.

  • Cet ouvrage collectif jette un premier regard d'ensemble sur les discours prononcés lors des cérémonies universitaires, de leurs origines médiévales à la Renaissance, en s'intéressant en particulier au processus d'intégration de la culture humaniste dans les pratiques et les imaginaires académiques.

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  • Cet ouvrage fait surgir des figures connues et moins connues de chanceliers actifs dans l'Europe des xve et xvie siècles. Il s'agit d'analyser comment en Italie, en Angleterre, aux Pays- Bas ou en France, une fonction centrale dans la gestion des États a été investie par un humanisme conquérant.

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  • Panthéons de la Renaissance : mémoires et histoires des hommes et des femmes illustrés (v.1350-1700) Nouv.

    Le livre se propose de réfléchir aux origines et aux évolutions de la représentation en série des « grands hommes » dans la production littéraire et artistique européenne : dans des notices biographiques, des cycles de portraits, des collections d'épitaphes, des listes de noms, ce motif, dont les origines sont certes antiques et médiévales (De viris illustribus, le thème des Neuf Preux), connaît alors une floraison exceptionnelle, indiquant que cette évocation du passé est aussi un moyen d'écriture du temps présent, l'expression d'une conscience historique particulière. L'ouvrage fait ressortir une manière de mettre en scène et d'ordonner la mémoire, au prisme d'une généalogie jouant des reflets entre Antiquité et présent. Il y aurait là une forme d'écriture et d'instrumentalisation de l'histoire, éclectique mais fortement signifiante et située, qui serait un des lieux mêmes de définition et d'expression de la « Renaissance ».

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