• BnF collection ebooks - "Nicolas-Edme Restif naquit le 23 octobre 1734 à Sacy près Vermenton, dans le département de l'Yonne, ancienne province de Bourgogne. Son père, qu'il a peint sous les couleurs les plus avantageuses dans un livre qui tranche beaucoup sur le ton ordinaire de ses productions, était cultivateur après avoir abandonné par obéissance filiale un beau parti à Paris."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Dans l'imaginaire masculin, disons aux confins de ses fantasmes et aux tréfonds de ses pulsions, l'Amour aura toujours une saveur interdite. D'une obscénité sans limite, de sentiments extravagants en tendresse lubrique, L'Anti-Justine nous dévoile toute la passion de Nicolas Edme Restif de La Bretonne pour l'inceste, son fétichisme pour les petits pieds (à voir Le Pied de Fanchette, ou le Soulier couleur de rose) mais avant tout sa soif de luxure, omniprésente tout au long du récit. Chef-d'oeuvre de la littérature érotique paru en 1798,  L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour est immoral à souhait, tout en charme et volupté. Manipulateur aux passions dévorantes, l'écrivain nous entraîne à sa suite au coeur d'un univers débauché, entre gouffres à luxure et cavernes désirées.    « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme de Sade que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l'amour, pour les hommes, qu'accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. »... Tels furent les propos houleux de la préface de Restif alors qu'il s'autoproclamait parfait opposé de son contemporain, le Marquis de Sade.  Alors que de Sade, homme de lettres, philosophe, romancier et révolutionnaire, prônait l'érotisme associé à des actes impunis de violence de par Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, Restif, investigateur de projets de réforme sociale et écrivain à la plume libérée et provocatrice, le contredisait via La Famille vertueuse, Lucile, ou le Progrès de la vertu, ou encore Le Pornographe.   C'est ainsi que le libertin de la Révolution française remplaça la Justine du Marquis par son Anti-Justine. Le roman se dut dès lors de surpasser l'autre en volupté tout en lui cédant en cruauté, l'idée de Restif restant de présenter le couple et l'amour comme quelque chose de beau, « exempt de scrupules et de préjugés » pour reprendre ses mots. En réponse à cette « attaque » rédigée en toute impunité, de Sade, alors incarcéré à Vincennes, ordonna à son épouse de ne surtout rien acheter de Restif, « auteur de Pont-Neuf et de Bibliothèque bleue ». Personnage phare de l'oeuvre du Marquis, Justine l'accompagna en tous les cas tout au long de sa vie. Tout autant que la réputation de « monstre » que son détracteur aimait à lui prêter d'ailleurs. Si bien qu'avec le temps, il laissa étonnamment sous-entendre à son avocat qu'il la reniait, cette Justine trop corrompue pour être lue par la décence même...    Qu'en est-il alors de l'époque actuelle ? Que nous inspirent désormais les écrits sadiens et pensées de Restif ? Sommes-nous plus indulgents face aux bassesses et inconvenances, plus tolérants face à la vulgarité et autres trivialités découlant de la sexualité bestiale, du plaisir charnel « sans les règles de l'art » ? S'intéresser aux deux Justine demeure donc intéressant pour qui désire se faire sa propre opinion sur la question. Mais au-delà de « désirer se faire sa propre opinion », il y a « désirer » tout court. Et l'homme désire... Lasse des femmes trop frigides, dénuées de sensualité ou pudiques à l'extrême, la gente masculine nécessite d'attiser ses attraits inavouables de par la lecture, les films ou encore les bande-dessinées. Si l'on ne peut exprimer ses envies de luxure, son besoin d'intense passion et de féroce débauche, alors qui le fera à notre place si nul ne prend la plume, ne filme l'infilmable, ou ne dessine d'honteuses courbes aphrodisiaques, sources de nos rougissements et palpitations cardiaques ? Personne.    Un conseil alors : lisez Restif et vous verrez la sexualité autrement, entre orgasme retenu et jouissance partagée, entre exaltation des sens et plaisir consommé. Un avant-goût peut- être ? Soit... La naissance d'un sein, les courbes d'une hanche, formes pulpeuses et voluptueuses sublimées par une peau satinée. Une nudité cachée pour autant dévoilée en couverture. Une sexualité suggérée sans être récriée.  L'édition offre à nos regards un bleu nuit onirique, voile des « mille et une nuits » connotant l'envolée spirituelle vers un monde d'étreintes éphémères, entre nuit agitée et éveil amer, où le rêveur ne comptera pas les moutons, seulement ses frustrations. À comprendre par là que frustré sera celui qui aura rejoint pareils rivages luxurieux sans les avoir vraiment atteints, rencontré Justine sans l'avoir vraiment connue. Ou plutôt si, mais pour un temps, seulement celui d'assouvir virtuellement ses désirs.

  • Restif de la Bretonne l'annonce sous forme de diatribe dès sa préface : il se veut l'anti-Sade, lui vouant une haine partagée, comme en témoigne le titre de « L'Anti-Justine » (1798) qu'il écrivit en réaction à l'oeuvre du « divin marquis ». Cet ouvrage, très rare car imprimé à cinq ou six exemplaires, fut son ultime et le plus célèbre, bien que resté inachevé.
    Le narrateur Jean-Pierre Linguet, avocat au Parlement, entreprend de raconter sa vie comme son initiation. On y retrouve tout l'imaginaire érotique des esprits libertins du XVIIIe siècle, dans la multiplicité de l'amour, évoquant toutes formes de passions, souvent incestueuses, et notamment le fétichisme de l'auteur pour les petits pieds.

    LUST Classics est une collection de classiques de la littérature érotique. Les oeuvres qui la composent ont été sélectionnées en raison de leur apport historique majeur au genre et ce malgré des contenus parfois susceptibles de choquer et d'être polémiques.

  • Seul un singe qui aurait appris à parler et côtoierait les hommes pourrait dire toute la folie humaine. C'est la fiction qu'imagine Restif de la Bretonne (1734-1806) dans la Lettre d´un singe aux animaux de son espèce. César-singe, animal domestique qui a reçu une éducation classique auprès de sa maîtresse, entend consoler les bêtes des malheurs que leur causent les humains en décrivant leurs pratiques barbares : ceux qui se présentent comme les rois de la nature sont en fait bien plus à plaindre, puisqu´ils s'asservissent entre eux et sont les premières victimes de leurs funestes inventions : la monogamie, la propriété, l´hypocrisie de la politesse et, surtout, l´inégalité et l´esclavage. Un pamphlet très vigoureux, étonnamment contemporain.

  • Paris, 1781. Pour se prémunir « des grandes et des petites peines du mariage », vingt couples décident de s'associer. Répartition des tâches, des biens et des conjoints : la petite communauté prend ses marques... Dans ce portrait des ancêtres des hippies, Rétif de La Bretonne dépeint avec humour les aléas du mariage. Ce texte insolite est suivi d'un très instructif Tableau analytique du cocuage, par Charles Fourier, et d'une nouvelle aigre-douce de Zola : Comment on se marie.
    Hippies, cocus et comptables, chacun trouve son compte dans une savoureuse galerie de portraits. Impertinente, pessimiste - ou peut-être cruellement réaliste ? -, voici une décoiffante exploration du couple.

  • Enthousiaste et voluptueux, « délirant et d'une obscénité inouïe » selon Apollinaire, ce roman raconte les aventures érotiques imaginaires de l'auteur et de sa fille Conquette Ingénue. On y retrouve tout le talent de Restif de la Bretonne, sa passion pour l'inceste, son fétichisme, son goût pour les petits pieds et les chaussures fragiles. « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme de Sade. Ce scélérat ne présente les délices de l'amour qu'accompagnées de tourments, de la mort même pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies. » Comme le titre de son livre et le ton de sa prérien l'indiquent, Restif de la Bretonne écrivit L'Anti-Justine , son oeuvre la plus célèbre, en réaction à la Justine de Sade, même si les « délices de l'amour » décrites par ce libertin contemporain de la Révolution française sont d'une extraordinaire amoralité.

    Point de tyrannie du plaisir, ici tout ce qui ravit est bon et bien : tout est volupté, amour et tendresse : « L'Anti-Justine est, en raison justement de cette totale innocence, le livre de Restif de la Bretonne qui révèle avec le plus d'évidence sa constante et corrosive mauvaise foi. Il entraîne l'imagination et la corrompt, non par persuasion, dialogue, découverte d'abîmes tentateurs, mais par le flot d'une volupté facile. » Un récit étonnant, publié en 1798, qui constitue l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature érotique française.

  • Un récit étonnant, publié en 1798, qui constitue l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature érotique française.
    Enthousiaste et voluptueux, « délirant et d'une obscénité inouïe » selon Apollinaire, ce roman raconte les aventures érotiques imaginaires de l'auteur et de sa fille Conquette Ingénue.
    On y retrouve tout le talent de Restif, sa passion pour l'inceste, son fétichisme, son goût pour les petits pieds et les chaussures fragiles. Point de tyrannie du plaisir, ici tout ce qui ravit est bon et bien : tout est volupté, amour et tendresse.
    Comme le titre de son livre et le ton de sa préface l'indiquent, Nicolas-Edme Restif de La Bretonne écrivit L'Anti-Justine, son oeuvre la plus célèbre, en réaction à la Justine de Sade, même si les « délices de l'amour » décrites par ce libertin contemporain de la Révolution française sont d'une extraordinaire amoralité.
    « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme de Sade [...] Ce scélérat ne présente les délices de l'amour qu'accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies. »
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Roman numérique illustré, 248 pages, augmenté de 12 aquatintes libres par Le Loup, reproduites en héliogravure, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n°1084).

  • "L'Anti-Justine, un des ouvrages les plus obscènes qui existent dans toute la littérature ", écrit John Rives-Childs. Et Gilbert Lely : " Un des rares chefs-d'oeuvre de la littérature obscène et peut-être l'ouvrage le plus saisissant du Restif. " Curieusement, cet ouvrage n'est pas souvent réédité, sauf dans des versions négligentes et fautives, recopiées plus ou moins bien les unes sur les autres. Il faut dire que la typographie très personnelle de Restif de la Bretonne n'est pas facile quelquefois à interpréter. La présente édition a été scrupuleusement revue sur l'une des meilleures éditions clandestines, elle-même collationnée sur l'unique exemplaire complet possédé par la Bibliothèque nationale.

  • Extrait : "Je n'ai pas besoin de faire une préface pour indiquer le but moral de ces mémoires : je vais raconter, ingénument, et la leçon résultera de l'exemple que je mettrai sous les yeux. Heureuses mes lectrices, si elles s'instruisent à mes dépens !" À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants : o Livres rares o Livres libertins o Livres d'Histoire o Poésies o Première guerre mondiale o Jeunesse o Policier

  • Extrait : "Nicolas-Edme Restif naquit le 23 octobre 1734 à Sacy près Vermenton, dans le département de l'Yonne, ancienne province de Bourgogne. Son père, qu'il a peint sous les couleurs les plus avantageuses dans un livre qui tranche beaucoup sur le ton ordinaire de ses productions, était cultivateur après avoir abandonné par obéissance filiale un beau parti à Paris." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN : Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de grands classiques de la littérature ainsi que des livres rares, dans les domaines suivants : o Fiction : roman, poésie, théâtre, jeunesse, policier, libertin. o Non fiction : histoire, essais, biographies, pratiques.

  • Considéré par son auteur comme l'écrit le plus estimable qu'il eût produit, cette biographie vivante du père de Restif, laboureur bourguignon doté de quatorze enfants, reste une des peintures les plus précises de la condition paysanne peu avant la Révolution et une excellente source de renseignements sur le monde rural en France au dix-huitième siècle. Restif parle ainsi de La Vie de mon père : "Cet ouvrage, le plus estimable des miens et celui dont le succès a été le plus général, me fut inspiré tout à coup, en finissant l'impression du Nouvel Abeilard, à laquelle j'avais travaillé sans relâche, je mis la main à la plume avec ardeur et je l'écrivis tout d'un trait, car je ne fus occupé d'autre chose, tant que l'impression dura" (cité par Rives Childes, 248).

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Deux intrigues érotiques savoureuses par un maître du genre.
    POUR UN PUBLIC AVERTI. Dans ce recueil de deux nouvelles, les femmes sont les vraies héroïnes et non de simples souffre-douleurs. Le premier récit est l'occasion pour Restif de La Bretonne d'aborder un thème qui lui est cher, le fétichisme du pied. Le second met en scène deux amants obligés de ruser pour contourner les réticences du père de la jeune fille et parvenir à leurs fins.
    Deux nouvelles érotiques, suivant la tradition de volupté et de légèreté initiée par Restif de la Bretonne.
    EXTRAIT
    Un jeune Inconnu, qui n'était pas de la société qu'on admettait dans la maison, s'éprit pour Victoire, sans la connaître, et presque sans l'avoir vue. Il se nommait De Saintepallaie. C'était un jeune savant, plein de connaissances et de mérite, vivant seul et concentré, quoiqu'il n'eût que vingt-cinq ans, et se promenant presque toujours seul les soirs, après avoir donné la journée à l'étude. Saintepallaie avait des moeurs pures, avec des sens neufs et pleins d'énergie : il aimait beaucoup les femmes ; mais il les craignait et les fuyait, autant faute d'usage, que par sagesse. Il n'y avait peut-être pas d'homme au monde sur qui la beauté fit une impression plus vive ; une belle femme le ravissait ; mais il réfléchissait ensuite aux inconvénients de l'amour et d'une liaison ; il trouvait la force de fuir, sans doute, parce qu'il n'avait pas encore rencontré la femme qui devait le subjuguer.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicolas Edme Restif, dit Restif de La Bretonne, était destiné à l'Église. Mais, coureur de jupons, il renonça à la prêtrise et devint apprenti typographe puis compagnon-imprimeur. Grâce à ce métier, il rencontra des auteurs tels que Beaumarchais ou Cazotte et se mit lui-même à écrire en 1761. Sa vie personnelle fut compliquée. Bien que fils de riches paysans, il manqua sans cesse d'argent et sembla arrondir ses fins de mois comme indicateur de police. Écrivain prolixe s'essayant à plusieurs genres, il mourut cependant dans la misère. Il détestait Sade, qui le lui rendait bien, et se définissait comme l'anti-Sade.
    À PROPOS DE LA COLLECTION
    Retrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.
    Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces oeuvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement.
    Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.

  • Cupidonnet pratique le sexe joyeux, le sadisme lui étant étranger.








    UN JOUR DE VIERGE, Marie était parée, chaussée avec ce goût particulier aux jolies femmes, et un superbe bouquet ombrageait ses blancs tétons. Elle me fit bander. J´avais quatorze ans ; j´avais déjà foutu et engrossé trois femmes, car Mammellasse avait une fille, qu´elle se vantait que je lui avais faite, et qui ressemblait comme deux gouttes d´eau à Jenovefette Linguet. Ainsi, je n´eus pas des désirs vagues...






    Restif de la Bretonne convoque la paillardise, pratique le sexe littéraire joyeux destiné à rallumer les passions éteintes, la libido déliquescente, sans verser dans la cruauté. C´est le chantre de la volupté heureuse et débridée, ô combien! - l´apôtre de la luxure rieuse, débarrassée du poids du péché. Un adversaire résolue de Sade.


    Préface de Franq Dilo.

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