Entreprise, économie & droit

  • L'infime créature humaine, perchée sur son grain de sable, scrute l'infini des espaces célestes afin de comprendre le sens de son aventure. L'Univers lui apparaît sous des formes différentes à mesure que s'accroît la puissance des moyens d'observation dont elle dispose. Et il semble évident qu'elle n'interprètera pas l'économie de la même façon, selon qu'elle considère le monde comme un "grand tout" organique dominé par des forces mystérieuses, d'essence magique ou divine ; comme une horloge animée par les lois d'un équilibre éternellement répétitif, soumis à la dégradation des énergies qui le mènent à la mort thermique ; ou enfin, tiraillé entre cette dégradation et les forces constructrices de la complexification et de l'immatériel.
    Replacée sous l'éclairage des grandes synthèses scientifiques, il n'est pas une théorie économique - les Physiocrates, les grands Classiques, Marx, Walras, Keynes, Schumpeter, Hayek - qui ne gagne en signification et en profondeur. Les mutations qui caractérisent l'évolution des sociétés humaines et le regard que les hommes portent sur l'Univers s'expriment sur le plan économique par des systèmes explicatifs, des modes d'organisation et des programmes d'action différents. Aujourd'hui, l'émergence de l'ordinateur appelle une économie autre que celle des sociétés mécaniques.
    Ce livre se présente comme un plaidoyer en faveur d'une économie transdisciplinaire : si l'économie est un des lieux d'où nous interrogeons le monde, les réponses aux questions qu'elle pose exigent le plus souvent un passage par d'autres disciplines. C'est en prenant du recul que l'on perçoit le contour des choses et leur véritable portée.

  • Avec l'ordinateur, l'information remplace l'énergie comme moteur de développement. Une nouvelle économie se met en place, alors que les politiques persistent à croire en l'irréversibilité et l'universalité du seul système libéral. Analyse de cette mutation, de ses conséquences économiques, sociales, environnementales et humaines. Pourquoi est-il urgent de changer d'organisation ?

  • N'y a-t-il qu'une mondialisation ? Les vrais mondialistes sont-ils ceux que l'on dit oe Peut-on tolérer plus longtemps la scandaleuse mystification par laquelle ceux qui entendent d'abord ouvrir le monde aux assauts de leur propre cupidité réussissent à se faire passer pour «mondialistes», cependant que ceux qui s'opposent à leur entreprise se voient qualifier d' «antimondialistes» ? Pourtant, le sens des mots est clair : le vrai mondialisme, loin de se définir par rapport au champ d'action de la finance, vise à réaliser «l'unité de la communauté humaine» (Robert).
    Ce livre décrit et dénonce vigoureusement les mécanismes et les objectifs de la «mondialisation prédatrice», qui offre le monde à la «rapacité de la finance». Il met en évidence ses conséquences catastrophiques pour les hommes et les femmes de la planète. Il expose aussi les principes d'un vrai mondialisme qui mettrait la mondialisation «au service de la communauté humaine», et pose les critères d'une autre rationalité fondée sur les impératifs de cette finalité. C'est évidemment de ce mondialisme-là que l'auteur entend faire l'éloge, et c'est celui qu'il revendique sans ambiguïté.

    René Passet, professeur émérite de sciences économiques à la Sorbonne, est également président du conseil scientifique de l'association ATTAC (Association pour une taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens). Il collabore régulièrement à la revue Transversales ainsi qu'au Monde diplomatique, et a publié de nombreux ouvrages, dont L'Economique et le Vivant et L'Illusion néo-libérale

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  • Un livre majeur qui dit l'urgence de repenser notre modèle de société. Et qui dit également l'urgence de réintégrer l'économie, aujourd'hui étalon de la démesure du monde, dans des ensembles plus vastes, ceux de l'homme et de la biosphère.
    Comme les civilisations, les paradigmes sont mortels. Et la rupture contemporaine que nous qualifions de crise, représente la faillite d'un mode d'organisation et de régulations de nos systèmes économiques. Tout paradigme a pour objet de rendre compte du monde réel dans lequel il se développe. Or depuis 50 ans les données du jeu économique ont considérablement évolué : avec le développement de l'informationnel le monde apparaît comme une unité vécue en temps réel, les limites de la capacité de charge de la nature ont été largement franchie, enfin l'économie fondée sur une logique de lutte contre la rareté, découvre les questions du " trop " et de la " mal répartition ", l'invitant à repenser les conventions fondatrices sur lesquelles elle s'est édifiée.
    C'est aujourd'hui au niveau de la biosphère qu'il convient de se situer. Donc de passer d'un paradigme mécaniste à un paradigme du vivant. Et comme il est une pluralité de niveaux d'organisation du vivant, des atomes et molécules constituant la cellule jusqu'au cosmos, qui chacun corresponde à une fonction, il devrait y avoir une pluralité d'économies ou économies plurielles qui chacune corresponde à certaines finalités. Ainsi on ne peut plus aujourd'hui faire de l'économie marchande la seule mesure de tous les biens.
    Par exemple des activités de nature éminemment collectives (santé, éducation, culture, banques.), puisqu'elles rejaillissent sur l'intérêt général doivent être contrôlées par l'autorité publique.
    René passet montre magistralement dans ce livre le passage obligé que nous devons traverser d'une économie ou société de marché unique à des économies plurielles , privées, publiques, solidaires ou sociales.
    Bref remettre la biosphère et l'homme au centre de notre manière de " gérer " le monde.

    " A ceux qui - au regard des dogmes actuels- y verraient une certaine forme d'irréalisme, on répondra qu'il est 2 façons d'en faire la lecture. Si on considère le schéma qui en découle comme une sorte de vêtement en " prêt à porter " destiné à se substituer d'un seul coup à une défroque usagée, alors cette accusation se trouve fondée. Mais on peut y voir aussi le décryptage d'un tournant majeur de l'évolution du monde et une tentative de balisage des voies dans lesquelles il s'agit d'orienter son organisation et sa gestion économique. Le présent s'inscrit alors dans la perspective des forces longues qui le portent et d'un avenir que chaque décision doit, au jour le jour, continuer à édifier. Cependant pour être resté trop longtemps sourds aux avertissements, le monde n'a plus de temps à perdre.

  • Un livre majeur de l'un de nos plus éminents économistes. Il propose ici avec une sagesse et un recul remarquable de réintégrer l'économie dans un ensemble plus vaste : celui de la biosphère. A l'heure où notre époque voit arriver à grand pas la fin des énergies fossiles, il est urgent de réfléchir à une mutation globale de nos manières d'envisager l'avenir. Il nous faut se substituer au diktat du court terme prôné par le modèle néolibéral, pour envisager une époque fondée sur les forces de l'immatériel. C'est dans ce retournement que va se jouer le destin de l'humanité, nous explique-t-il. Par l'auteur de Les grandes représentations du monde et de l'économie (Éditions LLL, 2010).

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