• Quoi de plus simple - et de plus génial - qu'une roue ?
    Il aura toutefois fallu des centaines de milliers d'années après l'invention des premiers outils pour que l'homme ait l'idée de concevoir cet objet qui allait changer sa vie...
    Et pourtant les Égyptiens négligèrent la roue pour construire les grandes pyramides. Plus étonnant encore, aucune civilisation du continent américain ne l'a jamais utilisée avant le débarquement des Européens - alors qu'on a retrouvé de nombreux jouets à roulettes en Amérique centrale, preuve que la roue n'y était pas inconnue.
    Et si la maîtrise de la roue, bien plus qu'une question technique, était une question politique ? Grâce à la roue s'est construit un modèle de développement dans lequel l'homme peut abolir les distances et le temps. Avec l'ajout du moteur, la fuite en avant ne s'est plus arrêtée, au risque d'emporter l'homme vers sa propre destruction.
    C'est cette histoire que raconte Raphaël Meltz en nous montrant que, sans la roue, un autre monde aurait été possible.

  • Urbs

    Raphaël Meltz

    Treize personnages, dont l'auteur, forment une conspiration pour réfléchir aux moyens de faire dérailler notre société. En treize chapitres, treize solutions vont être étudiées.
    Hommage au tryptique de Balzac qui forme L'Histoire des Treize, Urbs parle tout autant de la modernité et de la vie urbaine, d'amitié, de disparition et de l'idée de vérité en littérature. L'auteur le définit comme un roman picaresque. Et de fait : attrait pour la sédition, subjectivité assumée, avidité pour le réel et sens prononcé de l'absurdité du monde donnent à ce texte tout son panache.

  • Jeu nouveau

    Raphaël Meltz

    "Mais : que fais-tu là ? Là, à Mexico, dans cette ville qui est un monde pour toi - et là, dans ce monde médiocre qui est devenu ta vie ? Pourrais-tu sortir de l'un sans quitter l'autre ? Ou alors : serait-ce que cette ville te donne tant que tu acceptes qu'elle soit le lieu de ton enfermement ? Ou encore : sauras-tu comment utiliser ta présence ici, la puissance du passé, le chaos de ces entrelacs, pour trouver une façon d'avancer vers ce que tu cherches à faire depuis si longtemps ? Ce que tu cherches à faire : jouer à nouveau ? Écrire un livre ? Ou simplement : tracer un chemin, mais dans l'autre sens ?"
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  • Suburbs

    Raphaël Meltz

    « Pendant longtemps, cela s'est déroulé ainsi : je tourne autour du fort d'Aubervilliers. Je fais glisser ma petite silhouette rigide et orange perchée sur une flèche verte le long des rues qui encerclent le Fort ; cela s'appelle Google street view et dès que ça devient un peu intéressant, dès que j'entrevois des accès plausibles, dès que je sens que je vais pouvoir entrer, le trait bleu qui figure le trajet suivi par la Google Car (celle qui a pris toutes ces photos) disparaît. Si Google n'a pas pu y aller, comment vais-je faire ? Alors je bascule sur la vue satellite, et à chaque fois le même étonnement à voir cette étoile si bien dessinée vue du ciel alors qu'un piéton qui en fait le tour ne ressent que des lignes désespérément rectilignes. » Comment écrire sur la banlieue ? Qu'écrire sur la banlieue ? Raphaël Meltz, écrivain et cofondateur du Tigre, prend le Fort d'Aubervilliers, situé à deux kilomètres de Paris et à quelques mètres de chez lui, comme sujet d'un récit de voyage : dans le temps, et dans ses environs immédiats.

  • Diam's et moi

    Raphaël Meltz

    Raphaël Meltz s'interroge sur le traitement médiatique qui a entouré la sortie du dernier album de la chanteuse Diam's fin 2009. Parce qu'elle a refusé de répondre aux journalistes, et parce que des photos d'elle voilée ont enflammé la presse people, Diam's s'est subitement retrouvée accusée par ceux-là même qui la portaient aux nues quelques mois auparavant. Au cours de son feuilleton, Raphaël Meltz reprendra les fils de cette histoire ; sans se transformer en journaliste inquisiteur, il tentera néanmoins de comprendre la position de la chanteuse, voire de dialoguer avec elle.

  • 24 fois la vérité Nouv.

    24 fois la vérité

    Raphaël Meltz

    Il y a Gabriel, un opérateur de cinéma qui a parcouru le vingtième siècle l'oeil rivé derrière sa caméra : de l'enterrement de Sarah Bernhardt au tournage du Mépris, du défilé de la paix de 1919 au 11 septembre 2001, il aura été le témoin muet d'un monde chaotique, et de certains de ses vertiges. Il y a Adrien, son petit-fils, qui est journaliste spécialisé dans les choses numériques qui envahissent désormais nos vies. Et il y a le roman qu'Adrien a décidé d'écrire sur son grand-père.

    En vingt-quatre chapitres, raconter une vie. Vingt-quatre chapitres comme les vingt-quatre images qui font chaque seconde d'un film. Vingt-quatre chapitres pour tenter de saisir la vérité : que reste-t-il de ce qui n'est plus là ? Que connaît-on de ce qu'on a vu sans le vivre ? Que faire, aujourd'hui, de tant d'images ?

  • Meltzland

    Raphaël Meltz

    • Panama
    • 23 August 2007

    'Il s'en passe des choses dans ce livre. Oh comme il s'en passe. Accrochez vos ceintures, vous allez être remués. Serait-ce cela qu'on appelle un roman ? Un livre avec des personnages qui s'agitent en tous sens lors même qu'ils ne sont qu'une invention de l'auteur qui cherche, avant tout, à gagner sa vie ? En tous cas, avec ce livre, vous ne serez pas déçus : il y aura un gros monsieur riche, un architecte maigre, un acteur un peu inutile, une héroïne sportive et élégante et, bien sûr, un héros qui, pour satisfaire la légendaire mégalomanie de l'auteur, lui a emprunté son nom. Même si une partie de l'action prend place dans le centre-ville parisien, vous découvrirez aussi une petite bourgade de Seine-et-Marne, des studios en Seine-Saint-Denis, ainsi que la banlieue du Caire. Il sera question d'argent, de pouvoir, de secrets, et surtout, du sens de la vie.' Raphaël Meltz

  • Est-ce grave ? Ce n'est peut-être pas très grave ; c'est peut-être même anodin. Qu'un texte de loi condamne encore, au XXIe siècle, l'offense au président de la République. Que des individus (au moins deux, au moment où l'écriture de ce livre s'achève) aient été condamnés à ce titre sous la présidence de Nicolas Sarkozy : amende de trente euros avec sursis pour l'un, trente-cinq heures de travaux d'intérêt général pour l'autre. Bien sûr que les peines sont minuscules ; bien sûr qu'on peut penser que la France, la démocratie, la liberté d'expression, ne sont pas en danger.
    Mais tout de même. Derrière la notion de l'offense, se cache l'insulte ; derrière l'insulte, le droit de critique, la liberté du bouffon, l'insolence de l'insoumis.
    Le délit d'offense au chef d'État tel que nous le connaissons aujourd'hui apparaît dans la loi de 1881 sur la presse : sa naissance suit de peu celle de la IIIe République, même s'il prend la suite d'un délit similaire, l'offense publique au roi, prévu par la loi de 1819, lui-même descendant direct du crime de lèse-majesté. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le délit n'occasionnera guère de débats. Sous Vichy, il prend une coloration autre, même s'il reste finalement assez peu usité par les tribunaux. C'est de Gaulle qui fera de l'article 26 de la loi sur la liberté de la presse une véritable star des tribunaux : plusieurs centaines de condamnations pour offense au président seront prononcées.
    En 1974, Valéry Giscard d'Estaing déclare que cet article de loi ne sera plus utilisé. François Mitterrand et Jacques Chirac suivent la même règle de conduite. En 2004, une disposition similaire concernant les chefs d'État étrangers est supprimée du droit français. Il semble alors évident à tous les juristes qu'on ne pourra plus être poursuivi pour offense au président. Survient l'élection de Nicolas Sarkozy. Le président non seulement laisse poursuivre des " offenseurs ", mais il attaque lui-même régulièrement pour des délits civils, notamment concernant son droit à l'image.
    Faire l'histoire des insultes au président, c'est raconter l'évolution d'une société, de sa langue, de son degré d'acceptation de la critique ; c'est faire l'histoire de la satire, des gros mots, de la provocation, mais aussi tout simplement du combat politique. C'est également se pencher sur la question du statut pénal du chef de l'État, qui a changé en 2007, à la fin du dernier mandat de Jacques Chirac : le président ne peut désormais plus être poursuivi durant son mandat. Un président protégé de l'offense, et qui peut poursuivre sans être poursuivi : est-ce vraiment le signe d'une démocratie apaisée ?

  • Redécouverte du magnifique récit de voyage de Nicolas De Crécy et Raphaël Meltz. Un témoignage unique sur une Lisbonne à présent disparue.

    Pourquoi aller à Lisbonne et pourquoi voyager ? Sans s'être déplacé, Raphaël Meltz nous fait le récit, jour après jour, de ce qu'aurait pu être sa découverte idéale de la ville : une magnifique errance mêlant histoire, littérature, découvertes architecturales et art de vivre. Cette déambulation poétique parue initialement en 2002, s'enrichit de nouvelles aquarelles de Nicolas de Crécy et nous apparaît désormais comme une foisonnante résurgence de l'ancienne Lisbonne, celle d'avant les grands travaux et de l'engouement touristique.

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