• La malédiction

    Rachid Mimouni

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    • 1 September 1993

    La malediction juin 1991 à alger : les intégristes viennent de lancer une grève insurrectionnelle dans le but affiché de prendre le pouvoir, et ont ordonné à leurs troupes d'occuper les places publiques de la capitale. afin de soigner leurs nervis blessés au cours des affrontements, ils prennent le contrôle du plus grand hôpital d'alger et y instaurent un ordre qui préfigure celui qu'ils veulent imposer au pays entier.
    Là exerce kader, un jeune obstétricien qui va jouer sa vie dans cette tourmente. là se retrouvent saïd, l'intellectuel désabusé ; palsec, figure gouailleuse et pathétique de gavroche algérois ; louisa et l'espoir, pour kader, d'un bonheur nouveau, et si morice, l'étrange vieillard qui égrène les souvenirs du temps du maquis et de la lutte pour l'indépendance.
    Ainsi s'imbriquent, dans ce récit où l'hôpital - lieu de naissance et de mort - est la métaphore d'une nation déchirée entre avenir et passé, les pièces d'une malédiction qui s'acharne, depuis un demi-siècle, à susciter la discorde et les luttes fratricides.
    Un roman, on ne le sait que trop, d'une dramatique actualité.

  • L'honneur de la tribu

    Rachid Mimouni

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    • 1 April 1999

    L'Honneur de la tribu "Il faut que vous sachiez que la Révolution ne vous a pas oubliés, nous déclara-t-il à son arrivée. Nous ne savions pas alors ce qui nous attendait" Ainsi s'ouvre ce récit, par la voix d'un vieil homme qui, pour l'honneur de sa tribu, entreprend de raconter l'histoire - devenue presque mythique - de sa communauté, des débuts de la colonisation française en Algérie à ces jours de honte qui voient la destruction de son âme par ceux-là mêmes qui prétendent, autoritairement, lui forger un nouveau visage.
    Histoire terrible, histoire exemplaire, comme celles que racontent les romans de Rachid Mimouni. Quelques années après sa disparition, l'oeuvre de cet homme qui fut paisible et silencieux fait résonner une parole forte et plus que jamais nécessaire dans la lutte contre l'intolérance et la barbarie.
    Rachid Mimouni est né en 1945, à Boudounaou, à l'est d'Alger, d'une famille de paysans. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le Fleuve détourné, Une peine à vivre et La Malédiction, Il est décédé à Paris en 1995.

  • Rachid mimouni chroniques de tanger janvier 1994 - janvier 1995 ce recueil est constitué de la cinquantaine de chroniques régulièrement données par rachid mimouni à radio medi 1, à tanger. consacrées à l'actualité algérienne ou mondiale, elles évoquent aussi ces petits faits du quotidien qui forment la toile de fond sur laquelle se joue le dramatique dérèglement de l'histoire.
    Du plus anecdotique - la libéralisation européenne de la circulation des pigeons - au plus grave - le rapport des intellectuels à l'exil, c'est toujours la voix de rachid mimouni qu'on entend, telle que nous l'avons connue, à la fois sereine, ironique et indignée.
    Rachid mimouni est né en 1945 à boudouaou (alma), à trente kilomètres à l'est d'alger. il est l'auteur du fleuve détourné, de tombéza, l'honneur de la tribu, la ceinture de l'ogresse, une peine à vivre, la malédiction et de le printemps n'en sera que plus beau.
    Professeur d'économie à l'université d'alger, membre du conseil national de la culture, président de l'avance sur recettes, rachid mimouni est mort le 12 février 1995.

  • Une peine à vivre

    Rachid Mimouni

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    • 21 August 1991

    Une peine à vivre Face au peloton d'exécution se trouve le tout-puissant Maréchalissime, cynique et violent dictateur d'un pays sans nom.
    Alors que les douze soldats épaulent leurs fusils, le tyran ferme les yeux et se souvient. De son enfance calamiteuse de bohémien, de son fatal engagement dans l'armée, de sa marche acharnée vers le pouvoir ; de sa rouerie et de son absence de scrupules, des compromissions et de la vilenie. Il se souvient encore du putsch sanglant qui fit de lui un maître absolu, régnant par la terreur. Il se souvient enfin, surtout, de la femme qu'il a aimée, mystérieusement disparue, de la longue chasse pour la retrouver, la garder, la gagner. Désespérément.
    Qu'en est-il du désir et de son théâtre d'ombres dans l'histoire pleine de bruits et de fureur ? Critique baroque et cinglante du totalitarisme, Une peine à vivre, roman extrême de la violence et de la compassion, nous interroge sur ce qu'il y a d'essentiel à l'homme : l'amour ou le pouvoir.

  • La ceinture de l'Ogresse "Si le train est passé, il est bien obligé de revenir. Or, il est midi, et je n'ai encore rien vu. Ce serait au retour qu'il aurait eu du retard ? Improbable. Et si, finalement, il n'était pas passé ? Mais pour quelle raison aurait-on annulé son départ ? Y aurait-il la révolution dans la capitale ? Des émeutes ? L'état de siège ? Le couvre-feu ? Il est vrai que, comme le journal ne nous parvient plus, il est difficile de savoir ce qui se passe. La radio n'a rien annoncé. Mais nous savons qu'elle n'a pas l'habitude de rapporter les informations utiles. Elle se contente de faire des discours que personne n'écoute." R.M.
    Dans les sept textes qui constituent La ceinture de l'Ogresse, Rachid Mimouni décrit avec minutie l'absurde administratif de son pays. Ce recueil, publié en 1990, invitait à une réflexion sur le pouvoir et sur les risques de régression qui menaçaient l'Algérie, prise entre la pesanteur bureaucratique et la remontée de l'obscurantisme.
    Sa lecture révèle aujourd'hui la force prémonitoire de la voix du grand écrivain algérien, trop tôt disparu.
    Rachid Mimouni est né en 1945, à Boudouaou, à l'est d'Alger, d'une famille de paysans. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le Fleuve détourné, l'Honneur de la tribu et La Malédiction. Il est décédé à Paris en 1995.

  • Le printemps n'en sera que plus beau Ce roman, inédit en France et publié en Algérie en 1986, a été écrit dans les années soixante-dix. Il anticipe, dans son lyrisme et sa véhémence, les lignes de force de l'oeuvre future de Rachid Mimouni.
    Le récit, sinueux comme le dédale des rues d'Alger la Blanche, raconte les vies croisées de personnages emblématiques de la guerre d'Indépendance. Côté français, un commandant blasé et un jeune capitaine affecté au démantèlement d'une organisation "subversive". Côté algérien, le chef de cette organisation, Si-Hassan, et deux très jeunes gens que tout rapproche et sépare : Malek, fils d'aristocrate, et Hamid, le jeune berger violent et déchiré. Et au centre de cette constellation, une jeune fille énigmatique, Djamila, que broiera sans pitié la machine infernale de l'Histoire.
    Le récit du quotidien est ponctué par une sorte de choeur antique qui commente un destin devenu obscur aux protagonistes même.
    Le printemps n'en sera que plus beau espérait encore, en 1986, Rachid Mimouni. Dans l'océan de désastres dont nous sommes les témoins, il importe que cette phrase d'espoir ne soit pas perdue.

  • L'intrigue de ce texte se situe dans une cole normale aprs la proclamation de l'indpendance algrienne. Petite et grande histoire se confondent. Ecrit vers la fin des annes 70 par l'intellectuel algrien mort en 1995.

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