• Rescapé d'une histoire tragique, le protestantisme a obtenu la liberté en 1789.
    Et depuis la Révolution, la minorité protestante a réussi à se réintégrer dans la société française et à y exercer une influence très supérieure à ses effectifs (2 % de la population). Ses communautés s'enracinent dans de vieux bastions ruraux. Pour autant, religion individualiste des bourgeois conquérants, le protestantisme est en même temps en phase avec la modernité industrielle. Les protestants connaissent l'apogée de leur influence au début de la IIIe République : religion de la conscience morale, le protestantisme saura en entendre la voix dans les grandes crises nationales comme l'Affaire Dreyfus ou la Seconde Guerre mondiale.
    La seconde partie du XXe siècle est marquée par le mouvement oecuménique et le rapprochement historique avec le catholicisme conciliaire. A la veille de l'an 2000, le groupe s'efforce toutefois d'affirmer sa différence, pour ne pas se dissoudre dans la religion majoritaire ou la modernité sécularisée. Ce livre retrace une histoire relativement peu connue, en la mettant en rapport avec les grands courants religieux, politiques, sociaux et culturels qui animent la société française.

  • Acteur du Bloc des gauches, majoritaire à la Chambre des députés, et auquel appartient son parti socialiste français, Jaurès est confronté de près à l'exercice du pouvoir. Vice-président de la Chambre en 1903, il anime la délégation des gauches et fait figure de grand orateur parlementaire de la majorité qui soutient la politique laïque, anticléricale et réformatrice du gouvernement Combes (1902-1905).
    Mais Jaurès ne se laisse pas enfermer dans la seule pratique politique, intérieure et internationale. Il relance l'affaire Dreyfus dans un grand discours à la Chambre en avril 1903 et publie quelques-uns de ses plus importants textes de réflexion historique et politique : le Discours à la jeunesse au lycée d'Albi en juillet 1903 et l'étude intitulée "Le socialisme et le radicalisme" en 1885, vaste enquête sur ses débuts en politique en préface à l'édition de ses "Discours parlementaires" en janvier 1904.
    Il participe ainsi pleinement aux grandes controverses du début du siècle sur la nature du socialisme français et international, notamment lors du congrès d'Amsterdam (août 1904).

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