• « La première chose qui t'étonne lorsque tu ouvres les yeux c'est le plafond de votre chambre. Ça fait des mois que tu dors dans le salon. Tu ne comprends pas. Tu tournes la tête sur le côté, ta femme n'est pas dans le lit. Mais ses longs cheveux blonds s'étalent sous ta joue. Tu ne comprends pas du tout. Tu montes une main pour te gratter la barbe. Ta barbe a disparu. Tu ne respires plus. Tu descends ta main sous le drap. Tu cherches quelque chose entre tes jambes. Tu ne trouves rien. Tu te redresses d'un coup. Tu te tournes vers l'armoire à glace. Tu cries. Ta femme crie à ta place. »

  • - Vous l'avez lu ?
    - Oui, dit le libraire.
    - Moi aussi, répondit le jeune homme.
    Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance :
    - Mais je l'ai offert à quelqu'un à qui je n'aurais pas dû l'offrir.
    - C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.
    - Oui, dit le jeune homme.
    - Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement...

    « Un coup de coeur, pur concentré de poésie et de tendresse, façon Amélie Poulain. " Erwan Desplanques, Télérama.

    « Ne pas lire trop vite, pour faire durer le plaisir. » Bernard Plessis, Le Bulletin des Lettres.
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  • « La petite ville dans laquelle habitent Ben et Fontaine n'a ni début ni fin et l'on peut s'y promener toute la journée sans en quitter le milieu. La ville bouge sans cesse. Les rues et les places, les parcs et les maisons se déplacent sans qu'on puisse aucunement le prévoir. Ce qui expliquait que Ben et Fontaine en avaient fait, chacun de leur côté, leur principale activité, mais aussi qu'ils n'avaient jamais pu se rencontrer avant ce beau jour d'été, où un clochard non-fumeur et un épicier pas content s'étaient associés pour les faire se rentrer dedans. » C'est l'histoire d'amour merveilleuse de Ben et Fontaine. Mais bien plus, voilà une fable sur la jeunesse, qui rend heureux.

  • Ce roman est le grand film de la vie d'un couple : rencontre, désir, sexe, passion, habitude, lassitude, colère, aversion, séparation, renonciation, réconciliation, amour, enfants...
    Mais un film plein d'humour, de tendresse, et d'une simplicité magique : on y suit avec passion l'aventure universelle de l'amour et du couple à l'épreuve de la vie et des jours.
    C'est un roman unique qui se dévore comme une histoire à rebondissements, une histoire d'amour comme vous ne l'aviez encore jamais lue !

    LUI : Je me réveille à Paris, en décembre 2005, sans savoir que c'est aujourd'hui que je vais la rencontrer.
    ELLE : S'il savait, peut-être qu'il resterait couché.
    LUI : Peut-être, oui.
    ELLE : Au lieu de ça, il se lève, il se fait son petit thé vert, nourrit son chat, se demande ce qu'il va faire de sa journée.
    LUI : C'est samedi.
    ELLE : Moi le samedi j'ai pas besoin de me demander, je travaille, je vends des chaussures de luxe pour faire des études de journalisme.
    LUI : Elle est en retard, elle sort de chez elle en courant avec une tartine à la main et elle saute dans un bus pour rejoindre son magasin.
    LE CHAUFFEUR DU BUS : C'est un peu comme dans un film, quand on voit deux personnes commencer en parallèle leur journée et qu'on se doute qu'elles ne vont pas tarder à se rencontrer.

  • Joseph se leva du canapé.
    Il s'approcha de son frigidaire, ouvrit le congélateur et s'y accouda. " T'as trouvé qu'elle allait bien ? - Autant que possible, répondit Françoise. - C'est-à-dire ? - C'est-à-dire qu'on vit dans un monde pourri, dégueulasse, que tout... presque tout, pour peu qu'on le regarde de près, est à gerber, mais qu'elle doit bien s'en accommoder. - La routine, quoi. - La routine. " Joseph sortit la tête du congélateur et le referma.
    " T'as l'air en forme, toi ", dit-il.

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  • Portugais O livreiro

    Régis de sá Moreira

    • Voolume
    • 1 January 2006

    O senhor o leu ?
    Sim, disse o livreiro. Eu também, respondeu o rapaz. O livreiro lhe sorriu.
    O rapaz ganhou confiança : Mas eu o ofereci a alguém... a quem não deveria tê-lo oferecido.
    É difícil estar seguro dessas coisas, respondeu o livreiro. É, disse o rapaz.
    Não se desespere, disse ainda o livreiro. Certos livros são de ação retardada ...

  • La vie

    Régis de sá Moreira

    Des personnages se succèdent et se croisent, auxquels on s'attache le temps de quelques lignes, d'une pensée, d'un fragment d'histoire, par une fenêtre ou un rideau, un souvenir, un quai de métro, un souffle, tout ce qui tisse le fil du hasard.
    L'étudiante, le jardinier, la star, l'astronaute, l'enfant, le boulanger, le prof d'histoire, et même des morts ou le Pape... ont pourtant un point commun : cette vie continue, qui coule, circule d'âme en âme, et nous relie.
    Pris de vivacité et de fraîcheur, on entre surpris, promené comme à la marelle par un texte profond et tendrement drôle. Vite on en savoure chaque paragraphe, on le relit, on reconnaît les personnages, on se demande où cela va nous mener.
    Peu à peu, on devient l'autre, tous les autres, le texte déborde nos vies. On se surprend à regarder autour de soi, à observer son voisin.
    La vie est un miraculeux hommage à la communion muette des âmes, à notre humanité.

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  • La première chose qui t'étonne lorsque tu ouvres les yeux c'est le plafond de votre chambre. Ca fait des mois que tu dors dans le salon. Tu ne comprends pas. Tu tournes la tête sur le côté, ta femme n'est pas dans le lit. Mais ses longs cheveux blonds s'étalent sous ta joue. Tu ne comprends pas du tout. Tu montes une main pour te gratter la barbe. Ta barbe a disparu. Tu ne respires plus. Tu descends ta main sous le drap. Tu cherches quelque chose entre tes jambes. Tu ne trouves rien. Tu te redresses d'un coup. Tu te tournes vers l'armoire à glace. Tu cries. Ta femme crie à ta place.

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