• L'industrie a réalisé un imaginaire de la rationalité et du Progrès, construit sur la longue durée. à son tour, l'industrialisation produit depuis le XIXe siècle, des «méta-industries» de l'imaginaire : depuis le luxe, la publicité ou l'audiovisuel, jusqu'aux industries du logiciel et du web. Cet ouvrage décrypte ce puissant imaginaire industriel caractéristique de la vision du monde de l'Occident.

  • 2008 : Les formes de conquête et d'exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy en France et par Silvio Berlusconi en Italie suscitent bien des interrogations. Elles présentent des similitudes identifiant un phénomène original : le « sarkoberlusconisme ».
    Fin 2010 : Leur capital confiance est au plus bas, la crise les a rattrapés et les « affaires » qu'elles soient de moeurs, judiciaires ou d'argent semblent prendre plus d'importance que la politique menée. Est-ce pour autant la fin du « sarkoberlusconisme » ?

  • Si l'importance de la rupture artistique apportée par Yves Klein (1928-1962) avec sa «révolution bleue», est largement reconnue, les interprétations de sa démarche se multiplient et se perdent bien souvent dans les méandres de la psychologie, de la religion, voire de l'obscurantisme. Alors que le projet de l'artiste s'éclaire si on veut bien analyser son oeuvre fulgurante et ses écrits multiples, et les inscrire dans leurs rapports à l'histoire de l'art. Cet ouvrage défend une thèse forte, à savoir que l'oeuvre de Yves Klein achève la déconstruction du dispositif de la représentation et de la perspective héritée du Quattrocento, déconstruction commencée avec l'impressionnisme. Yves Klein clôture cette critique en immatérialisant le tableau, cette «geôle» des couleurs et cette prison de la sensibilité. Du même coup, il abandonne la structure ternaire (modèle/toile/regard) qui soutient tout le dispositif de la représentation, au profit d'une structure binaire, celle du Vide et de la Vie ou de la Nature et du Sujet. En mettant fin de façon radicale à la représentation, Klein inaugure l'ère de l'a-représentation, de la post-représentation. Il invite à la construction d'une nouvelle forme symbolique en art, voire au-delà, et en explore les multiples potentialités avec le théâtre du Vide, l'immatériel ou l'architecture de l'air et du feu.

  • Modéliser l'imaginaire semble être un oxymore. En fait, c'est une invite à l'audace de la création et de l'exploration. Pour innover dans l'industrie, il faut combiner l'imaginaire, et même l'imagination, avec la formalisation, et nouer les savoir-faire et les sciences, l'industrie et la recherche, la mémoire et l'oubli, l'interdisciplinarité et la spécialisation, l'imitation et la créativité. Cet ouvrage relève ce défi grâce aux regards croisés de chercheurs et d'industriels collaborant dans la Chaire «Modélisations des Imaginaires, Innovation et Création». Les auteurs : Anne Asensio, Alexandra Borsari, Tamy Boubekeur, Virgile Charton, Wilfried Coussieu, Pascal Daloz, Jean-Louis Dessalles, Pascal Feillard, Laurent Gille, Hélène Jeannin, Frédérique Legrand, Jean-François Lucas, Rémi Maniak, Brigitte Munier, Pierre Musso, Catherine Pelachaud, Pascal Plantard, Jean-Marc Raibaud, Rossella Rega, Laetitia Ricci, Mathilde Sarre-Charrier, Gaël Seydoux, Candace L. Sidner, Jean-Jacques Wunenburger.

  • L'arrivée des voitures autonomes est imminente. Elles sont déjà testées dans de nombreux pays, dont la France. Ce nouveau mode de transport va profondément transformer nos vies, nos villes et notre société. Or, personne n'est vraiment prêt pour ce bouleversement.
    Dans ce livre très documenté, les auteurs montrent que cette révolution technologique va entraîner de multiples révolutions. Faut-il dire adieu à la voiture individuelle ? La profession de chauffeur-livreur est-elle vouée à disparaître en provoquant un chômage de masse ? Qui détiendra le pouvoir sur les données, les algorithmes et l'organisation de cette nouvelle mobilité ? Des géants du numérique, américains ou chinois ? Ou des villes gouvernées démocratiquement ?
    Ce livre s'adresse aux citoyens comme aux pouvoirs publics : si on ne réfl échit pas à cet avenir très proche, toutes les dérives sont possibles. Le débat doit sortir du cercle des experts car il nous concerne tous. Et ce n'est pas de la science-fiction, la voiture-robot est au coin de la rue.

  • La finalité du Métafort est de contribuer à la « maîtrise » sociale et culturelle des technologies multimédias, notamment dans les domaines de l'image et du langage. On peut le définir simplement comme une « fabrique à projets culturels ». si l'on met l'accent sur son identité par rapport à d'autres équipements culturels. On y viendra pour « faire se rencontrer et réaliser des projets », plus que pour « voir ». Son ambition est de construire une vaste collaboration interdisciplinaire des artistes, des ingénieurs, des philosophes, des industriels et des publics pour contribuer à la production d'une nouvelle éthique et d'une nouvelle esthétique de la technique. En effet, pour maîtriser les mutations en cours, il est nécessaire de développer des lieux pour la critique, de favoriser des appropriations-détournements artistiques et sociaux, et plus généralement, d'expérimenter, de créer, de chercher, de dialoguer, de façon interdisciplinaire.

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