• L'histoire du gros Marcel, c'est la rencontre entre Uschène le garde-chasse et un sanglier, un Keiler de taille exceptionnelle qui a toujours échappé aux chasseurs. C'est durant une balade digestive en compagnie de son ami Louis, qu'Uschène découvre sur un chemin boueux, les traces laissées par le gros sanglier de retour sur la chasse. Un coup de téléphone passé au bureau de poste tenu par mademoiselle Georgette Schweisalles à Edmond Maréchal, l'adjudicataire, marque le début de cette aventure. Uschène est chargé de préparer la battue alors que monsieur Maréchal dresse la liste des invités et amis dont le Général Chabert, le sous-Préfet Leglanchon, le curé Foessler et l'instituteur Schmoll. Hélas, malheur après malheur, la journée de chasse débute fort mal car le gros Marcel blessé par un tireur infortuné saura se défiler. Mais comme toujours, la chance finit par changer de camp et le gros Marcel le paiera de sa vie et réservera à tous une belle surprise. La journée de chasse s'achèvera chez Marickel, propriétaire du restaurant De la Marne au Rhin où se retrouvent habituellement toute la bande. La soirée prendra l'allure d'une fête digne d'un mariage voire d'un enterrement. Le repas est royal et le vin coule à flot. On chante une grande partie de la nuit et jusqu'au petit matin, où le gros Marcel réservera une belle surprise à toute la bande.

  • Est-ce facile d'être alsacien à l'aube du 21e siècleoe l'Alsace ne perd t'elle pas, petit à petit, sa véritable identité ? Il est indéniable que les cigognes que l'on trouve sur les étals à touristes viennent par milliers de Chine. Elles ont les ailes bien pendantes et des becs d'un autre continent. Les objets traditionnels, costumes, meubles, outils, ont été déposés au musée Alsacien de Strasbourg depuis près de cent ans et rares sont ceux qui en enlèvent la poussière qui s'y amasse en pensant une seconde à leurs ancêtres qui les ont utilisés. Quant à parler l'Alsacien comme le «schnavel»: le bec a poussé, cela ne devient-il pas tout doucement un exercice de style ? Bien heureux, ceux qui par le théâtre, la littérature et le cabaret défendent encore la culture Alsacienne. Les kumpels de papi ont été les acteurs de ce monde en pleine mutation. Ils ont cependant su garder leurs racines, leurs traditions et un certain art de vivre.

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