• La Campagne de 1814 ressemble à la première invasion des temps modernes. Elle met en scène l'arrivée des cosaques et des uhlans. Les Russes et les Prussiens se ruent dans les villages. Ces batailles mobilisent la dernière armée des conscrits qui aient servi la France : l'armée des Marie-Louise, derniers successeurs des « volontaires » de 1791, et qui combattent sous les ordres d'un des plus grands stratèges de l'Histoire. Car Napoléon est parfaitement génial dans cette campagne organisée autour de quatre fleuves : la Seine, l'Aube, la Marne, l'Aisne.
    Par le jeu des circonstances, ces lieux de mémoire vont retrouver cent ans plus tard leurs fonctions de défense. On se déchire déjà en 1814 au Chemin-des-Dames et dans les marais de Saint-Gond.
    Avec son talent de conteur, Pierre Miquel rend vie et couleur à l'exploit prodigieux des derniers soldats de Napoléon qui ont retenu pendant soixante jours le souffle de l'Europe.

  • Le 11 novembre 1918, les combats cessent sur le front de France. Les hommes sortent des tranchées, la foule se presse à la Concorde, dans le monde entier la joie éclate. Mais les hommes ont payé cette paix d'un lourd tribut. Le conflit n'a jamais été si meurtrier qu'en 1918.
    21 mars : les Allemands attaquent sur le front de Saint-Quentin. Quatre mois durant, les Alliés frôlent la défaite.
    18 juillet : les Français contre-attaquent, avec l'appui des Américains et des chars. Il faudra trois mois pour acculer l'Allemagne à la défaite.
    11 novembre : à 10 h 55, le soldat Trébuchon tombe frappé d'une balle dans la tête, le dernier des huit millions de victimes.
    Pierre Miquel a profondément renouvelé l'histoire de 1918, l'année de la victoire. Une victoire douloureuse, celle des poilus, mais aussi des nations combattant en France pour la paix et la liberté des peuples.

  • Le Second Empire constitue-t-il une parenthèse dans la continuité française, un régime corrompu, tyrannique, entre Louis-Philippe et la III° République ? Après avoir eu mauvaise presse, cette période est aujourd'hui réhabilitée de toute par car on reconnaît, sous les cendres de la défaite de Sedan la France d'aujourd'hui. Napoléon III vaincu a fait naître l'Allemagne et l'Italie comme il a fçonné un pays moderne. Derrière lui travaillent les équipes qui tracent les lignes de chemin de fer, agrandissent les ports, façonnent les grandes villes actuelles, qu'il s'agisse de Paris, Bordeaux, Marseille, Lyon, Le Havre. Le prix de cette modernisation : l'abandon qu'on croit définitif, d'un régime libéral, le mépris encers un Parlement ramené au niveau d'un conseil général, la toute-puissance de l'administration, le gonflement des effectifs de la police et de l'armée qui doivent moulet la nouvelle société dans un corset d'acier. Les classes populaires rassemblées en lisière des villes sont les témoins d'un luxe indécent et de la corruption installée au coeur de l'Etat ! Le livre de Pierre Miquel est non seulement le récit fascinant de cette aventure politique et industrielle, mais aussi un troublant miroir qui nous renvoie à la réalité française actuelle.

  • Si l'affaire Dreyfus a fini depuis longtemps de diviser le pays et les familles, l'Affaire elle-même, par son ampleur et ses conséquences, est devenue un objet d'histoire toujours aussi vivant. Cet ouvrage retrace l'histoire de l'Affaire, de l'accusation d'espionnage à la réhabilitation du capitaine Dreyfus.

  • Mourir a verdun

    Pierre Miquel

    21 février 1916 : un déluge de feu, craché par 1 300 obusiers, s'abat sur les trois divisions françaises tapies dans les forts de Verdun et dans les tranchées alentour.
    Après neuf heures de bombardement, les troupes d'assaut allemandes s'élancent et réalisent une percée presque décisive. Ainsi commence la plus grande bataille de la Première Guerre mondiale. Pendant huit mois, les jeunesses française et allemande vont se livrer une lutte sans merci : on dénombrera plus de sept cent mille victimes, morts, blessés et disparus. La guerre aboutit ici à un suicide des peuples.
    Ce livre nous plonge dans l'effroyable quotidien de Verdun : les gaz, les pilonnages toujours plus violents, les attaques au lance-flammes, les tranchées que l'on prend pour les reperdre aussitôt, la boue, et cette peur omniprésente qui étreint les combattants. Un point de non-retour est atteint : la mort, désormais, sera industrielle.

  • Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, en août 1914, l'Europe entière est convaincue qu'elle sera brève. Personne ne peut imaginer les souffrances et les horreurs que vont endurer ces hommes appartenant à des sociétés si avancées.
    Plus de 250 000 poilus périssent durant les premiers mois de l'offensive. Quatre années de carnage et de désespoir s'ensuivent, qui changent radicalement l'image du combattant : en 1914, il monte au front avec l'illusion d'une victoire rapide. En 1917, il sait qu'il va à la mort. En 1918, équipé de grenades, appuyé par des chars et des avions, il s'agit déjà du combattant de 1940.
    Le poilu est le héros sacrifié au début de ce conflit de trente ans. Dans cet ouvrage de référence devenu un classique, Pierre Miquel nous en raconte l'inimaginable tragédie.

  • L'affaire du Chemin des Dames est dans toutes les mémoires. C'est sans doute le théâtre d'un des drames les plus effroyables de la Première Guerre mondiale.

    Une offensive française, lancée le 16 avril 1917 sur l'Aisne, aboutit à la perte de plus de 100 000 hommes en quelques jours. Qui est responsable de ce carnage et de l'échec de cette offensive ? Une commission d'enquête fut constituée par le gouvernement pour en déterminer les responsabilités. Pierre Miquel rapporte ici l'événement dans toute sa complexité et se livre à une passionnante étude sur les rapports du pouvoir politique et du pouvoir militaire.

  • La marne est à la france ce que la bataille d'angleterre sera pour les anglais en 1940 : une bataille d'arrêt où s'engagent toutes les forces d'une nation contre l'invasion.
    C'est pourquoi on parle du miracle de la marne. fin août 1914, la france est envahie, les soldats de joffre font retraite depuis quinze jours, le gouvernement est parti à bordeaux, trois armées allemandes marchent sur paris. la guerre est perdue. et c'est le miracle. sur 245 kilomètres, de meaux à verdun, la résistance s'organise. les civils aident les soldats, les soignent, les enterrent, renseignent, nourrissent, cachent.
    Cinq journées atroces, durant lesquelles les pantalons rouges prennent leur revanche, et gagnent. le miracle, c'est leur courage et celui des populations. les poilus de la marne ont sauvé le pays. ils ne savent pas qu'ils en ont encore pour quatre ans.

  • De juillet à novembre 1916, un million de soldats britanniques, allemands et français, tombent, morts ou blessés, dans la boue du front de Somme. Pourtant en France, cette bataille a longtemps été oubliée, presque éclipsée, comme si l'on avait honte des deux cent mille poilus qui ont perdu la vie dans la plaine picarde. Le 1 er juillet 1916, les armées britanniques et françaises lancent une offensive d'une ampleur sans précédent sur le front de la Somme entre Bapaume, Péronne et Chaulnes.
    C'est la grande attaque de 1916 voulue par les généralissimes anglais et français, Haig et Joffre et retardée par la bataille de Verdun. Au premier instant, la vague se brise : trente mille hommes sont tombés à la première heure, soixante mille au premier jour, un par soixante centimètres de front. Le massacre va pourtant se poursuivre jusqu'au 28 novembre. Pierre Miquel raconte l'histoire de cette bataille oubliée, qui fit plus de morts qu'à Verdun : 1 million deux cent mille tués et blessés.
    Les lourdes pertes de la bataille ont eu pour conséquence le limogeage de deux illustres généraux français, Joffre et Foch, et celui de l'Allemand Falkenhayn.

  • Surnommé le « Père la Victoire », Clemenceau est ce républicain intègre et victorieux qui a su prendre dans l'histoire du XXe siècle une figure mythique avant Charles de Gaulle. De sa naissance vendéenne en 1841 à sa mort en 1929, Clemenceau fut un témoin privilégié d'un des rares moments de l'histoire où le monde bascule. Ce livre rassemble la vie de Clémenceau dans les deux ans (1917-1919) où il s'est trouvé confronté à la guerre et à la paix, porteur des espoirs de son pays.
    13 novembre 1917 : le gouvernement Painlevé vient de tomber. La situation de la France est critique et il faut trouver un successeur. Au même moment, les soldats français subissent la boue de Verdun et le sable glacé des Flandres. Les bolcheviks viennent de prendre le pouvoir à Saint-Pétersbourg et les divisions allemandes rapatriées de l'Est s'apprêtent à enfoncer le front occidental. Poincaré souhaite, à la tête du gouvernement, un patriote vigoureux et irréprochable. Le 15 novembre 1917, Georges Clemenceau est nommé par Poincaré président du Conseil. Le « Tigre » résume alors son programme : « Je fais la guerre ! ». Clemenceau se rend au front: adulé des Poilus, il ne ménage pas les généraux, hormis Pétain. «Il ne suffit pas d'un képi galonné pour transformer un imbécile en un homme intelligent», dit-il. Un an plus tard, le 11 novembre 1918, la France est victorieuse.
    A 77 ans, le «Tigre» est devenu le «Père la victoire». L'historien Pierre Miquel retrace ces mois décisifs de la vie du «plus grand homme politique contemporain que la France ait connu avant Charles de Gaulle». Homme de tous les fronts, la scène politique comme la boue des tranchées l'ont fait entrer dans l'Histoire. Pour Clemenceau, la victoire sera amère. A Versailles, il ne réussit pas à imposer les vues de la France face à l'américain Wilson. Il devient le «Perd la victoire».

  • Voici le moment d'avoir du « discernement » (Apocalypse 13, 18). Cet avertissement de l'apôtre saint Jean est d'actualité en cette fin de millénaire où le retour du sacré, le foisonnement des sectes, jettent le désarroi dans les consciences. Comment situer la mystique par rapport à la théologie, à la métaphysique et à la poésie ? Le Dieu des mystiques est-il l'Absolu et l'Inconnu ?
    « S'engager dans la mystique » est-il un désir ou un risque ? La mystique aurait-elle quelque parenté avec l'érotisme, le monachisme et l'intégrisme ? La mystique est vertigineuse, comment résister à ses tentations ? Comment distinguer le goût du merveilleux et la grâce de l'émerveillement ? Enfin la mystique a-t-elle son langage et sa méthode ?
    Autant de questions qui imposent un discernement vigoureux pour éviter les dérives.

    L'illustration de la couverture reproduit le polyptyque de Roger van der Weydan (1464) des Hospices de Beaune. L'archange saint Michel pèse les âmes lors du Jugement dernier, mais c'est à tout moment de l'histoire de l'humanité et à tout moment de chaque existence personnelle que s'opère le discernement.

  • De juillet à novembre 1916, un million de soldats britanniques, allemands et français, tombent, morts ou blessés, dans la boue du front de Somme. Pourtant en France, cette bataille a longtemps été oubliée, presque éclipsée, comme si l'on avait honte des deux cent mille poilus qui ont perdu la vie dans la plaine picarde. Le 1er juillet 1916, les armées britanniques et françaises lancent une offensive d'une ampleur sans précédent sur le front de la Somme entre Bapaume, Péronne et Chaulnes.
    C'est la grande attaque de 1916 voulue par les généralissimes anglais et français, Haig et Joffre et retardée par la bataille de Verdun. Au premier instant, la vague se brise : trente mille hommes sont tombés à la première heure, soixante mille au premier jour, un par soixante centimètres de front. Le massacre va pourtant se poursuivre jusqu'au 28 novembre. Pierre Miquel raconte l'histoire de cette bataille oubliée, qui fit plus de morts qu'à Verdun : 1 million deux cent mille tués et blessés.
    Les lourdes pertes de la bataille ont eu pour conséquence le limogeage de deux illustres généraux français, Joffre et Foch, et celui de l'Allemand Falkenhayn.

  • La butte sanglante

    Pierre Miquel

    Comme Verdun ou les Éparges, Vimy compte parmi les pages les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. Parce que la ville domine et protège Lens, ses mines et ses terrils, les Allemands en ont fait une forteresse imprenable.
    Attaquer cette position relève de l'impossible, mais Pétain en donne l'ordre : en mai 1915, il lance sa division marocaine au coeur des lignes ennemies. Au prix d'énormes pertes, la percée semble réussir. Joffre a promis des renforts, qui n'arriveront jamais. Plus de 130 000 hommes vont s'embourber dans ce succès militaire transformé en désastre par des erreurs de commandement.
    Parmi les rares rescapés, se trouvait un volontaire nommé Blaise Cendrars...

  • Histoire de la france

    Pierre Miquel

    • Fayard
    • 17 February 1976

    " J'ai pris un plaisir extrême et trouvé grand profit à une lecture que je conseille de faire d'affilée. A partir de quinze ans (avant même, si l'on est gourmand), et sans limite d'âge. " Ginette Guitard-Auviste, Le Monde " Ecrite dans un style vivant et familier, fourmillant d'anecdotes, voici une histoire bien faite pour nous rafraîchir la mémoire. " Le Nouvel Observateur " Admirable synthèse qui convoque à la tribune de l'Histoire la sociologie et l'économie, l'ethnographie et même la politique, afin d'éclairer en ces jours de remise en question la notion même de la France! " Le Bulletin du Livre " Un ouvrage qui offre à la fois toutes les garanties des meilleurs manuels et tout l'intérêt d'un merveilleux récit. " Robert Serrou, Paris-Match " Sobre, clair, efficace et complète, l'Histoire de la France de Pierre Miquel est à la fois livre de lecture et mémento. Elle rendra à ce double titre de grands services à tous ceux qui veulent commodément être renseignés sur les rois francs, les Années folles ou Azincourt... Et tout le reste! " Lire " Cette gigantesque fresque de l'histoire de notre pays a le mérite rare d'être claire et précise. L'auteur a su dégager, avec quelle habileté, les grandes lignes de l'épopée, ces siècles de rivalités et de luttes qui présidèrent à la naissance d'une nation: la nôtre. " Historama " Enfin une Histoire de la France originale, pratique à consulter et passionnante à lire " Journal des Instituteurs " Un manuel d'histoire pour tous ceux qui l'ont un peu oubliée pour tous ceux qui veulent l'apprendre sans s'ennuyer ", tel est le propos de l'auteur _ on devrait dire son pari. Un pari réussi. C'est clair, simple, complet, sans excès d'érudition, vivant comme la vie quotidienne. Indispensable dans une bibliothèque. " Claude Pasteur, Elle

  • La seconde guerre mondiale

    Pierre Miquel

    • Fayard
    • 24 September 1986

    Au printemps de 1940, ceux qui attendent les chars et les avions nazis sont essentiellement des Français. Ils ne disposent pour tout secours étranger que des avions livrés par l'Amérique, et de rares divisions britanniques. Le rôle de la Grande-Bretagne est surtout maritime: elle barre le pas de Calais et tient la mer du Nord. L'Occident compte sur les Français pour tenir la ligne Maginot.

    Nul ne peut cependant ignorer que la France, saignée à blanc par la dernière guerre, dispose de trop peu d'hommes jeunes pour résister à son puissant voisin: la classe 1936 ne compte que 165 000 conscrits contre 480 000, la même année, en Allemagne. Le Reich a désormais 85 millions d'habitants, dont il peut tirer 12 millions de soldats. Quelle que soit la valeur des combattants français (on se souvient dans le monde entier de la Marne et de Verdun), comment pourraient-ils résister à une masse d'hommes entraînés, fanatisés, bardés de chars et casqués d'avionsoe Les premiers interrogatoires de prisonniers allemands ont permis de mesurer la détermination de l'adversaire: il se battra de toutes ses forces.

    Les Français ont-ils la possibilité de sortir de leurs casemates pour prendre l'offensiveoe Nullement: Belges et Néerlandais sont neutres. Ils ont juré aux Allemands qu'ils construiraient des fortifications au sud de la Belgique pour s'opposer à tout envahisseur, quel qu'il soit.

    La France est donc la sentinelle sacrifiée du monde atlantique. En est-elle conscienteoe Ceux qui sont en permission au mois de mai ne montrent aucune hâte à rejoindre leurs corps. Personne ne s'attend à l'agression. Le 10 mai 1940, avant l'aube, les avions allemands par milliers, grondent au-dessus des lignes, de la Hollande à la frontière suisse. Cette fois, la guerre est déclarée.

    Pierre Miquel, agrégé d'histoire, professeur à la Sorbonne, producteur d'émissions (télévison, radio), a publié notamment chez Fayard, Histoire de la France, les Guerres de religion et la Grande Guerre.

  • La France n'est jamais prête pour la guerre.
    En 1940, ce sont les avions qui manquaient, en 1914 il s'agissait des canons lourds. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir des généraux. Dans ce nouvel ouvrage qui prolonge son travail monumental sur Les Poilus (Plon), Pierre Miquel s'attache à décrire les erreurs de commandement, aux conséquences humaines souvent tragiques, commises par certains de ceux qui ont dirigé la guerre de 14. " Le défaut moyen d'un général, écrit-il, ce n'est pas qu'il pense, mais qu'il veut être le seul à le faire.
    " En 1940, Gamelin pense ligne Maginot ; en 1914, le même Gamelin, bras droit de Joffre, pense offensive. Résultat : 250 000 morts en deux mois. Quelles que soient ses erreurs, aucun général ne sera jugé, et pas davantage les politiques qui lui ont accordé tous pouvoirs. Néanmoins, certains de ces militaires seront limogés ou placardisés. La liste est longue : Joffre, Foch, Pétain, Mangin, Nivelle... Le livre de Pierre Miquel montre de façon saisissante que, s'il était bon de fusiller des caporaux, les généraux avaient, eux, droit à des égards, même s'ils s'étaient parfois lourdement trompés.
    S'appuyant sur des archives inédites et des témoignages nouveaux, cet ouvrage apporte des révélations saisissantes sur l'une des pages les moins glorieuses et les plus soigneusement occultées de la guerre de 14.

  • La Liturgie est un monde qui nous demeure mystérieux « L'homme y passe à travers des forêts de symboles qui l'observent avec des regards familiers » écrit Baudelaire. Celui qui veut y pénétrer en logicien s'y perd vite.
    Et la Bible est tout aussi déconcertante pour un esprit théorique : il n'y a pas un mot abstrait dans la Bible. Elle est un livre d'images, un livre d'histoires.
    Etre un contemplatif ce n'est pas avoir des visions, mais une vision nouvelle des choses, un regard neuf ; spontanément toute chose, toute personne, tout événement de la vie est une rencontre de Dieu, un signe de Dieu. La vie spirituelle est aussi, d'abord attention au réel. C'est à travers lui que le Seigneur nous parle. A nous de savoir l'entendre.
    La théologie est peut-être une science, mais la contemplation est l'art d'écouter et de voir.
    A une époque où la théologie met en question son langage, où pourrait-elle mieux trouver ses expressions que dans ces « deux sources de notre morale et de notre religion » : la Bible et la Liturgie ?
    Au fil des fêtes liturgiques marquantes de l'année - Noé1. Epiphanie. Pâques. Ascension. Pentecôte, Assomption, Toussaint le P. Pierre Miquel, Abbé de Ligugé, présente, dans cet esprit, une série de réflexions et de méditations qui constitue un florilège varié et complet d'homélies pour notre temps.

  • Les religions connaissent souvent à côté d'un Dieu-Père une Déesse-Mère.
    Dans la Révélation biblique Dieu est à la fois paternel et maternel. Dieu est appelé plus souvent Époux que Père. L'épouse de Dieu, c'est Israël ; l'épouse du Christ, c'est l'Église.
    Le Fils n'a pas supplanté le Père, mais au contraire il se réfère sans cesse à lui. Il n'y a donc pas à opter entre théocentrisme et christocentrisme.
    La mort du père constatée par les psychologues est l'expression d'une crise d'adolescence au niveau de la foi comme au niveau des relations familiales.
    Dom Pierre Miquel, abbé émérite de l'Abbaye Saint-Martin de Ligugé, est actuellement délégué auprès des communautés et groupes charismatiques du diocèse de Paris.
    Dieu n'est ni le Dieu du buisson ni le Dieu de la montagne, comme dans le folklore, car le Créateur se révèle par la création sans s'identifier à elle. Il n'est pas non plus « l'Être en tant qu'être)} des philosophes. Il se définit non en lui-même mais en relation avec ses adorateurs : il est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob et il promet à Moïse d'être « avec lui » (Ex. 3, 1-15).

  • On peut relever dans le Nouveau Testament plus de quarante titres donnés au Christ, soit pendant sa vie terrestre, soit après sa résurrection. Ces titres ayant été interprétés par les hérésies des premiers siècles, les Conciles ont dû en préciser la portée exacte, tout en respectant le mystère du Christ qu'aucune définition ne peut cerner.
    L'Incarnation suscite des questions auxquelles l'histoire et la philosophie ne peuvent répondre : seule la foi peut, après une enquête qui dépasse le fidéisme, accéder au mystère. Le Christ en tant que vrai Dieu est Révélateur du Père, mais en tant que vrai homme, il est aussi Révélateur de l'homme nouveau.
    Dom Pierre Miquel, abbé émérite de l'Abbaye Saint-Martin de Ligugé, est actuellement délégué auprès des communautés et groupes charismatiques du diocèse de Paris.
    Dès les origines chrétiennes le poisson a été présenté comme le symbole du Christ. L'anagramme ichtus (??T?S) (Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur) le définit dans sa relation au Père et dans sa fonction par rapport aux hommes.

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  • Reconnue, célébrée et collectionnée avec passion, l'oeuvre de Narcisse Diaz de la Peña a su séduire ses contemporains les plus illustres, Delacroix, Renoir, Van Gogh, et demeure aujourd'hui incontournable pour tout collectionneur ou collection du XIXe siècle. Paysagiste et peintre de genre, de l'Orient, de nus, de fleurs et de chiens en sous-bois, Diaz laisse une oeuvre considérable et extrêmement variée, réalisant une synthèse originale entre le paysage barbizonien et le goût orientalisant et de frivolité de son époque.
    Chef de file et pilier, avec Théodore Rousseau, de l'École de la Nature, son oeuvre - où la forêt est omniprésente - traduit l'enchantement joyeux de la réverbération de la lumière. Admiré par Monet et Monticelli sur lequel il exerce une énorme fascination, artificier de la lumière et de la couleur, le peintre profile à travers son oeuvre une manière encore inédite d'appréhender la lumière. Tachiste, il use de l'imprécision volontaire de la forme dans son détail en juxtaposant les couleurs, désagrégeant l'effet lumineux en séparant chaque touche. Pré-impressionniste, grand virtuose de la palette, Diaz éblouit l'oeil par toutes les séductions de la lumière et l'envoûtement d'un grand coloriste.

  • Les guerres de religion

    Pierre Miquel

    • Fayard
    • 4 February 1980

    Du premier martyr protestant _ en 1523 _ au dernier pasteur persécuté _ à la fin du XVIIIe siècle _ l'affrontement des deux religions, la catholique et la réformée, fit des centaines de milliers de victimes dans toutes les régions de France, et pas seulement à Paris: les villes, les villages et jusqu'aux familles étaient divisées. Dans les deux partis, l'enchaînement de la peur et de la violence conduisait aux pires excès. Le lent combat des huguenots pour la liberté, la longue marche des catholiques pour la réforme de l'Eglise ont touché de près tous les Français, dans le flamboiement sauvage du XVIe siècle. Les idées de Luther et de Calvin n'ont pas apporté que la guerre et la torture. Elles ont fait entrer les Français, à toute allure, dans le monde moderne où chacun choisit et défend passionnément sa religion, au péril de sa vie: un monde d'intolérance et de passion qui redevient étrangement actuel.

    Pierre Miquel, agrégé d'histoire, professeur à la Sorbonne, producteur d'émissions (télévision, radio), a publié notamment chez Fayard, Histoire de la France, la Grande Guerre et la Seconde Guerre mondiale.

  • La grande guerre

    Pierre Miquel

    • Fayard
    • 19 October 1983

    " La guerre, dit Alain, naît des passions. Assurément, celle de " 14-18 " ne peut se réduire à un jeu de causalités politiques ou économiques. Aujourd'hui encore, elle n'a pas fini de susciter des réactions passionnelles, que l'on parle des mutineries françaises ou des crimes de guerre allemands. On ne met pas impunément en ligne des millions d'hommes sans que, dans toute l'Europe, les traces n'en soient profondément inscrites dans plusieurs générations.

    La " grande " guerre était déjà " totale " et doit être envisagée aujourd'hui comme telle. Elle a eu, dans l'horreur, un rôle pionnier. Les innovations " scientifiques " de la civilisation industrielle ont permis d'envoyer sans crier gare de nombreuses victimes au fond de l'Océan, dans les hôpitaux des gazés par milliers, dans les camps de concentration les premiers déportés et les populations " déplacées ", sans oublier le " génocide " des Arméniens. De ce point de vue, la Grande Guerre n'est pas du XIXe siècle, elle est bien du nôtre, de l'atroce XXe siècle.

    On l'appelle aussi " Première Guerre mondiale ". Elle le mérite à plus d'un titre. D'abord parce qu'elle a justifié en partie la prédiction de Lénine: elle a bien engendré la révolution _ dans un seul pays, il est vrai. Ensuite, parce qu'elle a fait franchir l'océan à près de deux millions d'Américains, ce qui, pour les adeptes de la doctrine de Monroë, constituait une première.

    Le propre de cette guerre est d'avoir confronté, plus que rapproché dans la mort, des peuples jusque-là dominés par des " empires " ou des " alliances " plus ou moins inégales. Ce que l'on appelle, d'un mot peu clair, l' " impérialisme ", tenait, en 1914, les peuples d'Europe et du Moyen-Orient dans un carcan serré de contraintes. Le carcan, avec la guerre, a volé en éclats.

    La Grande Guerre a éveillé, contre les rapports inégaux de peuples inégaux, un formidable désir de liberté. De ce point de vue aussi, elle est résolument moderne. Ajoutons que, pour nous, elle reste par excellence une guerre française. Notre peuple a participé jusqu'à l'épuisement, avec un étonnant esprit de sacrifice, mais aussi avec une efficacité cardinale, à un grand mouvement de l'histoire. " Pierre Miquel, agrégé d'histoire, professeur à Paris-Sorbonne, est producteur d'émissions (télévision, radio). Il a publié, notamment, chez Fayard, Histoire de la France, Les Guerres de religion, La Seconde Guerre mondiale et Les Hommes de la Grande Guerre.

  • Vincent de paul

    Pierre Miquel

    • Fayard
    • 25 September 1996

    Comment Vincent de Paul, fils d'un petit paysan de Pouy, près de Dax, est-il devenu l'une des figures les plus célèbres de son temps et de l'Histoire, un saint assurément pas comme les autres, dont la canonisation sera d'ailleurs singulièrement difficileoe Dans un XVIIe siècle marqué par les guerres, les famines et les pestes, mais aussi par la Contre-Réforme et le renouveau de la foi catholique en lutte contre toutes les hérésies, il est celui qui parvient à se faire le confident des plus grands en même temps que l'ami des pauvres.

    Grâce à ses protecteurs _ parmi les plus illustres familles: les Gondi, les Marcillac _, lui-même persuadé que le message du Christ ne peut être entendu qu'une fois les plus grandes souffrances soulagées, il s'emploie à pratiquer la charité, fondant les Lazaristes et lançant des missions dans les pires lieux de misère, non seulement en France mais aussi aux quatre coins du monde. Avec ses missionnaires et grâce à l'aide précieuse des femmes _ qu'il fait sortir des couvents pour les envoyer sur les chemins de misère _, il porte secours sans relâche, tout au long de sa vie, aux indigents et aux affamés, aux galériens et aux esclaves, aux malades et aux prisonniers, aux enfants abandonnés et aux paysans pillés, qui tous deviennent des assistés du Christ.

    Car la force du combat de Vincent de Paul, en même temps que sa singularité, est là: dans la foi extraordinaire qui l'a accompagné jusqu'à son dernier souffle.

    Pierre Miquel, agrégé d'histoire, professeur à la Sorbonne, est l'auteur de nombreux ouvrages tels que Histoire de France, Les Guerres de religion, La Grande Guerre, parus chez Fayard.

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