• Un beau matin, un étudiant en philosophie se fait aide-berger. Ce premier été en alpage va changer sa vie. De la solitude des estives à la conscience politique, des Alpes au Mexique, d'une nature rêvée vierge à une nature saturée de conflits sociaux : ce récit initiatique simple et lumineux nous fait partager l'apprentissage d'une décennie à l'école de la montagne.
    À quelles conditions le monde peut-il cesser d'être un décor et redevenir un foyer ? Dans la lignée d'un Edward Abbey, Pierre Madelin livre ici un récit plein de fraîcheur, de gravité et d'humour.

    Des Alpes au Chiapas, de la nature à la politique : un récit initiatique d'écologie.

  • Un nombre croissant de chercheur.e.s imputent la responsabilité de la crise écologique à la « civilisation ». La domestication des plantes et des animaux aurait été à l'origine non seulement de la destruction de la nature, mais aussi des premières hiérarchies au sein des sociétés humaines. En quoi ces théories primitivistes pourraient nous aider à affronter la crise écologique actuelle et à en sortir ? Est-il raisonnable d'administrer le remède qu'elles prescrivent ? Soit les sociétés humaines seraient condamnées à s'autodétruire, soit nous pourrions encore agir sur notre destinée collective et assurer notre salut en rétablissant les conditions édéniques de la vie préhistorique. Dans les deux cas, les théories primitivistes ne nous condamnent-elles pas à l'impuissance politique ?

  • Pour l'humanité, la crise écologique mondiale constitue sans doute le plus grand défi à relever de son histoire. Même si cette crise ne menace pas sa survie en tant qu'espèce, elle risque d'exacerber les inégalités et les conflits sociaux, de renforcer la concentration des pouvoirs politiques et de détruire durablement les conditions nécessaires à l'épanouissement des êtres humains. Comment réinventer une relation moins conflictuelle avec la Terre ? Pierre Madelin se livre ici à l'examen des possibilités « révolutionnaires » pour rompre avec « l'imaginaire de domination rationnelle du monde » qui nous a menés au bord du gouffre. Cet imaginaire, lié à l'avènement de la science et de la philosophie modernes (Francis Bacon, René Descartes...), a abouti à un arrimage de la nature à la technique, une métaphysique du progrès, une idéologie de la croissance et du développement, etc. Or, pour Madelin, « Nous étions persuadés de mener une guerre contre le monde pour notre propre bien, et nous découvrons que c'est à notre propre humanité que nous n'avons cessé de livrer bataille. » Il estime que cette transformation majeure de nos imaginaires demeurera impossible si elle ne s'accompagne pas d'une révolution sociale et politique. D'un point de vue politique, c'est le capitalisme qui doit être désigné comme l'ennemi à abattre parce qu'il est devenu le seul dispositif techno-économique encore porteur de cet imaginaire de domination rationnelle du monde. Sortie de la crise écologique et sortie du capitalisme peuvent donc être considérées comme synonymes, à condition que le capitalisme ne soit pas remplacé par un autre système porteur de ce même imaginaire.

  • Un beau matin, un étudiant en philosophie se fait aide-berger. Ce premier été en alpage va changer sa vie.

    De la solitude des estives à la conscience politique, des Alpes au Mexique, d'une nature rêvée vierge à une nature saturée de conflits sociaux : ce récit initiatique simple et lumineux nous fait partager l'apprentissage d'une décennie à l'école de la montagne.

    À quelles conditions le monde peut-il cesser d'être un décor et redevenir un foyer ? Dans la lignée d'un Edward Abbey, Pierre Madelin livre ici un récit plein de fraîcheur, de gravité et d'humour.

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