• À la mort de son père, le narrateur se retrouve seul, tel un enfant à la cinquantaine désabusée, et réalise qu'ils ne se sont jamais parlé. Les souvenirs reviennent alors, souvent amers : les cours de récréation, la polio, la France de l'après-guerre, les événements en Algérie, la faillite d'une petite librairie de quartier, les femmes qui passent... Peu à peu, il apprend à être orphelin et se réconcilie, un peu, avec la vie.
    Avec un détachement glacé et un style à la fois pudique et acéré, Pierre Drachline refuse toute complaisance dans ce roman doux-amer dont le héros, écorché vif, nous touche au plus profond de notre être.


  • Tomi Ungerer à propos de Margaret Thatcher : «Le premier cas de
    vache folle en Angleterre.»
    «Théodore de Banville : "Ramasseur attentif de tout crottin poétique."»
    Léon Bloy.
    «Je préfère le méchant à l'imbécile, parce que l'imbécile ne se repose
    jamais.» Alexandre Dumas.
    L'humour est incompatible avec toute forme d'aménité. Pour preuve,
    1 600 citations de personnalités contemporaines et historiques dont
    l'acidité réjouit. Hommes d'État, politiciens, écrivains, artistes et
    humoristes affûtent leurs piques et touchent leurs cibles en plein
    coeur. Pierre Drachline nous offre une invitation à ne plus se priver du
    bonheur de la méchanceté.


  • L'île aux sarcasmes

    Pierre Drachline

    Il est des êtres si étranges et si effarés qu'il est impossible de les réduire à un portrait. Telle est l'amante. Son compagnon l'observe depuis des années sans espoir de ne jamais la comprendre. Elle a éveillé sa vie qui, jusqu'à leur rencontre, somnolait derrière des montagnes de livres. Ils n'ont pas de quotidien, juste des embrasements. Il n'est pas étonné par sa décision de fuir les agressions du monde en se réfugiant dans une maison isolée sur une île de l'Atlantique. Désormais, elle vivra sans téléphone, ni radio, ni télévision, ni journaux. À l'abri des pollutions.
    L'amante s'offre dès lors aux caprices du vent et de la pluie, elle éprouve la tentation d'avancer dans l'océan. Les visites de son compagnon sont comme des parenthèses de la solitude. Une tempête, en dévastant l'île, comblera leur goût du désordre. Ils reconnaîtront en elle l'insurrection de la beauté qu'ils attendaient depuis leur première étreinte.

  • Borinka

    Pierre Drachline

    La bouquinerie "Aux invendables" est à l'image de Paul, le libraire, qui a voulu faire de son antre « un refuge pour auteurs oubliés avant qu'ils ne meurent ». Ce misanthrope en mal de fraternité verra bientôt sa vie enchantée après sa rencontre avec Borinka, un vieil homme au comportement d'enfant immortel qui a fait de la provocation un art de vivre. Cette amitié faite d'orages, de rires et d'outrances a pour terrain de jeux Paris. Une ville qu'ils voudraient réveiller afin qu'elle redevienne une cité turbulente où le mystère se réinvente à chaque coin de rue. Dans ce nouveau roman aux accents nostalgiques, la voix de l'écrivain, ici encore, distille son nectar empoisonné. Un magistral chant d'amour à la vie traversé d'ombres et de lumières.

  • Des êtres se rencontrent qui n'auraient sans doute jamais dû se croiser.
    Ils n'ont rien en commun sinon, peut-être, une certaine manière de se tenir à l'écart des flux et des reflux de l'air du temps. ils ne sont les contemporains que de leur mélancolie. misanthrope, atrabilaire, collectionneur de mauvaises nouvelles et amateur d'autodérision, le mortimiste vit de ses rentes. Il a pour seule distraction quasi quotidienne de suivre les enterrements de personnes qu'il ne connaissait pas.
    Lors de l'une de ses escapades dans un cimetière, il rencontre une jeune femme qui, elle aussi, assiste en dilettante à une mise en terre. Cette passante à la fragilité éblouissante, le mortimiste la surnomme l'enchantée, en souvenir des sorcières brûlées sur les bûchers de l'inquisition. La mémoire de l'enchantée est riche de la voix d'un vieil homme, un joueur professionnel, dont elle a été l'accompagnatrice durant une dizaine de jours lors d'une dérive crépusculaire.
    Ces trois personnages, habités par un imaginaire sarcastique et fantasmatique, crachent avec allégresse sur une époque dont la vulgarité les désole. ils sont pétris de contradictions et d'humanité blessée. ils se rêvent plus qu'ils ne vivent, conscients que " les souvenirs sont des faux témoins ". Dans ce roman iconoclaste, on retrouve avec bonheur la plume acérée, sertie de diamants d'humour noir, de Pierre Drachline.

  • Avec la conviction et l'humour qui furent les siens, Pierre Drachline explore le monde de la désillusion et de la supercherie contemporaines. Les fausses valeurs, les consensus mous et la tiédeur généralisée sont passés par les armes d'une dérision salvatrice. Mais, derrière la grande farce du vide, l'essayiste rend aussi hommage à ses compagnons d'élection : les écrivains qui ont toujours sonné juste comme Louis Calaferte, Jean Schuster, Jean-Claude Pirotte, les poètes à la marge du monde tels Stanislas Rodanski, Jean-Daniel Fabre, les livres qu'il a aimés et qui l'ont accompagné jusqu'au bout du chemin. Cet essai, le dernier écrit, dont il a mis le point final juste avant sa mort, n'est pas un testament. L'auteur ne lègue que sa lucidité du désespoir et le bonheur de pouvoir encore en rire. Une charge, une décharge, une surcharge, un sourire dévastateur dans la lueur du noir. Un diamant intemporel.
     

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  • « On ne peut rien pour un peuple épris de sa servitude », écrivait Georges Darien dans La Belle France au début du siècle dernier, quelques années avant que les peuples européens jouissent de la grande boucherie patriotique de 14-18.

    L'homme est le seul animal avide d'être dressé, d'où une sourde nostalgie de l'esclavage. Aujourd'hui, l'économie cannibale prospère sur les crises qu'elle crée et entretient. Les hommes, et singulièrement les Français, ne se révoltent pas. Au contraire, ils réclament à cor et à cri toujours plus de servitudes, d'État, de règlementations. Chaque nouvelle interdiction limitant le libre arbitre de l'individu suscite un orgasme citoyen. Le troupeau, nourri au principe de précaution, a le goût de l'abattoir. Chacun, barricadé derrière son nombril, réduit l'Histoire à sa misérable personne. Dans les villes, le « bobo », sorte de termite, incarne le triomphe de l'abjecte idéologie de la dérision et son racisme anti-pauvres.

    L'époque est celle des impostures médiatiques. Les « indignés », ravis de la crèche découvrant la nocivité du capitalisme, les organisations caritatives enseignant aux défavorisés la passivité, les insoumis certifiés conformes de toutes les fausses révolutions, les écologistes vendant des peurs collectives après les religions, les ouvriers se battant pour préserver les outils de l'oppression au lieu de les détruire, etc.

    L'auteur prône le retour à la primauté de l'individu, au choix de la vie contre la marchandise. Un rappel au désordre.

  • "Surréaliste !" Tel est l'adjectif qu'emploient le plus souvent, aujourd'hui, journalistes et hommes politiques pour qualifier un événement ou une idée qui dépassent leur entendement. Au-delà d'un mot tombé dans le domaine public et des gloses universitaires, il était utile de revenir à l'essentiel, c'est-à-dire aux textes eux-mêmes.



    Surréalistes et dadaïstes écrivaient comme ils giflaient les importuns qui s'interposaient entre eux et la vie. Leurs cibles sont toujours, hélas, d'une affligeante actualité : l'ordre, l'État, les religions, l'armée, la police, la laideur, la loi de l'argent...



    Plus de mille citations de cent vingt écrivains, tant français qu'étrangers, prouvent que les années n'ont pas eu de prise sur l'esprit surréaliste et dadaïste. Impertinence, provocation, autodérision et humour noir soufflent dans ces lignes qui sonnent comme un indispensable rappel au désordre.

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  • Du fond de son cercueil, le narrateur, personnage d'un certain âge, misanthrope, cynique et qui a une passion pour la boisson, sait qu'il lui reste une heure à vivre. A mi-chemin entre la vie et la mort, les souvenirs vont bon train. Bientôt tous les êtres qui ont animé sa vie, défilent devant lui...


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