• Après L'Usure de l'âme, voici celle-ci râpée Jusqu'à la corde. L'âge est entré en jeu dans un corps demeuré fidèle mais m'a rendu plus intolérant aux impostures qui m'entourent : la gredinerie félonne de politiques bouffons et leur crasse ignorance des vérités biologiques - si dommageable à à leur soi-disant direction des êtres ; la désinformation qui, sous des façons cauteleuses, dérive le pays dans une ambiance puamment d'Est ; la tyrannue culturelle, les idéologies, les "philosophades" ; et la psychanalyse qui a perverti mon métier en faisant souffrir enfants et parents sous mes yeux.

    Cependant, le mémorialiste que je suis ne dispense qu'un désenchantement gaillard. Il me fallait incanter mon jugement sur le monde à la fin du voyage - mais avec ironie, dérision et cette grande santé de la bonhomie qui m'autorise à révéler des duperies ignorées.
    P.D.R.

  • Dans ce nouvel essai au titre explicite et à la démarche volontairement polémique, Pierre Debray-Ritzen met en cause la psychanalyse. L'accusant d'être une idéologie devenue avant tout phénomène culturel au discours séduisant, il lui dénie le statut scientifique puisque, dit-il, elle ne s'appuie sur aucune expérience réelle ni aucuns résultats codifiés.
    Aussi dénonce-t-il les superstitions inculquées par la psychanalyse : le déterminisme psychique émanant de la sexualité infantile ; les faux éclaircissements du psychisme basés sur des mots incertains ; la démonstration par le symbole ; la prétention à établir la cause encore inconnue de maintes affections psychiatriques que Pierre Debray-Ritzen présente avec une grande clarté ; les illusions psychosomatiques ; le soi-disant blocage précoce des enfants ; enfin, l'utilité spécifique de la cure psychanalytique. Il reconnaît toutefois les bénéfices de tout ce qui enrichit les relations interhumaines et voit notamment dans l'art une source d'épanouissement psychologique irremplaçable.
    Membre de la Société de neurologie et correspondant de l'Institut, Pierre Debray-Ritzen a conduit de front sa carrière médicale et son oeuvre littéraire. Créateur du service de neuro-psychiatrie infantile de l'hôpital des Enfants-Malades, qu'il a dirigé pendant quinze ans, il était particulièrement bien placé pour faire le constat des abus et le procès d'une pratique devenue dogme universel.

  • Qui pouvait mieux qu'un homme de science doublé d'un homme de lettres éclairer la vie et l'oeuvre de Claude Bernard, dont l'Introduction à l'étude de la médecine expérimentale fut étudiée par des générations de lycéens ?

    Créateur du service de neuro-psychiatrie infantile de l'hôpital des Enfants-Malades qu'il a dirigé pendant quinze ans, écrivain libre de toute école de pensée et pourfendeur de tout dogmatisme, auteur notamment de La Psychalalyse, cette imposture, le professeur Pierre Debray-Ritzen retrace le cheminement d'un homme issu d'un milieu modeste et paysan, qui réussit à devenir médecin puisphysiologiste en bouleversant les conceptions de la vie. Souvent taxé de scientisme, Claude Bernard refusa au contraire tout engagement philosophique, renvoyant dos à dos "matérialisme" et "vitalisme" pour insister sur le doute expérimental et sur le rôle de la théorie comme de l'imaginaire, au crible de l'expérience.

    Une biographie passionnate qui contribue à mettre sa vraie place - celle d'un Newton - un génie scientifique dont les travaux inaugurèrent un nouvel état de l'humaine raison.

  • Plus que jamais, ici, sur les plus grands sujets, le Professeur Debray-Ritzen joue franc jeu, avec la fougue d'un spadassin. Contre l'"orgue à logos" (heureuse formule pour stigmatiser les fadaises de la verbosité contemporaine) il déchaîne son humour féroce en appliquant son bon sens méthodique. Ses maîtres sont Claude Bernard, Tchekhov, Arthur Koestler. Il aime la médecine, la peinture, la musique, l'art littéraire, la nature, les enfants, sa femme, le vin blanc... Il n'aime pas "les kapos de la culture", la tyrannie des modes, les politiques, "les philosophies", les idéologies, les révolutionnaires, les cuistres et les piètres détracteurs de l'homme. Il vénère l'indépendance de l'esprit ainsi que la raison fondée sur les révélations scientifiques. Il appelle de tous ses voeux le salut que pourra donner au monde l'entreprise des ordinateurs... En même temps il s'émeut des oeufs de Pâques cherchés par ses petits-enfants au flanc des collines. De bout en bout, son livre se déroule dans une ambiance de rêve, tour à tour cocasse et poétique, ponctuée de dialogues avec Passepartout, son complice imaginaire qui introduit auprès de son maître ses différents adversaires, avec un flegme désarmant.

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  • Au temps de l'engagement et pour le justifier, Sartre avait distingué, d'un côté, musique, sculpture, peinture, poésie; de l'autre, la prose qui s'affaire aux « significations » et doit servir. Quelle division factice !

    Cependant Lawrence Durrell devait écrire : « Chaque sens supporte un art. » Et sur le clavier des sens pouvait se définir une échelle des arts dans une continuité : du plus viscéral au plus intellectualisé, de l'art des parfums à l'art littéraire.

    Voilà qui répond mieux aux nervures de l'être comme à la nature de notre cerveau ; en désignant ces racines sensibles et cette charge affective qui sont à l'origine instinctive de tout art.

    P. D-R.

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  • Pour l'avoir eu comme compagnon pendant des mois et pour l'avoir mêlé à des personnages historiques, je me demande si Tycho n'a pas vraiment vécu, nous livrant ses cahiers sur une grève de Hollande, un des derniers soirs d'août 1702.En tout cas, lui ou d'autres ont connu ses transports, le flux et le reflux de ses doutes, les horreurs de ce monde en même temps que les douces cajoleries que dispense la nature...Dans ses voyages manqués, les épidémies, la guerre, une époque sectaire, sa prison, Tycho s'est maintenu à flot grâce à l'art et l'amour, ces gentils accordeurs de l'humaine condition.Peut-être a-t-il conçu son oeuvre en cherchant à définir ce qu'est la création, comme je l'ai fait moi-même ? Sans doute a-t-il pesé, à la fin de son siècle, les apports du savoir ?...N'importe ! en dépit de ses adversités il a sans cesse quêté l'exalté sentiment de notre vie qui passe, avec les jeux de sa plume, comme de son pinceau.P.D.-R.

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  • Pour l'avoir eu comme compagnon pendant des mois et pour l'avoir mêlé à des personnages historiques, je me demande si Tycho n'a pas vraiment vécu, nous livrant ses cahiers sur une grève de Hollande, un des derniers soirs d'août 1702.En tout cas, lui ou d'autres ont connu ses transports, le flux et le reflux de ses doutes, les horreurs de ce monde en même temps que les douces cajoleries que dispense la nature...Dans ses voyages manqués, les épidémies, la guerre, une époque sectaire, sa prison, Tycho s'est maintenu à flot grâce à l'art et l'amour, ces gentils accordeurs de l'humaine condition.Peut-être a-t-il conçu son oeuvre en cherchant à définir ce qu'est la création, comme je l'ai fait moi-même ? Sans doute a-t-il pesé, à la fin de son siècle, les apports du savoir ?...N'importe ! en dépit de ses adversités il a sans cesse quêté l'exalté sentiment de notre vie qui passe, avec les jeux de sa plume, comme de son pinceau.P.D.-R.

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  • Après L'Usure de l'âme, voici celle-ci râpée Jusqu'à la corde. L'âge est entré en jeu dans un corps demeuré fidèle mais m'a rendu plus intolérant aux impostures qui m'entourent : la gredinerie félonne de politiques bouffons et leur crasse ignorance des vérités biologiques - si dommageable à leur soi-disant direction des êtres ; la désinformation qui, sous des façons cauteleuses, dérive le pays dans une ambiance puamment d'Est ; la tyrannie culturelle, les idéologies, les « philosophades » ; et la psychanalyse qui a perverti mon métier en faisant souffrir enfants et parents sous mes yeux.

    Cependant, le mémorialiste que je suis ne dispense qu'un désenchantement gaillard. Il me fallait incanter mon jugement sur le monde à la fin du voyage - mais avec ironie, dérision et cette grande santé de la bonhomie qui m'autorise à révéler des duperies ignorées.

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  • Conquis par André Brahic à la télévision, où la richesse de ses talents didactiques mettait sa haute science à la portée de l'honnête homme, Pierre Debray-Ritzen a voulu le connaître, l'écouter et l'interroger. De leurs rencontres sont sorties ces Conversations claires et passionnantes, la meilleure initiation qui soit aux étonnantes révélations de l'astronomie moderne... depuis la Terre dans le système solaire et notre Galaxie jusqu'à l'univers extra-galactique, en son étrange expansion.

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