• Sur le modèle de ses Entretiens avec Francis Bacon ( Folio essai n° 289, ventes nettes à ce jour : 41114 exemplaires) , Michel Archimbaud s'entretient avec l'un des plus grands et des plus prestigieux musiciens de notre temps. Mais aussi l'un des plus « abstraits » dit-on :
    Il est bien difficile de trouver dans sa musique, comme il l'avoue lui-même, des éléments un tant soit peu personnels, « l'arrière-histoire » , aurait dit René Char, de l'une des démarches créatrices les plus radicales du siècle.
    Ces conversations à bâtons rompus sur la musique, et plus largement la culture, permettent au lecteur de découvrir derrière l'austère théoricien, le polémiste véhément, le chef admiré et mondialement connu, un homme passionné et chaleureux que l'amour de la musique et de la vie sous toutes ses formes constamment anime.
    Point n'est besoin de grandes connaissances musicales : ceux qui sont déjà familiers de l'oeuvre y retrouveront le rythme de la phrase de Boulez, le martelé de sa voix, l'ardeur de son propos.
    Les autres, grâce aux qualités didactiques bien connues du musicien et à l'enthousiasme communicatif de sa conversation, suivront le parcours d'un créateur solaire et trouveront des repères pour la musique d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

  • Ce livre rassemble des conférences données à Darmstadt au début des années 60 alors que Boulez élabore Pli selon Pli. Elles correspondent à ce qu'écrivait naguère de Boulez son ami Michel Foucault : «L'essentiel pour lui était là : penser la pratique au plus près de ses nécessités internes sans se plier, comme si elles étaient de souveraines exigences, à aucunes d'elles. Quel est donc le rôle de la pensée dans ce qu'on fait si elle ne doit être ni simple savoir-faire ni pure théorie ? Boulez le montrait : donner la force de rompre les règles dans l'acte même qui les fait jouer.»

  • De 1975 à 1995, Pierre Boulez a occupé au Collège de France la chaire « Invention, technique et langage ». Le présent volume présente l'intégralité des leçons que le compositeur et chef d'orchestre y a présentées.
    Comment naît l'idée musicale ? Comment passe-t-on de l'idée à sa réalisationoe Quels sont, dans l'acte d'invention, les rapports entre le métier et l'imaginationoe La mémoire risque-t-elle d'occulter la création ? Peut-on parler d'authenticité en musique ? Et quand le compositeur peut-il considérer qu'une oeuvre est terminée oe
    Cet ouvrage, véritable somme de la réflexion d'un des créateurs les plus importants du XXe siècle qui est aussi un authentique penseur de la musique, est imprégné de la familiarité profonde de Pierre Boulez avec les grands compositeurs de la modernité (Debussy, Stravinsky, Berg, Varèse,
    Bartók entre autres), mais aussi de ses classiques de prédilection (Bach, Wagner). Et dans Leçons de musique, il tient à haute voix le journal de son métier de compositeur.
    Dans ce livre incontournable pour les musiciens et les mélomanes, Pierre Boulez lève ici un coin sur ce « noyau infracassable de nuit » d'où surgit la composition musicale.

  • Les oeuvres et les idées de Mallarmé ont joué un rôle majeur dans l'évolution de Pierre Boulez : fasciné par le poème intitulé Un coup de dés, qu'il envisagea de mettre en musique à la fin des années quarante, il fut influencé par sa conception du Livre pour sa Troisième Sonate et pour Pli selon pli.
    Cette dernière couvre, objet du présent livre, apparaît comme un aboutissement et une apothéose. Parallèlement, Boulez poursuivait une réflexion théorique qui culmina, au même moment, avec son ouvrage Penser la musique aujourd'hui. Les auteurs de ce livre consacré à l'une des oeuvres majeures de la musique des cinquante dernières années, présentent différents aspects de cette vaste composition, ainsi que la place qu'occupe la réflexion théorique chez Boulez.
    Un texte sur les rapports de Mallarmé avec la musique complète cet ouvrage, qui s'ouvre sur un entretien inédit avec Pierre Boulez.

  • Publié à l'occasion des quatre-vingts ans de Pierre Boulez (26 mars 1925), Regards sur autrui constitue le deuxième volume de l'édition complète de ses articles. Il permettra aux mélomanes et amateurs de musique de se familiariser avec des oeuvres fondamentales à travers le témoignage de première main d'une des figures marquantes du XXe siècle musical qui s'est illustré non
    seulement par ses oeuvres, mais aussi comme chef d'orchestre. Tout d'abord, des opéras : la Tétralogie et Parsifal de Wagner, Pelléas et Mélisande de Debussy, Wozzeck et Lulu de Berg. Il s'attache ensuite à tous ceux qu'il a été amené à diriger en concert et sur disque : quelques « anciens » (Bach, Berlioz, Mahler), le « cortège des ancêtres » (Debussy, Schönberg, Bartók,
    Stravinsky, Webern, Varèse, Berg, Messiaen), ses contemporains (Ligeti, Nono, Berio, Stockhausen et bien d'autres).

  • Dans cet ouvrage collectif placé sous la direction de Jean-Louis Leleu et Pascal Decroupet, la musique de Pierre Boulez est approchée de façon à la fois analytique et esthétique : l'approche rigoureuse du langage musical conduit à des réflexions sur ses enjeux.
    Les différents auteurs nous font entrer dans l'atelier du compositeur, éclairant ses procédés d'élaboration, les mutations d'une oeuvre à l'autre, l'évolution de sa pensée, les projets inaboutis et certains éléments qui l'ont influencé. Sont étudiées en détail des pièces comme le Livre pour quatuor, Le Marteau sans maître, la Troisième Sonate pour piano, Figures, Doubles, Prismes, Eclat/Multiples ou Rituel, mais aussi des pièces retirées.
    Il s'agit de contributions originales qui apportent une somme d'informations nouvelles et décisives pour la compréhension d'une pensée musicale ayant marqué en profondeur les cinquante dernières années. Pour qu'ils soient plus lisibles et plus faciles à consulter, les exemples musicaux et les fac-similés des manuscrits de Boulez ont été gravés sur le CD-ROM joint.

  • Pierre boulez n'est pas seulement le compositeur d'oeuvres marquantes du xxe siècle, le marteau sans maître, pli selon pli, répons, sur incises.
    C'est aussi l'un des plus grands chefs d'orchestre de sa génération : de l'opéra de paris à covent garden et bayreuth, du domaine musical à l'ensemble intercontemporain, il aura dirigé les orchestres les plus prestigieux : l'orchestre de la bbc, le london symphony orchestra, et les orchestres de berlin, chicago, cleveland, los angeles, vienne, new york. dans ces entretiens avec cécile gilly sur la direction d'orchestre, il évoque non seulement les grands moments de sa carrière comme chef, mais pénètre les arcanes du métier : l'apport des grands compositeurs-chefs d'orchestre (berlioz, wagner, mahler, strauss), le rapport entre son expérience de compositeur, la partition et le geste du chef, et l'enseignement de la direction.

  • « Paul Klee, bien souvent, est perçu comme l'artiste qui a tenté une transposition plastique de la musique. S'il ne fait pas de doute que sa formation musicale était des plus solides, que toute sa vie il a été passionné de musique, est-ce cet aspect de son oeuvre qui peut intéresser un musicien ? Le passage de l'une à l'autre technique est-il un leurre ? Voilà à quoi répond le livre de Pierre Boulez. Il découvre Klee en 1947, pendant le premier festival d'Avignon, alors qu'il a lui-même composé plusieurs oeuvres. Les toiles accrochées dans l'exposition organisée par Christian Zervos l'ont tout de suite impressionné. Ce n'est pas tant les correspondances musicales qui le frappent que les problèmes posés par le peintre et les solutions qu'il y apporte. Quelques années plus tard, lisant les cours du Bauhaus, la particulière intelligence de Klee lui deviendra encore plus évidente. Sans être inspiré le moins du monde par lui, il rencontrera chez Klee une réflexion sur le phénomène de la création qui rejoint ses propres préoccupations.
    Pierre Boulez ne pense pas qu'une quelconque traduction des formes musicales, surtout celles qui sont régies par les règles les plus strictes, puissent avoir une traduction picturale. Mais il est persuadé que tel type d'approche, telle manière de résoudre une difficulté dans les dimensions d'un tableau peuvent à profit se retrouver dans une autre discipline. Plus que tout, il admire le pouvoir de déduction du peintre, il souligne combien la réflexion à laquelle par là il a été lui-même conduit a, plus d'une fois, été une très efficace leçon de composition. » Paule Thévenin.

  • Ce qui se passe dans la tête du créateur, du compositeur, lorsqu'il crée, demeure encore inconnu. C'est ce « mystère » que se propose d'éclairer ce livre.

    La création artistique relève-t-elle de processus intellectuels et biologiques spécifiques ? Peut-on s'approcher au plus près de son mécanisme pour parvenir à comprendre comment un compositeur, un musicien, un chef d'orchestre, choisit de mettre ensemble telle et telle note, de faire se succéder tel et tel rythme, de faire émerger du neuf, de produire de la beauté, de susciter l'émotion ?

    La compréhension de ce qui se déroule dans le cerveau du compositeur lorsqu'il écrit Le Sacre du printemps ou Le Marteau sans maître est-elle possible ?

    /> Quelles relations peut-on établir entre les briques élémentaires de notre cerveau que sont les molécules, les synapses et les neurones, et des activités mentales aussi complexes que la perception du beau ou la création musicale ?

    Tenter de constituer une neuroscience de l'art, tel est l'enjeu de ce livre, qui procède d'un débat entre Jean-Pierre Changeux, le neurobiologiste, qui a fait du cerveau l'objet privilégié de ses recherches, et Pierre Boulez, le compositeur, pour qui les questions théoriques liées à son art, la musique, ont toujours été essentielles, et auquel s'est joint Philippe Manoury pour apporter son éclairage de musicologue.

    Un livre profondément nouveau. Un événement intellectuel.

  • Références culturelles croisées au début du XXe siècle : tel apparaît le thème du numéro d'automne de Tempus Perfectum. En effet, Karol Szymanowski, né dans la très catholique Pologne, revivifie son inspiration au contact des mythes et poèmes méditerranéens (Homère, Djalâl al-Dîn al Rûmî) issus des cultures païennes ou musulmanes. Parallèlement, Edward Elgar, minoritaire en terre anglicane, revendique son appartenance catholique et puise dans la pensée du cardinal Newman.
    Le chef d'orchestre-pianiste-compositeur Clément Mao-Takacs nous promène dans de brillantes variations odysséennes à propos des Métopes du compositeur polonais. Pierre Boulez a bien voulu nous donner avec spontanéité son point de vue à propos des partitions orchestrales de la même période szymanowskienne qu'il a dirigées.
    Le musicologue Bruno Moysan, célèbre pour ses travaux lisztiens mais féru de philosophie et d'histoire théologique, nous livre une riche analyse de la situation d'Elgar et de Newman dans l'Angleterre de leur temps, ainsi que de la convergence de leurs génies dans l'oratorio The Dream of Gerontius.

  • C'est toute une époque de la vie musicale française qui revit à travers cette correspondance: celle des années cinquante où une génération de compositeurs en quête de nouvelles références se trouva confrontée aux transformations radicales du langage musical sous l'influence des musiciens de l'ecole de vienne.

    Tel était le cas de pierre boulez, alors jeune créateur en pleine recherche, s'essayant également à la direction d'orchestre, désireux de remettre en question les habitudes en cours, tant d'un point de vue esthétique que pratique.

    Sa rencontre avec andré schaeffner (1895-1980) va se révéler extrêmement féconde. de trente ans plus âgé que lui, ethnologue de profession, musicien de formation, esthéticien d'une étonnante érudition, ouvert à tous les courants musicaux, celui-ci représentait tout à la fois le savoir et l'ouverture d'esprit dans des domaines alors peu explorés, où il jouait un véritable rôle de précurseur.

    L'ainé va ainsi remplir la fonction de passeur à l'égard du second, lui faisant découvrir la richesse des musiques non européennes et l'aider à porter un regard neuf sur certaines partitions-phares de la musique du xxe siècle.

    S'étalant sur quelque vingt années, leurs riches échanges trouvent un large écho à travers cette correspondance très importante pour la connaissance de la gestation de la pensée musicale de boulez. abondamment annotée afin qu'elle soit mieux située dans les divers milieux où évoluaient alors les deux correspondants, elle est complétée par les textes de leurs propres articles auxquels leurs lettres font souvent référence.

    De nationalité brésilienne, rosângela pereira de tugny est professeur de musicologie à l'université de belo horizonte. elle a écrit une thèse sur la musique de piano de boulez, stockhausen et john cage.

  • - Les avancées scientifiques de ces trente dernières années en médecine, biologie et neurosciences, ont bouleversé notre compréhension des mécanismes du fonctionnement du système nerveux et, en particulier, du cerveau de l'homme.
    - L'un des grands défis du siècle sera de comprendre les relations entre les briques élémentaire de notre cerveau et des activités aussi complexes que la perception du beau ou la création artistique.
    - Qu'est-ce que la musique ? Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ? Une neuroscience de l'art a-t-elle un sens ? Quel serait son programme de recherche ? Telles sont certaines des questions dont débattent ici un créateur pour qui les questions théoriques ont toujours été essentielles et un scientifique qui a fait du cerveau l'objet privilégié de sa recherche.

  • Sur commande

    4 Autres éditions :

empty