Belles Lettres

  • Ces deux oeuvres de Philostrate n'avaient encore jamais été traduites entièrement en français. Les biographies formant la première offrent beaucoup d'éléments historiques introuvables ailleurs. Les lettres fictives composant la seconde livrent un aperçu intéressant des représentations érotiques sous l'Empire romain.
    Dans ses Vies des sophistes, Philostrate établit une filiation entre les sophistes contemporains de Socrate et ceux qui, entre la fin du Ier siècle et le début du IIIe siècle après J.-C., en reprirent le titre ou le rôle, dans un contexte historique et social très différent. Conscient de ces écarts, Philostrate introduit une distinction qui fera date : à la « première sophistique », celle des « Présocratiques » comme diront les Modernes, aura succédé bien plus tard une « deuxième sophistique », défendant les vues des milieux hellénisants dans le cadre de l'Empire romain. Cette sophistique-là servira d'école aux grands noms de l'éloquence chrétienne, qui à leur tour modèleront une bonne part de l'enseignement médiéval grec et latin. C'est l'une des nombreuses raisons du regain d'intérêt des historiens, ces dernières décennies, pour ce texte de Philostrate, qui n'avait jamais été traduit intégralement en français.
    Fictives, très différentes de ton, les Lettres érotiques ne se résument pas à un délassement de l'historien des sophistes, elles éclairent un pan des relations intimes sous l'Empire romain.
    La préface de Pierre Sorlin analyse certaines survivances actuelles de chacune de ces sophistiques.

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  • Sur les héros

    Philostrate

    Ce dialogue philosophico-religieux, genre dont Platon s'est rendu maître, nous ouvre les portes d'un domaine enchanté. Le propriétaire des lieux, un sage et bon vigneron, y cultive en abondance tout ce que la nature offre de merveilles en grappes. C'est un sage aimé des dieux. Le héros Protésilas protège ses terres et lui confie son amitié. Sous cette divine égide, le vigneron conte à un négociant phénicien incrédule les hauts faits des héros troyens. D'abord réticent, le Phénicien se laisse bientôt séduire par les récits merveilleux du vigneron. Palamède, Ajax, Hector, Achille, Ulysse, Agamemnon et Ménélas défilent dans un cortège d'actes légendaires. On croise aussi la route de héros moins connus, Teucros ou Déiphobe et Polydamas. Enivrés par une telle culture, le Phénicien, aussi bien que le lecteur, s'en retournent avides de nouvelles histoires

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  • Soixante-cinq tableaux réels ou fictifs ?- sont ici décrits par Philostrate, rhéteur du second siècle de notre ère et auteur de la très célèbre Vie d'Apollonios de Tyane. Dans ce texte fondateur, Philostrate institue un dialogue entre le critique et le spectateur, forçant ce dernier à participer à la scène, le plus souvent d'inspiration mythologique, que montre l'oeuvre peinte : ce procédé qu'utilise Diderot dans ses fameux Salons, vise, avec succès, à susciter l'émotion du visiteur.

    La Galerie de tableaux de Philostrate est plus qu'un document unique sur la peinture antique : elle a inspiré les plus grands artistes de la Renaissance, comme le Titien ou Jules Romain, nourri la réflexion sur l'art d'auteurs tels que Goethe, et a, surtout, véritablement créé le langage de l'esthétique.

    Cette édition, qui reprend, en la corrigeant, la traduction d'Auguste Bougot publiée en 1881, est illustrée de quelques unes des gravures maniéristes dont fut enrichie, en 1614, la première traduction française de cette oeuvre.

    François Lissarrague est chargé de recherches au C.N.R.S. (Centre Louis Gernet).

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