Le Regard

  • Depuis le début de sa carrière, Jean-Pierre Raynaud entend créer « un projet qui résiste aux modes et au temps ». Résister au temps grâce à l'art, tel est son projet artistique.
    La nouvelle série, Cible, est chez l'artiste en écho avec son célèbre Pot, les Stèlesde carrelage blanc en céramique, ou encore les Sens Interdits... Elles correspondent à une nouvelle étape de l'oeuvre de Raynaud, et sont associées à un nouveau lieu : Campagne Première. Car, Raynaud est également un bâtisseur, dont les constructions parcourent l'oeuvre : La Maison, détruite en 1996, Le Mastaba, devenu lieu de culture à la Garenne Colombe, ou encore La Maison jardin/atelier de Barbizon. Chacune de ces entités, oscillant entre la maison privée et le musée, lieu de monstration, sont inscrites dans l'oeuvre de Raynaud, comme autant d'évènements, d'expositions personnelles dont il est le commissaire. Évènements, qui font l'objet de livres.
    Chacune des publications, ont été théorisées par un historien de l'art, ici, Laurent Lebon, directeur du Musée Picasso. Les oeuvres dans leur environnement ont été photographiées par Philippe Chancel, sous l'oeil vigilant, expert, de l'artiste lui-même. Il en résulte un ouvrage d'une forte plasticité, où seule la lumière, les blancs - espaces mentaux - semblent révéler les oeuvres en parfaite osmose avec leur environnement, leur complétude.
    Enfin, ce livre devrait révéler au lecteur, la persistance d'un créateur à vivre son oeuvre différemment, hors des circuits communément admis, afin de mieux questionner le rôle que s'est assigné l'art dans notre société, mis à mal depuis le tournant du siècle.

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