• Martha could have chosen another man. In that dump where she grew up, they were all falling at her feet. Because of her legs, actually - dancer's legs. But she loved Joe Telenko, a guy who drank too much and drove too fast. And ever since the accident, it's over. Just like life. These days, Martha chews over her hatred in a wheelchair. While Joe slogs around New York's shadiest neighborhoods in his taxi, she creeps around the house, rummaging through his things and reading his journal, just to get an idea of what his life is like. Nothing particularly surprising: some girl he hooks up with when he's got enough cash to get her drunk, visits to Arthur the medic, a tachycardia problem and a few notes like "I'm going to kill her." That's right. Joe wants Martha's head on a platter, and Martha herself would like to see Joe croak. The only reason they don't separate is because each of them hopes to one day gaze down on the corpse of the other...

  • Telenko, a New York taxi driver, spends his days ferrying around the dregs of society in one of the city's roughest neighborhoods. He has an obsessive fear of dying like a guy he saw in a film, who'd hear his heart stop every 15 beats.
    Because Telenko himself has a tired heart. He has a minor case of tachycardia and the odd extra systole, not helped by his stressful job and the constant abuse from his wheelchair-bound wife, Martha: "You don't divorce a wife in a wheelchair, Telenko!"
    She'll get what's coming to her, no doubt. Just like that slut who just got in his taxi who's fooling around with some other guy right under her decrepit old husband's nose.
    /> So he decides to kill Martha.
    But you gotta have some guts to kill your wife in cold blood. Especially when she's got a nasty surprise in store...

  • Martha aurait pu choisir un autre homme. Dans ce trou perdu où elle a grandi, ils étaient tous à ses pieds. À cause de ses jambes, justement - des jambes de danseuse. Mais elle aimait Joe Telenko, un type qui buvait trop et conduisait trop vite. Et depuis l'accident, la danse, c'est fini. La vie aussi.



    Maintenant, Martha rumine sa haine dans un fauteuil roulant. Et pendant que Joe trimbale son taxi dans les quartiers pourris de New York, elle rampe dans la maison, fouille ses affaires et lit son journal, histoire de savoir à quoi ressemble sa vie. Rien d'étonnant : une fille qu'il culbute quand il a de quoi la saoûler, les visites à Arthur le toubib, un problème de tachychardie et quelques notes la concernant : " Je vais la tuer. " Car Joe veut la peau de Martha, et Martha aimerait bien voir crever Joe. S'ils ne se quittent pas, c'est que chacun espère contempler un jour le cadavre de l'autre. Au fait, un petit détail. Le toubib avait raison : Martha ne marche pas parce qu'elle ne le veut pas vraiment. Quand elle veut, elle peut.



    Un scénario bien bouclé et un dessin aussi sobre qu'efficace pour une balade très noire sur fond sepia. Pas de bavardages inutiles, juste un désespoir intégral sur fond de jungle urbaine.



    Deuxième tome de ce thriller intimiste qui a été un véritable choc éditorial à sa sortie !

  • Après les 2 premiers albums "Le coeur de Telenko" et "Les jambes de Martha", le 3ème et dernier tome de cette trilogie "La mémoire de Dillon" permet de comprendre la signification du titre "Berceuse assassine".

    Dillon est le père de l'enfant que Telenko a renversé. Un accident, 3 déchéances...au moins.

    Après avoir vécu le calvaire de Telenko et celui de Martha, Philippe Tome et Ralph Meyer nous invitent à pénétrer dans le quotidien de cet Indien Navajo plongé malgré lui en enfer. Par la faute de ce couple de Blancs, jamais puni, il a tout perdu. Sa fille Hope, son épouse Shinya, inconsolable.

    La vengeance est un plat qui se déguste froid et qui doit se mériter.
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    Dillon va reconstituer, étape par étape, le chemin parcouru par Telenko, l'homme qui lui a volé sa vie. Un véritable parcours du combattant doublé d'une quête initiatique pour cet "American Native" immergé dans des villes inhospitalières.

    Dillon a vécu l'enfer. Exilé loin de sa terre. Exclu par la société des Blancs.

    Un sacrifice total pour parvenir à ses fins : éliminer Joe Telenko, la source de tous ses maux. Une détermination froide et implacable que l'on se surprend à légitimer, comme on a pu être tenté de justifier la volonté de Joe d'en finir avec Martha (dans "Le coeur de Telenko") avant de comprendre l'envie de cette épouse brisée de liquider son mari coupable de tout ce gâchis (dans "Les jambes de Martha")...

    Guidé par la berceuse qu'il chantait à sa petite Hope, le personnage de Dillon brouille encore un peu plus les pièces de ce puzzle psychologique. Sulfureux à souhait !

  • Telenko, chauffeur de taxi new yorkais, passe ses journées à trimbaler des loques dans des quartiers pourris, avec la hantise de claquer comme ce type, dans un film, qui écoutait son coeur s'arrêter tous les quinze battements.


    Telenko a le coeur fatigué - un peu de tachychardie, quelques extrasystoles, sans compter le stress du métier et le plaisir sans cesse renouvelé de se faire traiter de nul par Martha, sa femme : elle est vissée sur un fauteuil roulant et elle le hait. "On ne divorce pas d'une épouse à roulettes, Telenko !" Elle finira par avoir sa peau, c'est sûr. Comme cette salope qu'il vient de charger dans son taxi et qui se fait tripatouiller par son amant sous le nez de son vieux mari sub-clabotant.


    Alors, il décide de tuer Martha.


    Mais il faut des tripes, pour abattre sa femme de sang-froid. D'autant plus qu'elle lui réserve une surprise assez dure à avaler...


    Un scénario parfaitement bouclé et un dessin musclé pour une balade noire sur fond sepia, seulement éclairée par le jaune du taxi et celui du fauteuil roulant. Un thriller intimiste dans une jungle de béton, construit comme une musique qui bat au rythme inégal d'un coeur foutu.

  • U.S.A, East Harlem, New York. Novembre 2005. Malcom « Malek » Brown est noir, pauvre et musulman. Sorti de prison, il survit dans une Amérique hostile aux musulmans après avoir été hostile aux « nègres ».
    Alexander Birke a connu la Shoah, il est vieux et passionné d'échecs. Ces deux hommes que tout sépare vont pourtant se rencontrer dans une chapelle de Harlem, où le premier est technicien de surface et le second amateur de Gospel.

  • Comme chaque année, ignorant toujours le vrai métier de son fils, Mary Solomon réclame une simple rose pour son anniversaire, mais pas n'importe laquelle : une de ces délicates roses blanches que son ami fleuriste vend désormais à la sauvette dans une proche station de métro.
    Mère et fils arrivent ensemble sur place, mais tandis que le "pasteur" Soda négocie avec le vieux vendeur l'achat de tout son stock de roses, Mary a l'attention attirée par un personnage sombre, à la physionomie vaguement orientale, porteur d'un sac à dos.
    Ce dernier a, par inadvertance, laissé tomber une enveloppe contenant une importante somme que Mary, s'éloignant de son fils pour trottiner dans la foule des navetteurs, tente de lui restituer. Mary est cardiaque, pas bien agile, mais au bout d'une ou deux minutes, elle parvient néanmoins à interpeler timidement l'inquiétant personnage. Dissimulant mal sa surprise, il s'empresse de s'éloigner avec l'enveloppe... avant de se raviser...

    ... pour glisser à l'oreille de la vieille dame : "Ces jours-ci, ne prenez surtout pas le métro !" Soda ne prend connaissance de l'anecdote que Mary lui confesse naïvement que dans une soirée. Il se lance alors avec 8 heures de retard sur la piste de Khalid Cheik.

  • Venu du marxisme, dont il a constaté très tôt les impasses, Cornelius Castoriadis a voulu réinventer la révolution.
    Selon lui, la modernité voit s'affronter deux projets de société : celui d'une maîtrise rationnelle du réel et celui d'une autonomie de toutes et de tous. Le premier a donné des résultats désastreux en engendrant le règne de la technique et de l'économie. Le second reste encore à construire pour qu'advienne une société vraiment démocratique dans laquelle le peuple se gouverne lui-même, se passant de toute classe dirigeante.
    Castoriadis a mis en lumière les origines de ce projet d'autonomie qui remontent à la Grèce antique. Il en a analysé les expressions modernes, de la révolution russe de 1917 aux révoltes des années 1960. Mais surtout, il en a examiné les conditions pour que se développe une politique émancipatrice aujourd'hui : auto-organisation des luttes, pratique de l'égalité et sens des limites.
    Ce projet d'autonomie n'est pas un programme clés en main. Il est un imaginaire autant qu'une expérience.
    Il est un horizon, celui d'une société consciente du fait que le pouvoir est l'affaire de tous. C'est cette réflexion multiforme et souvent complexe que présente et questionne ce livre qui offre pour la première fois une synthèse claire, accessible et percutante de la pensée politique de Castoriadis.

  • Trop mal connue encore, la pensée de Castoriadis s'articule entièrement à la question de l'autonomie. Signifiant la capacité pour les hommes de se donner la loi, celle-ci n'engage pas seulement le gouvernement de soi, mais l'institution même de la société. C'est là une exigence qui invite tout autant à la mise en cause des pensées politiques modernes qui appellent démocraties ce que Castoriadis nomme volontiers des oligarchies libérales qu'à une prise de distance vis-à-vis de la tradition critique issue du marxisme. Penser l'autonomie et ses conditions de possibilité conduit ainsi à une reprise critique l'ensemble de la pensée héritée pour faire retrouver la force d'un projet émancipateur à l'origine de la philosophie comme de la politique en leur sens authentique.
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  • A tous les passionnés d'émotions dessinées, COSMO ouvre les portes d'un territoire étendu où s'entrechoquent l'héritage littéraire dela BD franco-belge, la puissance expressive des comics anglo-saxons et la dynamique narrative des mangas.

    Sur commande
  • Enfin la réédition de l'intégrale de Berceuse assassine, la trilogie culte scénarisée par Philippe Tome qui nous a fait découvrir le grand talent du dessinateur Ralph Meyer ! On envie ceux qui vont découvrir ce scénario pour la première fois : une histoire à trois voix, chaque tome de ce triptyque ayant un narrateur différent. Un polar extrêmement intelligent, des personnages noirs, très noirs, détruits par la vie et la ville, un dessin incroyable.

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